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Vite, un plan d’urgence pour l’Education en Seine Saint-Denis

Education_nationale_93.jpg Communiqué du Groupe communiste, citoyen, Front de gauche pour une transformation sociale et écologique, du Conseil général de Seine Saint Denis pour une augmentation des moyens dans l'Education nationale dans le département.

Depuis 2007, le précédent gouvernement de droite a maltraité l’école comme jamais. La suppression de 80 000 postes d’enseignants et de personnel de l’Education nationale a encore eu des conséquences terribles en Seine Saint-Denis à la dernière rentrée : 39 postes en moins dans le premier degré pour 2 444 élèves supplémentaires, 67 postes en moins en collège pour 1 092 élèves en plus, 400 postes en moins en lycée. Le nombre d’heures d’enseignements a été raboté passant de 72 438 heures à 66 450 heures. Le nombre d’heures supplémentaires ou confiées à des enseignants non titulaires a explosé et pourrait donner lieu à la création de 570 postes dans le primaire et le secondaire. Il n’y a plus aucun remplaçant. Ainsi dès septembre, 285 classes du premier degré se sont retrouvées sans enseignants. En maternelle, la scolarisation des enfants de moins de 3 ans est tombée à 0,77% (moyenne nationale 13%). 10% des enfants de 4/5 ans ne sont plus scolarisés en Seine Saint-Denis. 190 postes de RASED sont passés à la trappe. Pour la médecine scolaire, sur 49 postes de médecins scolaires, 29 sont occupés, soit une moyenne de 15 000 élèves par professionnel. 80% des élèves de sixième ne bénéficient plus de la visite médicale en entrant au collège.

La Cour des comptes l’a très clairement exposé dans un rapport. En 2011, l’Etat a dépensé 47% de plus pour former un élève parisien que pour former un élève séquano-dyonisien, faisant chuter l’Académie de Créteil au 22ème rang sur 26 dans la dépense par élève.

Si le nouveau Président de la république a fait de l’éducation une priorité, les mesures concrètes se font attendre. 1000 postes supplémentaires ont été créés – mais sans rattrapage des 5 700 supprimés avant les présidentielles - pour toute la France, tous degrés confondus. Pour l’Académie de Créteil, cela fait 80 postes et à l’arrivée 23 pour la Seine Saint-Denis alors qu’en 5 ans, notre département a accueilli 10 000 élèves supplémentaires.

En Seine Saint Denis, la réussite scolaire ne peut plus supporter l’équation suivante : faire mieux avec beaucoup moins = toujours plus d’élèves et toujours moins d’enseignants !!! Il est temps de rompre avec cette logique si nous ne voulons pas connaître une rentrée 2013 ponctuée, à raison, d’occupations d’établissements ou de journées d’actions comme celle du 11 octobre dernier où parents et enseignants se sont rendus, en vain, au Ministère de l’éducation, pour faire entendre cette colère légitime. D’autant que l’instauration de la réforme des rythmes scolaires au primaire sera encore une source d’inégalités suivant les moyens des communes. Le Président de la République a annoncé le déblocage de 250 millions € pour y parvenir alors que 650 millions € y sont nécessaires. Et comment cela se passera-t-il une fois ce fonds épuisé ??!! Assez de transferts sans les moyens adaptés, assez de casse, l’Ecole a souffert d’un démantèlement qui a fait passer de 28% à 21% la part du budget de l’Education nationale dans les dépenses de l’Etat, ces dernières années !

Pour toutes ces raisons, aux côtés des enseignants, des parents, de leurs organisations syndicales et associations et des élèves, nous portons l’exigence des moyens nécessaires à la réussite scolaire de chacun. Il y a urgence, pas question d’abandonner, l’Etat doit nous entendre !

Bobigny, le 27 novembre 2012

Groupe communiste, citoyen, Front de gauche pour une transformation sociale et écologique : Josiane Bernard, Hervé Bramy, Pascal Beaudet, Belaïde Bedreddine, Gilles Garnier, Florence Haye, Jean-Jacques Karman, Pierre Laporte, Jean-Charles Nègre, Bally Bagayoko, Jacqueline Rouillon, Abdel-Madjid Sadi, Azzedine Taïbi.

 

mardi 20 novembre 2012 : Journée Internationale des droits de l'enfant

"Rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité."

Kofi A. Annan, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies

C'est en 1995 que le Parlement français a décidé de faire du 20 novembre la 'Journée Mondiale de défense et de promotion des droits de l'enfant'. Cette journée internationale est un moment privilégié pour se rendre compte des nombreuses injustices perpétrées contre les enfants dans le monde. Elle tente aussi de faire valoir la convention internationale des droits de l'enfant de 1989.

Une convention et des droits

La Convention Internationale des Droits de l'Enfant est un texte de 54 articles, adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989. Elle affirme qu'un enfant n'est pas seulement un être fragile qu'il faut protéger mais que c'est une personne qui a le droit d'être éduqué, soigné, protégé, quel que soit l'endroit du monde où il est né. Et aussi qu'il a le droit de s'amuser, d'apprendre et de s'exprimer. Elle a été ratifiée par 191 pays sur 193. Seuls la Somalie et les États Unis ont refusé de s'engager.

Ce texte est très important, mais pas suffisant : il reste beaucoup à faire pour faire des droits des enfants une réalité. Les droits ne sont réels que dans la mesure où ils sont mis en pratique, pour les enfants comme pour tous. Promouvoir les droits des enfants, c'est tout d'abord créer les conditions sociales, économiques et culturelles afin que tous puissent y accéder. C'est à ce prix que les droits de l'enfant seront véritablement respectés.

L'UNESCO a toujours accordé une place significative à l'enfant au sein de ses programmes et de ses activités, qui visent notamment au développement optimal de la personnalité dès la petite enfance, au progrès social, moral, culturel et économique de la communauté, à l'appréciation des identités et valeurs culturelles, et à la sensibilisation au respect des droits et des libertés fondamentales. La situation en France et dans le monde

La promotion et le respect des Droits de l'Enfant ne doit pas rester un simple idéal, mais doit devenir une réalité au quotidien, que soient enfin reconnus les droits essentiels de l'enfant : droit à la protection, droit à la santé, droit au développement harmonieux, droit à la culture, droit à l'éducation.

Enfant en France :

Un million d'enfants pauvres

19.000 enfants maltraités

76.000 sont en danger dans un contexte familial dégradé et qui menace leur développement éducatif et/ou matériel

Quelque 240.000 enfants placés ou pris en charge

85 000 sont touchés par le saturnisme

Record des suicides des 15-24 ans.

150 000 filles et garçons quittent chaque année le système scolaire sans aucune perspective

15 000 ne suivent pas leurs cours alors qu'ils sont inscrits au collège ou au lycée et qu'ils n'ont pas encore 16 ans.

15 % des enfants qui arrivent au collège ne comprennent pas ce qu'ils lisent

Même si la France traite globalement bien ses 15 millions de moins de 18 ans, elle "peut mieux faire", résumait récemment le Conseil français des associations pour les droits de l'enfant (Cofrade).

