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Contre la dictature des marchés : Solidarité avec le peuple grec

hausse-du-chomage-inside.jpgLa nuit du 12 février, 199 député-e-s grecs ont voté les nouvelles mesures imposées par la Troïka (UE, BCE, FMI) qui plongent le pays dans un chaos et une misère encore plus profonde. 101 député-e-s ont désapprouvé soit la totalité, soit une partie de ce nouvel accord. Sous la menace de la faillite et absolument conscients que le parlement n’allait pas décider, mais seulement ratifier les diktats, la majorité des député-e-s a cédé au chantage. Alors que dans tout le pays le peuple exprimait son opposition aux projets monstrueux des créanciers, le parlement accordait aux banques le droit de mort et de vie sur le peuple grec, tout en admettant que ce n’est plus aux institutions politiques ni aux élu-e-s de gouverner. Au delà du drame que vit la Grèce, cette évolution constitue le renversement le plus flagrant du système et des traditions politiques européennes ; et, en tant que tel, il annonce l’avenir de toute l’Europe. Contrairement à ses députés, la population du pays n’a pas cédé face à ce chantage. A Athènes et partout dans le pays, le peuple qui résiste a inondé les rues. Encore une fois la seule réponse du gouvernement a été la répression.

MANIFESTATION DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE GREC SAMEDI 18/02 14H Métro TROCADERO Parvis des droits de l’homme

Alors que les politiques d’austérité ne font qu’exploser la dette publique, on impose au peuple grec encore plus de mesures suicidaires :

La réduction du SMIC de 22%, pour gagner 450 euros par mois net et 586 brut, contre 751 euros brut jusqu’alors ; Pour les jeunes, la réduction s'élève à 35%. L’abolition des conventions collectives, par branche et par métier, qui sont remplacées par des contrats individuels au niveau de l'entreprise. L’application rétroactive de toutes les réductions à partir de janvier 2012, des salaires, retraites et allocations chômage (qui passent de 461 euros/mois à 359, touchable uniquement pendant un an). La baisse de la retraite minimum à 392 euros/mois (contre 503 euros aujourd'hui). Le licenciement de 150.000 fonctionnaires de 2012-2015, dont 15.000 d’ici la fin 2012. L’abolition du statut du fonctionnaire. Le démantèlement de l’Etat social et la liquidation de toute la richesse du pays pour 50 milliards d’euros par la privatisation.

Ces mesures viennent s’ajouter à bien d’autres imposées et appliquées depuis plus de deux ans. Les salaires et les retraites ne font que baisser, les impôts directs et indirects ne font qu’augmenter, alors que le chômage devient le quotidien de plus en plus de grecs.

Au niveau social, le peuple grec fait face à des phénomènes de misère et de pauvreté qu’il n’avait pas vécus depuis l’occupation. Les faits sont accablants, selon « Médecins du monde » le centre ville d’Athènes vit une véritable crise humanitaire : une personne sur dix se nourrit aux soupes populaires, le ministre de l’éducation met en place la distribution de repas gratuits dans certaines écoles en réponse aux nombreux évanouissements d’élèves pour cause de malnutrition.

Les nouvelles mesures imposées vont non seulement perpétuer le cycle infernal de la récession qui conduit tout droit à l’explosion du déficit public et au défaut de paiement, mais elles vont, partout en Europe, accentuer la baisse des salaires et des dépenses publiques, et ce à un moment où le nombre de pauvres ne cesse d’augmenter dans tous les pays, y compris en Allemagne. Ce que les élites de la finance n’ont pas envie de comprendre c’est que c’est le modèle économique qui ne fonctionne pas.



__La Grèce est le laboratoire de l’austérité en Europe !

Résistons partout en Europe !

Solidarité avec le peuple grec !

Non au sacrifice des peuples sur l’autel de la finance !__

SIGNATAIRES :

Initiative des travailleurs et étudiants grecs de Paris Nouveau Parti Anticapitaliste Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde Union Syndicale SOLIDAIRES ATTAC Marche Mondiale des Femmes Convergences et Alternative FASE Marches Européennes Parti de Gauche Les Alternatifs Gauche Unitaire Mémoire des luttes Initiatives Pour un Autre Monde Alternative Libertaire M12M PARIS Les indignés Parti communiste français

 

Soutien à Serge Letchimy - Aucune excuse, aucune sanction, soutien total à M. Letchimy

Le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer a indiqué qu’il réunira le bureau de l’Assemblée suite à la demande de sanctions de l’UMP contre Serge Letchimy, député de Martinique, qui a refusé le petit arrangement des excuses, après sa question au gouvernement du 7 février dernier. Les sanctions du bureau peuvent être importantes : censure (condamnation publique des propos), suspension plus ou moins longue des indemnités parlementaires et, au maximum, exclusion temporaire de l’Assemblée… J’adhère au discours de Serge Letchimy et trouve sa réaction parfaitement appropriée suite aux déclarations du ministre Guéant. Serge Letchimy n’a pas à s’excuser. Je demande que toute sanction soit abandonnée et que sa liberté de parole soit respectée. Signer la pétition.

Serge Letchimy, interroge le premier ministre, sur les propos de C. Guéant (séance des questions au gouvernement, Assemblée Nationale, 7 février 2012)… M. le Premier ministre,

Nous savions que pour M. Guéant, la distance entre « immigration » et « invasion » est totalement inexistante, et qu’il peut savamment entretenir la confusion entre civilisation et régime politique. Ce n’est pas un dérapage ! C’est une constante parfaitement volontaire ! En clair : c’est un état d’esprit et c’est presque une croisade ! M. Guéant, vous déclarez, du fond de votre abîme, sans remords ni regrets, que « toutes les civilisations ne se valent pas ». Que certaines seraient plus « avancées » ou « supérieures » à d’autres.

Non, M. Guéant, ce n est pas du bon sens » ! C’est simplement une injure faite à l’homme ! C’est une négation de la richesse des aventures humaines ! Et c’est un attentat contre le concert des peuples, des cultures et des civilisations !

Aucune civilisation ne détient l’apanage des ténèbres ou de l’auguste éclat ! Aucun peuple n’a le monopole de la beauté, de la science, du progrès, et de l’intelligence !

