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Le grand bluff de la "confiscation", par J.M. Durand

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Alors que la droite fait pression pour obtenir l'abandon définitif du projet de taxation des revenus des super-riches, des voix à gauche s'inquiètent de l'attitude du gouvernement.
Comme Jean-Marc Durand, économiste et membre de la commission économique du PCF, qui prône "une réforme de toute la fiscalité".
Comment réagissez-vous à la controverse sur la taxation à 75?% des plus hauts revenus??
Jean-Marc Durand. Le retoquage des «?75?%?» est un très mauvais signe donné. On pouvait toutefois s’y attendre puisque, dès le départ, il y avait quelque chose qui n’était pas très juste en termes juridiques dans l’énoncé du projet?: en France, on travaille sur la notion de foyer fiscal et non d’individu.
Aujourd’hui, des voix s’élèvent, à droite, mais aussi parfois à gauche, pour dénoncer le caractère confiscatoire de cette mesure.
En réalité, au haut niveau de revenu auquel cette taxation s’adresse – au-delà du million d’euros –, et sachant qu’il s’agit d’un impôt progressif, c’est loin d’être confiscatoire, c’est marginal. Et à peine plus de 1?500 contribuables sont concernés.

Comment, selon vous, établir une fiscalité efficace ?touchant les plus riches??
Jean-Marc Durand. Il faut une réforme complète du barème de l’impôt sur le revenu, en rétablissant une réelle progressivité, en allant au minimum vers 9 tranches, au lieu des 5 tranches actuelles. Et porter le taux sommital de cet impôt à 65-70?%.
Et il faut concevoir une accélération de la progressivité à partir d’un revenu se situant entre 30?000?et 35?000 euros par an, par foyer fiscal. D’autre part, l’ensemble des revenus des contribuables, du travail comme du capital, doivent y être soumis.
Il s’agit, dans cette optique, de revoir toutes les niches fiscales participant à baisser l’impôt des plus riches – cette «?optimisation fiscale?» qui coûte plus de 50?milliards d’euros à l’État. Ensuite, il faut élever les taux de l’impôt de solidarité sur la fortune au-delà du premier effort qui vient d’être fait et en prenant en compte les biens professionnels.
La réforme fiscale ne doit-elle s’appliquer ?qu’aux revenus des personnes??
Jean-Marc Durand. Non. L’affaire Depardieu braque les feux sur la fiscalité sur les hauts revenus, qui, en effet, doivent contribuer davantage, mais cela risque de détourner l’attention de la question centrale du financement public par les entreprises.
Aujourd’hui, la fiscalité dans son ensemble, TVA et impôts locaux inclus, pèse lourdement sur les ménages moyens.
Or, il nous faut donner de l’air aux budgets publics et sociaux.
Pour cela, il s’agit d’élargir la base de la fiscalité, donc de relancer l’activité économique.
Ce qui pose la question à la fois d’une autre politique du crédit et d’une réforme de la fiscalité des entreprises pour y introduire de la progressivité et une modulation en fonction de l’utilisation des bénéfices pour le développement de l’emploi, la formation, la recherche.

 

UMP : foire d'empoigne à l’ Usage des Médiocres Politicards

Quelle mascarade ! Quelle honte, même ! On en vient aux noms d'oiseaux et aux injures ! Belle image de la politique ! C’est pourquoi, sans s’appesantir sur ce spectacle navrant, il convient tout de même d’ en dire un mot, après deux semaines d’une insupportable pitrerie, relayée avec gourmandise par les médias, comme s’il n’y avait pas d’autres sujets plus brûlants à traiter ! UMP_guerre_3.jpg

Ras-le-Bol ! Dégoût ! Ce sont les sentiments qui m’assaillent à voir cette tempête dans un verre d’eau de l’UMP aussi bien que le traitement qu’en fait la presse écrite, radio et TV : elle en fait trop pour des « personnages » qui n’ont n’égal à leur ego que la situation catastrophique dans laquelle ils ont mis notre pays, Fillon, Premier ministre pendant 5 ans et auparavant ministre du Travail ; et Copé, président des députés UMP qui a avalisé tous les coups durs et coups tordus que Sarkozy a imposé au monde du travail ! Je passerai sur « l’élection démocratique », car des opérations de vote (triche aux adhérents, bourrage des urnes, ……) au feuilleton tragi-comique depuis deux semaines, rien, selon moi, n’est plus éloigné de la démocratie que la farce dont nous sommes les involontaires témoins. Et que l'on nous disent pas dans quelques jours qu'ils se sont rabibochés et qu'ils sont les meilleurs amis du monde !

UMP_guerre_2.jpg "NON au mariage entre Hommes !"



Sur le fond, y a-t-il véritablement une once de différence entre ces messieurs, ont-ils deux conceptions différentes de leur parti, plus ou moins à Droite ? J'avais prédit l'explosion/implosion de l'UMP après la défaite de Sarkozy, mais ne je pensais pas un assister à un aussi affligeant spectacle : la confrontation des idées et la conception d’un parti de gouvernement, thématiques que toute organisation politique sérieuse aurait à son ordre du jour, sont remplacées par une guerre de tranchées pour des places synonymes de gratification et de rétribution.

UME__guerre_1.jpg Qu'en penser ? Bien peu de choses, sinon que ce duel est bien éloigné des préoccupations de « la France d’en bas » et de « ceux qui se lèvent tôt »



Seulement, comment ne pas s’interroger sur l’acharnement médiatique à vouloir en faire le thème favori des « J.T. » ? Cette occupation de l’espace médiatique, derrière l’indécence des images et des propos, et en renforçant le caractère « pipolisation de la vie politique », ne laisse pas d’interroger sur le dessein avoué ou inconscient de cette mise en scène.

Je pose la question crûment : à qui profite le crime ? Et l’on pourrait égrainer, comme dans un roman d’Agatha Christie, celles et ceux qui tirent profit de cette cacophonie :

1) Le groupuscule attrape-tout de Borloo se félicite déjà de recueillir les déçus et les désemparés, les nostalgiques d’une vraie Droite ou les utopistes d’un Centre introuvable

2) Mais surtout, et toujours à Droite, mais à l’extrémité, c’est le FN qui se frotte les mains, conscient que c’est vers lui que les brebis égarées d’une Droite dure (qui s’appelle « populaire ») ont des chances de se tourner

3) Toujours à Droite, mais dans sa retraite dorée, c’est Sarkozy qui compte les points et attent qu’on vienne le chercher comme le sauveur de la Droite, tel un nouveau De Gaulle

4) Enfin, n’oublions pas le Parti socialiste, ou plutôt son émanation gouvernementale : pendant que l’UMP s’écharpe et accapare les médias, elle est « heureusement » absente du débat (politique strict ou parlementaire) : Hollande et Ayrault se satisfont donc de pouvoir faire passer leur politique d’austérité……….que l’UMP approuve de toute façon !

Donc, pour en revenir au fond de cette affaire, c’est quoi la Démocratie (notez le D majuscule) ?

Juste voter pour le chef et attendre qu'on nous dise qui a gagné (tiens, çà me rappelle quelque chose) ? Finalement, je me dis que malgré des lacunes, des erreurs (heureusement par le passé), le parti démocratique, c'est ………….le PCF : la désignation de notre direction et des instances locales et départementales, l'élaboration de notre programme et de notre stratégie, la refonte de nos statuts vont faire l'objet d'un long processus de débats et de ......votes, oui, et pendant 3 mois !

Après la possibilité de présenter des textes alternatifs à celui de la Direction, les communistes ont et auront le droit (j’allais dire le devoir !) de s‘exprimer, d’abord individuellement par des contributions et la présentation d’amendement, puis collectivement en débattant des textes et des amendements, aussi bien au niveau local et départemental que national, jusqu’au Congrès de Février 2013.

Qui dit mieux ? PCF-FG_2.jpg

 

CAS de CONSCIENCE

Il est rare que je m’exprime ici sur un thème dit de société, mais l’affaire est trop grave pour ne pas la verser au débat et ne pas voir qu’elle est symptomatique de la situation politique que connaît aujourd’hui notre pays. Ce sujet brûlant, c’est le mariage homosexuel, euphémisé en « mariage entre deux personnes de même sexe », et même en « mariage pour tous » (comme il y a le « sport pour tous », « la culture pour tous »,…. ) ! Homosexuels_1.jpg

En effet, cette question, au-delà des aspects juridique ou sociologique, amène à s’interroger sur la gestion de décisions politiques (mêmes polémiques) par un pouvoir légitime qui semble davantage préoccuper de rendre des comptes à ceux qui le dénigrent plutôt qu’à ceux qui l’ont fait roi.

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Mesure-phare du programme de François Hollande pour l’élection présidentielle, le mariage entre homosexuels fait grand bruit depuis quelque temps, vacarme dont se serait bien passer la « communauté Gay », tant nombreux sont celles & ceux qui ne peuvent vivre au grand jour leur « choix en matière d’orientation sexuelle »

Pourquoi ? Certes, il s’agit d’une vraie thématique faisant débat avec de multiples questions en suspens (filiation , héritage, adoption, procréation), essentiellement en matière de Droit Civil et relatives aux enfants.

Or, au lieu d’un débat serein avec confrontation des points de vue et d’ arguments, témoignage de personnes concernées, recueil d’avis d’ « experts » (juristes, sociologues et psychologues), l’on assiste à une querelle d’un autre âge, la religion s’en mêlant, voire jetant de l’huile sur le feu d’autant plus facilement que le Président fait savoir que les Maires pourront refuser de célébrer ces mariages s’ils ont un cas de conscience !

LA FRANCE, « SŒUR AÎNÉE de l’ÉGLISE », ……mais « SŒUR ÂNE » de l’EUROPE

En dehors de la Droite, c’est bien l’Eglise catholique qui porte le fer contre le projet gouvernemental, au nom de la sacro-sainte union charnelle entre un homme et une femme dont l’objectif reste de procréer pour reproduire la race humaine.

( Je ne ferais pas l’affront de rappeler aux catholiques qu’ils adorent un dieu issu d’une 'PRA' ou 'procréation religieusement assistée' et que leur propre dogme affirme que ce dieu est pardon et générosité ! )

En Europe, si les pays nordiques ont adopté le mariage homosexuel depuis peu, sauf les Pays-Bas, précurseurs en la matière (2001), en Espagne et au Portugal, pays catholiques s’il en est, ce mariage est légal, respectivement , depuis 2005 et 2010, décidé par les socialistes espagnols et portugais, malgré l’opposition de la Droite et de l’Eglise (au Portugal, l’union était reconnue depuis 2001)

COURAGE, FUYONS ?

Certes, depuis 40 ans, si de nombreux textes ont fait débat, portant souvent sur des questions touchant à la sexualité (contraception, IVG, Sida,…) ou à la justice (abolition de la peine de mort), ils ont su recueillir une majorité au Parlement, au-delà de la simple majorité soutenant le gouvernement, de Droite ou de Gauche.

Aujourd’hui ces sujets concernent la légalisation des « drogues douces », l’euthanasie, l’énergie nucléaire, les OGM,……

Seulement, par la violence , physique ou psychologique, remettre en cause des droits existants ou s’opposer à la légalisation d’une pratique ou d’un mode de vie, n’a pas les mêmes conséquences selon le problème : les victimes des défricheurs anti-OGM ne sont que des épis de maïs ! Dans le cas de l’homosexualité, avec ou sans mariage d’ailleurs, les victimes sont les homosexuels eux-mêmes, de la discrimination sur leur lieu de travail aux agressions, mortelles parfois !

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Reculer sur ce dossier, comme vient de le faire François Hollande, quant à faire jouer une clause de conscience permettant aux maires de refuser de célébrer les mariages Gay, c’est donner du grain à moudre aux intégristes de tous poils, c’est faire le lit de l’homophobie qui, elle, est un délit

Sur le plan politique, c’est donner des armes avec leurs munitions, d’abord au FN, champion de toute les formes de racisme, mais aussi à la Droite

Donc, à partir d’un « thème sociétal », l'on voit bien que l'on en arrive à un problème de fond, qui est éminemment politique.

« CAS de CONSCIENCE, CAS de CONSCIENCE, Est-ce que J’ai une GUEULE de CAS de CONSCIENCE ? »

Il est vrai que beaucoup d’espoirs étaient placés dans l’élection de F.Hollande pour avancer des mesures audacieuses sur ce que l’on appelle les « sujets de société », les « 60 propositions » du candidat Hollande en égrainaient quelqu’unes (droit de vote des étrangers aux élections locales, abrogation du ‘délit de faciès’, droit de mourir dans la dignité … )

Pourtant, comment analyser ces déclarations présidentielles et ministérielles de ces dernières semaines, ces atermoiements, ces reculades, ces démentis ?