Le 14 décembre, l'Unicef sortira son rapport annuel intitulé "Enfants exclus, enfants invisibles", sur les enfants qui ne sont pas enregistrés à l'État civil ou les enfants de la rue. Fin 2004, le même rapport indiquait que plus d'un milliard d'enfants sur Terre, soit plus de la moitié au monde, "souffrent de privations extrêmes liées à la pauvreté, à la guerre et au sida.

En 2005, un enfant meurt encore toutes les 3 secondes. Sans parler des millions d’enfants privés d’éducation, de soins, de nourriture, d’eau potable… Parmi les nombreuses œuvres qui agissent pour que soit reconnue la dignité des pauvres et des enfants du monde entier, l'UNICEF est surement l'une des plus connues, c'est pourquoi nous vous conseillons de découvrir, ou de redécouvrir, l'œuvre de l'UNICEF.

Un site à visiter : www.droitsenfant.com

 

Et maintenant… Toujours le manque d’enseignants remplaçants - Communiqué de la FCPE 94

fcpe94.jpgPrès de deux mois après la rentrée, de très nombreux établissements scolaires (de la maternelle au lycée) du département connaissent des problèmes de remplacement d’enseignants absents.

Près de deux mois après la rentrée, de très nombreux établissements scolaires (de la maternelle au lycée) du département connaissent des problèmes de remplacement d’enseignants absents. C’est parfois durant plusieurs semaines que des élèves n’ont plus cours.

Posée de manière récurrente, dans le 2nd comme dans 1er degré, cette question est de plus en plus précoce et de plus en plus dommageable, compte tenu des effectifs toujours croissants dans les classes (jusqu’à plus de 30 élèves par classe).

Ce manquement aux obligations de l’Éducation nationale est inadmissible ! D’autant qu’il se cumule avec des problèmes de suppressions de postes d’enseignants spécialisés pour les Réseaux d’Aide Spécialisés pour les Elèves en Difficulté (RASED) ou encore avec l’absence d’Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS) facilitant la scolarisation d’élèves en situation de handicap. Les conditions d’études ont continué de se dégrader lors cette rentrée. Cela compromet l’avenir de nombreux jeunes. Cette année encore, la FCPE 94 a alerté de la situation. La réouverture en octobre de 90 postes, sur liste complémentaire, par le ministre à l’échelle nationale, ne fait pas le compte. Un enseignant remplaçant en moyenne par Département en plus, ça ne suffira manifestement pas à combler les carences importantes accumulées depuis plusieurs années.

Il faut un effort beaucoup plus conséquent, inscrit dans la durée.

Pour cela, la FCPE 94 réaffirme son exigence :

- du remplacement dès la première heure d’absence par des enseignants formés - de renforcement des « brigades d’enseignants remplaçants ».

La FCPE 94 demande que cette question, parmi d’autres, soit inscrite dans le cadre de Loi d’orientation et de programmation en préparation.

Villejuif le 24 octobre 2012

 

"Vivre ensemble à Fontenay" n° septembre 2012

Retrouvez en direct le dernier numéro de mon journal de canton "Vivre ensemble à Fontenay !"

N'hésitez pas à faire vos remarques et contributions !

Bonne lecture... Vivre ensemble à Fontenay

 

Le lycée Picasso réclame toujours sa classe supplémentaire

Mvt_Picasso1.jpgNous vous transmettons ci-dessous le communiqué des enseignants du Lycée Pablo Picasso. Par ailleurs, nous relayons cette inbvitation des enseignants à ce que les parents et plus généralement les citoyens fontenaysiens envoient le texte suivant au ministre de l'Education nationale : vincent.peillon@education.gouv.fr

''« Monsieur le Ministre, Vous avez reçu un courrier des enseignants du lycée Pablo Picasso à Fontenay-sous-Bois (94) demandant l’ouverture d’une onzième classe de seconde. Je vous informe, par ce message, que je soutiens cette démarche. Nom : … Prénom : …».''

Le lycée Picasso de Fontenay sous Bois (94) est toujours en action, depuis le 3 septembre, pour réclamer une onzième classe de seconde, afin de ramener les effectifs moyens par classe au niveau des 15-20 dernières années (30-32 élèves).

Après la grève des enseignants, le blocage lycéen, les manifestations au rectorat, l'occupation du bureau de la proviseure, les élèves et les professeurs ont reçu vendredi 14 septembre la visite d'Henriette Zoughebi, vice-présidente de la région Ile de France chargée des lycées. Ce soutien vient s’ajouter à celui du maire de Fontenay, des deux conseillers généraux et de la députée.

Les enseignants, les élèves et les parents d'élèves s'adressent maintenant à Vincent Peillon, ministre de l'Education nationale. Une audience a été demandée pour mercredi prochain 19 septembre. Nous nous rendrons au ministère en cortège (RV 15h au métro Solférino).

Nous en appelons au ministre, avec confiance et détermination, afin que la spécificité du lycée Picasso soit reconnue, et que les conditions d'accueil des élèves ne soient pas dégradées, l'année même où la fin de la casse du service public d'éducation est annoncée.

 

Lettre ouverte à M. Vincent Peillon et Mme George Pau-Langevin, Ministre de l’Education Nationale et Ministre déléguée à la Réussite Educative

Mvt_Picasso.jpgLes enseignants du lycée Pablo Picasso de Fontenay-sous-Bois, Les parents d’élèves, Les élèves en lutte depuis la rentrée scolaire.

M. Le Ministre, Mme la Ministre, Les enseignants, les parents d’élèves et les élèves du lycée Pablo Picasso de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne, académie de Créteil) souhaitent attirer votre attention sur la situation particulière de leur établissement.

Ce dernier recrute des élèves de milieux sociaux assez hétérogènes provenant pour l’essentiel des trois collèges de la ville dont un, à proximité du lycée, est classé en « ZEP ». Ces élèves ont besoin d’un encadrement « fort » nécessitant des effectifs par classe raisonnables. Depuis de nombreuses années, les classes de seconde du lycée Picasso comptent en moyenne une trentaine d’élèves, ce qui a largement contribué à conduire la plupart de ces élèves sur la voie de la réussite, en témoignent les résultats très satisfaisants du lycée à l’examen du baccalauréat, notamment dans la série technologique STMG. Ajoutons que l’établissement se fait un devoir d’accompagner l’essentiel de ses élèves de la seconde à la terminale, sans les obliger à changer d’établissement en cas de difficultés.

Cette année, les effectifs de seconde sont brutalement montés à 35 par classe alors que pour l’année scolaire dernière les effectifs étaient en fait inférieurs à trente… Nous estimons, que, compte tenu de la particularité du lycée évoquée ci-dessus, les conditions de la réussite scolaire sont sérieusement mises à mal. En ces temps marqués par une volonté proclamée de changement par le chef de l’Etat et par le gouvernement auquel vous appartenez, nous aurions encore admis ne pas avoir d’amélioration importante dans l’encadrement des élèves de seconde mais nous ne comprenons ni n’acceptons cette brutale détérioration.