Montaigne disait que « Chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition ». J’y souscris. Mais vous M. Guéant, vous privilégiez l’ombre ! Vous nous ramenez, jour après jour, à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration, au bout du long chapelet esclavagiste et colonial. M. Guéant le régime nazi, si soucieux de purification, si hostile à toutes les différences, était-ce une civilisation ? La barbarie de l’esclavage et de la colonisation, était-ce une mission civilisatrice ? Il existe, M. le Premier Ministre, une France obscure qui cultive la nostalgie de cette époque que vous tentez de récupérer sur les terrains du Front National.

C’est un jeu dangereux et une démagogie inacceptable. Mais, il en existe une autre vision : celle de Montaigne, de Montesquieu, de Condorcet, de Voltaire, de Schœlcher, de Hugo, de Césaire, de Fanon, et de bien d’autres encore ! Une France qui nous invite à la reconnaissance que chaque homme,…

M. Letchimy est alors censuré par le président de l’Assemblée.

Voici la fin de son intervention…

Une France qui nous invite à la reconnaissance que chaque homme,dans son identité et dans sa différence, porte l’humaine condition, et que c’est dans la différence que nous devons chercher le grand moteur de nos alliances !

Alors M. le premier ministre : Quand, mais quand donc votre ministre de l’intérieur cessera t-il de porter outrageusement atteinte à l’image de votre gouvernement et à l’honneur de la France ?

Premier(e)s signataires : Veronika Daae (Association des Communistes Unitaires), Jean-François Lafontaine ( Directeur de cabinet du Président du Conseil Régional de Martinique) , Martine Rainaud ( Militante FASE 33310 Lormont), Raoul Marc Jennar ( Essayiste, Mosset (66)), Myriam Martin (NPA), Olivier Le Cour Grandmaison ( Universitaire), Elodie Vieille-Blanchard ( Les Alternatifs), Patrick Braouezec ( Député), Francine Bavay (conseillère régionale IDF), Roland Mérieux ( Les Alternatifs), Janie Arneguy (Les Alternatifs Nîmes), François Simon ( vice-président région Midi-Pyrénées, EELV), Jacqueline Fraysse (Députée), Etienne Adam ( FASE Basse Normandie), Françoise Diehlmann (Conseillère régionale EELV, Ile de France), Jean-Marie Harribey (Professeur, Economiste atterré), Geneviève Azam (ATTAC), Patrick Le Hyaric ( directeur de L’Humanité, Député européen, Vice président du groupe Gauche unitaire européenne au parlement européen), Mathieu Colloghan (Artiste peintre, Montreuil), Yannis Youlountas (écrivain, journaliste Siné-Mensuel), Xavier Marchand ( FASE Languedoc-Roussillon)

 

Les droits reculent à pas de Guéant

monpayscestici.jpgPar Marie Barbier, le mercredi 25 janvier 2012, que vous pouvez retrouver sur son blog, ou dans le quotidien l’Humanité. Nous profitons de cette occasion pour vous inviter à signer l’appel de la Cimade : « Urgence pour une politique d’hospitalité ».

Quinze jours après l’autosatisfecit du ministre de l’Intérieur sur sa politique de reconduite à la frontières, la Cimade lui a adressé hier un démenti cinglant. Dans son état des lieux 2012, l’association d’aide aux immigrés décrypte les politiques à l’oeuvre ces deux dernières années en matière d’immigration : « une logique de réduction des droits, de précarisation, de stigmatisation et de criminalisation des étrangers qui s’inscrit par ailleurs dans une évolution de l’ensemble de la société française vers une société de ‘sans droits’ » écrit l’association.

Que ce soit pour l’entrée ou le séjour des étrangers, la « dissuasion se fait à tous les étages » dénonce la Cimade, qui se base sur le travail de ses 2000 bénévoles de terrain. Aux guichets des préfectures et des consulats, il est de plus en plus difficile de faire valoir les droits des étrangers. « Avec le ministère de l’Intérieur aux commandes, c’est une logique purement sécuritaire de gestion des flux migratoires qui s’est matérialisée ». Ainsi, en novembre 2010, pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le droit d’asile et les visas sont passés dans le giron du ministère de l’Intérieur.

Or l’asile est en pleine crise en France. L’accueil des demandeurs est saturé : 35 000 sont sur une liste d’attente pour obtenir un hébergement. Résultat : des familles entières se retrouvent à la rue, sans le droit de travailler, contraintes d’appeler chaque jour les hébergements d’urgence.

Parallèlement à cet état des lieux, la Cimade publie ses « 40 propositions pour inventer une politique d’hospitalité », envoyées aux candidats à la présidentielle. Histoire de rappeler qu’une autre politique migratoire est possible.

 

Assemblée citoyenne le 25 Janvier

notre_regle_dorHumaindabord.pngA l'approche de la présidentielle et des législatives, et pour l'avenir, il est urgent que chacun puisse débattre des choix de société qui permettront réellement d'améliorer nos vies et de sortir de la crise du système capitaliste sans que ce soit nous qui payons la facture. Alors que le débat politique est verrouillé dans les médias mais aussi par une majorité des forces politiques,

Venez avec vos révoltes, vos expériences, vos idées, vos envies… Assemblée Citoyenne le mercredi 25 Janvier à 19h30 Maison du Citoyen et de la Vie Associative 16, rue du Révérend-Père Aubry à Fontenay-sous-Bois. Échanges autour du programme du Front de gauche « L’humain d’abord » .

Le Front de Gauche propose d'être le lieu démocratique de débats, de réflexions, d'actions pour tous celles et ceux qui aspirent à un changement politique durable et non pas une simple alternance. Lors de notre 3ème assemblée citoyenne, seront présentés et mis en débat la démarche du Front de gauche, les axes de notre programme, le fonctionnement national, les liens avec les luttes locales et ce que nous proposons à Fontenay-sous-Bois.

Débattons, posons nos questions, exprimons vos envies : le débat à Gauche, c'est au Front de Gauche que ça se passe!

 

Temps de travail : un scoop ou un mensonge au service de l'UMP ? à vous de choisir

arnaque.jpgCet article publié dans le magazine Alternatives économique sous le titre : "Temps de travail : faux scoop et vraies erreurs" est édifiant à plus d'un titre sur les manipulations de l'opinion à l'approche des échéances électorales. Nous en reproduisons ici un extrait et nous vous invitons à lire la suite ici.