Le Gouvernement cède devant le moindre assaut, que dis-je, le moindre haussement de ton du patronat.

Après les « Pigeons », c’est au tour des associations de catholiques intégristes de monter au créneau du château socialiste, oui, mais un château de cartes.

La Droite retrouve de la voix, trop occupée qu’elle était jusque-là à choisir son leader et ne trouvant rien à redire aux choix de la nouvelle majorité (TSCG, pacte de compétitivité). Ne lui mettrait-on pas un peu trop facilement le pied à l’étrier pour qu’elle enfourche d’autant mieux son cheval de bataille sur des thèmes sociétaux qui feraient vaciller « les valeurs de l’Occident et de la chrétienté », chers à Sarkozy, Copé et autres Le Pen ?

Ce Gouvernement de Gauche, que ne cède-t-il pas plutôt aux appels à l’aide des salariés sur le point d’aller …..pointer à Pôle-Emploi (PSA, Sanofi, Pétroplus, Fralib,……) ou à la demande légitime des retraités de ne pas finir « dans la misère » (pour reprendre pour partie les slogans de leur dernière manif’ : « Les Jeunes dans la Galère, les Vieux dans la Misère ») ?!

En fin de compte, et sans vouloir me faire l’avocat du diable, cette gestion calamiteuse ne serait-elle pas l’arbre qui cache la forêt ? Ce remue-ménage – en aucun cas un ‘remue-méninges’ que devrait susciter tout sujet de société – donne l’impression, par l’envahissement de l’espace médiatique, de masquer les véritables enjeux et les vrais débats qui n’avaient pas pu être mis sous le boisseau durant le printemps :

  • Questions : comment sortir de la crise ? comment résorber les déficits publics ? comment relancer la croissance ? comment créer de l’emploi ? comment s’attaquer à la misère qui progresse dans notre pays ? comment partager les richesses ?
  • Réponses en forme de propositions : relancer le pouvoir d’achat, notamment des plus pauvres (hausse des minima sociaux) ! combattre la spéculation, la fraude et l’évasion fiscales ! engager une profonde réforme fiscale et une nouvelle répartition de la valeur ajoutée créée par les entreprises ! engager une autre politique du crédit, passant par un autre rôle des banques et conditionnant l’aide aux entreprises selon des critères économiques, sociaux et environnementaux !

L’on me rétorquera, comme l’a dit lui-même le Chef de l’Etat, que si « l’alternance change le pouvoir, la réalité reste » . Certes, mais alors, pourquoi vouloir devenir un roi sans royaume ? Messieurs Ayrault, Moscovici et consorts, déplorant de n’être que des « homme sans bras » (Agrippa d’Aubigné) ?

Comme l’a dit mon camarade Ian Brossat, président du groupe Front de Gauche au Conseil de Paris : « Austérité, TVA, clause de conscience……Si çà continue, c’est avec mon vote de second tour que j’aurai un problème de conscience » !!

Dernière minute : la sémillante petite Nadjet, porte-parole du Gouvernement, a annoncé que, çà y est, F.Hollande a tranché : les maires n'auront pas le droit d'avoir de clause de conscience. Comme disent les anglais, "we shall see" !

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CHOC de COMPÉTITIVITÉ …..de GAUCHE ?

Depuis 6 mois et l’arrivée des Socialistes au pouvoir, l’UMP, occupée à sa guerre de succession, s’est faite doublée, comme adversaire du gouvernement par tout ce que le patronat compte d’organisations, de ‘think-tanks’, voire même d’initiatives pseudo-spontanées . De démarches volatiles (au double sens du terme : rappelez-vous les « Geonspi », groupuscule disparu aussi vite qu’il était apparu, une fois, c’est vrai, qu’il eut obtenu satisfaction) en martelage du MEDEF, l’on n'entend plus qu’un mot en ce moment : « COMPÉTITIVITÉ » remis au goût du jour par Mme Parisot.

Ce sont Mme Parisot et le MEDEF qui se réjouissent ! Une fois encore, le Gouvernement, écoutant les sirènes patronales, a donc diligenté un ‘expert’, soi-disant patron de Gauche, L.Gallois, dirigeant d’EADS, pour produire un rapport sur la compétitivité des entreprises françaises qui en manqueraient farouchement.



C’EST QUOI UN PATRON DE GAUCHE ? rapport_Gallois.jpg

Ce rapport préconisait d’économiser 60 milliards sur 5 ans : certes, mais où les trouver ? D’autant que parallèlement, il réclamait un « choc fiscal » de nature à rendre les produits et services des entreprises françaises plus ‘vendables’ à l’étranger. Comment ? Simplement en leur appliquant une baisse (sèche) d’impôt de 20 milliards et en instaurant un crédit d’impôt (une baisse déguisée) !

Voilà pour le budget de l’Etat. Passons à celui de la protection sociale. Ce n’est guère mieux, sinon pire ! Pour « boucher le trou de la Sécu » quoi de mieux que d’augmenter les impôts, et bien sûr ceux que tout le monde paie, même les plus injustes ! Lisez plutôt :

  • Baisse générale des cotisations sociales des entreprises (dont une partie est la part salariale, donc partie intégrante du salaire)
  • 20 à 22 milliards d’augmentation de la CSG (idée piquée à Sarkozy, la « CSG sociale »)
  • 5 ou 6 milliards en augmentant le taux réduit de TVA, c’est-à-dire celui qui s’applique aux produits de première nécessité (eau, énergie, produits alimentaires)
  • 2 ou 3 milliards en instaurant une fiscalité anti-pollution

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Certes le Gouvernement n’a pas repris l’ensemble des préconisations du rapport Gallois, notamment dans ses aspects les plus injustes socialement. Donc, il a choisi, entre autres mesures pertinentes :

  • Pas de baisse des cotisations sociales, donc pas de remise en cause de notre système de financement par solidarité de la protection sociale
  • Réduction de 5,5% à 5% du taux de TVA sur les produits de première nécessité (bon, çà fera 0,2 centime de moins pour une baguette !)

(On pourra cependant ajouter que le gouvernement a fait siennes 2 propositions du rapport qui ne sont pas nouvelles puisque l’une est une récurrente revendication des syndicats soutenue par le Front de Gauche et que l’autre était inscrite dans le programme de F.Hollande, version édulcorée d’une proposition du PCF et du candidat J-L.Mélenchon :

  • Sièges réservés aux représentants des salariés au sein des Conseils d’administration des entreprises
  • Création de la Banque publique d’investissement


Pour autant le compte n’y est pas et de loin, et c’est la raison pour laquelle les parlementaires communistes ont voté contre le projet de budget



C’EST QUOI UN GOUVERNEMENT DE GAUCHE ?

Parler de « pacte de compétitivité » ne change rien à l’affaire, sinon à arborer un faux-nez

1) Une fiscalité à géométrie variable :le gouvernement se trompe d’assiette d’imposition, puisqu’il prend dans celle du pauvre !

  • Le taux de TVA à 19,6% va être relevé à 20%, celui-ci de la TVA pour les travaux de rénovation passera de 7% à 10%, ce qui devrait rapporter 10 milliards en 3 ans, augmentation « assumée » par le Chef de l’Etat

« On n’ajoute pas à la pression fiscale sur les ménages en 2013. On rassure les marchés en réduisant les dépenses de l’Etat de 10 milliards, on stimule la consommation en annonçant une hausse de TVA en 2014 qui va amener les consommateurs à anticiper » : effictevement les ménages, surtout les plus modestes, vont acheter aujourd’hui ce dont il aura besoin demain !

  • Le vrai « choc fiscal » : une baisse d’impôts, pour les entreprises, de 20 milliards par an à partir de 2015 (« seulement » 10 milliards en 2013 & 15 milliards en 2014), et tout ce pactole, dans condition, ni contrepartie demandée
  • Un crédit d’impôt basé sur la seule masse salariale, ce qui profitera en premier lieu aux grande entreprises, aux sociétés de services et aux banques

2) Un financement libéral de l’économie

  • La BPI, certes, serait doté de 42 milliards mais :

-quid du rôle des banques dans le financement de l’économie ? -quid des critères d’attribution (demandera-t-elle aux entreprises de justifier de créations d’emplois, d’investissements d’innovation ou dans le développement durable ?)

  • La création d’une Bourse des PME pour leur faciliter l’accès aux marchés de capitaux poussera à la financiarisation et les fera dépendre du b on vouloir de leurs actionnaires, surtout s’il s’agit de fonds de pension et autres LBO

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C’EST QUOI UNE POLITIQUE DE GAUCHE ?

Devant un tel programme économique, la Droite ne trouve rien à redire, si ce n’est une timide critique sur la méthode (laquelle ? reprendre des recettes sarkozistes ?)

J’entendais l’autre matin un économiste, prof dans une école de commerce (sûrement un gauchiste !) affirmer que la précédente majorité, celle du couple Sarkozy-Fillon, aurait très bien pu la mettre en œuvre…….si elle était restée au pouvoir au printemps dernier. Effectivement, si aujourd’hui, un Président & un Gouvernement de Droite proposaient un tel projet, que n’entendrions-nous pas le Parti socialiste dénoncer « un budget d’austérité » !



Sinon (tout) le PS (cf les déclarations d’Harlem Désir), du moins le Gouvernement, cornaqué par le Président de la République, a ouvertement fait le choix du « tournant de la rigueur », du « virage libéral ».

Peu importe de quand date ce mouvement latéral vers dextre, que ce soit la conférence de presse de F.Hollande, les mesures Ayrault , le rapport Gallois, les premiers reculs de l’été, voire, et certains analystes s’y risquent, la campagne électorale elle-même, au cours de laquelle F.Hollande s’est refusé à inscrire dans son programme des propositions à contre-courant des recettes libérales.

« On fera les réformes nécessaires » , oui, mais lesquelles, et devant la pression (pour ne pas dire l’ingérence) de l’Allemagne, mieux vaut rappeler que les Lois Hartz, prises par le Chancelier Schröder, socialiste, ont précarisé des milliers de salariés d’Outre-Rhin, tiré les salaires vers le bas et fragilisé les chômeurs et les ayant-droits à la retraite (repoussée à 67 ans)



C’EST QUOI (FINALEMENT) ÊTRE DE GAUCHE ?

Aujourd’hui, les Socialistes tournent le dos aux propositions & objectifs qui les a menés au pouvoir : résoudre la crise, améliorer la situation des plus fragiles, rendre la fiscalité plus juste pour un plus grand nombre, bref : rompre avec le sarkozisme.

De plus en plus de voix s élèvent, et pas seulement sur les bancs du PCF dans les hémicycles parlementaires : le monde social (la CSE, Syndicat des syndicats européens) et économique (cf le prix Nobel J.Stiglitz) crie que l’on va dans le mur, psychologues et sociologues dénoncent les ravages de la crise sur les populations, les salariés et les personnes fragilisées.

Où est passé la verte harangue du meeting du Bourget, au début de la campagne présidentielle : « Mon adversaire, c’est la finance » ?

Bouclons la boucle.

  • Qui a dit : « Le pacte de compétitivité est une révolution copernicienne pour la Gauche » ? P.Moscovici, ci-devant Ministre de l’Economie !
  • Qui a dit : « Le pacte social de 1946 est à bout de souffle, il faut le renouveler » ? L.Gallois, l’expert-rapporteur-patron-de-Gauche (en passant, il édulcore à peine la déclaration d’un dirigeant du MEDEF qui estimait naguère qu’il fallait en finir avec le programme du Conseil National de la Résistance, qui a permis, en 1946, grâce entre autres aux communistes, de mettre en place la Sécurité sociale et les comités d'entreprise)

« Compétitivité » , « Relance par l’offre » , « Pacte productif » : quand j’entends ces termes issus du vocabulaire de l’économie dite classique, c'est-à-dire libérale, que l’on nous enseigne (nous martèle serait plus juste) du lycée à l’université, je m’interroge sur mes motifs véritables lors de mes deux votes des 6 Mai & 17 Juin derniers : « A quoi bon avoir viré la Droite ? »

 

JE TE TIENS, TU ME TIENS...........

