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Drame survenu à la maternité de Port Royal à Paris : la réaction de la sénatrice Laurence Cohen

Alors que la population et les élu-es locaux se battent actuellement contre la fermeture de la maternité de Vire, nous apprenons le drame survenu ceweek -end à la maternité de Port Royal à Paris.

Sans présumer des résultats de l’enquête, ce drame ne peut que nous interroger sur le bienfondé d’une politique basée sur la réduction de moyens
pour les hôpitaux publics et ce sans aucune concertation.

Depuis plusieurs années, nous dénonçons la mise en place de la loi HPST, nous en mesurons aujourd’hui très concrètement les conséquences, avec des fermetures d’établissements, de services, de maternités…remettant en cause les conditions d’accueil et de sécurité des patientes et des  patients.

La santé n’est pas un enjeu marchand, les économies ne doivent pas se faire au détriment de la santé des patients et des conditions de travail des
salarié-es.

En tant que sénatrice, je continuerai à me battre pour que soit décidé un moratoire sur toutes les restructurations et fermetures en cours.
La casse de la santé publique opérée et accélérée ces dix dernières années exigent du gouvernement des choix politiques diamétralement opposés tant en termes de choix budgétaires que de démocratie sanitaire.

Les personnels des établissements de santé publique, les patients, les élu-es communistes- Front de gauche sont prêts à continuer à se mobiliser pour y parvenir.

Communiqué de Laurence Cohen, sénatrice du Val-de-Marne, groupe Communiste, Citoyen et Républicain, membre de la commission des Affaires Sociales et de la délégation Droits des femmes

 

Déclaration de Patrick Le Hyaric, après l'accord intervenu avec Google.

L’accord intervenu entre l’Etat, l'association de la presse d'information générale et politique avec Google est un premier pas positif. Pour la première fois, le plus grand mastodonte international de partage de contenus est contraint de reconnaître qu’il dégage ses profits à partir de la création éditoriale et culturelle qu’il capte sans en partager la plus-value et sans même être assujetti à l’impôt dans les pays où il la réalise. En ce sens, l’accord a un caractère historique. Je félicite et je remercie l’ensemble des négociateurs français pour leur persévérance et leur ténacité en faveur d’un enjeu que nous avions nous même porté à plusieurs reprises, notamment lors des dîners des professionnels de la presse à la Fête de l'Humanité. 

L'Humanité
Le fond qui va être ainsi constitué va permettre de donner des moyens supplémentaires pour que nos journaux d'information générale et politique puissent développer leur plateforme numérique. Même si la somme annoncée peut apparaître importante, elle est le résultat d’une négociation longue et difficile et d’un compromis intéressant qui laisse pourtant la multinationale Google encore loin de restituer la totalité de la valeur ajoutée qu'elle réalise à partir de la création éditoriale de nos journaux.

D'autre part, ce fond nouveau, limité dans le temps, ne doit en aucun cas se substituer aux responsabilités constitutionnelles de l'Etat pour faire vivre le pluralisme de la presse et donc dégager les crédits publics qui le servent, ainsi que l'aide au transport, à la distribution de la presse, avec un engagement clair pour défendre et moderniser la coopérative Presstalis.

Enfin, le gouvernement et le Parlement ne doivent pas abandonner le projet de légiférer sur ces enjeux qui concernent le pillage de la création intellectuelle et culturelle. Ce premier acte positif et la durée durant laquelle il s'applique laisse le temps de voter une loi en lien d'ailleurs avec ce qui pourra se faire dans les autres pays européens.

L’accord intervenu entre l’Etat, l'association de la presse d'information générale et politique avec Google est un premier pas positif. Pour la première fois, le plus grand mastodonte international de partage de contenus est contraint de reconnaître qu’il dégage ses profits à partir de la création éditoriale et culturelle qu’il capte sans en partager la plus-value et sans même être assujetti à l’impôt dans les pays où il la réalise. En ce sens, l’accord a un caractère historique. Je félicite et je remercie l’ensemble des négociateurs français pour leur persévérance et leur ténacité en faveur d’un enjeu que nous avions nous même porté à plusieurs reprises, notamment lors des dîners des professionnels de la presse à la Fête de l'Humanité.

Le fond qui va être ainsi constitué va permettre de donner des moyens supplémentaires pour que nos journaux d'information générale et politique puissent développer leur plateforme numérique. Même si la somme annoncée peut apparaître importante, elle est le résultat d’une négociation longue et difficile et d’un compromis intéressant qui laisse pourtant la multinationale Google encore loin de restituer la totalité de la valeur ajoutée qu'elle réalise à partir de la création éditoriale de nos journaux.

D'autre part, ce fond nouveau, limité dans le temps, ne doit en aucun cas se substituer aux responsabilités constitutionnelles de l'Etat pour faire vivre le pluralisme de la presse et donc dégager les crédits publics qui le servent, ainsi que l'aide au transport, à la distribution de la presse, avec un engagement clair pour défendre et moderniser la coopérative Presstalis.