Vos services rectoraux nient la spécificité du lycée Pablo Picasso et nous imposent de rentrer dans la « normalité » en nous plaçant sur le même plan que les lycées de Nogent, de Vincennes ou de Saint-Maur-des-Fossés. Nous estimons que l’égalité réelle pour notre établissement ne passe pas par cet alignement et nous vous demandons quelles mesures vous comptez prendre pour rétablir au lycée Picasso une situation permettant aux professeurs de mener à bien leur mission de service public et aux élèves de pouvoir continuer à travailler dans des conditions acceptables.

Dans l’attente d’une réponse, veuillez recevoir M. le Ministre de l’Education Nationale, Mme la Ministre déléguée à la Réussite Educative l’expression de nos sentiments respectueux et pleins d’espoirs.

 

Mobilisation à Pablo Picasso, on ne lâche rien !

Les enseignants du lycée Pablo Picasso sont en grève reconductible depuis la rentrée à 75% et « une classe ouverte » s’est tenue le 7 septembre sur le parvis du lycée. Enseignants, parents d’élèves, élèves et élus nous demandons l’ouverture d’une 11ème classe de 2nde.

C’est une situation scandaleuse à l’heure où le nouveau gouvernement en place s’est engagé à donner des moyens à l’éducation. Nous devons rester fermes sur nos attentes locales et nationales pour mettre un stop à l’accroissement des inégalités sociales, scolaires et territoriales que nous connaissons depuis 2007.

Ainsi, tout comme mon collègue Gilles Saint-Gal, Conseiller général du canton Est, et Jean-François Voguet notre Maire, je me suis adressée au Recteur pour demander l’ouverture de cette classe et je me joindrai aux mobilisations à venir. Vous pouvez compter sur ma détermination et mon soutien !

Retrouvez le courrier envoyé ce jour en cliquant sur ce lien.

 

Pétition pour l'inscription de la Réussite Educative dans les politiques éducatives publiques

Ecole-de-la-r_ussite.jpgL’Association Nationale des Acteurs de la Réussite Éducative (ANARÉ), créée en 2008, regroupe l’ensemble des acteurs qui font la réussite éducative sur les territoires. Elle souligne aujourd’hui, par ce manifeste, la pertinence de la démarche révélée au terme de 7 années d’expériences. Par le manifeste que nous reproduisons ci-dessous elle demande aux élu-e-s de soutenir sa démarche sur le principe d’un débat national pour l’inscription de la Réussite Éducative dans les politiques éducatives publiques. Nous soutenons cette démarche et appelons toutes et tous qui partagent le contenu de ce manifeste à le signer et à le faire connaître.

Elle fait des propositions pour demain afin que le sujet des enfants en fragilité et leurs prises en compte soient une priorité nationale. Elle demande à l’ensemble des pouvoirs publics, des acteurs et des partenaires éducatifs un débat national sur la Réussite Éducative.

La démarche de Veille Éducative visait la prise en compte des jeunes sortant du système scolaire sans qualification ni diplôme. Elle a permis de poser les fondements d’une veille attentive des acteurs éducatifs autour des jeunes non repérés et non pris en charge par les dispositifs de droit commun.

Instauré par les lois de cohésion sociale de 2005, le programme de Réussite Éducative a eu pour principal objectif le développement des accompagnements personnalisés autour des fragilités éducatives des jeunes de 2 à16 ans, qu’elles soient exprimées dans la réaction ou par le repli sur soi.

Après 7 ans d’expérimentation et d’évaluations successives dans le cadre de la politique de la ville, ces deux approches complémentaires, « Veille » et « Réussite », ont permis la définition de fondements partagés pour une démarche qui s’inscrit, aujourd’hui, en cohérence avec les pratiques institutionnelles de l’accompagnement éducatif.

Le programme pluriannuel, dont la fin a été fixée à décembre 2009, a depuis été prorogé chaque année. Il nous semble dès lors important d’alerter l’ensemble des pouvoirs publics, des acteurs et des partenaires éducatifs sur la pertinence du programme et la nécessité de son inscription dans le champ des politiques éducatives publiques.

Nous proposons que la Réussite Éducative devienne le volet d’accompagnement personnalisé des projets éducatifs locaux.

Sur les 530 sites qui ont mis en œuvre des Projets de Réussite Éducative, la plus grande majorité est portée par les villes ou les intercommunalités.

Les collectivités ont investi, soutenu et adapté le dispositif en fonction des réalités locales pour accompagner les familles et construire des réponses nouvelles qui n’existaient pas dans les dispositifs de droit commun ou en complément de ces derniers.

De surcroît, la plupart des villes ont complètement intégré cette mission dans leurs politiques éducatives et ont su mobiliser les partenaires autour de ces publics, pour développer de nouvelles compétences, complémentaires des actions et des activités collectives qui sont le socle des projets éducatifs de territoire.

Aujourd’hui, la Réussite Éducative s’inscrit pleinement dans les principes fondateurs des « Villes Educatrices », et notamment dans une solidarité éducative qui prend en compte les publics qui, parce qu’en fragilité, sont en risque de marginalisation et/ou d’exclusion.

C’est bien parce que les villes sont en responsabilité des projets éducatifs sur leur territoire et qu’elles assurent la coordination et la cohérence de ces politiques, qu’elles sont les plus à même pour porter et mettre en œuvre les Projets de Réussite Éducative.

Nous demandons l’inscription de la Réussite Éducative comme un dispositif d’accompagnement éducatif à part entière et non plus comme une politique d’exception réservée aux quartiers prioritaires.

La Réussite Éducative s’est construite autour d’un accompagnement personnalisé fondé sur la prévention et la bienveillance éducative, une posture de veille attentive aux fragilités, un accompagnement partagé avec la famille dont le but est d’éviter que les situations de fragilités ne deviennent des situations de ruptures.

Parce que de nombreux jeunes sont dans des difficultés pour lesquelles leurs parents sont démunis et pour lesquelles l’école n’a pas la possibilité de construire toutes les réponses, nous soutenons que la Réussite Éducative est une démarche pertinente pour une approche globale des situations, permettant la complémentarité des prises en charge.

Nous rappelons que les enjeux de la Réussite Éducative ne se limitent pas à la réussite scolaire, et même si elle favorise la compréhension des attentes de l’école par les jeunes et leurs familles, elle ne peut pas être évaluée sur les résultats scolaires dont elle n’a pas la responsabilité.

De la même façon, si elle participe à la réduction des risques en matière de délinquance, elle n’est en aucun cas un dispositif de traitement de la délinquance.

Nous réaffirmons que la Réussite Éducative est un programme centré sur les besoins des enfants et non sur les territoires d'intervention.

Les besoins des enfants en situation de fragilité dépassent la notion de territoires prioritaires.