T_l__5.jpg Qu’est-ce qui fait courir les médias ? Qu’est-ce qui justifie cette frénésie de quête de sensationnel, de scoop, de « buzz », autour de la vie politique ? La presse (sérieuse) française, si vantée autrefois, est en voie de rejoindre Paris-Match, Voici et Jours de France : derrière la course à l’audience se cache une entreprise idéologique qui ne dit pas son nom, c’est-à-dire taire les voix discordantes qui ne se satisfont pas du « prêt-à-penser » et ne laisser comme choix que le « bonnet blanc et (le) blanc bonnet ». Et comme les différences sont minces entre ces (couvre-)chefs, qu'il il est donc difficile de dénicher de véritables clivages entre le libéralisme mâtiné de gaullisme à la Fillon, et le social-libéralisme dans lequel est englué le PS, que voulez-vous qu’il sorte d’autre que petites phrases, bons mots et idées courtes ?

Alors que la Gauche est à la tête du pays, du moins le PS, quasi-hégémonique, l’on n’a jamais autant entendu parler de la Droite : est-ce le monde à l’envers ? Non, pas le monde, c’est la situation politico-médiatique qui l’est !

  • Création du parti de Borloo : la Une des feuilles de chou gratuites (20-Minutes, Direct Matin, …) mais surtout des minutes à rallonge sur les radios et TV, notamment du service public, avec passage d'extraits de déclarations géniales des impétrants.....Quant à ce nouveau nom, avoir pour recrues Maurice Leroy, Rama Yade ou Hervé Morin ne laisse aucune ambiguïté sur le « I »
  • Guaino, qui vient de pondre ses 'Mémoires' des années Sarkozy, sautant allègrement de studios en plateaux pour faire la pub de son bouquin, invité même dans des émissions avec lesquelles ni lui, ni sa prose n’ont de rapport (sur Arte, un ’28 minutes’ consacré au Liban) : comment a-t-il les clés ?
  • Duel pour tête de l’UMP : au bout du compte des heures d’antennes, d’interviews, de reportages, un débat TV entre Fillon & Copé, jusqu’à un meeting de Fillon sur LCP ! Bravo la Gauche !

Rappelez-vous, à l’automne 2011, la Droite avait organisé les débats des Primaires du PS, ce n’est donc qu’un juste renvoi d'ascenseur de la part des socialistes !



Pendant ce temps, le patronat passe à l’offensive, monte au créneau et sort les griffes : comme dirait le FN, mieux vaut l’original que la copie ! Tant qu’à faire, autant que le MEDEF se présente comme opposant de l’actuelle majorité, puisque le programme de Sarkozy hier et celui du couple Filon/Copé aujourd'hui était et est celui du patronat et des grands groupes !

Pourtant, sans vouloir faire d’amalgame, ni avancer la « théorie des dominos », quelque chose me taraude : le MEDEF a inspiré le rapport Gallois qui lui-même sert de base aux décisions du gouvernement …… ! !

Cherchez l’erreur !!

 

Du Passé, Faisons Table Rose ?

Etat_-_1.jpg Allez, commençons par un jeu de mot pour rappeler la victoire du PS : mais il est évident qu' il y a longtemps que les socialistes ne chantent plus L'Internationale et ne se réclament plus de la révolution universelle des travailleurs. Désormais ils ont tous les pouvoirs en main, tous les rouages de l`Etat : le Président de la République, le gouvernement, les deux chambres du Parlement, la quasi-totalité des Régions, la grande majorité des Départements ainsi que celle des grandes villes, sans compter tous les organismes para-étatiques, agences, comités, conseils et autres (hautes) autorités dont les membres sont nommés par une ou plusieurs des institutions ci-dessus ! Question : que vont-ils faire de tout ce Pouvoir ?

« Le changement, c’est maintenant » : ???. Sans vouloir philosopher sur le temps qui passe, ou au contraire, sur celui qui semble éternel (’Ô Temps, suspens ton vol’), que le gouvernement nous indique à partir de quel jour (mois ? année ?) il décidera de ce changement.

Faisons le bilan après quelques 100 jours de présidence Hollande. Malheureusement, il faut bien avouer que le souffle manque déjà au gouvernement et au Président pour lancer la course à la croissance et faire face aux marchés.

Le Monde parle déjà, après les premières annonces des premiers jours, du « tournant de la rigueur », sans doute en référence au changement de politique économique de Mitterrand en 1983. Seulement, « Tonton », élu en 1981 (pour en finir avec « la République des cadeaux et des châteaux » de Giscard), avait attendu 2 ans : pour l’autre François, le Président Hollande, 2 mois auront suffi.

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Le prétexte : le rapport de la Cour des Comptes, sorti opportunément à la veille du discours de politique générale du Premier ministre devant l’Assemblée nationale (voir article « La Cour des (bons) Comptes »)

¤ « Déficit » : tel les cabris, que dénonçait De Gaulle, qui criaient "L'Europe, l'Europe" en sautillant, cela a été le leit-motiv des discours électoraux de 2012, de l'extrême-Droite (ce qui montre bien que le FN est anti-social et favorable aux politiques libérales !) au PS. Trop de dépenses : « Les dépenses, quelles dépenses ? » serais-je tenter de dire. Encore un chiffre : depuis des années, certes le montant des dépenses publiques augmentant mais il reste stable en part de PIB, autour de 52%

¤ Aucune réalité économique, ni bon sens : mais un véritable dogme, donc pour tout dire, une position idéologique sous de forme de quasi-consensus sur des questions essentielles que sont le rôle de l'Etat et le "coût" des dépenses publiques ( le dogme dit : moins d'Etat, sauf quand il faut payer pour les capitalistes : banques renflouées, grandes entreprises subventionnées et multinationales exonérées) et l'Europe ( le dogme dit : vive l'Europe libérale sauf qu'elle engendre une technocratie, à coup de directives et de réglementation, au profit des patronats européens, et au détriment des Etats et des peuples) : seuls le Front de Gauche et l'extrême-Gauche denonce cette `pensee unique` et avancent des propositions pour sortir de ce dogme auquel, malheureusement, les socialistes restent attaches

¤ Suppression de la TVA sociale : très bien, mais si c’est pour la remplacer par la CSG sociale, cela constitue un impot supplementaire sur les salaires, donc les capitaux sont encore epargnes (c`est le cas de le dire) et peuvent rester au chaud dans les coffres des banques ou continuer de tourner dans les circuits de la speculation

Gageons que les débats au Parlement, dans lesquels les députés et sénateurs communistes prendront toute leur place, amèneront sur la place publique les vrais enjeux et non des arguments fallacieux (du genre : ` si on taxe les capitaux, ils ne s`investiront pas dans l`emploi`)

Des premières propositions vont dans le bons sens : abrogation d’exonérations et de niches fiscales. Esperons que les socialistes, gouvernement et parlementaires, sauront resister aux assauts de la Droite et a la pression du patronat !

 

La Cour des (bons) Comptes ?

Cour_des_Comptes_1.jpg Que demander à des énarques autre chose que des conseils de bonne gestion ? Qu’attendre donc de la Cour en dehors de recommandations afin de réduire les dépenses publiques ? Pourtant elle oublie de préciser que, même si les dépenses publiques augmentent dans l’absolu, elles n’entament pas davantage la richesse nationale puisque leur pourcentage reste stable par rapport au PIB, aux alentours de 52%.

Tout le monde, j’entends, les médias, la Droite et, malheureusement, le PS aussi, a repris le leitmotiv, déjà entonné durant les campagnes électorales, et n’a lu que ce qu’il voulait voir. On trouve toujours ce que l’on cherche, à savoir des arguments pour toujours plus de rigueur.

Le déficit 2011 a été de 25 milliards, les dépenses s’élevant à 390 milliards dont 50 au titre de "la charge de la dette", c’est-à-dire pour le remboursement des emprunts, alors que les recettes ont été 365 milliards (en passant : un taux d’endettement de 13,7% et 850€ par Français, ce n’est pas si élevé !).

Certes, la dette doit être diminuée, mais posons-nous les questions, plutôt posons-les à ceux qui nous gouvernent et/ou qui ont géré pendant des années les affaires du pays :

-qui a emprunté ? En 10 ans, la Droite a accru cette dette de 900 milliards !

-à quoi a servi cet argent public ? Cet argent n’a pas été orienté vers l’emploi ou la formation, il a justifié les cadeaux au patronat puisque les exonérations qui ont plombé les budgets publics ont obligé l’Etat à emprunter auprès des banques et des marchés !



Bref, il faut é-co-no-mi-ser, tel est le credo du 1° président de la Cour des Comptes, le socialiste Didier Migaud, car les sommes à trouver pour cette année et l’an prochain ne sont pas rien : Cour_des_Comptes_Migaud.jpg

  • pour 2012 : 6 milliards !
  • pour 2013 : 33 milliards !!!!!

Mais en se donnant la peine, donc, pas comme tout « Le Monde », de lire jusqu’au bout et avec discernement le rapport de la Cour, qu’apprend-on ? Que de l'argent, il y en a........ (euh, c'est comme çà qu'on dit chez nous, les partageux). En langage plus châtié, plus technocratique aussi, plus compréhensible des 'spécialistes' : il existe de réelles marges de manœuvre budgétaires !

Et excusez du peu, d'autant qu'il s'agit de chiffres officiels, ceux donc de la Cour des Comptes, mais aussi de l'Inspection Générale des Finances et d'un rapport parlementaire (Sénat) qui pointent du doigt les choix politiques antérieurs de la Droite ainsi que les pratiques plus que douteuses, voire carrément délictueuses, d'échapper à l'impôt (la délinquance en col blanc ne vole pas de mobylette) :

  • "niches fiscales" : le calcul précis de ces exonérations diverses et variées s'élève à 70 milliards
  • évasion fiscale : difficile de la calculer mais elle estimée de 30 à 50 milliards
  • fraude fiscale : par définition, encore plus dure à chiffrer, mais les sommes dissimulées au fisc sont néanmoins évaluées entre 25 & 50 milliards


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DÉFICIT, QUEL DÉFICIT ?

Un simple constat qui ne demande pas d’avoir fréquenté l’ENA ou Polytechnique : sans fraude fiscale, pas de déficit ! Sans évasion fiscale, c’est au minima 40 milliards d’excédent, soit presque le budget de l’Education Nationale !

Plus précisément, quelles conclusions en tirer ?

1) Si les dépenses sont stables relativement (« en point de PIB »), c’est que l’autre plateau de la balance s’est allégé outrageusement : c’est à un véritable assèchement des recettes publiques qu’a procédé la Droite depuis 10ans, à coup d’exonérations, de défiscalisation, etc, etc….., les fameuses « niches fiscales ». Durant les campagnes électorales de cette années, le Front de Gauche a été la seule formation politique à en parler, les autres ne dénonçant que le « déficit abyssal » et les « dépenses trop importantes »

2) Ces milliards d’exonérations ont-ils servi l’emploi, l’investissement, la formation, les salaires ? NON, puisque ces milliards sont partis alimenter les marchés financiers, et surtout, contrairement au discours ambiant qui explique qu’ « il faut baisser les charges pour garder les entreprises en France », et que les exonérations n’ont pas empêché la poursuite des délocalisations !

3) Ces milliards qui ont manqué, l’Etat les a empruntés aux banques et aux marchés financiers, puisqu’il ne peut emprunter auprès de la BCE, alors que les banques, elles, le peuvent : elles empruntent des milliards à 1% qu’elles re-prêtent aux Etats entre 3 et 15% selon leur fameuse notation

Comme en Argentine et en Equateur, exigeons un audit de la dette publique : il faut re-négocier des emprunts et s’il le faut, s’exonérer de remboursements, en intérêts, voire en capital, s’il s’avère que certains n’ont pas contribué au développement de l’action publique et/ou des services publics

 

VAGUE ROSE

L_gislatives_2012.vague_rose.jpgSi l'on peut se satifaire de la victoire globale de la Gauche au soir du 17 juin, ne cachons pas notre déception quant aux résultats du Front de Gauche : 7 % au premier tour et au final, seulement 10 députés ,contre 19 auparavant, malgré un gain en voix et en pourcentage ! Sans vouloir polémiquer, les écolos, malgré leurs scores calamiteux à la Présidentielle et aux Législatives, en auront 19 : pas mal pour être la caution d'un PS hégémonique.