L'étude sur le temps de travail présentée par COE Rexecode, un institut patronal, n'apporte pas d'éléments réellement nouveaux et ses conclusions reposent sur un raisonnement erroné.

L'institut COE Rexecode, proche du patronat, vient de publier une étude sur le temps de travail des Français. Elle est censée démontrer une fois de plus combien les 35 heures sont nocives à l'économie du pays. COE Rexecode met en avant en particulier le faible temps de travail des salariés à temps plein. Cela ne constitue pourtant en aucune manière un scoop, et les conclusions plus générales que l'institut prétend en tirer reposent sur une analyse erronée.

Temps de travail : beaucoup d'approximations

L'estimation du temps de travail annuel réel des salariés des différents pays est une affaire très complexe et ceux qui travaillent sur ces questions savent que les statistiques publiées par les différents organismes comme l'OCDE ou Eurostat sont à prendre avec précaution car elles reposent sur de nombreux retraitements, estimations et conventions. La principale source d'informations réellement comparable est fournie par l'enquête trimestrielle sur les forces de travail réalisée dans des conditions (théoriquement du moins) identiques sous l'égide d'Eurostat auprès d'une quantité importante de personnes dans chacun des 27 pays de l'Union. En France, cette enquête est menée par l'Insee et porte le nom d' « enquête emploi ».

vous trouverez la suite ici.

 

Droit à l’eau : c’est une nouvelle fois les familles qui seront pénalisées !

Une nouvelle occasion manquée à quelques mois du Forum Mondial de l’Eau à Marseille !

Alors que le sénat avait adopté dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2011 l’instauration d’un dispositif préventif pour garantir la mise en œuvre du droit à l’eau, l’Assemblée Nationale a l’initiative du rapporteur Carrez vient de supprimer ce dispositif.

Nous sommes extrêmement surpris de ce positionnement de la majorité parlementaire alors même que la rédaction de cet article a fait l’objet d’un consensus politique de nombreux parlementaires afin d’engager enfin un pas supplémentaire pour toutes les familles précaires qui n’arrivent plus à faire face dans leur ressource au poids de la charge d’eau.

Pour la première fois, un article intégrant un volet préventif d’accompagnement des familles étaient voté à l’unanimité du Sénat.

C’est purement et simplement tourner le dos aux engagements pris par le Gouvernement à quelques mois du Forum Mondial de l’eau à Marseille pour promouvoir le droit à l’eau dans notre pays, alors que tant de familles modestes aspirent à de nouvelles mesures sociales dans cette période de crise profonde.

De plus, l’adoption d’un volet préventif dans le cadre du droit à l’eau avait fait l’objet d’engagements fermes du Ministère de l’Ecologie et d’un avis favorable du comité national de l’eau.

Il s’agit donc d’un nouveau recul pour la réalisation concrète du droit à l’eau. Alors que notre pays accueille l’évènement international que sera le Forum Mondial de l’eau, la France devrait pourtant être exemplaire en la matière et donner un signe fort au monde tant le droit à l’eau et à l’assainissement demeure la priorité du millénaire. On est hélas loin du compte !

Sur le fond, et en séance, les sénateurs du groupe CRC avaient proposé l’adoption d’une véritable allocation eau sur le modèle des APL, ouvrant un nouveau droit social pour toutes les familles dont la charge d’eau dépasse 3% de leur ressource, permettant l’instauration d’une véritable péréquation nationale, de l’égalité de traitement pour tous les citoyens, une baisse immédiate de la facture d’eau et une véritable solidarité nationale assise aussi sur la contributions des entreprises de l’eau.

Cet amendement a été jugé irrecevable de manière abusive au sénat.

Pire encore, à l’Assemblée, il ne reste rien des propositions votées à l’unanimité du Sénat.

Nous déplorons ce revirement de la part du gouvernement et de sa majorité à l’Assemblée nationale et nous continuerons d’agir pour le respect du droit à l’eau pour nos concitoyens pourtant proclamé à l’article premier de la loi sur les milieux aquatiques depuis 2006.

 

Au bonheur des riches...

finances_rigueur.jpgL'enquête Patrimoine 2010 de l'INSEE le révèle : les inégalités entre Français en matière de patrimoine se sont fortement accrues entre 2004 et 2010. L'écart entre les 10 % de ménages les plus pauvres et les 10 % de ménages les plus riches a augmenté de plus de 30% au cours de cette période. Voici la réalité toute crue de la politique de Nicolas Sarkozy : à la table des riches, ce sont les pauvres qui payent !



A la lumière des révélations de l'institut de statistique, on comprend mieux l'acharnement du gouvernement à s'en prendre aux chômeurs, assurés sociaux, allocataires de minima sociaux ; tous accusés d'être des fraudeurs en puissance. C'est pour mieux cacher la razzia de la bande du Fouquet's qui depuis l'élection de Nicolas Sarkozy s'est largement servie grâce à la multiplication des cadeaux fiscaux et exonérations de cotisations en tout genre

Au lieu d'une TVA mensongèrement qualifiée de « sociale », c'est bien au revenus du capital et du patrimoine qu'il faut s'attaquer. Au vu de la lecture de l'enquête de l'INSEE, il y a là du grain à moudre. C'est toute l'ambition du Front de Gauche que de s'y attaquer. Dans son programme « L'humain d'abord », le Front de gauche propose d'établir un revenu maximum fixé à 20 fois le revenu médian. Aucun revenu ne pourra être fixé sous le seuil de pauvreté et les minimas sociaux seront fixés en référence au Smic et indexés sur celui-ci.

 

Droit de vote des étrangers : Le député Beaudouin et ses amis de l’extrême… Droite populaire

fn_ou_droitepopulaire.jpgLe député Beaudouin et ses amis de la droite populaire ont de plus en plus de mal à reconnaitre les limites à ne pas dépasser quand on prétend être républicain, il suffit de jeter un œil au tract que ce groupe fait distribuer dans les boites aux lettres où le mensonge se dispute à l’ignoble… Nous l’avons déjà évoqué, à de nombreuses reprises, cette dérive qui caractérise une partie grandissante de la droite dont la seule stratégie pour être reconduite en 2012 est le populisme doublé d’amalgames dangereux dans le but de diviser le peuple de notre pays. Aller toujours plus loin dans l’inadmissible pour rendre l’inenvisageable probable semble être aujourd’hui le lot commun de cette droite en dérive vers l’extrême. Nous en voulons pour preuve le choix du ministre Mariani qui délivre pour sa campagne aux relents xénophobe sa première interview au journal « Minute ». Journal affilié aux courants les plus réactionnaires et xénophobes de l’extrême droite française et le pire c’est que cela fonctionne.

