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Olivier Dartigolles: «Pour une politique de gauche réussie»

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Voter F. Delalleau, c'est important pour Clichy, mais c'est aussi voter pour le Front de gauche au niveau national.
Selon Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, répondre aux besoins sociaux dès maintenant passe par une progression du score du Front de gauche et du nombre de ses députés.
Vous aviez fait de ?la défaite de Nicolas Sarkozy une première étape. À l’heure où la droite parle de cohabitation, poursuit sa stratégie ?de droitisation et où le PS vise la majorité absolue, ?quelle est la seconde étape pour le Front de gauche??
Olivier Dartigolles. Après ?la défaite de Sarkozy, pour laquelle les quatre millions de voix du Front de gauche ont été indispensables, l’objectif est d’abord de confirmer, d’amplifier la défaite de la droite tout en poursuivant notre combat contre le Front national.
Le Parti communiste était prêt à signer un accord avec toutes les forces de gauche. Le PS voulait une signature Front de gauche. Nous le regrettons mais nous continuerons, partout, à porter des coups au FN et à ses représentants, notamment sur les questions sociales.
Sous l’effet de l’inversion du calendrier électoral, de l’hyperprésidence, beaucoup pensent que le choix a été définitivement fait lors de la présidentielle.
Or, c’est à l’Assemblée nationale que se votent les lois. Il s’agit donc de construire une majorité de gauche. Mais, et c’est sans doute le plus important, il faut aussi garantir une politique de gauche réussie. Le doute persiste. Hollande a prioritairement bénéficié du rejet de Sarkozy, faute d’un projet de société alternatif aux logiques destructrices du capitalisme et du libéralisme. Un groupe Front de gauche renforcé dans cette nouvelle Assemblée assurerait le vote de lois répondant aux besoins sociaux et permettant de sortir de la crise.

La prochaine étape est donc de remobiliser les quatre millions d’électeurs de la présidentielle, en nous adressant aux 30?% de citoyens qui ont voté Hollande pour s’assurer de la défaite de Sarkozy mais qui sont aujourd’hui libérés de ce couperet.
Mais aussi convaincre tous ceux qui ont voté à gauche le 6?mai que le vote Front de gauche permettra de ne pas remettre le changement indispensable à plus tard.
Quelles questions voulez-vous rendre incontournables lors de la campagne??
Olivier Dartigolles. Nous voulons montrer l’utilité de nos propositions, autour de notre programme «?l’Humain d’abord?», à partir de questions d’actualité brûlante. Celle de l’Europe. Tout le monde parle de croissance mais aucune déclaration ne nous permet d’espérer une renégociation réelle du pacte budgétaire européen. Or celui-ci interdit toute relance par la croissance et fait courir le risque d’une souveraineté limitée.
C’est pourquoi nos candidats s’engagent à ne pas le ratifier et à porter l’exigence d’un référendum. Plus ils seront nombreux à être élus, plus leur voix pèsera. Les salaires, et en creux le pouvoir d’achat, sont également au cœur des?préoccupations.
Là encore,?le coup de pouce au Smic?promis par Hollande sera?indexé au nombre de voix?recueillies par le Front de gauche qui propose sa revalorisation à 1?700?euros. ?Il en va de même de toute?une série d’exigences?: ?la loi sur les licenciements boursiers, les négociations sur les retraites, l’école, ?le logement, la santé, ?les droits des femmes…
La question est de savoir si, dès les premières semaines de la majorité de gauche, toutes les lois dont nous avons besoins seront votées. Si le Front de gauche progresse en pourcentage et en nombre de députés, ce sera un point d’appui très important.
Vous parlez d’un «?groupe renforcé?» à l’Assemblée nationale, concrètement quelle est votre ambition??
Olivier Dartigolles. Nous avons 539?candidates et candidats du Front de gauche dont 417, à parité, présentés par le PCF. Ces élections législatives marquent une nouvelle étape dans la marche en avant du Front de gauche. Nous souhaitons?la réélection du plus grand nombre possible?de nos sortants et espérerons doubler le nombre de nos députés.
La présidentielle a créé ?une dynamique tant en terme électoral que d’implication citoyenne ou de liens nouveaux avec le monde ?du travail. Comment ?comptez-vous poursuivre ?sur cette lancée pendant ?et après la campagne??
Olivier Dartigolles. Nous continuons au quotidien de travailler avec des syndicalistes, des acteurs du mouvement social, des personnalités engagées dans le mouvement progressiste. Après les élections, se tiendra une conférence nationale du PCF.
Elle ne traitera pas que de la question gouvernementale mais établira une feuille de route dans la situation politique nouvelle issue du scrutin. Le Front de gauche devra également, sans doute d’ici à la fin juin, proposer de nouveaux objectifs permettant de poursuivre, hors séquence électorale, ?la dynamique unitaire ?et de rassemblement. ?
Car dans la lutte à mort entre les marchés financiers et les peuples, des batailles autour de notre mot d’ordre «?l’Humain d’abord?» ?seront à mener au cours ?de la prochaine période.