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Pour autant, a-t-on vraiment de quoi se réjouir, au delà des traditionelles discussions de salon des soirées électorales entre les socialistes heureux d'avoir gagnés et la Droite satisfaite de n'avoir pas (trop) perdu ?

I- Vers quelle démocratie nous dirigeons-nous ? Alors que l'on se gargarise de "démocratie participative", de "démocratie locale", de "place du citoyen" ou encore de "parole de l'usager", assister au record historique d'absention pour élire les représentants du peuple qui votent la loi n'est guère rassurant pour ceux qui ont à coeur la Démocratie & les valeurs de la République.

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Les chiffres sont parfois effarants localement : ainsi au bureau n° 1 - Centre-Ville, seulement un tiers des électeurs est allé voter. Dans ces conditions, quelle est la légitimité de l'élu ?

Mais surtout, comment expliquer une telle désaffection pour un geste hautement citoyen, sinon par le rejet des institutions telles qu'elles fonctionnent actuellement et la polarisation de la vie politique par l'élection présidentielle, faisant miroiter un "sauveur suprême" ?



II- Par ailleurs, comment se satisfaire de la bipolarisation de la vie politique entre deux partis qui rivalisent parfois de démagogie ou, au contraire, de laxisme idéologique, pour capter les voix de l'électorat dans une logique de : "Dormez tranquilles, on s'occupe de tout" ?

L_gislatives_2012.bipolarisation.2.jpg C'est vrai que l'UMP et le PS caressent depuis longtemps le rêve d'instaurer en France le système allemand, anglais ou américain, qu'on appelle 'bipartisme', dans lequel les deux principaux partis raflent la mise aux élections, sans laisser la moindre miette aux autres (partout, une Droite conservatrice et musclée face à une formation de Gauche social-libérale, voire simplement "démocrate", comme aux Etat-Unis)



MAQUILLAGE DES VRAIS ENJEUX

Alors que la campagne de la Présidentielle avait permis le débat sur les enjeux (l'Europe, la crise et l'austérité, les moyens d'en sortir ou de s'y enfermer,...), on a eu l'impression d'un cadenassage des Législatives : aucun débat télévisé, donc aucune visibilité des partis qui avaient animé la campagne présidentielle (si Mélenchon n'avait pas pu ne pas être invité, le Front de Gauche a encore fait l'objet de l'ostracisme des médias) mais la mise en avant des petites manoeuvres politiciennes, sans même parler du Tweet de la compagne de F.Hollande contre S.Royal.

Oui, rien ou pas grand chose, si ce n'est les sempiternels slogans convenus : "donner une majorité au Président" au PS et "ne pas donner tous les pouvoirs aux socialistes" à Droite !

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Il faut dire que l'actualité était aussi occupée, voire occultée, tel un contrejour artistique, par la situation économique (nième plan d'austérité) et politique (nouvelles élections législatives) en Grèce où la population n'en peut plus de la misère que les plans d'ajustement veulent lui imposer.

Pour en revenir aux Législatives et faire le lien avec la Grèce : le PS a distribué un tract avant le 2° tour des Législatives, présentant des premières mesures. L'une d'elles n'est pas mince, c'est le "refus du traité d'austérité en Europe". Bigre !

Par ses actes, la vague rose rendra-t-elle Mme Merkel verte de colère ? Si çà pouvait être vrai !

 

Avec vous, réussir le changement

Les communistes se sont réunis pour examiner la situation après les élections.

Fières et fiers d'avoir contribué à la victoire, elles et ils souhaitent vous faire part de leurs convictions et de leur engagement, pour répondre aux attentes populaires.

Le peuple de France a tourné la page de Nicolas Sarkozy. C’était salutaire. C’était vital pour en finir avec les souffrances et les humiliations qui nous étaient infligées depuis cinq ans. C’était indispensable pour stopper la casse des acquis sociaux et démocratiques qui constituent l’originalité et la force de notre pays dans le monde.

En battant la droite, nous avons aussi « cassé » le duo Merkel – Sarkozy qui constituait le socle le plus engagé des politiques d’austérité en Europe. Il faut s’appuyer sur cette victoire pour changer l’Europe.

Le Parti communiste français est fier d’avoir contribué à cette victoire avec le Front de Gauche par ses votes au premier et au deuxième tour des élections mais aussi par ses propositions qui ont marqué souvent le débat national.

Il en est ainsi de la retraite à 60 ans pour toutes et tous et à taux plein ; de la progression urgente du pouvoir d’achat, du SMIC et des salaires ; d’un nouveau partage des richesses, avec de profonds changements dans leur production et leur financement ; d’un nouveau statut pour la Banque Centrale Européenne (BCE) et les banques publiques ; de droits accrus à l’entreprise comme dans la cité pour passer à une VIème République.

Nous sommes heureux d’avoir mené une campagne de proximité qui nous a permis de côtoyer notamment des centaines de milliers de jeunes, des salarié-e-s, des citoyennes et des citoyens venu-e-s de tous les horizons. Elles et ils ont exigé, avec nous, une autre façon de faire de la politique et de faire vivre la gauche dans la rue comme dans les institutions.

Transformer la démocratie

L'Assemblée nationale élue ne reflète pas la diversité des opinions exprimées par nos concitoyens. Le PS dispose de 90% des députés de la gauche avec 65% des voix de celle-ci, et le PS et l’UMP ensemble trustent 90% des sièges de cette assemblée. Ce bipartisme écrase la démocratie, il la stérilise.

Passer à la proportionnelle dans tous les scrutins est nécessaire. Elle permet une représentation plus juste de toutes les opinions, de limiter le cumul des mandats et de garantir la parité. Mais cette mesure seule est insuffisante pour changer le système politique.

Il faut donner le pouvoir au peuple, le consulter régulièrement sur les grands choix nationaux et européens, donner plus de droits aux salariés dans leurs entreprises, plus de droits à toutes les citoyennes et tous les citoyens dans la vie sociale, économique et culturelle.

La télévision et les médias doivent être respectueux du débat public en donnant la parole à toutes les opinions et pas seulement aux deux partis dominants et au gouvernement. La parole unique libérale portée dans tous les commentaires doit faire place à une diversité plus grande mettant fin aux « experts » unanimes aujourd'hui à servir l’austérité, la rigueur, la baisse du coût du travail.

La presse d’opinion doit disposer d’aides économiques lui permettant son indépendance.

La démocratie, ce n’est pas un chèque en blanc donné tous les cinq ans.
Nous voulons, partout, favoriser l’intervention citoyenne.

Sortir de la crise

En France et en Europe, la crise du capitalisme continue de se développer. C’est le défi auquel est confronté le gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

La gauche en gagnant a fait naître des espoirs de changement. Ils ne doivent pas être déçus.

Le Parti communiste français et le Front de Gauche ont porté des propositions qui permettent de sortir de la crise. Il faut pour cela affronter les logiques financières, refuser la domination des marchés, changer le rôle de la Banque Centrale Européenne (BCE) et du crédit en général afin que l’argent public et les profits servent la relance de l’activité et financent activement l’emploi, les salaires, les formations, la recherche, l’innovation et les services publics. Ces changements structurels conditionnent toute politique sociale ambitieuse.

Le Parti communiste français est un parti de gouvernement. Il est prêt à assumer ses responsabilités. Mais le gouvernement de Jean-Marc Ayrault se refuse à prendre en compte les propositions de toutes les formations de gauche qui ont contribué à la victoire.

Aujourd'hui, le Premier ministre considère que sa seule feuille de route est le programme du candidat François Hollande à l'élection présidentielle. Il ignore ainsi les quatre millions de voix du Front de Gauche qui ont permis l'élection du président.

Dans ces conditions, nous n’irons pas au gouvernement.

Nous restons disponibles bien sûr, dans un esprit constructif, attentifs aux luttes et au mouvement social. Vous pouvez compter sur nous, nous serons, dans la majorité, une force positive pour pousser le changement le plus loin possible avec comme ligne directrice le refus des politiques de rigueur soumises aux exigences des marchés.

Nous contribuerons à développer les rapports de force nécessaires à l’adoption de mesures législatives qui traduisent les aspirations populaires. Avec le Front de Gauche, nous ouvrirons des ateliers législatifs dans lesquels nous élaborerons ensemble les propositions de lois utiles à toutes et tous.

Nous voulons la réussite de la gauche et sa réussite durable.
Nous serons force de propositions pour une politique sociale, écologique de relance de l’activité en France et en Europe.
Nous agirons pour que la France joue un rôle actif en faveur de la paix dans le monde et des droits des peuples.

Nous proposerons que la France prenne l’initiative d’états généraux de la refondation de l'Union européenne.

La réussite du changement, nous voulons la construire ensemble.

Poursuivre et enrichir la dynamique du Front de Gauche

Par deux fois dans ces élections présidentielles et législatives, le Front de Gauche a été confirmé comme la deuxième force de gauche dans notre pays. C’est une chance pour aujourd’hui et pour demain.

Avec son candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, et l'ensemble des candidates et candidats aux législatives, le Front de Gauche s’est efforcé de faire de la politique autrement autour des idées et d’un programme en refusant toute stigmatisation, toute désignation de bouc émissaire, en s’efforçant de dialoguer avec l’ensemble de la gauche et du pays des issues à la crise pour un changement durable.

Nos « mots d’ordre », vous les avez entendus et appréciés : « l’Humain d’abord », « Place au peuple », « Prenez le pouvoir », « On ne lâche rien ».

Cette « révolution citoyenne » nous voulons l’amplifier. Le Front de Gauche veut rassembler celles et ceux qui refusent les politiques libérales subies toutes ces dernières années, qui refusent de limiter le changement à une alternance entre deux partis, un de droite, un de gauche, dominant actuellement dans le pays.

Nous avons de l’ambition pour toute la gauche et pour notre pays. Nous voulons être la grande force de l’alternative face aux chantres du malheur qui répètent en boucle que rien n’est possible. A quoi servirait la politique si ce n’est à rêver et à ouvrir les voies d’un avenir d’humanité respectueux de l’intérêt général et de l'émancipation de chacune et de chacun ?

Les communistes pensent que c'est vous, citoyennes et citoyens, qui devez être les acteurs principaux de ces objectifs de changement. Ils vous appellent à vous rassembler dans le Front de Gauche pour qu’il en devienne la force motrice. Ils vous invitent à rejoindre le PCF dont l'action est un élément essentiel dans le développement du Front de Gauche.

Notre appel s’adresse aux organisations politiques qui veulent rejoindre le Front de Gauche dans ses objectifs mais aussi à celles et ceux, responsables associatifs, syndicalistes, citoyennes et citoyens qui veulent librement apporter leur contribution à cette dynamique.

Confiants dans l’avenir, nous vous donnons rendez-vous dans les combats européens et français qui s’annoncent.

La conférence nationale du Parti communiste français réunie le 20 juin 2012 à la Mutualité à Paris
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Hervé Kiteba-Simo ou la Droite camouflée

11__circons._3.jpg Si à l’UMP, certains n’hésitent plus à avouer ouvertement leurs sympathies pour les thèses du Front national, chez nous, un candidat bien connu des Savigniens (et depuis peu des Cessonnais), j’ai nommé le conseiller de l’opposition municipale, Hervé Kiteba-Simo, alias HKS, s’avance masqué et revendique son appartenance à tout, …..et même à la Gauche….mais surtout pas à la Droite, qu’il représente pourtant bel et bien localement.

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Certes, il est membre du Parti radical. Mais ce parti n’est pas du centre ou au centre : le « Centre » n’existe pas, ce n’est qu’un faux-nez d’une partie de la Droite !

Pour d’autant mieux masquer ses ambitions et son appartenance, il s’est même fendu d’une « Lettre… », plutôt d’un beau tract sur papier lisse et brillant (guère écologique en passant), « …aux élus de la 11° circonscription », démarche qui selon lui « s’inscrit dans la plus pure tradition républicaine » parce qu’il a à cœur de travailler avec les autres élus, devant « nous entendre et nous rassembler pour bâtir des projets communs au service des administrés » !

Belles paroles sur papier glacé ! Que ne les met-il en pratique dans les instances municipales (commissions et Conseil municipal) où il se faisait, il y a peu encore, le défenseur d’une politique de rigueur et de réduction des services publics chère au couple Sarkozy/Fillon !

-dénigrement systématique des projets et de la gestion de la majorité municipale, auquel il sait ajouter l’invective et l’injure (voir article HKS, alias KITEBA, SI(tu aimes les gros)MO(ts du 9 février dernier)

-quant aux « projets communs », je l’attends toujours, lui qui affirme avoir le souci de toutes les populations et de vouloir agir sur le terrain, pour construire une démarche de solidarité envers les plus modestes de nos concitoyens



PROPOSITIONS NOUVELLES ?