Ce programme a pour premier objectif de répondre aux besoins personnalisés d'enfants en fragilité et non de pallier aux dysfonctionnements des politiques publiques successives sur les territoires prioritaires.

Au même titre que tous les autres dispositifs éducatifs personnalisés, le Projet de Réussite Éducative doit pouvoir s’adresser à l’ensemble des publics en fragilité.

Enfin, la mise en œuvre du Projet de Réussite Éducative à l'échelle d'une collectivité permet, d'une part d'enrichir et de diversifier les actions de soutien, et d'autre part de renforcer le partenariat.

Nous soulignons qu’il s’agit d’une démarche innovante qui met en réseau les acteurs d’un territoire et qui va vers les publics en fragilité.

Elle questionne les pratiques professionnelles, recherche les complémentarités et propose des projets individualisés en fonction des problématiques repérées. Les partenaires engagés se mobilisent sur des fonctions de veille et de parcours personnalisés.

Elle est une approche nouvelle, qui permet aux jeunes et à leurs parents de se saisir directement de l’aide qui leur est proposée.

Elle propose des accompagnements personnalisés aux jeunes et à leurs familles, dans le respect de leur libre adhésion.

Nous affirmons partager un cadre déontologique et une éthique.

Dès la mise en œuvre des PRE en 2005, les acteurs des Projets de Réussite Éducative ont construit avec les partenaires locaux un cadre déontologique commun et respectueux des missions de chacun.

Ce cadre déontologique sous-tend une éthique qui permet de garantir le respect des droits des familles et des enfants tout au long du parcours de Réussite Éducative.

Ainsi l'adhésion de la famille, le respect de la confidentialité des échanges, l'usage des informations partagées dans le seul intérêt de l'enfant, sont autant de conditions essentielles pour lesquelles nous demandons le respect sans condition.

Nous souhaitons que le dispositif de Réussite Éducative soit inscrit dans une démarche d’évaluation annuelle et continue, pensée dès l’élaboration du projet.

Depuis 2005, le projet de Réussite Éducative a fait l’objet de nombreuses évaluations, parfois au détriment de la conduite du projet lui-même et rarement pour en accompagner l’évolution.

Aujourd’hui, la Réussite Éducative doit s’inscrire au même titre que l’ensemble des politiques publiques dans une démarche concertée et contractuelle d’évaluation.

La richesse et la diversité des mises en œuvre de la Réussite Éducative ne sont pas des obstacles à la définition d’objectifs communs pour une déclinaison partagée du dispositif à l’échelle du territoire national.

 

Lycée Picasso : la grève se poursuit

WP_000389.jpgNous transmettons le communiqué de presse des enseignants du lycée Pablo Picasso, un certain nombre d'élu-e-s de notre groupe ont pris part à la classe ouverte organisée par les enseignants en lutte parmis lesquels, le Maire Jean-François Voguet, Pascal Clerget, Gilles Saint-Gal, Loïc Damiani...

Les enseignants du lycée Pablo Picasso de Fontenay sous Bois (94) sont toujours en grève aujourd'hui vendredi 7 septembre à 75% pour obtenir l'ouverture d'une classe de seconde supplémentaire.

Ce matin, une « classe ouverte » s'est tenue sur le parvis du lycée, avec à la suite une campagne de signature de pétitions dans le quartier. Les élèves et les parents d'élèves envisagent de prendre toute leur part dans l'action dès lundi matin.

Nous irons tous ensemble accompagner la délégation qui sera reçue au rectorat lundi à 18 heures et montrer notre détermination afin que l'année scolaire puisse enfin débuter dans des conditions dignes pour tous les élèves.

Fontenay le 7 septembre 2012

 

Soutien aux enseignants du Lycée Pablo Picasso en grève pour une éducation de qualité

Picasso-la-femme-qui-pleure.jpgSi en cette rentrée scolaire on respire un peu mieux, ce n'est pas encore la rentrée du changement. Les mesures d'urgence ont permis le rétablissement de 1000 premiers postes, et la perspective d'une nouvelle loi d'orientation crée beaucoup d'attentes. Mais la casse de l'école se fait sentir encore avec une grande force en cette rentrée.

Preuve en est la grève des enseignants du Lycée Pablo Picasso de notre ville, enseignant qui ne portent qu’une exigence : avoir les moyens d’une éducation de qualité.

C’est le message délivré par la délégation de parents d’élèves de la ville qui accompagné de Pascal Clerget et Michèle Legauyer ont réclamé le rétablissement du poste RASED supprimé sur la ville ainsi que les fermetures de classes à Vaillant, Jean Zay et Romain Rolland.

Nous demandons au recteur de recevoir une délégation des enseignants en grève pour permettre l’ouverture d’une classe supplémentaire en seconde, après les premières mesures d'urgence de cet été, le temps n'est pas à la pause. La mise en place de mesures complémentaires est nécessaire dès cette année scolaire.

Nous sommes attachés à la relance et à la refondation de l'école publique, cette promesse ne peut être compatible avec l'austérité budgétaire programmée par le traité européen et la réduction des déficits à 3% des 2013. 35 milliards d'euros à économiser, c'est 2 fois la totalité du budget consacré par l'État à l'enseignement primaire public. Bataille pour l'avenir de l'école et refus du pacte budgétaire européen sont les deux jambes d’une même aspiration : l'heure ne doit pas être à la réduction de l'investissement public.

Vous trouverez ci-dessous le courrier adressé par Jean-François Voguet au Recteur de l‘académie de Créteil puis le communiqué des syndicats enseignants du lycée Pablo Picasso.

Monsieur le Recteur,

Permettez-moi de vous interpeller sur la situation du lycée Pablo Picasso, à Fontenay-sous-Bois et notamment sur les dix classes de seconde qui comptent aujourd’hui chacune 35 élèves. Cette situation n’est pas acceptable.

Je vous rappelle que ce lycée à de bons résultats, tant au niveau des bacs généraux que des BTS. Cette réussite est due, en partie, à des effectifs limités à 32 élèves en classe de seconde, justifiés par la mixité sociale et des niveaux très hétérogènes ainsi qu’à un travail sérieux et personnalisé de la part des enseignants.

Cette réussite reste fragile. Tout le travail entrepris risque d’être remis en cause par des effectifs plus importants.

Devant cette situation, les enseignants ont déposés un préavis de grève pour aujourd’hui et vous ont demandé audience en urgence pour l’ouverture d’une onzième classe de seconde. Ils ont également décidé d’une grève le jeudi 6 septembre, jour de l’accueil de l’ensemble des élèves, s’ils n’obtenaient pas satisfaction.

Cette revendication me paraît tout à fait légitime et je la soutiens. C’est la raison pour laquelle je vous demande de bien vouloir recevoir une délégation de ces enseignants, qui sera accompagnée par M. Clerget, premier adjoint, afin d’envisager les solutions possibles.

Persuadé que vous prendrez en compte cette demande,

Je vous prie de croire, Monsieur le Recteur, en l’assurance de ma haute considération.