Devant 3000 maires réunis à l'Élysée la semaine dernière, Nicolas Sarkozy s'en est pris au droit de vote des résidents étrangers. Alors qu'il défendait le contraire en 2001 et 2005, le Président de la République s'est enfoncé dans un positionnement toujours plus à droite, cornaqué par le FN et la droite populaire et leurs idéaux détestables.

Pourtant ce combat est d'arrière garde. Plus la droite tente de populariser ce débat dans l'opinion, moins elle est entendue : 7 français sur 10 sont aujourd'hui favorables à l'obtention de ce nouveau droit qui pourrait enfin réparer cette anomalie démocratique. Les 5 millions de citoyens vivant en France et payant des impôts n’ont pas de droit de regard sur les grands choix de société et la façon dont leurs impôts sont utilisés. Une discrimination injuste, d'autant que les étrangers venus de l’Union européennes ont eux, le droit de vote aux élections locales. Notre groupe tient à réaffirmer son soutien au droit de vote des résidents étrangers à toutes les élections. Le Front de gauche, dans son programme « L'humain d'abord » propose, dans un premier temps d'accorder aux résidents extracommunautaires le droit de vote aux élections locales.

 

Pétition à M. le Premier ministre Contre la hausse de la TVA pour le livre

culture_necessite.jpgL’annonce par le gouvernement de la hausse de la TVA à taux réduit de 5,5% à 7% a suscité une vive émotion dans tout le monde du livre. Compte tenu du poids relativement modeste de l’édition dans l’économie française, il est clair que cette mesure ne permettra pas de faire rentrer les milliards que cherche le gouvernement pour faire face à la dette publique et satisfaire aux exigences des marchés financiers.

Mais si l’impact de cette mesure dans les comptes de la nation risque d’être faible, il sera au contraire considérable pour tout le secteur du livre dont l’économie est déjà fragilisée. Cette hausse de la TVA, sauf à prendre sur les marges déjà faibles des différents acteurs de la chaîne du livre, va provoquer une hausse du prix du livre. Pour signer la Pétition cliquer ICI.

Il est évident que cela ne va pas dans le sens d’une démocratisation de l’accès au livre et à la lecture. Il y a au contraire fort à craindre que cela se traduise par un tassement du marché du livre, voire une nouvelle baisse des ventes et des tirages. A brève échéance, cela va entraîner des difficultés de trésorerie pour les libraires, et les éditeurs, notamment les éditeurs indépendants qui ne roulent pas sur l’or. Non seulement, nous ne connaissons pas d’éditeur indépendant qui aient récemment pu augmenter son salaire de 170%, mais, en vérité, la plupart d’entre eux ont vu au contraire leurs revenus baisser ces dernières années.

Cette façon de frapper le livre à la caisse, pour renflouer la finance, nous en dit long sur l’attitude des dirigeants actuels à l’égard de la culture et de l’éducation, dont on nous dit par ailleurs que c’est une priorité. De plus, nous apprenons que dans le même temps, le gouvernement maintient par contre un taux réduit pour le livre numérique ! De qui se moque-t-on ? On est passé du mépris envers la Princesse de Clèves, au mépris affiché envers tous ceux, auteurs, éditeurs, libraires, qui motivés non par l’appât du gain mais par la passion de la littérature et des idées, continuent envers et contre tout à écrire, publier et présenter des livres.

Mais pour ce qui nous concerne, éditeurs indépendants, nous ne sommes pas un troupeau de moutons qu’on peut mener à l’abattoir. Nous allons agir contre cette mesure. Et notre 9e salon des éditeurs indépendants « l’autre LIVRE », qui se tiendra les 18, 19 et 20 novembre 2011 à l’Espace des Blancs manteaux à Paris, sera l’occasion d’engager publiquement cette action, avec le soutien de nos amis et lecteurs (www.lautrelivre.net).

Francis Combes Président de l'autre LIVRE, l'association des éditeurs indépendants

 

Plan de rigueur : Ces gens là ne connaissent pas la honte

racket.jpgFrançois Fillon a présenté hier la mise en place d’un second plan de rigueur en 3 mois et un budget de l’Etat qui s’apparente plus à un racket à l’égard des familles et des salariés de notre pays qu’à un budget de crise. Jugez vous-même 18 milliards d’euros en gel des dépenses de l'État, diminution des prestations sociales et avancée d'un an du passage à 62 ans de l'âge légal de départ en retraite, augmentation de la TVA (qui impacte deux fois plus les ménages les plus pauvres) et une série de mesures qui favorise les plus aisés et pénalise la plus grande part de la population. Il semble évident qu’une fois de plus le gouvernement ait choisi de s’en remettre à ce vieil adage de la droite « faisons payer les plus pauvres et les classes moyennes se sont les plus nombreux ».

Ce plan ne fait qu’illustrer la faillite de la politique de la droite au pouvoir et non celle de la noter pays comme se plait à le proclamer François Fillon en 2005 la dette publique représentait 66.1% du PIB aujourd’hui nous en sommes à 86.2% et ils veulent continuer avec les mêmes recettes mais en pire !

Ce plan ne fait qu’illustrer la faillite de la politique de la droite au pouvoir et non celle de la noter pays comme se plait à le proclamer François Fillon en 2005 la dette publique représentait 66.1% du PIB aujourd’hui nous en sommes à 86.2% et ils veulent continuer avec les mêmes recettes mais en pire !

C'est le début d'un scénario à la grecque et on connaît la fin du film. La saignée sociale n'assainira pas les finances publiques mais tuera le malade. Au terme de cette politique il n'y aura pas de déficit 0 en 2016, mais bien tout à la fois une catastrophe sociale, une catastrophe économique et une catastrophe pour les finances publiques.