Ah, les beaux écrits ! Comment ne pas être d’accord avec la priorité pour l’éducation ou l’emploi ? Mais si on gratte, le vernis s’effrite vite :

  • « Education » : il dit vouloir doter les « zones en difficulté de moyens plus importants » mais il oublie que c’est Sarkozy qui a supprimé les RASED !
  • « Valeurs de la République » : je suis d’accord avec lui pour « affirmer sans relâche le principe fondamental de laïcité » mais il ne demande pas l’abrogation des textes qui obligent les communes, départements et régions à financer l’enseignement catholique privé. Et que pense-t-il de l’école Saint-Pierre/Saint-Paul de Cesson ?
  • « Dynamisme économique et emploi » : aider les entreprises qui investissent et drainer l’épargne vers le financement de l’économie réelle, c’est ce que je demande en tant que candidat du Front de Gauche. Mais HKS ne met aucune condition aux aides publiques dont a grassement bénéficier le patronat sous le mandat précédent.
  • « Redressement des comptes publics » : là, c’est le pompon ! Il faut revenir à l’équilibre budgétaire et instaurer la Règle d’or : c’est du pur dogme ultra-libéral et injections de la BCE et de l’Europe (on voit les résultats en Grèce et demain en Espagne) ou je ne m’y connais pas ! Surtout, cela signifie poursuite du démantellement des services publics du logement, de la santé, des transports et…..de l’éducation ! Par contre, aucune dénonciation de la spéculation financière et proposition pour taxer les fraudeurs et les tricheurs.

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Allez Hervé, enlève ton masque, on t’a reconnu ! Tes initiales, K. S, on les retrouve dans…..SarKozy

 

BILAN de SARKOZY : « 5 ans, çà suffit » !

sarko_1.jpg « Je serai le président du pouvoir d’achat » : il avait raison, bien qu’il n’ait pas expliqué dans quel sens irait la courbe. Aujourd’hui, l’on peut vraiment affirmer qu’ il a été le président de la baisse du pouvoir d’achat

Et ce n’est pas vouloir faire preuve d’acharnement que de simplement dresser la liste, n’ayons pas peur du mot, des méfaits du sarkozysme ! Qu’il s’agisse de s’en prendre aux conquêtes sociales, de faire payer aux plus modestes et aux classes moyennes toujours plus pour des services publics vendus à l’encan, d’offrir cadeau sur cadeau aux possédants et aux plus riches, le mandat de Nicolas I°, tsar de la France éternelle, aura constitué un véritable recul de société, un retour en arrière de plusieurs décennies : en ce sens, Sarkozy, loin de tout modernisme, est bien un « réactionnaire »

FLORILÈGE !

1-Répartition des richesses et pouvoir d’achat :

  • Salaires et pensions au régime sec !

-Depuis 2007, le gouvernement n’a donné aucun coup de pouce au Smic

- Il vient de décider d’augmenter la TVA au 1er octobre 2012., après la hausse au 1° janvier du taux minimal de 5,5% à 7% et la création de la TVA dite ‘sociale’ payable par tous à la place de la cotisation familiale payée par les entreprises (5,4%)

-8,2 millions de personnes (soit 13% de la population) vivent sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 954 € par mois

  • Patrons et actionnaires aux anges

- en 2011, 37 milliards sont allés aux actionnaires des entreprises du CAC 40, dont les patrons se sont accordés une hausse moyenne de salaire de 34%

-en 2010, 210 milliards ont été versés aux actionnaires des entreprises non financières

2- Emploi et politique industrielle : échec total

  • Le candidat du « travailler plus pour gagner plus » est devenu le Président du chômage de masse

- Entre 2007 et 2012, le taux de chômage est passé de 8 à 9,4 %. Or, ce taux officiel masque mal le nombre réel : aujourd’hui, près de 5 millions de demandeurs d’emploi !

- L’industrie a perdu 350 000 emplois ce qui conduit à une véritable désindustrialisation (900 usines en 3 ans ont fermé leurs portes)

- Malgré la création d’emplois dans certains secteurs, le solde reste négatif : 150 000 emplois ont été détruits

- 150 000 emplois auront été rayés de la carte dans la seule Fonction publique d’État (dont suppression de 70 000 dans l’Education nationale)

  • Augmentation de la flexibilité, explosion de la précarité

= dérégulation du droit du travail, imposition de plus de flexibilité, explosion de la précarité (CDD, temps partiel, contrats de chantier) et des licenciements plus faciles

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3-Protection sociale : remise en cause des acquis et casse du système

- Retraite : fin de la retraite à 60 ans avec report des âges (62 et 67 ans) et poursuite de l’allongement de la durée de cotisations.

- Santé : détérioration de l’accès aux soins : les exonérations de cotisations sociales ont accentué le déséquilibre. Ce « déficit » a été exploité pour transférer encore plus les dépenses sur les assurés sociaux : franchises médicales, déremboursement de soins, augmentation du forfait hospitalier,… ; les mutuelles ont été lourdement taxées,

- asphyxie et restructuration de l’hôpital public conduisant aux fermetures de nombreux services de proximité.

- Droits des femmes : des remises en cause larvées : 17 centres de planning familial fermés, de nombreuses fermetures de centre d’IVG, contraception non remboursée.....

4-Services publics : un bilan catastrophique

- La Révision générale des politiques publiques (RGPP) a réduit drastiquement l’intervention publique pour tout ce qui concerne l’intérêt général selon les exigences des lois du marché.

- Aggravation du déficit des finances publiques : conséquence de la politique du gouvernement et alibi pour l’austérité

- Les baisses d’impôts, décidées depuis 2000, et systématiques depuis l’élection de Nicolas Sarkozy ont grandement fragilisé les comptes publics : exonération des heures supplémentaires, bouclier fiscal, suppression de la taxe professionnelle, réforme de l’ISF, …l’ensemble de ces mesures a alourdi la dette publique de 400 milliards d’euros en dix ans.

5-Démocratie : la citoyenneté malmenée Sarko__Le_Pen__Longuet_film_d__amour.jpg

  • Des attaques sur le droit d’expression et de grève des salariés avec, entre autres, le

« service minimum » pour empêcher ou contourner la grève

- réquisitions illégales de salariés dans les raffineries de pétrole en réaction à un mouvement de grève dans la sûreté aéroportuaire

- Loi Larcher qui oblige toute loi touchant le droit du travail à faire l’objet d’une négociation allégrement contournée pendant le quinquennat.

- fichage ADN des militants/grévistes

  • Des textes liberticides, honte de la France

- création du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale

- circulaire du 31 mai 2011 contre l’accès au travail des jeunes diplômés étrangers et la nouvelle liste des métiers ouverts aux migrants, le 11 août 2011, toujours plus restrictive

- frein mis à la régularisation provoquant le développement du travail « au noir ».

DECIDEMMENT, OUI, il faut, en langage chatié, que Môssieur Sarkozy quitte ses fonctions . Je n'ose reprendre ses propres propos, par pudeur, par politesse, mais pas par respect : "c.....-toi, pov' c.." !

 

« Comment peut-on être…..pour Bayrou ? »

bayrou_2.jpg L’on ne peut que pasticher cette sentence des Lettres Persanes de Montesquieu, lorsque l’on considère la stratégie du Modem et de son ‘leader’ et surtout lorsque l’on examine ses propositions. Comment quelqu’un, qui ne représente que lui-même, dont les amis changent allègrement de casquettes ou de vestes en fonction des circonstances ou des opportunités (notamment celles d’être élu), peut-il tromper son monde avec maestria ? Réponse : en en disant le moins possible de son programme et en taisant ses votes et ceux du MoDem dans les assemblées où ils siègent (Assemblée Nationale, Parlement européen et assemblées locales) ! Arnaque_1.jpg

L’autre matin, des « bayrouistes » distribuaient un tract à la gare : enfin, me disais-je, je vais savoir ce qu’est un candidat « ni Droite-ni Gauche ». Et hop, me voilà parti pour une séance-lecture-RER D.

Quelle déception !

« Je veux redonner l’espoir » : qui peut être contre ? Mais il ne dis pas comment faire ! En luttant contre quoi ? « Notre ennemi, c’est le surendettement », et « Nous allons le vaincre avec des mesures financées et crédibles ». Très bien , alors tournons la page pour les voir, ces mesures !

Et là, rien, niente, nada, nic !

3 priorités, déclinées en mesures détaillées, voire en ‘mesurettes’ ou en déclaration de principe, dont 2, certes importantes, priorités aussi du FdG, l’école et les institutions : -éducation : « maîtrise de la lecture, de l’écriture & du calcul » ; « violence éradiquée » ; « les devoirs seront faits dans l’établissement » !!! -institutions : baisse du salaire des ministres ; une justice indépendante ; etc……

C’est tout ? C’est un peu « just » pour réformer l’enseignement et le régime politique de notre pays !

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Proposition 'économiques'

Enfin, l’économie : « stratégie pour produire en France et consommer français » mais le PCF la défendait il y a déjà plus de 30 ans (élection présidentielle de 1981). Et c’est dans le programme du Front de Gauche paru depuis l’été, alors que Bayrou n’en parle que depuis quelques semaines !

Quelle politique fiscale ? Rien !

Quel financement de l’économie ? Rien !

Comment vraiment relancer l’industrie ? Rien !

Quel financement de la retraite ? Rien !

Et surtout, revenons à son « Notre ennemi, c’est le surendettement » que « Nous allons vaincre avec des mesures financées et crédibles ». Là encore, rien ! Sinon, une hausse des recettes de 50 milliards € cumulée à une baisse des dépenses du même montant ! Certes, mais où trouve-t-il l’argent ? En augmentant la TVA, l’impôt le plus injuste !

Baisse des dépenses ? Très bien, mais où ? Rien, si ce n’est réduire le train de vie de l’Etat en réduisant le salaire des ministres ! C’est un peu court, car il aurait pu parler de diminuer les dépenses militaires tout en proposant de faire rentrer de nouvelles recettes fiscales en taxant les hauts revenus ou les grandes fortunes; et les grandes entreprises qui échappent à l’impôt. Mais non, en fait de recettes, il propose de nouvelles exonérations de cotisations patronales.



Il joue sur cette ambiguïté : se poser en Môssieur anti-système, en reprenant le slogan « ni Droite, ni Gauche ».bayrou_3.jpg

Ne vous y trompez pas. Bien qu’il s’en défende, F.Bayrou est de Droite, son programme en fait foi, il suffit même de ne jeter qu’un coup d’œil à ses « 20 mesures » annoncées à grande renfort de publicité (et repris allègrement par les médias comme un événement politique majeur)

voir ici

Alors, hein !? Pompeusement intitulées : « lutter contre le surendettement et relancer l’emploi », il veut « le retour à l'équilibre d'ici 2016 » et propose ainsi de geler les dépenses de l'Etat, il vante les mérites de la règle d'or proposée par Sarkozy !.

Il a décliné son thème de campagne, « Produire en France » et a évoqué une série de mesures :

  • une hausse modérée de la TVA de l'ordre de 1 % en 2012 : ah bon, elle devrait être moins « modérée » après ? (C’est de Droite)
  • un crédit d'impôt-innovation : mais les entreprises utilisent déjà le crédit impôt-recherche pour se soustraire à l’impôt (C’est donc de Droite)
  • il exclut le retour à la retraite à 60 ans : bien ! çà c’est une mesure de Gauche ? Non, c’est de Droite !
  • la « négociation d'accords particuliers au sein de l'entreprise soumise à des accords cadres dans les branches » : çà, cela signifie casser le Droit du travail, c’est donc…..de Droite.

Comment pourrait-il en être autrement, alors que Bayrou, lui-même au conseil municipal de Pau ou ses partisans à l’Assemblée et au parlement européen approuvent toutes les mesures anti-sociales demandées par la Droite.

Nous serons vite fixés : comme Bayrou ne sera pas au second tour, pour qui appellera-t-il à voter ? Réponse, le 22 Avril au soir.

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SALE COPIEUR !