Enfin, le gouvernement et le Parlement ne doivent pas abandonner le projet de légiférer sur ces enjeux qui concernent le pillage de la création intellectuelle et culturelle. Ce premier acte positif et la durée durant laquelle il s'applique laisse le temps de voter une loi en lien d'ailleurs avec ce qui pourra se faire dans les autres pays européens.

Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité

 

Le PCF soutient la mobilisation des personnels de la Fonction publique

Le PCF soutient les mobilisations des personnels de la Fonction publique ce 31 janvier. 1 million de personnes payées au SMIC et 4 ans de gel du point d'indice. Cela suffit ! Cessons cette politique de non remplacement des départs en retraite qui se poursuit dans de nombreux secteurs de la Fonction publique, ainsi que le gel du montant de la dotation publique de l’État aux collectivités, victimes d’un transfert de compétences sans compensation intégrale sous le précédent gouvernement.

Cette politique dégrade les conditions de travail des agents et la qualité du service public : il faut en finir avec la politique d’austérité qui se traduit par le développement de la précarité par le recours à l’externalisation, à l’intérim, aux contrats précaires ou par délégations de service public à des entreprises privées.

L’argent existe pour financer une toute autre politique. Pas moins de 50 milliards servent à payer les intérêts de la dette et 20 milliards viennent d'être accordés au patronat au titre du pacte de compétitivité.

Cet argent doit servir à satisfaire les besoins sociaux et écologiques, pas à se soumettre aux marchés financiers et au hold up des banques sur l’argent public. Le gouvernement doit entendre les revendications des fonctionnaires qui sont porteuses d’intérêt général. De nombreux élu-e-s et militant-e-s du PCF et du Front de gauche participeront aux manifestations.

Parti communiste français

 

Il faudra plus d’ambition encore pour refonder l’e?cole de la Re?publique

Par Birgitte Gonthier-Maurin - Groupe CRC Sénat

Le projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’e?cole de la Re?publique pre?sente? en Conseil des ministres, le 23 janvier 2013, affiche de grands objectifs que le groupe CRC partage : recrutement d’enseignants, priorite? au primaire, re?affirmation du ro?le de la maternelle, scolarisation des moins de 3 ans, re?affirmation du colle?ge unique, cre?ation d’e?coles supe?rieures du professorat pour la formation des enseignants.

Mais ce projet de loi, en l’e?tat, risque d’e?chouer dans la concre?tisation de ses ambitions : refonder l’e?cole pour faire reculer l’e?chec scolaire et favoriser la re?ussite de tous les e?le?ves.

Ce texte re?affirme l’importance du colle?ge unique mais maintient l’individualisation des parcours. Il supprime les dispositifs d’apprentissage pre?coce a? 14 ans mais les conserve a? 15 ans, soit avant la fin de la scolarite? obligatoire. Il affirme l’importance de l’e?ducation artistique et culturelle sans pre?ciser la part de?volue au scolaire et au pe?riscolaire.

Il cre?e des Ecoles supe?rieures du professorat et des me?tiers de l’e?ducation, mais sans en pre?ciser les modalite?s ni surtout mettre en place de ve?ritable pre?- recrutements pour faire face a? la crise du vivier de recrutement et refonder le me?tier d’enseignant.

Quant au transfert aux Re?gions de la mai?trise de la carte des formations professionnelles initiales, il s’inscrit dans une territorialisation de l’e?ducation nationale que nous refusons. Ce choix re?pond a? une logique d’adaptation des formations aux bassins d’emplois et fait fi de l’exigence indispensable d’e?le?vation du niveau des connaissances pour tous.

Enfin de grands absents : l’orientation scolaire - cela confirme-t-il son transfert envisage? aux Re?gions, via la de?centralisation des CIO, de leurs directeurs et des COPsy ? ; les autres personnels d’e?ducation, d’encadrement, administratifs, me?dico-sociaux et de service ; le lyce?e ; l’enseignement agricole. Quant a? l’enseignement professionnel il n’est aborde? que par sa seule de?volution aux Re?gions.

Pour refonder l’e?cole et donc reconstruire le service public national d’e?ducation fonde? sur le principe que tous les e?le?ves sont capables d’apprendre, le groupe CRC sera donc force de propositions dans le travail parlementaire qui s’ouvre.

Paris, le 23 janvier 2013.

 

Partenariat franco-allemand pacifiste, coopératif et citoyen (Pierre Laurent)

La France et l'Allemagne célèbrent en grandes pompes l'anniversaire du Traité de l'Elysée aujourd'hui à Berlin. Compte tenu de sa portée symbolique et de son importance pour la réconciliation franco-allemande, la séance commune des parlements français et allemands au Bundestag est une bonne initiative.

Mais quelles perspectives pour la relation franco-allemande, cinquante ans plus tard, dans un monde qui a tant changé et dans une Europe en crise ? A la veille de la cérémonie officielle au cours de laquelle André Chassaigne a pris la parole pour notre groupe à l'Assemblée nationale, nous avons tenu une initiative commune du Front de gauche et Die Linke. Nous avons défini ensemble trois principes qui devraient présider, dans une optique de gauche, pour la coopération entre nos peuples.