Sureffectifs au lycée Pablo Picasso : rentrée reportée

Le lycée Picasso de Fontenay sous Bois (94) accueille un public diversifié et bénéficie pour cette raison depuis de nombreuses années d'effectifs en seconde de "seulement" 31-32 élèves par classes.

En cette rentrée 2012, les dix classes de seconde comptent 35 inscrits (dont environ 34 élèves par classe se sont présentés ce matin). La communauté éducative ne peut rester sans réaction face à cette dégradation insupportable des condition d'étude des jeunes fontenaysiens.

Lundi 3 septembre, les enseignants réunis en assemblée générale ont demandé en urgence une audience au rectorat pour obtenir l'ouverture d'une onzième classe de seconde. Cette demande a été assortie d'un préavis de grève pour jeudi.

Le maire de Fontenay Jean-François Voguet, la députée Laurence Abeille et le conseiller général Gilles Saint Gal ont apporté leur soutien à cette demande.

Hier, mardi 4, une délégation a été reçue au rectorat (enseignants, parents d'élèves des deux fédérations, premier adjoint au maire) mais ce soir, mercredi, nous n'avons aucune réponse et regrettons de devoir commencer l'année par une grève.

Nous estimons que notre demande est légitime et que seule une ouverture de classe dans les plus brefs délais pourra nous permettre de poursuivre le travail engagé depuis de nombreuses années pour la réussite de tous nos élèves.

Nous regrettons que le préavis déposé il y a trois jours n'ait pas permis d'éviter la grève.

Une assemblée générale des professeurs est prévue demain matin qui décidera des formes d'actions à venir.

Fontenay le 5 septembre 2012

 

20e Rendez-vous de la Rentrée ce samedi 1er septembre 2012 – par Nathalie Coupeaux

affiche_cartable_du_soir.JPGVoilà 20 ans que cette initiative porteuse de sens pour la ville solidaire que nous sommes existe. Une fois encore elle va permettre de répondre aux besoins des familles et montrer s’il en était besoin, que la redistribution est affaire de choix politiques.

Pour nous, c’est l’occasion, à travers cette journée de réaffirmer en donnant symboliquement la même chose à tous, que l’égalité républicaine et le droit à l’éducation pour tous est une priorité pour nous et le service public local. Journée où 1750 fournitures scolaires sont distribuées à 70 % des élèves scolarisés et fréquentée par plus de 3000 parents et enfants.

Depuis 20 ans, à chaque rentrée, il faut se battre pour maintenir des classes ouvertes, en obtenir de nouvelles, alors que l’école de l’égalité est devenu au fil des réformes successives et des économies budgétaires une école à deux voire trois vitesses. Le droit à l’éducation repose de plus en plus sur les capacités financières des collectivités et des familles, maintenir la cohésion en fournissant à tous les enfants de notre ville du matériel scolaire, permet non seulement, d’alléger la facture de la rentrée mais de réaffirmer à chaque parent que son enfant dans cette ville est considéré comme un citoyen en devenir et qu’à ce titre il est important pour tous.

Une loi d’orientation et de programmation est en discussion actuellement, c’est un acte important pour l’école. Cela doit, nous l’espérons, lui redonner le souffle perdu sous les coups de boutoirs d’une politique de casse menée par la droite. Pour poser les bases d’une refondation qui aura à cœur ce rôle décisif de l'éducation au-delà, de l’acquisition des savoirs qui est de mettre à la disposition de chaque individu les moyens, le désir et la capacité de faire ses propres choix, tout au long de son existence. L’enjeu est grand.

 

Misérables ?

Mis_rables_2.jpg Il y a 150 ans, sous le règne de Napoléon le Petit (sous un autre Naboléon en somme), alors que la répression s'abat sur les ouvriers exploités par l'industrialisation et que l'exode rural jette les paysans dans les bidonvilles aux abords des villes, Victor Hugo publie son roman-phare, "Les Misérables". Les circonstances mêmes de l'époque entrent étrangement en résonnance avec la situation d'aujourd'hui, alors que l'arrogance des puissants et des nantis n'a d'égale que la pauvreté croissante de ceux qui travaillent, des sans emploi, des malades et des retraités. La portée de ce texte est universelle, car bien que situé à l'époque des révoltes de 1832, le roman est d'une brûlante actualité, en France, certes, mais aussi en Europe, demandez aux Grecs !

En réponse à son éditeur italien qui lui faisait remarquer que les transalpins ne se sentaient pas concernés par la dénonciation sociale et politique des "Misérables", Hugo répondit :

Mis_rables_V.Hugo.jpg

« (...) Est-ce que vous n'avez pas d'indigents ? regardez en bas. Est-ce que vous n'avez pas de parasites ? Regardez en haut. Cette balance hideuse dont les deux plateaux, paupérisme et parasitisme, se font si douloureusement équilibre, est-ce qu'elle n'oscille pas devant vous comme devant nous ?

Où est votre armée de maîtres d'école, la seule armée qu'avoue la civilisation ? Où sont vos écoles gratuites et obligatoires ? Tout le monde sait-il lire dans la patrie de Dante et de Michel-Ange ? Avez-vous fait des prytanées de vos casernes ? N'avez-vous pas, comme nous, un budget de la guerre opulent et un budget de l'enseignement dérisoire ?

(...) Faisons passer son examen à votre ordre social, prenons-le où il est tel qu'il est, voyons son flagrant délit, montrez-moi la femme et l'enfant. C'est à la quantité de protection qui entoure ces deux êtres faibles que se mesure le degré de civilisation; (...)Quelle est la quantité de vérité qui sort de vos lois et la quantité de justice qui sort de vos tribunaux»



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Depuis 30 ans, on nous rebat les oreilles sur l’abaissement des charges et du coût du travail, qu’il n’est de richesse que l’entreprise, qu’il n’est d’esprit travailleur que chez le patronat, et que, en conséquence, les dividendes n’avaient pas être partagés ! La crise, la situation de la Grèce et les propositions du Front de Gauche ont remis en cause ce beau consensus et au cœur du débat la question centrale du partage des richesses au sein des entreprises (part du facteur travail dans la valeur ajoutée) et dans la société (réduction des inégalités et réforme fiscale par le relèvement du pouvoir d’achat et la taxation des plus hauts revenus)

En 2012, malgré la victoire de la Gauche, ou peut-être à cause d’elle, les écrits de Victor Hugo sont loin d’être hors de propos.

Mais au fait, qui sont ces "Misérables" ? Au 19° siècle, on considérait les classes laborieuses comme dangereuses, facilement voleuses ou tueuses. Aujourd’hui, qui pille, détourne et s’approprie les richesses créées par ceux qui travaillent. Les "Misérables" ne sont plus ceux qu’on croit, ils siègent dans les conseils d’administration du CAC40 !