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Depuis quelques semaines, la classe politique ainsi que les "experts" et les journalistes, redécouvrent, sinon les vertus, du moins le rôle de l’économie et du social comme moteur des sociétés ( "Marx est mort, vive Marx !" )

Finies les envolées politico-lyriques ou les phrases creuses (« il faut redonner du sens à…….. », « la France doit conserver son rang… ») ? Finis les discours technocratiques ou les leçons de gestion comptable ? Pas tout à fait encore, mais, échéances électorales oblige, l’idée fait son chemin de remettre l’économie, qui marchait sur la tête, sur ses deux pieds, voire trois : recettes, investissements et contrôle publics.Sentant le vent des inquiétudes des électeurs, la Droite n’hésite pas à tourner casaque, à endosser les habits du socialement correct, bref à retourner sa veste (comme chantait Jacques Dutronc dans « L’Opportuniste »).

Sarko_Napo_2.jpgMais le champion toutes catégories de l’exercice est bel et bien le Président-candidat Sarkozy : sauf qu’il pique au PCF et au Front de Gauche des idées qu’ils défendent depuis des lustres et auxquels le mini-Président restait sourd jusqu’ici !

Il veut, comme son slogan le proclame, « une France forte » ! (c’est plus porteur qu’ « une France morte » !), phare guidant le monde, du moins montrant l’exemple dans la lutte contre les méchants qui écrasent le(s) peuple(s) ! On croit rêver ! Cela ressemble à du déjà-vu : Sarkozy n’est-il pas celui qui voulait moraliser le capitalisme, interdire les paradis fiscaux et mettre au pas les marchés financiers ?

On a vu les résultats :

  • Le capitalisme ne s’est jamais si bien porté, qu’il pèse sur les pays du Tiers-Monde en en pillant les richesses (l’Afrique) ou qu’il écrase désormais les peuples européens (voyez la Grèce !)
  • Les paradis fiscaux continuent de fleurir et d’accueillir fonds spéculatifs, argent sale et avoirs des « évadés fiscaux » (J.Halliday, Y.Noah,...), à commencer par deux d’entre eux liés à la France : Monaco & Andorre.
  • Les marchés, via les agences de notation, dictent leur loi aux Etats ; et via les banques et les emprunts sur lesquels ils spéculent, creusent les déficits publics, donc poussent les gouvernements à plus d’austérité.

Pour cette campagne et en réclamant un nouveau mandat, Sarkozy repasse les plats, cette fois, c’est vrai, avec un minimum d’efficacité, mais dans l’urgence, car n’ayant plus rien à perdre, il fait dans la surenchère, .

Seulement, ces idées et propositions ne sont pas nouvelles; et surtout elles proviennent du Front de Gauche !

Front de Gauche

  • Il a fait voter par l’Assemblée Nationale, ce qu’on appelait, il y a peu encore, la taxe Tobin : ainsi, il y aura un prélèvement de 0,1% sur les transactions financières des sociétés dont la capitalisation boursière (valeur de l’action multipliée par le nombre d’actions) dépasse le milliard d’€.

Cela s’appelle, comme le demande le PCF/Front de Gauche : taxer la spéculation qui immobilise, plutôt détourne, des milliards qui non seulement manquent aux investissements productifs, mais surtout provoquent fermetures d’usines et délocalisations, donc sont cause des licenciements, dits « boursiers », et du chômage grandissant.

  • Il a décidé le regroupement de la Caisse des Dépôts, de La Banque Postale et de Dexia pour constituer un groupe de financement local.

C’est bel & bien, comme le réclame le PCF/Front de Gauche : la création d’un pôle financier public pour les investissements des collectivités territoriales et des entreprises, afin que l’Etat dispose de la maîtrise d’instruments de nature à permettre, sans contrainte financière, le financement des projets des communes, des départements et des régions, mais aussi des PME-PMI qui sont sevrées de crédits de par la politique des banques commerciales.

  • Il a l’intention, s’il est réélu, de consulter le peuple par référendum. Mais il se moque de nous ! La preuve, rappelez-vous :

-en 2005, le peuple français, avec les Hollandais et les Irlandais, rejetait, par référendum, le Traité constitutionnel, véritable machine de guerre européenne et libérale contre la souveraineté des Etats et des peuples : ce vote ne lui plaisant bien sûr pas, Sarkozy a fait ratifier ce traité par sa majorité parlementaire aux ordres !

-en 2011, le Premier ministre socialiste grec, Papandréou, pris à la gorge par la crise de son pays et sommé de prendre des mesures d’austérité, décide de s’en remettre aux électeurs et leur propose de se prononcer par référendum. « Mais il est fou, Papandréou ! » : ce fut le refrain du couple Merkel/Sarkozy.

Et aujourd’hui, Naboléon voudrait nous faire croire qu’il nous demandera notre avis !

C’est donc, comme le propose le PCF/Front de Gauche : la consultation régulière du peuple français sur des enjeux de société (retraite, souveraineté nationale, ...) comme sur des questions de société (mariage « gay », droit des étrangers, …) en redonnant la parole, si longtemps confisquée, aux citoyens, non pas pour dénoncer la démocratie représentative (les élus) mais pour faciliter la démocratie participative, plus directe ; bref pour renforcer la Démocratie tout court !

Comme toujours, en politique comme pour le reste, mieux vaut préférer l’original à la copie ! Bien plus, « Méfiez-vous des imitations » : dans 2 mois, le 22 Avril, VOTEZ et faîtes VOTER pour le FRONT de GAUCHE !

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SARKOZYLAND

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Le suspens était insoutenable ! ………….Quel scoop ! ………..Sarkozy candidat à sa propre succession, comment n’y avait-on pas pensé plus tôt ? Mais çà fait 5 cinq qu’il est candidat ! Depuis qu’il a été élu en 2007, il n’a eu de cesse de parcourir la France (au frais de la princesse) tel un prétendant battant le pavé, promettant un jour ce qu’il bafouait le lendemain, les métallos de Gandrange s’en souviennent bien. Il a eu à cœur, en permanence, de ne pas appliquer ce pour quoi il avait été élu (« travailler plus pour gagner plus ») et, au contraire, de proposer à sa majorité, mais non pas aux électeurs, un programme de combat contre le socle républicain en faveur des riches et des financiers (niches fiscales, paquet fiscal) et au détriment de l’immense majorité de notre peuple (hausse des tarifs de l’énergie, report de l’âge de la retraite, casse des services publics)

Sarko_caricature_capitaine.jpg Il se pose en « capitaine dans la tempête », obligé, selon sa suffisance, de rester au pouvoir car on pourrait lui reprocher l’ « abandon de poste ». Mais c’est justement ce que réclame aujourd’hui la très grande majorité des Français : que Sarkozy s’en aille ! J’en vois déjà (j’en entends plutôt) citer sa propre et fameuse réplique du Salon de l’Agriculture : « C…-toi, pov’ c.. ! ».

Même dans ses rangs, le malaise est certain, qu’il s’agisse de ses choix politiques en général (ultra-libéralisme, casse des services publics, mépris des élus) ou de mesures en particulier (TVA ‘sociale’ pour ne citer que son ultime tour de passe-passe).

Son slogan : « la France Forte » ! C’est un comble ! La Droite depuis 10 ans et Sarkozy en particulier depuis 5 ans, n’ont fait qu’enfoncer notre pays dans la crise et la récession. Sarko_candidat_1.jpgLa force ? Ah oui, pour participer aux actions militaires de l’OTAN ou pour stigmatiser les populations fragiles (les immigrés, les chômeurs) ou les « privilégiés » (les fonctionnaires) ! Mais la révérence et les courbettes devant les marchés financiers et ses bailleurs de fonds, et néanmoins amis : Dassault, Bouygues, Lagardère ou Bolloré, exploiteurs de première, et, pour certains, marchands d’armes !

Son credo : « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». Il est bête ou quoi ? C’est vrai, comme avocat, il a dû davantage potasser les manuels de Droit civil ou de Droit des affaires que les bouquins de Droit constit’ ! Cette phrase, tout un chacun peut la revendiquer…….parce que : -elle figure déjà dans l’article 2 de la Constitution -c’est, depuis longtemps, la définition de la démocratie

 

HKS, alias KITEBA, SI(tu aimes les gros)MO(ts)

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Quelle mouche a piqué Hervé Kitéba-Simo lors du dernier Conseil municipal du 3 février ? Sûrement pas la fameuse tsé-tsé, celle du sommeil ! Il s’est davantage comporté comme un véritable frelon, sortant son dard et frappant à qui mieux-mieux ! Le principal dossier concernait le « D.O.B. », le Débat d’Orientation Budgétaire, dossier politique s’il en est, puisqu’il indique les axes qu’entend privilégier la majorité municipale pour 2012, tout en écoutant les critiques de l’opposition, ainsi que (normalement) les propositions de cette dernière.

Or, l’on a eu affaire, de la part de Monsieur HKS, à une volée d’attaques grossières, voire personnelles, contre la majorité et le Maire.

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C’est vrai qu’il se pose en leader de l’opposition de Droite, mais de là à gloser comme un candidat aux Municipales de 2014,…….. !

Il faut dire qu’il n’y est pas allé "par quatre chemins", ni "de main morte" : "bille en tête", comme à son habitude, il attaque le rapport d’orientation, apparemment sur le fonds : on s'attend à des reproches sur notre politique sociale, sur notre souci des plus modestes,….

Non, il dérape. Je vous livre, pris sur le vif, un florilège des termes usités par le sieur et jugez plutôt :

  • notre budget (déjà tout faux, il s’agit, à cette étape, d’orientations) serait « irresponsable » et pour tout dire « anti-républicain » : c’est fort pour un élu qui soutient un gouvernement et un parti, l’UMP, qui sapent notre "socle républicain", s’en prennent à la protection sociale, dénoncent les immigrés et expulsent les sans-papiers, font les yeux doux au FN et cassent les services publics !
  • alors qu’il a cru bon d’affirmer tenir des « propos lucides et modérés » (sic !) contre un « budget violent » (re-sic !), il parle d’ « imprudence », et même, il a dû vouloir faire un jeu de mot, d’ « impudence » ! Rappelons-lui la définition de ce dernier terme : "Effronterie audacieuse ou cynique qui choque, indigne" (Le Petit Robert). Synonymes : culot, insolence. HKS mérite bien de voir ce terme s’appliquer à lui-même !
  • enfin, il s’en est pris personnellement à Marie-Line Pichery. Plutôt que d’avancer un propos argumenté sur des choix de gestion, qui peuvent être critiqués, il a préféré rechercher d’improbables coûts de communication « autour de (la) personne (du maire) ». Tout un chacun qui va visiter le blog d’HKS est en mesure de juger que, lui, il est vraiment modeste et fait dans la sobriété pour sa communication : agenda où il se fait fort d’être présent partout et à tout heure (bientôt, il va ramasser les poubelles ?) et surtout poses-photos avec les leaders de la Droite !!

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NON, Hervé, toi qui te disais être un franc républicain, tu viens de commettre un faux-pas. Ta langue a-t-elle vraiment fourché ? Je ne le crois pas : ton texte était écrit, donc mûrement pesé, donc assumé. Voilà enfin que tu te dévoiles, tant mieux pour le débat « républicain »…….

 

Pour une autre Répartition des Richesses !

logo_S_nat.gif Annie David, sénatrice de l’Isère (groupe Communiste, Républicain & Citoyen), a été élue présidente de la Commission des Affaires Sociales. Avec Yves Daudigny, sénateur de l’Aisne (Socialiste) comme rapporteur général de la commission, elle a exprimé sa volonté de travailler ensemble au rétablissement d’une protection sociale financièrement viable et pérenne. Mais, élue de proximité, elle manifestait sa solidarité avec les organisations syndicales qui ont lancé le 11 octobre une journée nationale d’action interprofessionnelle pour exiger une autre répartition des richesses créées.

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J(‘étais) aux côtés des femmes et hommes de ce pays qui ne supportent plus la cure d’austérité libérale et la régression sociale imposées à notre pays par le gouvernement de droite.



Une politique qui tape sur la grande majorité de notre peuple alors qu’elle est responsable de la situation financière dans laquelle se trouve la France aujourd’hui. Comme le souligne un très récent rapport de la Cour des comptes, la politique du gouvernement a pour conséquence les deux tiers du déficit de la France, quand la crise est responsable du tiers restant seulement !

Ainsi les responsables sont clairement identifiés, à savoir les gouvernements, les financiers et les spéculateurs, pourtant ce sont les peuples qui sont placés sous le dur régime de l’austérité. Il en va ainsi avec le projet de loi de finances pour 2012 qui continue de peser sur les populations aux revenus modestes et moyens !