Le Premier ministre François Fillon vient en fait de confirmer aux institutions financières la soumission du gouvernement français aux plans d'ajustement structurels, qu'avec la BCE, la Commission européenne et le FMI, les marchés imposent à tous les peuples d'Europe, un par un et en les dressant les uns contre les autres.

Faut-il rappeler à Monsieur Fillon qu'en 1945, c'est la mise en œuvre du programme du Conseil national de la résistance (CNR) fondée sur une politique de progrès social et de solidarité qui a reconstruit le pays. Est-ce alors aujourd'hui le retour au ticket de rationnement?

Reprendre le contrôle public des institutions financières et bancaires, taxer réellement les revenus du capital et la spéculation financière sont aujourd'hui des préalables pour qui veut sortir le pays et l'Europe de la crise.

Le Front de gauche propose de construire une politique de sortie de crise qui s'appuie sur la réévaluation des salaires, le rétablissement du droit à la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous et la relance de l'investissement public.

 

le théâtre contre le fanatisme

Castellucci_ac1.jpgNous relayons ici la demande de soutien du Théâtre de la ville (de Paris) que nous soutenons dans son combat : Depuis le 20 octobre, date de la première au Théâtre de la Ville, les représentations de Sur le concept du visage du fils de Dieu de Romeo Castellucci donnent lieu à des événements graves.Un groupe organisé d’individus qualifiés d’intégristes chrétiens, a tenté a plusieurs reprises d’empêcher l’accès au Théâtre de la Ville en bloquant les portes, en agressant le public, en le menaçant, en l’aspergeant d’huile de vidange, de gaz lacrymogènes et en lui jetant œufs et boules puantes, tandis que leurs complices cherchaient régulièrement à interrompre les représentations au cri de «La christianophobie, ça suffit ».

Pour signer, envoyez un mail à l'adresse suivante : comite-de-soutien-castellucci@theatredelaville.com. Indiquer dans le corps du mail vos nom, prénom, profession suivis de la mention "Je signe".

L’AGRIF a demandé par voie de justice l’interdiction du spectacle et a été déboutée de sa demande à deux reprises, par le Tribunal de Grande Instance le 18 octobre 2011, puis par le tribunal de Paris le 28 octobre 2011. La police a dû intervenir chaque jour à l’entrée du théâtre, et nous nous sommes vus dans l’obligation de l’appeler à l’intérieur de la salle à plusieurs reprises pour qu’elle évacue ceux qui occupaient la scène, ce qui s’est fait sans heurts, parce que nous avons veillé à éviter des affrontements entre ces envahisseurs et le public outré de tels agissements.

Le personnel du théâtre s’est montré résolu et efficace en ces pénibles circonstances, et, malgré les nombreux incidents et interruptions, toutes les représentations prévues au Théâtre de la Ville ont pu avoir lieu.

Que ces groupes d’individus violents et organisés, qui se réclament de la religion contre une soi-disant « christianophobie », obéissent à des mouvements religieux ou politiques, demande une enquête ; pour nous, en tout cas, ces comportements relèvent à l’évidence du fanatisme, cet ennemi des Lumières et de la liberté contre lequel, à de glorieuses époques, la France a su si bien lutter. Le théâtre a d’ailleurs très souvent été pour ces luttes, un lieu décisif.

On ne peut en rester là. De tels agissements sont graves, ils prennent une tournure nouvelle, nettement fascisante. Ces groupes d’individus s’empressent en outre de décréter blasphématoires, de façon automatique, des spectacles qui ne sont dirigés ni contre les croyants, ni contre le christianisme. Comme en témoignent de la façon la plus claire les textes de Romeo Castellucci, publiés dans le programme distribué au public et l’interview intitulée « La Foi est à mille lieues de l’idéologie » parue dans le journal Le Monde du 27 octobre 2011.

Nous n’entendons pas céder à ces menaces odieuses. Le spectacle, coproduit par le Théâtre de la Ville sera repris, dans le cadre de notre partenariat, au Centquatre du 2 au 6 novembre avant de poursuivre sa tournée. Il est d’ailleurs à noter que ce spectacle a été présenté sans troubles en Allemagne, en Belgique, en Norvège, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Russie, aux Pays-Bas, en Grèce, en Suisse, en Pologne et en Italie, et que c’est en France qu’ont lieu ces manifestations d’intolérance.

Nous avons donc créé, dès le début, un comité de soutien s’adressant à toutes les personnes de bonne volonté, pour défendre au-delà même du spectacle de Romeo Castellucci, la liberté d’expression, la liberté des artistes et la liberté de pensée.

Emmanuel Demarcy-Mota, directeur et l’équipe du Théâtre de la Ville.





Premiers signataires : Patrice Chéreau, metteur en scène Stéphane Hessel Bob Wilson, metteur en scène

Michel Piccoli, comédien Sylvie Testud, comédienne Jérôme Prigent, vicaire de St-Eustache Sasha Waltz, chorégraphe, Berlin Arnaud Desplechin, cinéaste Luc Bondy, metteur en scène, Jean-Michel Ribes, auteur, metteur en scène, directeur de théâtre Bulle Ogier, comédienne Barbet Schroeder, cinéaste Juliette Binoche, comédienne Elodie Bouchez, comédienne Claude Régy, metteur en scène Christophe Girard, président du Centquatre Joseph Melillo, directeur de la Brooklyn Academy of Music, New York Stéphane Lissner, directeur de la Scala, Milan Dominique Mercy, directeur du Tanztheater Wuppertal Pina Bausch Brigitte Jaques Wajeman, metteur en scène Jean-Claude Milner, philosophe Pascal Bonitzer, cinéaste Jacques-Alain Miller, psychanalyste Judith Miller, philosophe Marc Olivier Dupin, compositeur Peter de Caluwe, directeur général de la Monnaie, Bruxelles Christian Longchamp, adjoint artistique & directeur de la dramaturgie, la Monnaie, Bruxelles Jean-Luc Choplin, directeur du Théâtre du Châtelet Yorgos Loukos, directeur du Festival d’Athènes Simon McBurney, metteur en scène, Grande-Bretagne José Manuel Goncalves, directeur du Centquatre François Le Pillouer, président du SYNDEAC Lloyd Newson, chorégraphe, Grande-Bretagne Anne Delbée, écrivain et metteur en scène Jack Ralite, ancien ministre Ushio Amagatsu, chorégraphe, Japon Georges Banu, président d’honneur de l’association internationale des critiques de théâtre Monique Veaute, présidente de la Fondation RomaEuropa Fabrizio Grifasi, directeur de RomaEuropa Claus Peymann, directeur du Berliner Ensemble

  • * *
Les soutiens peuvent être envoyés par e-mail à l’adresse suivante :

comite-de-soutien-castellucci@theatredelaville.com <http://www.fsnkaa.net/sl.php?inst=21011&nl=1&envoi=em111104_1110&net=boumparterre@gmail.com&url=mailto:comite-de-soutien-castellucci@theatredelaville.com>

 

Pétition : Non à la taxe sur la santé qui dégrade l'accès aux soins des Français !