Cette coopération doit être pacifique. La France et l'Allemagne devraient promouvoir partout des solutions politiques de résolution des conflits et agir pour la paix et la sécurité dans le monde.

Ce partenariat doit être coopératif. Nous refusons l'idée d'une « Europe qui parle allemand » comme celle d'un « condominium » franco-allemand sur le reste des pays européens. Dans l'UE, chaque peuple doit compter pour un !

Nous voulons une coopération citoyenne, qui favorise l'échange de jeunes, de créateurs, les initiatives communes des militants progressistes, les acteur des mouvements syndicaux, sociaux, écologiques, féministes, antifascistes et pacifistes. C'est la clé d'une authentique amitié franco-allemande.

Le Front de gauche et Die Linke ont également défini un programme de travail commun pour les deux années à venir. Nous tiendrons notamment, à l'initiative de nos groupes parlementaires respectifs, une initiative en France dans les semaines prochaines autour du rapport Gallois afin d'informer les français sur les conséquences de ces mesures que les travailleurs allemands expérimentent depuis 10 ans, depuis l'adoption des réformes Hartz.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Président du PGE

 

Réformes des rythmes scolaires : "Le gouvernement serait bien inspiré de revoir sa copie " (Olivier Dartigolles, PCF)

Photo : Eh, lève-toi !
(Dessin de Fey : http://www.facebook.com/christophe.fey)

Aujourd'hui à Paris, les enseignants du primaire et des écoles élémentaires expriment massivement leur mécontentement sur le fond et sur les conditions de la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires. Dans de très nombreuses communes, les dernières semaines ont été marquées par des expressions, venant de professeurs, d'agents des collectivités intervenant dans les écoles et de leurs organisation syndicales, de parents d'élèves, d'élus, qui témoignent de réelles préoccupations dont le gouvernement doit tenir compte.

Les zones d'ombres qui subsistent, alors que le ministre ne cesse de mettre la pression pour qu'un maximum d'écoles raccourcissent les journées de la semaine et adoptent la semaine des quatre jours et demi dès la prochaine rentrée scolaire, donnent aujourd'hui le sentiment d'une réforme bâclée, pour correspondre au tempo de l'acte 3 de la décentralisation.

Sans vision claire concernant les missions de l'éducation Nationale et celles des communes, elle risque d'aggraver les inégalités territoriales,d'avoir comme conséquences l'externalisation et la privatisation rampante d'une partie des enseignements, voire leur disparition.

Ces logiques sont au cœur de la réforme. Car interpréter l'échec scolaire en termes de « rythmes », c'est faire des enfants les responsables, auxquels l'école ne pourrait que proposer des objectifs inégaux, plus ou moins rapides selon leurs acquisitions extrascolaires, alors que l'école peut permettre à chacun d'acquérir ce qui est nécessaire à la réussite scolaire. Penser en termes de « rythmes », c'est supprimer du temps de classe dans chaque journée pour transférer ces missions en direction des collectivités ou du privé, alors que l'on peut créer les conditions pour que l'école se fasse à l'école.

Si cette modification des rythmes scolaires provoque de telles réactions, c'est qu'elle est jugée, à ce stade, comme une nouvelle dégradation des conditions de travail des enseignants et des autres personnels.  

Les conditions  du débat ne sont pas réunies pour une application de cette réforme dès la prochaine rentrée. Le gouvernement serait bien inspiré de revoir sa copie en commençant par une tour de table réunissant tous les acteurs concernés.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF


 

Algérie : « Concertation d'ensemble urgente sur les causes de la crise Sahelo-malienne » (PCF)

Le bilan de la prise d'otages au siège gazier d'In Amenas en Algérie, n'est toujours pas connu et la confrontation armée, suite à l'assaut de l'armée algérienne, ne semble pas terminée et aurait fait de nombreuses victimes.

Cette attaque d'un groupe djihadiste élargit et aggrave encore la crise sahélo-malienne, et accroît les inquiétudes quant à l'avenir de toute la région.

Le PCF souligne l'importance décisive, dans ces circonstances, d'une concertation de l'ensemble des pays européens et de l'Union européenne avec les pays du Sahel, les pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée, l'ensemble des États de l'Union africaine pour entreprendre une transformation radicale des règles et des conditions de la coopération, des financements et des critères de l'aide au développement, pour construire une véritable sécurité et une paix durable pour les peuples de cette région. Le déroulement tragique et très préoccupant de cette crise doit contraindre l'ensemble des gouvernements concernés à l'urgence d'une réflexion collective sérieuse sur les causes afin que des réponses alternatives et fortes soient engagées pour l'avenir.

Le Parti communiste français

 

Voeux 2013 de Pierre Laurent


Vœux 2013 de Pierre Laurent par CN-PCF
 

Contrat de génération : les jeunes ne se contenteront pas de demi-mesures ! (MJCF)

Contrat de génération : les jeunes ne se contenteront pas de demi-mesures !

Les discussions à l’Assemblée Nationale, du projet de loi concernant la mise en place du « contrat de génération », s’ouvrent aujourd’hui. Après la mise enplace des controversés « emplois d’avenir », le Mouvement des jeunes communistes manifeste des réserves.