 

Pour la rentrée c’est maintenant qu’il faut le changement !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA         Les dernières élections ont suscité espoirs et attentes légitimes dans tous les domaines. Pour l’éducation, la politique de la droite avait largement dégradé les conditions d’étude en supprimant des dizaines de milliers de postes d’enseignants et en démantelant les dispositifs d’aide aux élèves en difficulté (RASED). A Fontenay de nouvelles suppressions de postes étaient prévues répondant à la seule logique comptable au détriment des enfants.

Dès la mise en place du nouveau gouvernement, les élus communistes et citoyens ont réclamé haut et fort que les écoles de notre ville retrouvent leurs enseignants, tous leurs enseignants. Il faut des actes forts pour que l’école soit de nouveau « au cœur de la promesse républicaine » selon les mots du premier ministre. Il y a urgence de mettre les moyens humains et budgétaires afin d’aller vers la réussite de tous ! Un changement de discours ne peut suffire. L’annonce de la création en urgence de 80 postes dans les écoles du Val-de-Marne ne rattrape pas les 600 qui y ont été supprimés. Parents, enseignants et élus exigent plus et mieux.

A Fontenay la journée municipale des cartables, rendez-vous solidaire de la rentrée où tous les élèves de primaire reçoivent des fournitures scolaires porte cette année encore l’exigence d’un changement de fond de la politique faveur de l’école. Il en va de l’égalité, de la justice sociale et de l’avenir du pays…

Les élus communistes et citoyens.

 

ECOLE GRATUITE (& LAÏQUE) ?

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En cette rentrée 2012, qu’en est-il vraiment de ce symbole de notre socle républicain et en même temps principe constitutionnel, lorsque la Confédération Syndicale des Familles estime que, pour ce mois de septembre, la part des dépenses scolaires représente 36% du budget d’une famille avec deux enfants ? S’il est admis par tous ( ??) que cela doit être ainsi, et qu’ouvertement, pas même la Droite n’a jamais remis en cause ce principe, il faut bien avouer la réalité est loin de correspondre au vœu de Robespierre !

En effet, si c’est Charlemagne qui a inventé l’école (comme le déplorait en chanson France Gall autrefois), ce n’est pas Jules Ferry, à la fin du 19° siècle, qui a conçu et mis en application ce principe de gratuité. Déjà, quelques années plus tôt, en 1871, la Commune de Paris en avait fait une de ses mesures-phares.



Mais c’est sous la Révolution, en 1793, que Condorcet, Danton & Robespierre l’ont formalisé via une mutualisation des moyens : " Le pauvre met très peu, le riche met beaucoup, mais lorsque le dépôt est formé, il se partage ensuite entre tous ; chacun en retire le même avantage, l’éducation de ses enfants "

(Tiens, Condorcet, n’est-ce pas aujourd’hui le nom d’une Fondation - club de réflexion ou " think tank" - proche d’un parti politique au pouvoir ?)

Je me permets de lui rappeler, pas à la Fondation mais au parti en question, que la Constitution affirme le principe de gratuité : « L’organisation de l’enseignement public, gratuit & laïque à tous les degrés, est un devoir de l’Etat »

Seulement, ce beau principe est battu en brèche. Les familles doivent supporter de plus en plus des coût qui augmentent sans cesse, les fournitures certes, (cahiers, stylos,..), mais aussi la cantine, le transport, les "sorties pédagogiques ", l’assurance,….

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Certes, le gouvernement a décidé d’augmenter de 25% l’ARS (la ‘prime de rentrée scolaire’), mais il aurait mieux valu relever les bas revenus, car si les fournitures sont essentiellement achetées à la rentrée, les autres dépenses courent, elles, toute l’année (la cantine, le transport, les études du soir,..)

Mais le véritable enjeu est ailleurs. Comment ne pas voir la remise en cause de la gratuité dans les 60.000 suppressions de postes d’enseignants sous Sarkozy, dans la disparition des services d’aide aux élèves fragiles (RASED) et dans le soutien au développement des établissements privés ?

Face aux lacunes de l’école publique, de nombreuses familles se trouvent contraintes d’envoyer leur(s) enfants dans une école et/ou un collège privés, aggravant le coût des frais de scolarité.



Comment alors assurer une vraie égalité des chances entre élèves, quelle(s) que soi(en)t leur(s) origine(s), quand les établissements publics, toutes proportions gardées, voient leurs moyens se réduire, alors que l’on ouvre les bras, plutôt les caisses de l’Etat et des collectivités territoriales, aux établissements privés : contrat pour le salaire des enseignants, lois (sarkozistes) obligeant les communes, départements et régions à participer à leur financement.

Des mesures de bon sens et de principe politique s’imposent :

  • Augmentation des revenus les plus bas : Smic et salaires juste au dessus du Smic, minima sociaux
  • Suppression des lois sur le financement des établissements privés par les fonds publics :

-si l’école est laïque, l’Etat l’est aussi et n’a donc pas à s’occuper des espaces religieux privés -l’argent public doit aller aux services publics (c’est vrai aussi en matière de logement, de santé ou de transport)

  • Favoriser l’égalité sociale entre enfants en renforçant les moyens de l’Education Nationale et l’égalité entre territoires en stoppant les fermetures de classes et d’écoles dans les régions moins densément peuplées

A Savigny, la majorité de Gauche, fidèle aux valeurs progressistes & à ses engagements de 2008, met tout en oeuvre pour que tous les jeunes Savigniens disposent des meilleurs conditions d'étude. Continuons !

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Sur le Front de l’Education de grands changements doivent voir le jour – par Martine Antoine

Ecole-de-la-r_ussite.jpg« L’Ecole est au cœur de la promesse républicaine ». Ce sont les mots prononcés par le Premier ministre devant le parlement. Ces paroles appellent des actes forts, et je ne cache pas la satisfaction qu’a provoqué l’annonce de la création de 1000 postes pour la rentrée dont 80 sont attribués à notre département (dans le même temps 600 postes sont supprimés dans le Val de Marne), la mise en place d’une réflexion sur les rythme scolaire est aussi un bon signal.

Pourtant nous sommes loin du compte. Même si, comme le veut l’adage, Rome ne s’est pas construite en un jour et que l’état dans lequel se trouve l’Education Nationale ne peut être amélioré d’un claquement de doigts, des mesures concrètes peuvent et doivent être prises pour la rentrée prochaine.

Notre ville est un exemple des manques frappants qui touche encore ce chantier prioritaire qu’est l’Education. D’abord la bonne nouvelle, une classe va s’ouvrir à Pasteur c’est un soulagement pour les parents et l’ensemble de la communauté éducative. Cependant, une ouverture de classe est toujours nécessaire à l’école Dolto et nous continuerons de la réclamer avec force aux côtés des associations de parents d’élèves et des enseignants, au même titre que la mobilisation est toujours d’actualité pour empêcher la fermeture à Vaillant et nous continuerons à faire des pieds et des mains pour maintenir le poste de Rased présent sur la ville.