Petition-non-a-la-taxe-sur-la-sante-qui-degrade-l-acces-aux-soins-des-Francais-_.gifUne mutuelle n’est pas un signe extérieur de richesse ! Les mutuelles adhérentes à la Mutualité Française lancent une pétition pour obtenir du gouvernement le retrait de la taxe sur les contrats santé solidaires et responsables. Ce nouvel impôt injuste dégrade l’accès aux soins et la protection sociale des Français.

Pour signer la pétition, cliquer ici

 

Communiqué de l’assemblée citoyenne du Front de Gauche de Nogent sur l’arrêté anti-glanage du Maire

logoFDG_IDF.pngCommuniqué de l’assemblée citoyenne du Front de Gauche Nogent-Le Perreux sur l’arrêté anti-glanage du Maire de Nogent Non content d’approuver la politique gouvernementale à l’origine de plus en plus de pauvreté, le Maire de Nogent stigmatise les victimes de cette politique avec son récent arrêté antiglanage. Si, comme il le dit, un problème de salubrité de la voie publique peut se poser très ponctuellement, la réponse qu’il y apporte est révoltante, et la pire de celles qu’il pouvait raisonnablement prendre.

Au cours de ces dernières années les inégalités se sont creusées dans le pays et la misère a progressé. Les associations caritatives sont débordées et l’Union Européenne n’a rien trouvé de mieux pour répondre à cette urgence que de réduire de 500 à 100 millions d’euros les aides communautaires à ces associations.

Le gouvernement fait payer la crise aux plus modestes et, au nom de la politique d’austérité, il vient de diminuer le nombre de places d’hébergement d’urgence, ce qui a motivé la démission du président du SAMU social. Les prix alimentaires, le chauffage et les loyers flambent, se soigner devient de plus en plus cher en raison de la hausse des taxes sur les mutuelles.

Tout cela génère une spirale de la misère que le gouvernement refuse de voir. Au contraire, pour toute réponse, un ministre osait dénoncer récemment « le cancer de l’assistanat ». En somme, non content de créer des pauvres, ce pouvoir veut les punir.

Le Maire UMP de Nogent s’inscrit bien dans cette logique. Il n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai puisqu’il prend déjà régulièrement des arrêtés anti-mendicité dignes de l’Ancien Régime.

Nous, militants et sympathisants du Front de Gauche, exprimons avec force notre indignation face à cette politique cynique et injuste. Nous appelons tous les Nogentais indignés et révoltés comme nous par cet arrêté anti-pauvres à joindre leurs voix à la nôtre pour le dénoncer et en exiger le retrait immédiat. Dans la perspective des prochaines échéances présidentielle et législative, le Front de gauche et ses candidats, conformément à leur programme « l’Humain d’abord », s’engageront de toutes leurs forces pour que cesse cette situation insupportable.



Nogent sur Marne le 18 octobre 2011

 

Démantèlement Dexia : Il faut un moratoire sur les produits toxiques !

ANECRL’ANECR (l'Association Nationale des Elus Communistes et Républicains), les députés communistes et républicains et du parti de gauche, les sénateurs communistes et républicains ont demandé qu’une délégation soit reçue par François Fillon, pour exprimer leur exigence de garantie et de justice pour les collectivités locales. Ils appellent élus et citoyens à se rassembler le mercredi 19 octobre à 11 heures à proximité de l’Hôtel Matignon, à l'angle du boulevard des Invalides et de la rue de Varenne (métro Varenne)

Démantèlement Dexia : Il faut un moratoire sur les produits toxiques !

Le démantèlement décidé de Dexia plonge dans l’incertitude plus de 5000 collectivités locales. Près de 40% de leurs emprunts ont été souscrits auprès de cette banque franco belge, dont les deux états sont actionnaires, et qui a pour le moins péché par défaut d’information en émettant des emprunts toxiques.

La première urgence est de permettre la poursuite des renégociations et leur aboutissement dans les délais requis, ce qui veut dire légiférer immédiatement pour définir les interlocuteurs des collectivités, leur rôle et leur mandat précis. Il en va de l’avenir de milliers de projets, d’actions et d’emplois publics au service des populations.

Ce scandale qui survient relève du comble de l’indécence. Dexia, depuis sa recapitalisation par l’Etat ( 5 milliards d’€) en 2008 n’a tiré aucune leçon de ses pratiques antérieures faisant des collectivités et des populations le jouet d’actions spéculatives dénuées de tout scrupule, n’en déplaise au rapporteur UMP du Budget, Gilles Carrez, lequel fait le choix de fustiger les élus locaux et les collectivités…

Dexia a continué d’user et d’abuser de ces pratiques susceptibles de produire aujourd’hui des ravages dans les budgets des collectivités, selon les fluctuations spéculatives des marchés…

La chute de Dexia ne rend que plus urgent un moratoire sur tous les emprunts toxiques, afin de procéder à un audit précis de la dette des collectivités et annuler en conséquence les frais financiers occasionnés par des taux insupportables.

Ce ne serait que justice face à l’immoralité et la déliquescence d’un petit monde de privilégiés et de haut fortunés du milieu bancaire et financier, lesquels ont engrangé grâce à ces opérations des centaines de millions de bénéfices. Faut-il rappeler que Pierre Mariani, à la direction de Dexia depuis 2008 est l’ancien chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, lorsqu’il était ministre du budget. Et qu’il a été nommé sur demande expresse du Président !