La réponse a apporté au chômage de masse frappant la jeunesse est un sujet prioritaire et d’une urgence indéniable. La démarche gouvernementale de tutorat entre le salarié sénior et le salarié jeune, ne saurait être intéressante que si elle se construit avec la volonté d’un partage de tous les savoirs des uns comme des autres, et d’une véritable sortie de la précarité. Par conséquent, nous ne pourrions cautionner un contrat qui vise à considérer le jeune comme un « sous-travailleur », tant dans son statut que dans les pratiques professionnelles. Quelle reconnaissance alors, des qualifications et des diplômes des jeunes nouvellement embauchés ? Quelle reconnaissance pour le jeune et le sénior de la formation apportée par ce contrat ? De plus, si le contrat prévoit une embauche en CDI du jeune, rien n’est dit sur les conditions de travail des séniors, la prévention de la pénibilité et l’amélioration des conditions de travail qui ont  disparu des mesures à négocier dans les accords collectifs. Ce sujet est pourtant essentiel pour le maintien dans l’emploi jusqu’à la retraite de nos aînés. Aucun pas en avant non plus sur la formation des jeunes les moins qualifiés et la possibilité d’acquérir une qualification ou une certification professionnelle. C’est pourtant la condition sine qua none de l’insertion durable dans l’emploi pour notre génération.

Par ailleurs, le projet de loi nous informe qu’il prévoit une aide pour les entreprises de moins de 300 salariés, ainsi que des sanctions pour les entreprises (de plus de 300 salariés) qui ne mettraient pas en place ce type de contrat. Cependant, en y regardant de plus près, on constate que les sanctions prévues, ne sont en rien dissuasives pour ces entreprises qui ont « les moyens financiers de se mettre au-dessus des lois », à l’image des aides et des sanctions prévues pour l’embauche des travailleurs handicapés. Là encore, les réponses ne sont pas à la hauteur des enjeux. Il est nécessaire, à contrario, d’interdire et/ou de sanctionner de manière réellement forte le recours aux contrats précaires pour l’embauche de jeunes comme le proposent les jeunes communistes.

Enfin, si l’obligation d’embauche en CDI est une avancée non négligeable dans la lutte contre le chômage des jeunes, elle ne suffit pas à éradiquer la précarité dans l’emploi que nous vivons au quotidien. En effet, ce que nous gagnons d’un côté, nous le perdons de l’autre. Preuve en est avec l’accord « MEDEF/CFDT », antidémocratique car loin de réunir la majorité syndicale requise, sur la prétendue sécurisation de l’emploi qui vient d’être entériné, qui sacrifie le code du travail sur l’autel de la flexibilité avec la facilitation des licenciements, le recours à de nouveaux contrats dits « intermittents » ou avec encore la mise en place de nouvelles exonérations patronales. Pire, il autorise les accords de "sauvegarde de l'emploi" qui permettront à une entreprise de moduler le temps de travail ou les salaires en cas de difficulté, ce qui constitue une porte au chantage permanent. Nous le répétons, cet accord n’est qu’une sécurisation du licenciement et ne fera qu’aggraver la situation d’extrême précarité que vivent les travailleurs, notamment jeunes de notre pays.

C’est pourquoi, en opposition au « choc de compétitivité » prôné par le patronat et les relais de  l’idéologie capitaliste, nous affirmons notre combat pour la sécurisation des parcours professionnels et de formation, combat qui sera au cœur de nos initiatives de l’année 2013.

 
 
 

Taux du livret A à 1,75% : Une baisse profondément injuste

Alors que le gouvernement Ayrault a de nouveau augmenté le plafond du livret A, le portant à 22 950 euros contre 15 300 il y a 3 mois, soit une augmentation de 50 %, il s’apprêterait à en diminuer la rémunération. Le taux d'intérêt du livret A passerait de 2,25 % actuellement à 1,75 % au 1er février prochain ; et non à 1,50% si la formule prévue par la loi avait été appliquée à la lettre.

Cette diminution est profondément injuste. Elle entraînerait une perte de revenu pour les détenteurs de petits livrets, de loin les plus nombreux, puisque 46,6 % des livrets sont inférieurs à 150€, tandis que 8,5 % sont au plafond et concentrent 43,2 % de l'encours total. Simultanément, la capacité de défiscalisation du revenu produit par ce type de placement pour les détenteurs des plus gros livrets s'en trouverait considérablement accrue.

C'est dire le besoin d'une réforme profonde de l'épargne réglementée de façon, non seulement à accroître la justice sociale mais aussi à faire en sorte que ses encours servent beaucoup plus encore au financement du logement social, et de missions d'intérêt général, contre toute fuite vers le marché financier. Renforcer les circuits de financement échappant à l’emprise des marchés financiers serait l’un des objets que devrait viser un véritable pôle financier public.

