Si l'on peut se satifaire de la victoire globale de la Gauche au soir du 17 juin, ne cachons pas notre déception quant aux résultats du Front de Gauche : 7 % au premier tour et au final, seulement 10 députés ,contre 19 auparavant, malgré un gain en voix et en pourcentage !
Sans vouloir polémiquer, les écolos, malgré leurs scores calamiteux à la Présidentielle et aux Législatives, en auront 19 : pas mal pour être la caution d'un PS hégémonique.

Pour autant, a-t-on vraiment de quoi se réjouir, au delà des traditionelles discussions de salon des soirées électorales entre les socialistes heureux d'avoir gagnés et la Droite satisfaite de n'avoir pas (trop) perdu ?
I- Vers quelle démocratie nous dirigeons-nous ? Alors que l'on se gargarise de "démocratie participative", de "démocratie locale", de "place du citoyen" ou encore de "parole de l'usager", assister au record historique d'absention pour élire les représentants du peuple qui votent la loi n'est guère rassurant pour ceux qui ont à coeur la Démocratie & les valeurs de la République.

Les chiffres sont parfois effarants localement : ainsi au bureau n° 1 - Centre-Ville, seulement un tiers des électeurs est allé voter. Dans ces conditions, quelle est la légitimité de l'élu ?
Mais surtout, comment expliquer une telle désaffection pour un geste hautement citoyen, sinon par le rejet des institutions telles qu'elles fonctionnent actuellement et la polarisation de la vie politique par l'élection présidentielle, faisant miroiter un "sauveur suprême" ?
II- Par ailleurs, comment se satisfaire de la bipolarisation de la vie politique entre deux partis qui rivalisent parfois de démagogie ou, au contraire, de laxisme idéologique, pour capter les voix de l'électorat dans une logique de : "Dormez tranquilles, on s'occupe de tout" ?
C'est vrai que l'UMP et le PS caressent depuis longtemps le rêve d'instaurer en France le système allemand, anglais ou américain, qu'on appelle 'bipartisme', dans lequel les deux principaux partis raflent la mise aux élections, sans laisser la moindre miette aux autres (partout, une Droite conservatrice et musclée face à une formation de Gauche social-libérale, voire simplement "démocrate", comme aux Etat-Unis)
MAQUILLAGE DES VRAIS ENJEUX
Alors que la campagne de la Présidentielle avait permis le débat sur les enjeux (l'Europe, la crise et l'austérité, les moyens d'en sortir ou de s'y enfermer,...), on a eu l'impression d'un cadenassage des Législatives : aucun débat télévisé, donc aucune visibilité des partis qui avaient animé la campagne présidentielle (si Mélenchon n'avait pas pu ne pas être invité, le Front de Gauche a encore fait l'objet de l'ostracisme des médias) mais la mise en avant des petites manoeuvres politiciennes, sans même parler du Tweet de la compagne de F.Hollande contre S.Royal.
Oui, rien ou pas grand chose, si ce n'est les sempiternels slogans convenus : "donner une majorité au Président" au PS et "ne pas donner tous les pouvoirs aux socialistes" à Droite !

Il faut dire que l'actualité était aussi occupée, voire occultée, tel un contrejour artistique, par la situation économique (nième plan d'austérité) et politique (nouvelles élections législatives) en Grèce où la population n'en peut plus de la misère que les plans d'ajustement veulent lui imposer.
Pour en revenir aux Législatives et faire le lien avec la Grèce : le PS a distribué un tract avant le 2° tour des Législatives, présentant des premières mesures. L'une d'elles n'est pas mince, c'est le "refus du traité d'austérité en Europe". Bigre !
Par ses actes, la vague rose rendra-t-elle Mme Merkel verte de colère ? Si çà pouvait être vrai !
Un seul mot d'ordre pour ce second tour des Législatives de dimanche : "Battre la Droite" & "Pas un seul député d'extrême-Droite à l'Assemblée"


Je savais les Socialistes admiratifs des Etats-Unis mais de là à mener une campagne à l’américaine ! En effet, c’est un véritable staff déployé sur la 11° circonscription qui a été mis au service d’Olivier Faure. A croire que la vie locale, j’entends en terme de gestion du quotidien, s’est arrêtée le temps des Législatives pour soutenir le poulain de F.Hollande et J.M.Ayrault, d’ores et déjà nommé collaborateur du Premier ministre !
C’est vrai que çà prend du temps de connaître les villes et leurs habitants quand « on n’est pas du coin » !
Le PCF et le Front de Gauche en parlent depuis des mois, les sénateurs communistes l’ont fait : élaborer une proposition de loi interdisant les « licenciements boursiers ». La commission des Affaires sociales du Sénat, présidée par la communiste Annie David, a adopté ce texte qui doit passer en séance publique ce jeudi 16 février. Une certaine Ségolène avait repris l’idée, bref, elle nous l’a piquée !
Mais de quoi s’agit-il au juste et quel en est l’objectif ?
La proposition va plus loin : « l’établissement public ou l’entreprise qui bénéficie d’aides publiques ne les conserve que s’il/elle ne réalise pas de licenciement économique ».
Voilà, c’est tout simple ! CQFD ! Comme quoi, « quand on veut, on peut ». Ce n’est donc pas sans raison valable que le Front de Gauche revendique d’exercer le pouvoir, afin que « les promesses n’engagent (pas) que ceux qui les écoutent »