Non, décidément le compte n’y est toujours pas sur le front de l’Education et notre ville continue d’en payer le prix. L’urgence de la situation ne fait pas de doutes, la décision d’annuler les suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine peut être prise lors de la révision budgétaire qui a cours. L’éducation est un enjeu de société qui ne peut se régler par des effets d’annonce. L’école de la République ne remplit plus son rôle d’égalité dont elle est sensé être porteuse. Endiguer les inégalités, commence dès le plus jeune âge c’est pourquoi la scolarisation obligatoire doit avoir lieu dès trois ans, c’et une mesure de justice sociale qui, si elle est prise sera un acte porteur de changement et de justice sociale.

 

Appel des élus locaux de SOS rentrée

sos-rentree.jpgDepuis plus de 20 ans, le Conseil général du Val-de-Marne organise le dispositif SOS Rentrée. Cette initiative départementale construite en partenariat avec 28 communes du département permet de soutenir dans leurs démarches, les jeunes sans affectation scolaire au moment de la rentrée mais elle permet aussi aux élus locaux que nous sommes de contribuer au côté des jeunes privés d’affectations scolaire à une meilleur organisation de de l’offre scolaire en val de marne.

Car malheureusement à chaque rentrée scolaire en val-de-marne nous constatons l’inadéquation entre l’offre scolaire organisée par le ministère de l’éducation national et la demande des jeunes et de leur famille en val-de-marne. C’est parce que nous ne voulons pas rester impuissant face a cette injustice scolaire que nous avons créé il y a plus d 20 le dispositif SOS rentrée.

Aujourd’hui, nous sortons de dix longues années de remise en cause du service publique de l’éducation nationale par des politiques publiques qui par exemple sous le coup de la RGPP (80 000 poste supprimé dans l’éducation nationale) ont lourdement impacté la réussite scolaire des jeunes val-de-marnais.

Dans le val de marne nous avons vue ainsi tout au long de ses années se détériorée méthodiquement l’offre scolaire en Val-de-Marne.

Ainsi dans notre dispositif nous avons vue apparaître des situations d’exclusions scolaires inédites comme par exemple l’année dernière où nous avons dû accompagner plus de 800 jeunes dont près de 200 jeunes de moins de 16 ans qui étaient en septembre sans affectation scolaire. Il a fallu que des familles val-de-marnaises saisissent le tribunal administratif et obtiennent la condamnation de l’état pour obtenir ce que la loi leur garantie : la scolarité obligatoire pour les enfants de moins de 16 ans.

Comme de nombreux français qui l’ont manifesté par leur vote nous ne voulons plus de ces politiques de casse des services publiques. Et particulièrement en val de marne nous ne voulons plus revivre ces situations d’exclusions scolaires.

Avec l’élection de François Hollande et de la nouvelle majorité parlementaire une nouvelle situation s’ouvre en France et donc en Val-de-Marne.

Pour autant les choix politiques de l’ancienne majorité vont évidemment lourdement impacter les conditions de la rentrée scolaire en Val de Marne en septembre 2012. La brutalité des coups portés contre l’éducation nationale, ces dernières années, marquera pour longtemps encore l’activité du service publique de l’éducation nationale en val-de-marne.

Cependant, nous pensons qu’avec la nouvelle majorité de députés de gauche, le gouvernement a le pouvoir et le devoir de mettre fin aux dix années d’accroissement des inégalités, d’injustices et de casse de l’École de la République. En Val de Marne la rentrée préparée par l’ancien gouvernement se traduit par exemple dans le premier dégrée par la fermeture de 64 classes et 61 postes.

Vincent Peillon, nouveau ministre de l’éducation de François Hollande a annoncé dans un premier temps le déblocage de 1000 postes au niveau national. Cette mesure rompt avec les logiques précédentes de suppressions de postes. Mais elle reste de l’ordre du symbole face aux besoins (80 postes sur l’académie de Créteil).

Les 1000 postes débloqués pour cette rentrée ne suffiront pas ; il faut amorcer un rattrapage beaucoup plus conséquent dès 2012 pour pouvoir contrer les effets néfastes sur la réussite scolaire des 80 000 suppressions de poste de l’aire Sarkozy.

Il faut oser la réussite scolaire et pour cela il faut des moyens. C’est ce défi de grande ampleur que nous souhaitons relever par notre participation à SOS rentrée.

C’est pour cela que le 4 septembre devant les locaux de l’académie de Créteil, nous serons avec le dispositif SOS rentrée, au côté des familles et des jeunes pour faciliter leur démarche administrative auprès de l’éducation nationale pour faire valoir leur droit à la scolarité de leur choix.

Nous serons aussi là pour porter l’exigence que le ministère de l’Education Nationale réponde aux urgences de la rentrée 2012, dans le cadre d’un collectif budgétaire.

C’est la seule façon de permettre l’organisation d ‘une rentrée scolaire qui ne laisse pas un seul jeunes val-de-marnais aux portes de l’école. Le 25 juin 2006 Le collectif des élus du val de marne de SOS Rentrée. (Premiers signataires, Gilles Saint-Gal, Vice-président du CG, Sophie Germa maire adjointe Vitry-sur-Seine, Luc Ladire, conseiller municipal délégué …)

 

Motion du conseil d'école du groupe scolaire « Bel Air » de TORCY

Réuni le 27 juin 2012 en conseil d'école extraordinaire, le groupe scolaire « Bel Air » de la ville de Torcy (Seine-et-Marne) prend positivement acte de la lettre du 26 juin du Ministre de l'Éducation nationale et de la Ministre déléguée chargée de la Réussite éducative, adressée à tous les personnels de l'Éducation nationale, notamment sur les points suivants :

? l'école primaire comme première priorité ; ? le renforcement de l'encadrement des classes, notamment dans les écoles confrontées aux situations les plus complexes ; ? la mobilisation des emplois en particulier dans les écoles de l'éducation prioritaire ; ? le renforcement du potentiel de remplacement ; ? le renforcement des dispositifs d'aides aux élèves en difficulté, notamment les RASED ; ? l'affectation de postes supplémentaires, prioritairement dans les établissements qui sont les plus confrontés aux inégalités et aux violences.

Le groupe scolaire « Bel Air » est depuis longtemps reconnu comme secteur sensible, assimilable aux critères précisés dans la lettre du Ministre : complexité, secteur prioritaire (CUCS), élèves en difficulté, mixité sociale compromise, précarité, pauvreté...

Pour cette raison, le conseil d'école souhaite que lui soit affectés les moyens correspondants à ces objectifs :

? postes de RASED ; ? ouverture d'une nouvelle classe en élémentaire (sans attendre d'atteindre le seuil théorique qui est très élevé) ; ? moyens pour assurer la sécurité de la vie scolaire (EVS, etc.).

L'équipe pédagogique et la communauté éducative du groupe scolaire se sont investies depuis des années de manière très importante dans la lutte contre les inégalités, pour l'instauration d'un climat serein dans l'école et son environnement, pour créer des relations de confiance et de reconnaissance mutuelles, pour valoriser au maximum l'école et la relation à l'école.