 

 Taux du livret A à 1,75% : Une baisse profondément injuste

le 14 janvier 2013

 

Manifestation mariage pour tous : « le gouvernement ne doit pas céder, la société française est prête » (PCF)

Plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté aujourd'hui contre le droit au mariage pour tous. Les forces de la réaction, la droite, l'extrême droite avaient complaisamment attisé les peurs pour cela. Elles ont cherché à cristalliser à cette occasion les oppositions au changement. Elles ont utilisés pour cela les interrogations d'une partie minoritaire des familles sur le sujet envisagé.

Cette manifestation ne peut faire oublier que la société française dans toute sa diversité est prête et majoritairement favorable à ce que 2 personnes qui s'aiment et souhaitent fonder une famille puissent s'unir – si elles le souhaitent-  par les liens du mariage, quelque soit leur orientation sexuelle.
Le gouvernement ne doit pas céder aux pressions de ceux qui refusent le progrès vers le respect universel de l'égalité des droits et plus simplement de l'amour.
L'histoire avance comme elle a avancé au moment du droit de vote des femmes, des jeunes à partir de 18 ans, de l'IVG. Celles et ceux qui tentent de l'arrêter par les moyens de la peur ou de l'intimidation de l'autre, n'y parviendront pas.

Quelque soit le caractère escarpé de ses chemins, l'émancipation humaine va une nouvelle fois l'emporter, c'est l'opinion du plus grand nombre. C'est l'appel profond de notre peuple et de notre jeunesse, les batailles d'arrière-garde n'y feront rien.

Parti communiste français

 

Mali : « L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre »

Le PCF partage l'inquiétude des maliens devant l'offensive armée des groupes djihadistes vers le sud de leur pays. Ces groupes islamistes radicaux, avec leurs pratiques violentes, ont montré le danger qu'ils représentent pour la dignité humaine, pour les libertés, la justice et la stabilité du Mali et de toute la région.

Le PCF exprime une nouvelle fois son inquiétude devant la nouvelle et grave situation créée par la reprise de la confrontation armée au Mali. L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre et d'enlisement sans véritable solution durable pour le peuple malien et pour la reconstruction du pays. Cette intervention,  suscite l'angoisse légitime des familles des otages car la vie de ceux-ci est sérieusement mise en danger. On sait d’ailleurs que Denis Allex, retenu en otage en Somalie, a été assassiné par ses "geôliers" suite à une opération de la DGSE dans la nuit de vendredi à samedi. Cela montre quels sont  les périls dramatiques et les limites de ces opérations militaires.

Le PCF rappelle que la réponse à la demande d'aide du Président du Mali aurait du s'inscrire dans le cadre d'une mission de l'ONU et de l'Union africaine, réalisée sous drapeau de l'ONU, par des forces maliennes et africaines, dans le strict respect de la Charte des Nations-Unies, dans les limites imposées par l'exigence de la souveraineté malienne. La France, ancienne puissance coloniale, ne peut apparaître comme voulant poursuivre les pratiques dominatrices de la "françafrique". Cette intervention militaire n'efface pas la nécessité de la recherche d'une solution politique et d'un dialogue avec les groupes de la rébellion non liés au terrorisme et respectueux de l'intégrité territoriale du Mali. C'est ce que demandent les résolutions de l'ONU.

Le PCF demande que les autorités françaises répondent aux lourdes questions posées par une intervention militaire déclenchée sur décision du Président de la République et engagée sans débat préalable au Parlement.

Mali : « L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre »

le 12 janvier 2013

 

« C'est le Mali qu'il faut reconstruire »

Le PCF exprime sa grande inquiétude devant la dégradation de la situation au Mali, la reprise de la confrontation militaire, l'offensive des groupes armés djihadistes. Tout doit être entrepris pour aider le Mali à sortir de la crise et éviter toute initiative déstabilisatrice pour le pays et l'ensemble de la région.

C'est le Mali qu'il faut reconstruire : son armée, ses institutions, sa souveraineté, et les conditions politiques, économiques et sociales de son développement. C'est en agissant dans cette voie que ce pays ami pourra surmonter la crise extrêmement grave qu'il traverse, reconquérir les territoires du Nord aujourd'hui aux mains de groupes armés rebelles aux pratiques inhumaines -et souvent liés aux réseaux du crime organisé- que le PCF condamne.

Une des conditions d'une telle reconstruction est la recherche déterminée d'un consensus politique national sur une solution nationale véritable, seul moyen d'asseoir une légitimité gouvernementale et une capacité d'action dans la durée. Le patriotisme et l'impatience compréhensibles qui s'expriment dans les rues de Bamako sont un atout pour une telle option. Si l'urgence devait commander la mise en place d'un dispositif capable d'arrêter l'offensive armée des groupes djihadistes, c'est sous le drapeau de l'ONU, dans le cadre d'une mission clairement définie, dans le respect des principes de la Charte des Nations Unies, que des forces africaines et notamment maliennes, devraient être engagées.

La mise en œuvre d'une telle opération est immédiatement possible mais elle ne peut faire obstacle au dialogue nécessaire, pour une solution politique, avec les groupes de la rébellion non liés au terrorisme et respectueux de l'intégrité territoriale du Mali, avec le maximum d'acteurs concernés. C'est d'ailleurs ce que demandent les résolutions de l'ONU. Il faut respecter le peuple malien et l'aider à construire lui-même son avenir.