Il faut mettre un terme à cette politique désastreuse qui condamne beaucoup trop de nos concitoyennes et concitoyens au chômage et à la précarité, qui étrangle les salaires et bride le pouvoir d’achat des ménages.Il faut enrayer cette spirale de mesures qui, de privatisations en démantèlement des services publics, détruit les protections collectives et creuse les inégalités entre les territoires et entre les populations.

En s’appuyant sur un Sénat à gauche, avec mes collègues sénatrices et sénateurs du groupe Communiste Républicain Citoyen, solidaires de la population, nous relayerons ces colères et ces exigences populaires, nous porterons une politique qui privilégie l’humain et qui place la solidarité au cœur de notre société.

C’est pourquoi, comme de nombreux citoyennes et citoyens du département et de France, nous (étions) parmi les manifestants ce mardi 11 octobre, pour montrer au gouvernement et au Président Sarkozy que nous n’acceptons pas les reculs de société, les reculs de civilisation qu’ils mettent en œuvre, que la résistance au libéralisme existe et qu’elle sait se mobiliser !

 

SALAUDS DE PAUVRES !

La Droite française n’est plus seulement « la plus bête du monde » (comme disait Guy Mollet), elle est devenue la plus vulgaire, la plus indécente, depuis que, à nouveau, elle entend s’en prendre aux citoyens les plus précaires quand elle épargne les puissants !Rappelez-vous les propos tenus il y a peu par le ministre des Affaires européennes, Laurent Wauquiez, fringant représentant de la Droite conservatrice, qui avait jeté un pavé dans la mare en relançant un débat polémique autour des bénéficiaires du RSA, pointant du doigt les "dérives de l'assistanat". Son patron, J.F.Copé, chef de l’UMP, vient de lui emboîter le pas. Ainsi que Le Figaro-Magazine, revue réactionnaire s’il en est et propriété du milliardaire marchand d’armes S.Dassault. « Travailler plus pour gagner plus » , qu’y disait l’aut’ !

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« Quelle est, pour moi, la principale injustice dans notre pays ? C'est que celui qui travaille n'ait pas un véritable écart avec celui qui bénéficie des minima sociaux (...) Cette situation-là est pour moi le cancer de la société française ». Et de vouloir limiter à 75 % du Smic le cumul de tous les minima sociaux et demander aux bénéficiaires du RSA de travailler gratuitement. Qu’en termes élégants, ces choses-là sont dites ! afin de critiquer le revenu de solidarité active (RSA) mis en place en 2009. Et dire qu’il a lancé cette question au nom de son club, La Droite sociale (encore un oxymore) !

Mais, contrairement à ce qu’affirme le ministre des Affaires européennes, un couple au RSA ne peut pas gagner plus qu’un couple dont l’un des membres est au Smic. Le RSA a précisément été conçu comme une allocation différentielle qui prend en compte tous les revenus afin de favoriser la reprise d’activité.

Il est donc totalement inutile de vouloir limiter à une proportion du salaire minimum le cumul de tous les minima sociaux. Il serait de plus totalement injuste de contraindre chaque bénéficiaire à donner cinq heures, voire dix, de son temps à la société sans rémunération supplémentaire

Notre pays compte aujourd’hui 1,8 millions de bénéficiaires du RSA, c’est-à-dire de personnes au nom de qui cette prestation est perçue : il faut donc ajouter les « ayants-droits », conjoints et enfants, pour connaître le nombre total de nos concitoyens qui vivent avec le RSA.

En 2010, les Départements ont versé au titre de cette allocation près de 7 milliards d’euros au nom de la solidarité nationale.

C’est pourquoi, ces propos nauséabonds sèment la discorde, réelle ou feinte, dans la majorité et au gouvernement. Fillon a critiqué ses collègues mais plusieurs ténors de la Droite jugent en effet que si M. Wauquiez a « tort sur la forme » ou sur « la méthode », il a raison « sur le fond ». C'est le cas de l'aile droite de l'UMP, dont Eric Ciotti, l'un des représentants, enfonce le clou en disant que les propositions de Wauquiez sont « largement majoritaires dans notre électorat ».

Ou, comme le dit autrement M.P.Daubresse, secrétaire général adjoint de l’UMP, « Laurent Wauquiez a posé les vraies questions mais pas les bonnes réponses »

Quand on vous dit que la Droite marche sur les plates-bandes de l’extrême- Droite !'

Rappel des montants du RSA :

  • 467€ pour une personne seule
  • 700€ pour un couple sans enfant
  • 981€ pour un couple avec 2 enfants

Des allocations de nababs, de toute évidence !

 

Les tromperies du Front national (2)

Comment le Front national, qui a soutenu les pires dérives de l’ultralibéralisme financier serait aujourd’hui soudainement proche des fonctionnaires, des salariés en panne de pouvoir d’achat, des syndiqués qui revendiquent une amélioration
de leur sort ?

Quand il affiche soudainement son empathie pour le sort des salariés, il suffit de rappeler les propos de Marine Le Pen contre le mouvement social opposé à la réforme des retraites en 2010 : « Ensemble, gouvernement et syndicats jettent la France dans le chaos » Bruno Gollnisch le 4 novembre 2010 : « le sabotage de l’économie française caractérise l’action des dirigeants de la CGT … Ces blocages frappent avant tout les salariés qui se rendent à leur travail, les entreprises et menacent l’emploi. La CGT doit être rendue pénalement responsable, ses dirigeants doivent en répondre ».

Aujourd’hui, le FN a visiblement réussi à capter une partie du mécontentement suscité par la politique gouvernementale, mais lorsque l’on interroge les Français, ils sont loin de partager ses principales propositions économiques et sociales :

• 54 % sont opposés au rétablissement des frontières intérieures à l’Europe,
• 56 % sont contre la suppression du regroupement familial pour les immigrés,
• 60 % ne sont pas d’accord pour réserver les aides sociales et les allocations familiales aux seuls Français,
• 73 % sont opposés au rétablissement de la peine de mort,
• 84 % sont hostiles à la sortie de l’Union européenne
(Baromètre BVA-Absoluce-Les Echos-France Info du 28 mars 2011)

Au service de la banalisation de son parti, Marine Le Pen investit fortement le terrain du social, de la défense de la laïcité, des services publics, de la République. Mais ce positionnement constitue une façade qui ne remet pas en cause les principes directeurs du programme du FN, qui reste d’essence libérale en matière économique et sociale. Le programme du FN ne propose aucune augmentation de salaire, aucune proposition sur les loyers trop élevés, aucun droit nouveau pour les salariés, accepte la fin de la retraite à 60 ans….

Quelques exemples :

En matière de retraite, le FN ignore la revendication massivement portée à l’automne 2010 du maintien de l’âge légal de départ à 60 ans. Son programme entend en effet supprimer toute notion d’âge légal et n’ouvrir le droit à la retraite que sur le seul critère de 40 annuités cotisées. Il renvoie la question de la prise en compte de la pénibilité à des négociations par branche, ouvrant ainsi la voie à de fortes inégalités entre secteurs. Et il est important de rappeler que ce parti qui prétend défendre la classe ouvrière a été totalement absent du mouvement de l’automne 2010.

Sur la Fonction publique, les récentes et soudaines déclarations d’amour adressées par Marine Le Pen aux fonctionnaires ne sont qu’un leurre. Le FN préconise en réalité la poursuite des politiques libérales déjà à l’oeuvre. Le FN n’entend pas revenir sur les suppressions de postes massives opérées par Sarkozy, si ce n’est sur les missions régaliennes, mises au service d’une conception ultra sécuritaire et liberticide de l’intervention publique. M. Le Pen dénonce la « fuite en avant des collectivités territoriales » qui « devront enfin maîtriser leurs effectifs », position conforme au dogme sarkozyste et qui correspond à la conception traditionnelle du FN d’un État hyper centralisé. Pour répondre à la crise de l’hôpital qui appelle une politique ambitieuse de création de postes, le FN préconise un « aménagement » des 35h pour les personnels soignants, occultant le fait que ces agents effectuent déjà des millions d’heures supplémentaires qui pour l’essentiel ne sont ni payées ni récupérées. Il promeut en matière salariale une politique populiste de partage de la misère, en prenant aux mieux payés pour donner plus aux moins payés, et il est donc bien loin de répondre à la revendication largement partagée d’une augmentation générale de la valeur du point d’indice.

Le Front National va jusqu’à récupérer des revendications de nationalisation des services publics. Mais c’est pour mieux prôner la mise en place d’un « État fort ». Dans le langage de l’extrême droite, idéologiquement acquise à l’action des pleins pouvoirs à un guide, il s’agit en fait d’une perspective d’étatisation, porteuse des pires dangers pour la démocratie.

Sur la politique familiale, le FN veut favoriser le recours au congé parental prolongé, disposition visant en réalité à maintenir au foyer une fraction importante du salariat féminin et qui participe d’une vision pétainiste de la famille et de la société. Dans la même veine, le FN propose un référendum visant donner à la vie un caractère sacré dès la conception, c’est-à-dire remettre en cause le droit à l’avortement. Il prône le déremboursement de l’interruption volontaire de grossesse.

Face à ce qu’il appelle la « destruction » de la famille, qu’il attribue à « la politique antifamiliale poursuivie et qui voudrait « substituer à la politique de démographie française, une politique de peuplement par l’immigration », il propose que les prestations de la CAF soient établies sur « des critères nationaux et familiaux » par opposition aux critères sociaux, les allocations familiales étant réservées aux familles françaises. Les prestations sociales hors famille, pour les travailleurs étrangers légaux, se traduiraient pour eux par une augmentation de 35% des cotisations sociales.

En matière de Sécurité sociale, le FN pourfend la gestion paritaire et prévoit une gestion de la Sécu directement par l’Etat. De même, il entend remettre en cause la gestion paritaire de la formation professionnelle.

Le FN se présente également comme un farouche opposant à l’Union européenne pour justifier sa vision ultra nationaliste.

Il propose ainsi de revoir la contribution française au budget européen mettant ainsi clairement la France hors des politiques structurelles européennes en matière agricole, de cohésion territoriale, de recherche par exemple. Il porte une sortie emblématique de l’euro comme solution aux difficultés monétaires et budgétaires et un retour au franc permettant, selon le FN, «d’oxygéner» notre économie. Cette analyse ignore l’interpénétration des échanges et des politiques dans la zone euro et le besoin de solidarités financières nouvelles dans l’Union européenne pour soutenir la croissance et l’emploi.

Le FN veut « une autre Europe », une Europe des « peuples de civilisation chrétienne » pour laquelle il milite avec le groupe parlementaire européen d’extrême droite.

Le FN mène une offensive d’ampleur par un discours prétendument social. Mais qu’il s’agisse de son programme économique, de sa défense de l’élitisme contre la démocratie d’une école pour tous, de sa vision de la justice qui réhabiliterait, sous réserve de référendum, la peine de mort… c’est bien un programme anti-social et liberticide que développe le FN.

Dans un contexte de crise économique et sociale, le FN marque des points et il est clair qu’il faut désormais sortir de la seule dénonciation de ce parti sur le terrain du principe et des valeurs. Ces quelques exemples démontrent l’intérêt qu’il y a à attaquer le FN sur le terrain de ses propositions, et de faire la démonstration qu’il ne répond à pas aux intérêts des salariés et visent à limiter leur pouvoir dans la société.

Son objectif est désormais transparent : il ne se limite plus à une protestation véhémente contre le laxisme de la politique gouvernementale, notamment en matière de sécurité. Il aspire à une reconnaissance de ses capacités à gérer la politique économique et sociale du pays. Rien n’est plus urgent que de susciter le débat, sur toutes les questions, y compris les plus délicates, comme les comportements racistes et xénophobes ; tisser des liens de solidarité entre les salariés ; être attentifs à chacune des préoccupations, des souffrances, des contraintes, des discriminations subies par les citoyens.

Un argumentaire de la CGT, intitulé « le Front national ou l’imposture sociale » a servi de base à la rédaction de cet article.

 

Les tromperies du Front national (1)

Le monde du travail est la principale victime de la crise économique qui touche de plus en plus durement les salariés, les demandeurs d’emploi, les retraités. Cette crise menace l’avenir des jeunes, des plus pauvres, met à mal le vivre ensemble et les solidarités. Elle accroît les inégalités, la précarité, l’insécurité sociale, le sentiment de pauvreté et d’exclusion. C’est un terreau sur lequel a prospéré le Front national.