Les richesses considérables qui existent doivent être utilisées tout autrement que pour la spéculation et la recherche du profit immédiat. Elles doivent servir à soutenir les actions qui créent de l’emploi et de la croissance, les investissements utiles aux populations.

Cela veut dire soutenir résolument les collectivités locales à l’origine de plus de 70% des investissements publics, par un autre crédit, des dotations en hausse, et une fiscalité plus juste.

Ce n’est pas la voie choisie par le gouvernement qui vient d’annoncer par la voix de Valérie Pécresse, non pas même la poursuite du gel des dotations, mais leur diminution de 200 millions d’euros !

Aujourd’hui, le système bancaire tend à réduire sensiblement son intervention auprès des collectivités locales, préférant des placements plus rémunérateurs. Il est à craindre que le démantèlement de Dexia et le transfert des encours sur la Caisse des Dépôts et la Banque postale n’aggravent cette situation, en la faisant supporter par les salariés des banques ou/et les citoyens.

L’avenir des collectivités locales, leur projet au service des populations sont des choses trop sérieuses pour les laisser à l’appréciation des banquiers.

La création d’un pôle public financier avec une gouvernance démocratique et ouverte aux différents acteurs est urgente et essentielle. Elle permettrait de développer une autre forme de crédit, dégagé de la tutelle des marchés financiers et des seuls critères de rentabilité immédiate. En un mot, de lutter efficacement contre la crise !

 

Arrêté municipal de Nogent sur Marne :"Salauds de pauvres" - par Gilles Saint-Gal

Gilles SAINT-GAL"Dehors les pauvres" ! "Arrêtez de faire les poubelles"

Ca contrarie les riches-très- riches de Nogent Sur Marne...! Ainsi donc à quelques encablures de Fontenay Sous Bois,ville solidaire,mixte,à vivre pour tous il se trouve un Maire (celui de Nogent) pour interdire le glanage dans les poubelles de la commune...! Cette interdiction vaut aussi au sortir des marchés. Il vous en coûtera 38 EUROS si vous allez à la recherche de quelques fruits et légumes pour tenter d'améliorer votre ordinaire...!

QUELLE HONTE !

Quel mépris à l'égard de ceux qui souffrent qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts pour eux et leurs proches. J'ai la nausée devant tant de mépris...! Face à de tels comportements il faut s'indigner bien sûr...mais aussi (et peut-être surtout...) se révolter...!! En attendant ce jour ou il faudra bien un jour que tout ces puissants nous rendent des comptes, que tous ceux qui souffrent à Nogent viennent faire un tour,en toute tranquillité à la fin du Marché vers 17h le Samedi Avenue de Verdun à Fontenay. Vous pourrez glaner quelques fruits et légumes,sans crainte et dans la dignité surtout.

Avec beaucoup d'autres je suis de votre côté résolument pour dire au maire de de Nogent et à ses amis que son monde n'est décidément pas le notre.

 

Arrêté municipal de Nogent Sur Marne : "Salaud de pauvres" - par Gilles Saint-Gal

Gilles SAINT-GAL"Dehors les pauvres" ! "Arrêtez de faire les poubelles"

Ca contrarie les riches-très- riches de Nogent Sur Marne...! Ainsi donc à quelques encablures de Fontenay Sous Bois,ville solidaire,mixte,à vivre pour tous il se trouve un Maire (celui de Nogent) pour interdire le glanage dans les poubelles de la commune...! Cette interdiction vaut aussi au sortir des marchés. Il vous en coûtera 38 EUROS si vous allez à la recherche de quelques fruits et légumes pour tenter d'améliorer votre ordinaire...!

QUELLE HONTE ! Quel mépris à l'égard de ceux qui souffrent qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts pour eux et leurs proches. J'ai la nausée devant tant de mépris...! Face à de tels comportements il faut s'indigner bien sûr...mais aussi (et peut-être surtout...) se révolter...!! En attendant ce jour ou il faudra bien un jour que tout ces puissants nous rendent des comptes, que tous ceux qui souffrent à Nogent viennent faire un tour,en toute tranquillité à la fin du Marché vers 17h le Samedi Avenue de Verdun à Fontenay. Vous pourrez glaner quelques fruits et légumes,sans crainte et dans la dignité surtout. Avec beaucoup d'autres je suis de votre côté résolument pour dire au maire de de Nogent et à ses amis que son monde n'est décidément pas le notre.

 

Non remplacement des enseignants : les chiffres augmentent de semaine en semaine

fcpe94cols2.jpgA un mois de la rentrée, 4140 demi-journées ont déjà été signalées par les parents d’élèves comme autant d’heures de cours perdues car non remplacées. Comme de nombreux remplaçants ont été affectés à l’année dès la rentrée, les problèmes de remplacement se sont multipliés dès la semaine qui a suivi la rentrée.

En tête du triste classement dressé par les parents, l’académie de Lyon remporte la palme avec pas moins de 780 demi-journées non remplacées, suivie de près par les académies de Toulouse, de Paris, de Créteil, d’Aix-Marseille et de Versailles ! Les disciplines les plus touchées sont le français, les mathématiques et les langues vivantes (principalement l’anglais).

Dans les Pays-de-Loire, 4 disciplines ne peuvent d’ores et déjà plus trouver de remplaçants. Dans le Tarn, l’Inspecteur d’académie instaure un délai de carence de 48 heures avant de remplacer les enseignants du 1er degré. A Paris, on fait appel aux recalés du concours de recrutement pour assurer les remplacements en primaire : démonstration est faite du terrible échec de la politique visant à supprimer en masse les postes de remplaçants. A la rentrée 2011, les élèves du 1er degré doivent compter avec 6000 remplaçants en moins, ainsi, au minimum 75000 enfants entre 3 et 10 ans de plus que l’an passé risquent de ne pas avoir d’enseignant en face d’eux en arrivant à l’école le matin.

Le gouvernement estime sans doute pourtant qu’il y a encore trop de remplaçants puisqu’il prévoit de supprimer encore 1077 postes de remplaçants au budget 2012 de l’Education nationale.

Les parents d’élèves exigent toute la transparence sur les besoins réels en matière de remplacement et sur les dispositions prises par le ministère pour les assurer. La FCPE appelle les députés et les sénateurs à se saisir de cette question de transparence, à refuser les suppressions des postes de remplaçants au budget 2012 et faire rétablir ceux déjà supprimés.