« C'est le Mali qu'il faut reconstruire »

le 11 janvier 2013

 

Pilule : « conflit d'intérêts et intérêt des femmes » (PCF)

Le débat sur les contraceptions de 3ème et de 4ème générations se poursuit et des questions restent en suspens.

Les autorisations de mise sur le marché ont bien été données en toute connaissance de cause, les effets secondaires et les complications potentielles étant connues.

Des enquêtes en particulier de l'INSERM les ont confirmées. Pourquoi n'avoir pas pris des décisions plus tôt si elles s'imposent ?

Il faut absolument que des études plus poussées soient entreprises afin de n'alimenter ni des réactions de peur inappropriées, ni une trop grande sérénité. Dans tous les cas, il ne saurait être question de jeter le discrédit sur la contraception féminine.

Il faut que les décisions politiques soient prises en toute indépendance des pouvoirs et des lobbying pharmaceutiques dans le seul intérêt des femmes.

Le PCF et ses partenaires du Front de gauche militent pour la création d'un pôle public du médicament assurant un contrôle démocratique des décisions et pesant sur les choix de recherche et de production pour les libérer de la logique financière.

Parti communiste français

 

Meurtre de 3 militantes kurdes : Le PCF exprime son émotion et et sa condamnation

Le PCF exprime avec force son émotion, son indignation et sa condamnation après l'odieux assassinat de trois militantes kurdes dans leur bureau parisien.

Les Kurdes paient à nouveau un lourd tribut à la juste lutte qu'ils mènent pour la reconnaissance de leurs droits politiques et culturels.

Le PCF réaffirme sa pleine et chaleureuse solidarité avec le peuple kurde et toutes ses organisations qui luttent pour la justice et la liberté.

Une lourde responsabilité pèse sur les autorités françaises pour qu'elles identifient les coupables et les commanditaires afin que ceux ci soient pourchassés et condamnés à la hauteur de ce crime.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et sénateur de Paris s'est rendu ce matin rue Lafayette à Paris, aux côtés des kurdes pour exprimer son émotion et sa condamnation après l'assassinat des 3 militantes kurdes.

 
Meurtre de 3 militantes kurdes : Le PCF exprime son émotion et et sa condamnation

le 10 janvier 2013

 

Expulsion d'une nonagénaire : la loi du fric !

En raison d'impayé de loyers, une nonagénaire a été expulsée d'un établissement lucratif des Hauts de Seine à la veille du week-end. C'est la logique du fric qui a primé sur le respect de la personne.

Alors que le gouvernement annonce une loi d'adaptation de la société au vieillissement pour changer le regard sur le grand âge, il y a urgence à sortir de la logique du profil la réponse aux besoins de la perte d'autonomie. Il ne faut pas s’accommoder du diktat du profit lucratif dans le domaine de la réponse aux besoins sociaux.

Le Front de gauche et le PCF proposent une prise en charge à 100% par la sécurité sociale des soins prescrits et le développement des services publics dans le cadre de la perte d'autonomie.

 
Expulsion d'une nonagénaire : la loi du fric !

le 07 janvier 2013

 

L'Etat veut supprimer 2 services aux communes

Communiqué de Presse

Déclaration de François Jacquart – Conseiller Régional


L’ Etat doit garder ses missions de solidarité avec les communes !

Dans le cadre de la future loi de décentralisation, le Gouvernement envisage sérieusement la disparition de 2 services de l’État, extrêmement utiles aux communes, notamment aux petites communes.
Il s'agit de :

  • L’ Assistance Technique de l’État pour des raisons de Solidarité et d’Aménagement du Territoire - ATESAT -qui concrétisait la volonté de l’État d’apporter sa solidarité aux collectivités les plus modestes dans les domaines de la voirie, de l’aménagement et de l’habitat à travers un service public ne relevant pas du droit commun de la concurrence, adapté et efficace dans un département rural comme le nôtre.
  • L’Application du Droit des Sols – ADS - permettait aux communes et communautés de communes qui le souhaitent de faire appel aux services de l’État pour instruire les documents d’urbanisme : permis de construire, déclarations préalables..., que ce soit en leur nom propre, ou bien au nom de l’État.


Ces 2 services disparaîtraient au profit de cabinets conseils privés où bien seraient compensés par les services du Conseil Général. Hors à ce jour, c'est la solidarité nationale, par le budget de l'Etat qui assure la solidarité territoriale.

Si le gouvernement persistait, Il va de soi que je ne pourrais être d'accord avec de telles décisions qui comme ce fut le cas lors de la RGPP, mettrait en cause l'égalité de traitement des communes, transféreraient vers le privé des activités utiles à l'intérêt général et ce afin de réduire la dépense publique, de la MAP ( Modernisation de l'action Publique) en pénalisant les communes ou les départements.

J'en appelle donc aux Députés et Sénateurs de l'Ardèche pour refuser d'un gouvernement de gauche, ce que nous avons combattu ensemble sous un gouvernement de droite.