Nous assistons aujourd’hui à une banalisation du FN, considéré par de trop nombreux citoyens comme un parti comme les autres. Sa poussée est inquiétante, mais « résistible. Le FN répond systématiquement de manière totalement illusoire et démagogique, en montrant du doigt les immigrés pour exonérer la responsabilité des prélèvements financiers capitalistes sur les richesses créées par l'ensemble des salariés. C'est une énorme supercherie. Ce que le FN cache aux travailleurs, ce sont les réels profiteurs du système, les actionnaires, ceux qui touchent les dividendes, et autres tireurs de ficelles patronaux du dumping social mondialisé. Non, la richesse de notre travail ne s'envole pas vers l'île de la misère de Lampedusa. Elle tombe dans les coffres forts des îles Caïman, et autres paradis et niches fiscales, tous taillés sur mesure pour le capital. A nous de lever ce voile et de désigner les vrais responsables de la crise. » (rapport de Pierre Laurent au Conseil national du PCF)

La responsabilité de la droite est écrasante dans la montée du FN. L a création d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, le débat sur l’identité nationale suivi d’un autre sur l’islam, la stigmatisation des « gens du voyage » et l’expulsion des Roms ont été autant d’actions qui ont alimenté l’amalgame entre étrangers et insécurité.

Marine Le Pen tente de nous faire oublier le credo ultralibéral de son parti, et son identité fondée sur la préférence nationale, la xénophobie et le racisme. La « nouvelle » stratégie du Front National vise les couches populaires les plus touchées par la crise et les couches moyennes qui s’estiment « déclassées ». Ce changement de costume du FN n’a pas modifié la politique de ce parti, basée sur le concept de préférence nationale. Pour cette raison et bien d’autres, le FN n’est pas un parti républicain comme les autres.

Encore faut-il en convaincre tous ceux qui souffrent de la crise et des politiques gouvernementales et patronales et qui désespèrent pour l’instant de voir une amélioration de leur sort.

Il faut par l’information et le débat, informer sur les thèses et les positions du FN, sur le plan économique et social comme en matière de libertés publiques.

Le FN n’a pas changé. Il a modifié son discours pour élargir son influence en exploitant les angoisses de ceux que la politique libérale du gouvernement a plongé dans la désespérance. Il a compris tout le bénéfice qu’il pouvait tirer de la stratégie de Nicolas Sarkozy, qui pense désormais que sa seule chance d’être réélu en 2012 est de favoriser la progression du FN pour rééditer l’opération de 2002 : un deuxième tour de la présidentielle l’opposant au candidat d’extrême droite.

Le FN veut être reconnu comme « un parti comme les autres ». Il a pourtant longtemps proclamé qu’il n’était justement pas comme les autres, qualifiés de « tous pourris ». Il pense y parvenir en combinant des thèmes sociaux au registre habituel de l’extrême droite, nourri de racisme, de xénophobie, d’islamophobie et de nationalisme, dans un climat où se mêlent, mécontentement, colère face au quotidien, inquiétude, angoisse et peur de l’avenir. Mais le socle de son discours et de ses propositions, demeure le concept de « préférence nationale », qu’il se propose « d’inscrire dans le préambule de la constitution ».

La préférence nationale consiste à donner la priorité voire l’exclusivité aux Français dits de souche pour accéder à un certain nombre de prestations de service public en matière de santé, de logement, de protection sociale, de politique familiale… Le FN prône également un accès prioritaire des Français à l’emploi et des taux de cotisation chômage et maladie majorés pour les travailleurs étrangers. Ce principe abject est clairement xénophobe, islamophobe et raciste. Il totalement contraire aux principes républicains.

La préférence nationale est contraire à l’égalité, dès lors que l’accès à l’emploi, à la protection sociale, à l’éducation à la santé, dépendra de l’origine du salarié. Et où s’arrêtera l’application de ce principe, en ces temps où la nationalité acquise peut être remise en cause ? Tous ceux qui ont un nom d’origine étrangère pourront se sentir menacés de discrimination.

La préférence nationale est contraire à la fraternité, dès lors que sa légitimité suscitera des divisions entre « les français de souche » et les autres. La solidarité si essentielle au vivre- ensemble dans les entreprises et les quartiers disparaîtra au profit de vives tensions, voire de violences.

L’étranger reste désigné comme le problème. Ainsi Karl Lang, dirigeant frontiste, n’hésite pas à associer « le malheur des ouvriers français au fléau de l’immigration sauvage». Et le même élargit l’explication aux difficultés de la Sécurité sociale : « Ce n’est pas aux malades français de payer la politique pro immigrée de l’UMP ». Marine Le Pen veut bien que les immigrés paient impôts et cotisations, mais pas qu’ils bénéficient des prestations sociales.

L’immigration serait-elle la cause de tous les maux ? Le principe de la préférence nationale, la stigmatisation systématique des immigrés ne sont pas seulement contraires aux principes fondateurs de notre République et à nos traditions démocratiques. Ils sont aussi un puissant outil de division des salariés. Ils ont pour objet de dresser les salariés les uns contre les autres, Ils visent à cibler une partie de la population pour détourner l’attention de la véritable question, à savoir l’inégale répartition des richesses produites par le travail.

La lutte contre cette politique immonde du bouc émissaire passe entre autres par la déconstruction d’un certain nombre de mythes sur l’immigration.

L’immigration serait un coût pour le pays ?

Faux : il ressort d’une étude parue en 2010 d’une équipe de l’université de Lille, réalisée pour le compte du ministère des Affaires sociales que les immigrés sont une très bonne affaire pour l’économie française. Travaillant sur des chiffres officiels, les chercheurs ont décortiqué tous les grands postes de transfert des immigrés. Il en ressort un solde très positif. En 2009, les immigrés ont reçu de l’État 47,9 milliards d’euros, via les retraites, les aides au logement, le RMI, les allocations chômage et familiales, les prestations de santé… Dans le même temps, ils ont reversé au budget de l’État, par leur travail, des sommes beaucoup plus importantes : impôt sur le revenu, 3,4 milliards d’euros ; impôt sur le patrimoine, 3,3 milliards ; impôts et taxes à la consommation, 18,4 milliards ; impôts locaux et autres, 2,6 milliards ; CRDS et CSG, 6,2 milliards ; cotisations sociales, environ 26,4 milliards d’euros. Soit un total de 60,3 milliards, et par conséquent un solde positif de 12,4 milliards d’euros pour les finances publiques. (Notre blog avait fait état de cette étude dans un billet publié le 9 décembre 2010)

L’immigration serait la cause du chômage ?

Lorsqu’on classe les pays en fonction du taux de chômage et de la proportion des étrangers dans la population totale, on constate que dans des pays comme l’Espagne, l’Italie et la Finlande, dans lesquels le taux de chômage est relativement élevé, la part des étrangers dans la population totale est très faible. Inversement, des pays comme le Luxembourg, la Suisse et les États-Unis, qui enregistrent un pourcentage relativement élevé de la population étrangère dans la population totale, connaissent un taux de chômage plus faible.

Une récente étude du ministère de l’Immigration pointe qu’en 2008, 2,15 millions d’immigrés avaient un travail en France, 1,4 million venant des pays tiers (non membres de l’Union Européenne), et 750 000 des pays de l’espace économique européen et de la Suisse. Les immigrés contribuaient ainsi à 8,4% de l’emploi, contre 7,4 % en 2005. Cette évolution s’explique par une augmentation rapide de la population active en provenance des pays tiers (+16,7 % en trois ans, contre +3,7 % chez les immigrés de l’espace européen et moins de 1 % pour la population active non immigrée) et par une baisse assez sensible du taux de chômage (-3,5 points pour la population immigrée contre -1,4 point pour la population non immigrée). A une période de hausse de la population active issue de l’immigration, a donc correspondu une baisse globale du chômage.
Immigration et chômage ne sont donc pas corrélés. Le chômage reste bien avant tout un phénomène lié à l’évolution économique et aux choix patronaux et gouvernementaux faits en la matière.

En accusant les immigrés d’être la cause de l’exclusion, des bas salaires, du chômage, le FN nous trompe. Ce sont les politiques économiques et antisociales du gouvernement et du Medef qui sont à l’origine des difficultés du pays. En focalisant son programme sur de fausses explications de la crise, le FN exonère les vrais responsables et éloigne celles et ceux qu’il séduit des solutions réelles.

En tentant de faire de l’insécurité, de l’islam et des immigrés l’objet principal des peurs de nos concitoyens, en substituant l’exclusion au vivre ensemble qui fonde notre République citoyenne, en nourrissant la haine de l’autre et la division de la société, Marine Le Pen poursuit bel et bien une même logique, au fondement de toutes les extrêmes droites.

Un argumentaire de la CGT, intitulé « le Front national ou l’imposture sociale » a servi de base à la rédaction de cet article.

 

La Droite seine-et-marnaise fait le lit de l' (af)Front National

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Dans notre département, l'UMP fait le choix ...de ne pas choisir entre la Gauche & l'extrême-Droite. Ainsi dans les six cantons où, dimanche 27 mars, auront lieu des duels Gauche-FN (pour la Gauche, 1 candidate PCF-Front de Gauche et 5 PS), les candidats de la Droite (UMP ou autre) battu au 1° tour n'ont pas donné de consigne de vote. Et dire qu'on l'appelle la « Droite républicaine » !

En effet, alors que la position de la Gauche est claire : faire obstacle au FN, la Droite du « 77 » n’entend pas constituer un « front républicain », car pour J.J Hyest, son chef de file, « si c’est pour faire gagner la Gauche, çà nous pose quand même des problèmes » !

Pour mémoire, la Gauche avait bien appelé à un front républicain en 2002 pour s’opposer à Le Pen au second tour de la Présidentielle : sans état d’âme mais la rage au cœur, j’ai voté Chirac !

Cop__-_1.jpgCe dont s’est félicitée la Droite à l’époque, elle n’a pas l’intention de se l’appliquer à elle-même aujourd’hui! J’en veux pour preuve les déclarations de certains :

  • Michel Magne, battu à Mormant : « Je pense que je voterai Front National. Je le dis… », même s’il ne donne aucune consigne de vote à ses électeurs
  • Jean-François Copé, patron de l’UMP : « (Je laisse les électeurs) libres de leur choix »

S’il ne s’agissait que de classiques petites phrases de soir d’élection, mais comment croire à une frustration passagère, quand Chantal Brunel, députée du 77, déclarait en parlant des réfugiés tunisiens : « Qu’ils remontent dans leurs bateaux !», quand toute la politique de Sarkozy invite à réprimer les parties de la population qui sont de culture différente, à exacerber les tensions entre communautés ou dénoncer telles catégories de citoyens comme privilégiés ?

La Droite française a toujours eu le démon de l’extrémisme, notamment en période de crise (la crise boulangiste à la fin du XIX° siècle, les ligues factieuses dans les années 1930, la guerre d’Algérie).Sans compter les « passerelles » entre organisations politiques que certains, encore au pouvoir aujourd’hui, ont empruntées sans vergogne : messieurs Devedjian, Longuet (notre tout nouveau Ministre de la Défense) et Madelin ont fait leurs classes à Occident, groupuscule facho ; et messieurs Le Gallou et Maigret étaient membres du RPR avant de rejoindre le FN !!!

En réalité, la Droite semble être un bateau ivre, voguant au gré des courants les plus nauséabonds, et l’on ne sait quelle analyse porter à son égard :

  • initie-t-elle un jeu politicien, mais dangereux, pour faire du FN une force d’appoint électoral (mais elle est déjà prise à son propre piège au regard des endroits où, comme en Seine-et-Marne, le FN fait plus de voix qu’elle) ?
  • se radicalise-t-elle, sous la poussée du FN et/ou des sirènes du libéralisme, pour aller plus avant dans la destruction des services publics et de la protection sociale ?

Il ne s’agit malheureusement pas d’une alternative, d’un choix entre deux options, « entre la peste ou le choléra » . Elle apparaît pour ce qu’elle est : la Droite la plus réactionnaire depuis des lustres, mais en même temps la plus ultra-libérale, ce qui n’est pas contradictoire.

Que ses électeurs en aient pleinement conscience quand ils se rendront aux urnes en avril et mai 2012 & qu’ils devront assumer le choix du bulletin à y introduire : l’an prochain, qu’ils sachent qu’ils voteront pour « la peste ET le choléra » !

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