L’ordre du jour de cette réunion du Conseil était à la fois peu fourni et consensuel. Notre groupe a d’ailleurs approuvé toutes les délibérations. Mais, comme c’est souvent le cas dans cette situation, des échanges parfois vifs ont surgi sur des questions qui n’étaient pas à l’ordre du jour.
A noter que la prochaine réunion du Conseil, prévue le 17 décembre, devrait être consacrée en partie au Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) qui précédera en janvier prochain l’adoption du budget 2013 de la ville.
Avant que le Conseil n’aborde son ordre du jour, je me suis inquiété du sort des procès-verbaux des réunions du Conseil de mai, juin et octobre, procès-verbaux que nous n’avons toujours pas reçus ni approuvés ! J’ai fait remarquer que ces procès-verbaux font partie intégrante du fonctionnement démocratique des Conseils municipaux. Le maire n’a pas fourni d’explication mais a promis au Conseil que le nécessaire serait fait.
Reconstruction du marché: vote d’une autorisation de programme et des crédits de paiement
Il s’agit d’une technique de programmation budgétaire qui peut être utilisée quand une opération s’étale sur plusieurs années ce qui est le cas de celle du marché (2012, 2013 et 2014).
Le coût des travaux de reconstruction du marché peut être maintenant approché avec précision :
- montant global des dépenses : 11 200 000 € TTC
A ce montant s’ajoutent d’une part les frais de mise en place et de location de la halle provisoire et d’autre part les frais d’étude (architecte, bureau d’études etc.). Au total on devrait à mon avis dépasser les 12 000 000 € TTC
- montant des recettes :
. remboursement de la TVA par l’Etat : 1 430 000 €
- subventions diverses : Conseil général, Syndicat des Transports d’Île-de-France et Région Île-de-France pour la partie gare routière, Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce (FISAC) soit au total 1 123 000 €
- Autofinancement par la commune 7 647 000 € soit, en tenant compte des dépenses ci-dessus non incluses dans la programmation budgétaire, pas loin de 9 000 000 € (apprécié par moi J-C M).
Je rappelle que la commune n’a pas besoin d’emprunter pour financer ce reste à charge du fait du produit de la vente du terrain de la partie basse du Chenil (opération Franco-Suisse 13 200 000 €).
Ce coût est important et on peut s’interroger, après coup, sur l’intérêt économique de la « reconstruction » du marché, d’autant qu’elle offre à peu près le même nombre de places de stationnement que précédemment. De gros travaux de mise aux normes de l’existant auraient certainement coûté moins cher mais nous avions nous-mêmes prévu une « reconstruction du marché » dans notre programme municipal. Nous avons donc logiquement et loyalement voté pour l’opération en cours. N’en parlons plus !
Une partie de l’investissement sera remboursée dans la durée par une augmentation des droits de place mais cela restera probablement modeste par rapport au coût de l’opération.
Office de Tourisme
Notre Office de Tourisme du pays des impressionnistes était classé « 2 étoiles ». La règlementation a changé et le conseil a demandé son classement en « catégorie II »…ce qui change tout !
Son président, M. Loué, après 16 années de bons et loyaux services, a passé la main et le Conseil l’a remercié par des applaudissements unanimes.
Rapports avec la Région Île-de-France
La majorité avait tendu un petit traquenard assez médiocre à notre collègue Sandrine Dubos à propos d’une demande de subvention auprès du Conseil Régional, demande non aboutie. Ceci à propos du financement du marché. Il s’agissait sinon de faire endosser à Sandrine la responsabilité de cet échec, du moins de l’accuser de ne pas défendre les intérêts de la Ville.
M. Perrot a lui-même avoué ne pas avoir eu d’illusion quant au succès de cette demande de subvention. Et pour cause, ce financement (construction d’un marché) n’entre pas habituellement dans la mission de la Région ! Au mieux on aurait pu l’imaginer dans le cadre d’un « contrat régional » portant sur diverses opérations mais les conditions n’en sont pas du tout remplies. Le refus de la Région n’a donc rien de choquant !
Tout ça, c’est du petit jeu de la part de la majorité municipale. Il reste qu’il n’est pas raisonnable que l’exécutif de la Région laisse traîner durant de nombreux mois une telle demande, dont il sait pertinemment qu’elle n’aboutira pas, sans y apporter de réponse même négative !
Avenir du bâtiment de la Sécurité Sociale
J’ai interrogé le maire sur le sort du bâtiment.
Une convention a été signée récemment avec la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) pour la mise à disposition des places de stationnement « sises 9 place du général De Gaulle ». Le maire n’a pas fourni de détails sur cette convention.
Il nous a indiqué que des discussions ont eu lieu entre municipalité et CPAM en vue de la mise à disposition éventuelle d’un local municipal permettant à la CPAM d’y transférer une permanence d’accueil. Sera-ce dans les mêmes conditions d’accueil libre et de tranche horaire qu’actuellement (8 H 30-17 H00 du lundi au vendredi)? Je crains que non car la politique des dirigeants de la CPAM des Yvelines est de s’en tenir à des horaires réduits et aux seuls rendez-vous pris par téléphone.
Quant au bâtiment de la Sécu lui-même, M. Perrot a fait état de contacts pris par des « opérateurs » mais sans nous en dire plus sur ce point sauf à évoquer le manque de foncier dans la commune.
J’ai pour ma part de nouveau défendu l’idée d’y installer une crèche publique de 40 berceaux et j’ai suggéré à la municipalité d’explorer cette piste. Le débat a ensuite dérapé sur l’opposition gestion publique/gestion privée des crèches, débat conclu par cette accusation de M. Perrot à mon encontre : je serais « communiste »…ce que je savais depuis un certain temps et ce qui, à vrai dire, n’a pas surpris le Conseil.
Nous nous apprêtions à quitter la salle quand le maire a tenu à nous lire plusieurs passages de la résolution adoptée très récemment par le Congrès de l’Association des Maires de France. Vous pouvez la lire ici. Et vous pouvez lire également ici la déclaration de l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) à l’occasion de ce Congrès.
Il n’est pas besoin d’être féru en politique pour se rendre compte que le maire UMP entend désormais adopter la posture de l’opposant après avoir soutenu durant des années l’exécrable réforme des collectivités territoriales de Sarkozy.
Il doit y avoir débat ? Tant mieux !