J'en appelle aux élus municipaux pour qu'il prennent position afin de maintenir ses services en activité. Ils ont démontré leur efficacité au service des communes.


François JACQUART

Conseiller régional de l’Ardèche
Vice Président du Syndicat Mixte
de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet le 07 JANVIER 2013
Référent Transport Ardèche
Chargé d’une mission sur les services publics




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Les signataires (48)

  • ARNICHAND André (07350 CRUAS)
  • BADEIGTS Jean-Jacques (07170 VILLENEUVE-de-BERG)
  • BARBU Marie-Elvire (94210 LA VARENNE SAINT HILAIRE)
  • BASTIDE Daniel (07200 AUBENAS)
  • BEAU-ACCARD Laurence (07600 ASPERJOC)
  • BELTRAMIN Mario (07600 JUVINAS)
  • BERNAY Daniel (07000 St JULIEN en St ALBAN)
  • BIGEY Vinceny (07530 ANTRAIGUES s/VOLANE)
  • CHEVALIER François (07000 FLAVIAC)
  • CLEMENCEAU Michel (07120 GROSPIERRES)
  • COHEN-ADDET Mireille (07260 ROSIERES)
  • CROUZET Gérard (07200 AILHON)
  • DEFOURS Theo (07000 PRIVAS)
  • DUBOIS Martine (07200 AUBENAS)
  • DUMAS Jean-Jacques (07220 ST-MONTAN)
  • EYROLET Yvon (07170 LAVILLEDIEU)
  • FERRAPIE Marc (07410 ARLEBOSC)
  • FOUQUET Jean (07800 LA VOULTE s/Rhône)
  • GARIN-MICHAUD Annie (07100 )
  • GUIGON André (07700 BOURG St ANDEOL)
  • HUOT Gerard (07200 LABEGUDE)
  • JOURDAN Pierre (07380 LA SOUCHE)
  • MAATOUK Joseph (07200 LABEGUDE)
  • MBOUMBA Danielle (07210 CHOMERAC)
  • MOULIN Jean Pierre (07310 St MARTIN de VALAMAS)
  • OLLIER René (07200 AUBENAS.)
  • PAGNON Vincent (07700 BOURG St ANDEOL)
  • PECHOUX Claude (07350 CRUAS)
  • PEREGRIN Anne-Marie (07100 ANNONAY)
  • PERIE Arlette (07400 LE TEIL)
  • PERIE Alain (07400 LE TEIL)
  • PLANA Serge (07100 ANNONAY)
  • PONSON Christine (07000 PRIVAS)
  • POUGET Dominique (07230 LABLACHERE)
  • POULIN Josiane (07230 PAYZAC)
  • SAUVIGNET DANIEL (07340 BOGY)
  • TEYSSIER Benoit (07400 LE TEIL)
  • TOMADA - Claire (07530 ANTRAIGUES s/VOLANE)
  • TORTE René (07380 PRADES)
  • TUBRY Sylvie (07220 St MONTAN)
  • VALLET Bernard (07700 St MARCEL d'ARDECHE)
  • VIDAL Suzanne (07330 ASTET)
  • WIBLE jacques (38370 SAINT-PRIM)
  • WIMMER JEAN-NOËL (07290 QUINTENAS)

Formulaire a remplir:













 

Voeux Hollande : « Les attentes des français restent entières » (Pierre Laurent - PCF)

Dans ses vœux pour 2013, François Hollande s'en est tenu à réaffirmer le cap engagé pour 2012 : réduction des dépenses publiques, compétitivité, donnant donnant avec le patronat.

On voit mal, dans ces conditions comment l'inversion de la courbe du chômage, dont il fait l'objectif central, pourrait être atteinte.

Les réformes politiques nécessaires pour parvenir a ce résultat restent à faire. Une fois encore elles n'ont pas été annoncées ce soir. Le président de la République a par ailleurs semblé renoncer à toute ambition de réorientation européenne. De la même manière, au plan international, son propos a manqué d'ambition sur le dossier brulant du proche orient et de la Palestine.

Les vœux pour 2013 de François Hollande laissent entières les attentes de changement des français.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, sénateur,

 
Voeux Hollande : « Les attentes des français restent entières » (Pierre Laurent - PCF)

le 31 décembre 2012

 

Taxe à 75% : « Un choix de classe indigne » (Eliane Assassi - PCF)

Après avoir été saisi par la droite parlementaire plus que jamais animée d'esprit de revanche, le Conseil constitutionnel vient d'annuler la taxe de 75 % sur les plus hauts revenus.

Ainsi, la mesure la plus marquée de justice sociale du Projet de loi de Finances pour 2013 du gouvernement Ayrault a été purement et simplement balayée par « les sages ».

Cette décision est un mauvais signal adressé au peuple de France car cette mesure avait pour ambition de taxer les revenus au delà de 1 million d'euros.

Plus que jamais, face à la crise et par ces temps d'austérité pour le plus grand nombre, les plus fortunés doivent contribuer à l'effort national et ce proportionnellement à leur richesse.