Devant la dégradation importante de la situation de l'institution scolaire et l'évolution des situations des publics les plus fragiles, elles se sentent désormais impuissantes à lutter seules.

Il est temps, que l'État assume pleinement ses responsabilités.

C'est pourquoi seules, désormais, la reconnaissance et la prise en compte effective de la spécificité de l'école leur paraissent en mesure de pouvoir assurer, dans des conditions acceptables, un véritable service public d'éducation, dans la durée et dans un esprit de véritable équité.

Motion adoptée à l'unanimité des présents, enseignants, parents d'élèves, élus, dont Christine Iosub, Maire-Adjointe chargée des politiques éducatives, et Daniel Brunel, Maire-Adjoint en charge de l'emploi.

 

Le Changement passe par l’Humain d’abord à l’Ecole

Rased1.jpgTribune du groupe communiste et citoyen pour le journal municipal n°35
Le 6 mai dernier, un changement bienvenu est arrivé dans notre pays. Il est temps, désormais, de s’atteler avec courage et détermination à l’un des premiers dossiers, avec l’emploi et le pouvoir d’achat qu’est l’Ecole. Oui l’Ecole, clé de l’avenir de nos enfants et de notre pays. C’est pourquoi nous avons participé, comme chaque année, à la nuit des écoles le 29 mai dernier à l’initiative des associations de parents d’élèves. Parce que, nous ne nous résignons pas aux quatre fermetures de classes prévues pour la rentrée prochaine dans notre ville, ni à la suppression d'un poste d'enseignant spécialisé du RASED.

RASED, cet outil éducatif essentiel pour les élèves en situation d’apprentissage, qui leur permet de ne pas perdre pied et de retrouver goût aux apprentissages. Tous les enfants, lorsqu’ils entrent à l’école, dès la maternelle sont capables d’accomplir une scolarité apportant les savoirs indispensables à leur avenir. Pour cela il faut donner des signes forts, donc des moyens pour que l’Education Nationale puisse accomplir sa mission et permette à chaque enfant, quelle que soit la situation sociale de sa famille, d’accéder à ces savoirs. Il faut annuler dès cette rentrée les fermetures de classes et rétablir le poste de RASED !

 

Nuit des écoles : On ne lâche rien ! - par Nora Saint-Gal

                               Mardi soir, je participais, avec plusieurs autres élu-e-s de la municipalité, à la Nuit des écoles, organisée par la FCPE de l’école Edouard Vaillant. Ce fut une belle réussite ! Les parents, les enseignants et les élèves d’Edouard Vaillant étaient venus en nombre et on comptait également des parents venus d’autres écoles, notamment de l’école Dolto, où une belle mobilisation s’était également tenue il y a quelques semaines.

L’ambiance était chaleureuse et combative. « On lâchera rien » a dit la directrice de l’école.

En effet, trois semaines après l’élection de François Hollande, qui a déclaré vouloir faire de l’éducation une de ses priorités, il est déjà temps de mettre le nouveau président à l’épreuve ! Dans notre ville, il faut que les quatre fermetures de classes annoncées au printemps soient annulées et que le RASED retrouve les moyens de fonctionner.

Pour la rentrée 2012, dans le pays, il est annoncé 5700 nouvelles suppressions de postes, alors que nous avions déjà déploré la perte de 3367 postes en 2011 dans l’école primaire. Quant aux RASED, en cinq ans, leurs effectifs ont été amputés d’un tiers !

L’Education nationale a subi un véritable massacre ! Et nous sommes désormais à la traîne parmi les pays occidentaux. Selon l’OCDE, que l’on ne peut soupçonner de connivence idéologique avec le Front de Gauche, avec 6 enseignants pour 100 écoliers, notre pays a d’ores et déjà un faible taux d’encadrement dans le premier degré, source du découragement des enseignants, notamment des plus jeunes mis en difficultés par des conditions de travail déplorables.

Nous refusons une éducation au rabais et les inégalités économiques et sociales qu’elle serait incapable de compenser. Avec le Front de gauche, nous Nuit_des__coles_2012_1.JPGaffirmons que les enfants sont « tous capables » mais qu’ils ont besoin de moyens adaptés pour y arriver.

Redonner des moyens à l’école, c’est une première étape – et c’est la plus urgente : il faut une augmentation du nombre de postes d’enseignants et de personnels encadrants dans l’Education nationale. Mais il faut aussi repenser et reconstruire l’école de la République : on ne pourra se contenter d’aménager l’existant. Nous avons besoin d’une école qui permette à tous de réussir et de s’émanciper. Il faudra mettre en place une large réflexion pour bâtir cette école qui garantisse à tous l’accès à la culture, à la formation professionnelle et à la citoyenneté.

 

Nuit des écoles 2012 - le 29 mai à l'Ecole élémentaire Edouard Vaillant à partir de 19 heures.

nuit_des__coles_2012.jpegLes élu-e-s du groupe communiste et citoyen, comme chaque année soutiennent et participeront à la nuit des écoles ce 29 mai. Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de la FCPE de Fontenay-sous-Bois.

Communiqué de la FCPE de Fontenay-sou-Bois :

Les fontenaysiens ne se résignent pas aux quatre fermetures de classes prévues pour la rentrée prochaine, ni à la suppression d'un poste d'enseignant spécialisé du RASED.

Ensemble, parents, enseignants, élus, citoyens, manifestent leur volonté d'investissement dans l'Ecole Publique, et réclament dans l'immédiat la réouverture des classes et du poste RASED.

Le 5 avril, l'école Dolto a été occupée toute la soirée (environ 200 personnes sont venu apporter leur soutien) et toute la nuit (par quelques parents et enfants très mobilisés).

Depuis, à Dolto, mais aussi à Edouard Vaillant et à Romain Rolland et dans les autres écoles de la ville, la protestation perdure, en particulier par des envois de mails ou de fax à l'attention de l'inspecteur d'académie. Des motions seront proposées dans les conseils d'école du troisième trimestre si le CTP de début juin n'a pas fait évoluer favorablement la situation.

En attendant, et pour montrer à nouveau l'unité autour de cette question, nous vous invitons à venir nombreux mardi prochain 29 mai, participer à une Nuit des écoles dans les locaux de l'élémentaire Edouard Vaillant (quartier du Bois Cadet) à partir de 19 heures. Vous pouvez apporter vos spécialités culinaires et/ou des boissons. Vous aurez la possibilité de voir, à partir de 20 heures, le documentaire "Un parmi les autres" sur le métier de rééducateur RASED, film plein de sensibilité et d'outils pour nourrir notre combat pour la préservation et le renforcement des dispositifs RASED, et plus généralement pour une école publique qui fasse sa place à tous les enfants.

  • Comité Technique Paritaire (instance départementale qui officialise les ouvertures et fermetures de classes)

Contact FCPE : fcpefontenay@free.fr ou 06 84 88 17 72

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