La FCPE appelle à la mobilisation des parents pour qu’ils continuent à signaler les non remplacements sur « ouyapacours » ; elle appelle à défendre le remplacement des enseignants dès le premier jour par des enseignants formés, en votant massivement pour les listes FCPE présentées aux élections des conseils d’écoles et des conseils d’administration des collèges et des lycées les 14 et 15 octobre prochains.

 

L’accessibilité est un droit fondamental des personnes en situation de handicap

desbatonsdanslesroues27sept.jpg Journée nationale d’actions du 27 septembre : 90% de la population et 40 villes réunies pour dire NON aux dérogations ! Nous vous en parlions il y à quelques mois la question est encore d’actualité, il est temps que cela cesse. Quelques mois après s’être attaqué aux obligations d’accessibilité des bâtiments neufs avec la loi Paul Blanc adoptée en juillet 2011 puis invalidée par le conseil d‘Etat comme les quatre précédentes dispositions législatives ou réglementaires visant à assouplir les contraintes législatives de la loi handicap de 2005.

L’association des paralysés de France a alors lancé une campagne « des bâtons dans les roues », que nous avons relayée sur ce blog, qui a été signée par 28 000 personnes. Elle a également réalisé un sondage avec l’IFOP montrant que plus de 90 % des Français juge que l’accessibilité est un domaine dans lequel il reste beaucoup de progrès à accomplir et considère qu’il faut investir dans cet enjeu qui touche tout le monde et pas uniquement les personnes en situation de handicap. De plus, l’immense majorité des Français pensent que les objectifs de la loi de 2005 sont prioritaires et doivent être atteints afin que la France soit accessible en 2015.

La proposition de loi du sénateur Doligé (qui vise à instaurer des dérogations dans le bâti ancien), remet en cause un principe fondamental celui de l’intégration des personnes en situation de handicap dans la société. Cette modification permet de considérer que les personnes handicapées ne valent pas le coût d’une adaptation la plus infime fut-elle.

Quel renversement de valeurs ! Ce n’est plus à la société d’être adaptée aux handicaps mais aux personnes en situation de handicap de s’adapter ou de vivre en marge c’est inacceptable.

 

Troy Davis a été exécuté

Troy_Davis1.jpgLe monde s’est réveillé ce matin sur cette nouvelle : Troy Davis a été exécuté cette nuit, après 5 heures d'attente. Ces dernières paroles ont été celles-ci : « Je ne suis pas celui qui a commis le crime. Je n’avais pas d’arme. Continuez à chercher la vérité » « Ce combat pour mettre fin à la peine de mort n’est pas gagné ou perdu à travers moi . N’arrêtez jamais de lutter pour la justice et nous vaincrons !».

La mobilisation planétaire autour de Troy reflète les doutes persistants sur sa culpabilité et la volonté d’en finir avec la peine de mort. Troy a été exécuté en l’absence de toute preuve matérielle et alors que sept des neuf principaux témoins sont depuis revenus sur leur déclaration initiale en invoquant des pressions policières. Au-delà d’avoir exécuté un énième innocent -plus de 140 ont exécutés ont été reconnu innocent a posteriori – aujourd’hui ce pays est face à un choix : l’humanité ou la barbarie. En tuant Troy, c’est l’Humanité et les Droits de l’Homme qui sont atteints.

Le choix qui s'offre aux Etats-Unis d’Amérique est donc clair : ou leur société refuse une justice qui tue et accepte d'assumer, au nom des valeurs fondamentales du droit humain, la vie de ceux qui font horreur, déments ou criminels ou les deux à la fois, et c'est le choix de l'abolition ; ou cette société croit, en dépit de l'expérience des siècles, faire disparaître le crime avec le criminel, et c'est l'élimination. Cette justice d'élimination cette justice d'angoisse et de mort, décidée avec sa marge de hasard, nous la refusons. Nous la refusons parce qu'elle est pour nous l'anti-justice, parce qu'elle est la passion et la peur triomphant de la raison et de l'humanité.

Il nous vient à l’esprit cette phrase prononcé par Jaurès : « La peine de mort est contraire à ce que l'humanité depuis deux mille ans a pensé de plus haut et rêvé de plus noble. Elle est contraire à la fois à l'esprit du christianisme et à l'esprit de la Révolution.»

Nos pensées vont à Troy Davis sa famille et ses proches ainsi qu’à la famille de l’officier de police car cette exécution ne lui rend pas justice. Aujourd'hui, les droits de l'Homme sont en deuil. Mumia Abu-Jamal, Hank Skinner… et plusieurs milliers de détenus sont actuellement dans les couloirs de la mort aux États-Unis et ailleurs dans le monde. Il faut continuer à combattre cette barbarie légalisée. L'abolition de la peine de mort est une exigence universelle. 21092011-DSC_0038_0-b1c87.jpg

 

Monsieur Guéant doit partir

Gu_ant_d_gage.jpgLe ministre de l'Intérieur s'est de nouveau livré à son exercice favori : s'en prendre aux immigrés jugés responsables de tous les maux de la terre. Claude Guéant a déclaré : « Il y a à Marseille une immigration comorienne importante qui est la cause de beaucoup de violences. Je ne peux pas la quantifier ». Pas de chiffre, il n’est donc pas en possession d’éléments précis l’enjeu n’est pas d’analyser la délinquance mais certainement un calcul politicien, nauséabond.

Après avoir accusé les Comoriens d'être à l'origine de « beaucoup de violence » à Marseille, voici maintenant les Roumains cloués au pilori par la place Beauvau parce que jugés « responsables de la délinquance parisienne ». Ces accusations à l'emporte pièce relèvent du délit de faciès. En insultant et en stigmatisant une population, le sinistre Guéant se met lui même hors la loi et piétine les valeurs de la République.

La conception du vivre ensemble qui sous-tend la politique et les déclarations de cet individu est celle de l’extrême droite qui érige la peur et la menace de l’étranger comme outil pour maintenir la population de notre pays loin des enjeux qui la concernent et de la politique. Ces propos sont xénophobes, et provenant d’un ministre de la République c’est inexcusable. Monsieur Guéant doit partir qu’il démissionne ou qu’il soit débarqué de telles indignités ne peuvent être compatible avec la charge qu’il assume.

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