Ce qui reste aux plus riches une fois leur impôt payé est incommensurable avec ce qui reste en fin de mois aux salariés.

En prenant cette décision, le Conseil constitutionnel a fait un choix de classe indigne.

Le gouvernement doit, en urgence, prendre les mesures qui s'imposent afin que cette taxe soit au plus vite rétablie.

 
Taxe à 75% : « Un choix de classe indigne » (Eliane Assassi - PCF)

le 30 décembre 2012

 

Réforme du scrutin départemental : c’est le bipartisme qui est renforcé ! (ANECR)

Avec un « binôme de candidats », la parité serait certes respectée, mais le pluralisme subirait un nouveau revers important.

Tout en rejetant  l’instauration du conseiller territorial que voulait le gouvernement précédent -et nous approuvons ce rejet-  le gouvernement souhaite faire adopter rapidement un projet de loi visant à instaurer l’élection d’un binôme de candidats de sexe différent dans des cantons dont le périmètre serait
doublé et le nombre divisé par deux.
Si la parité entrait dans les conseils départementaux,  le pluralisme régresserait encore  avec le type de scrutin proposé.
En effet, les deux élus sur un nouveau territoire unique seraient de même sensibilité, alors que sur ce même périmètre il peut y avoir actuellement deux élus de sensibilités différentes.
Ce nouveau mode de scrutin, doublé d’un redécoupage cantonal, serait donc le vecteur d’un bipartisme renforcé,  d’une nouvelle régression démocratique.
Aussi nous réaffirmons  notre proposition d’étendre la proportionnelle à l’ensemble des scrutins, et donc à l’élection départementale, seul mode électoral qui peut permettre d’assurer à la fois le respect du pluralisme et la parité, deux principes essentiels sans lesquels il n’est de lutte efficace contre la grave crise démocratique que connaît notre pays.

Nous regrettons le refus du gouvernement d’entendre cette proposition, d’autant que pour toutes les autres élections locales, ce mode de scrutin est mis en œuvre.

Pourquoi en outre cette exception, alors même qu’il est envisagé d’ouvrir en partie les élections législatives à la proportionnelle ?
Concernant les élections municipales et des délégués communautaires, il est prévu dans le même projet de loi deux dispositions importantes.

La première est d’abaisser à 1000 habitants (contre 3500) le seuil au dessus duquel un scrutin de liste est requis. Nous considérons qu’il s’agit d’un premier pas dans la bonne direction, c’est-à-dire dans le sens d’une citoyenneté renforcée pour les habitants des petites communes de notre pays. Ce premier pas, qui peut être poussé plus loin, va en outre faire avancer de façon importante la parité.
La deuxième mesure est l’élection au suffrage universel par fléchage des délégués communautaires.

Nous tenons à rappeler que la majorité des 20 000 élus qui avaient répondu au questionnaire des Etat généraux du Sénat au printemps 2012, s’était prononcé toutes tendances confondues  en faveur de l’élection des délégués communautaires par les conseils municipaux.
Cette opinion allait de pair avec leurs  inquiétudes légitimes de voir disparaître les communes, après l’expérience de l’application de la réforme  des territoires de Nicolas Sarkozy (regroupement autoritaire des communes et intercommunalités).

Aujourd’hui l’avant projet de loi de l’acte 3 de la décentralisation accentue ces inquiétudes: renforcement des compétences transférables des communes au sein des intercommunalités, transfert très important des compétences des communes vers les  eurométropoles  et les communautés métropolitaines.

Dans ces conditions, nous alertons sur le fait que l’élection par fléchage des délégués communautaires risque de contribuer à effacer le rôle des communes, en faisant disparaitre la notion de délégation de compétence des communes vers leur intercommunalités, au profit d’un partage de compétences entre ces deux structures. Cela tend également à déprécier les « intercommunalités de projet », fondées sur la coopération et le choix librement consenti des communes. Notons aussi qu’avec ce mode de scrutin, les conseillers communautaires ainsi élus n’auraient plus de compte à rendre aux conseils dont ils sont membres.

En outre l’élection par fléchage pose un certains nombre de questions s’agissant de ses dispositions propres : Qu’en est-il du risque de cumul des mandats dans le cas d’un fléchage qui s’appliquerait sur les premiers de la  liste ? De la place des minorités ? Du processus qui s’établit entre les deux tours ?

En tout état de cause, les élus communistes et républicains, dans le débat de ces prochains mois, agiront pour que les besoins  de développement de démocratie et d’intervention citoyenne trouvent les réponses qui sont aujourd’hui indispensables, au vu de la crise aigue de la représentation.

Dans ces réponses, il apparait inimaginable de ne pas voir émerger le développement de la proportionnelle,  ainsi que le rôle de la commune. Celle-ci est en effet le cadre le plus efficace pour impliquer les citoyens, y compris sur les grands projets à caractère métropolitain qui n’ont de sens que s’ils répondent aux besoins des habitants en matière de vie quotidienne et de réduction des fractures sociales et territoriales.

Déclaration de l'Association Nationale des Elus communistes et Républicains

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