 

La guerre des pauvres, c’est le rêve des riches

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La guerre des pauvres, c’est le rêve des riches . Par touches successives, au gré de quelques phrases-chocs, de propositions-tests avancées par des ministres ou des parlementaires UMP en mission, les thèmes et les cibles de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy se précisent.
Tout ce qui sera susceptible d’agglomérer les voix les plus à droite à celles de femmes et d’hommes en perte d’espoir collectif sera bon à prendre pour les stratèges de l’Élysée.
Pour tenter de résoudre l’impossible équation (se succéder à lui-même en 2012, quand il ne peut compter aujourd’hui que sur le soutien d’un Français sur trois), le président sortant cherche son salut dans la division.
Et pour les gogos, Sarkozy supprime le bouclier fiscal pour mieux allèger l'Impôt sur les grandes fortunes ! Résultats les milliardaires sont gagnants et au total paieront encore moins d'impôt. Pendant ce temps les pauvres sont invités à s'opposer entre eux...

Si les salariés, qui ont tant de mal à joindre les deux bouts, pouvaient se retourner contre leurs voisins plus pauvres qu’eux, au lieu de demander des comptes aux actionnaires et aux grands patrons, Nicolas Sarkozy aurait partie gagnée.
Le RSA (revenu de solidarité active) est devenu en quelques semaines le symbole de « la France des assistés », selon le titre d’une prétendue enquête du Figaro Magazine qui suinte la haine du pauvre, le mépris de l’homme et de la femme fragilisés par la crise.
Elle véhicule sans honte les pires anecdotes de comptoir pour marteler que les allocataires des quelque 470 euros mensuels du RSA seraient des profiteurs scotchés sur leur canapé et passant leurs vacances à Bali aux frais de « ceux qui tirent leurs revenus du travail ».
Le mépris de classe n’est pas chose nouvelle. Au XIXe siècle, les ancêtres des « happy few » du Fouquet’s criaient à l’immoralité des mineurs passant un peu de bon temps à l’estaminet. Mais aujourd’hui, la campagne, dont le Figaro Magazine donne le ton idéologique, vise à désolidariser le salarié mal payé du chômeur contraint de survivre avec des allocations. Tant que le débat reste à ce niveau, le gouvernement est tranquille et les patrons se voient exonérés de toute responsabilité dans la politique de bas salaires qui est la norme dans notre pays.
Pendant ce temps là, les dividendes versés aux actionnaires, les intérêts versés aux banques, tous ces prélèvements financiers sur la valeur ajoutée progressent et les salaires stagnent.
Les 8 millions de travailleurs pauvres, les 13 % de Français qui galèrent en dessous du seuil de pauvreté constituent un socle de réalités résultant de la politique de soumission aux marchés financiers et au Medef. C’est ce que la démagogie de la droite sarkozyenne tente de cacher derrière le rideau de fumée. En déclarant que « l’assistanat est le cancer de la société française », Laurent Wauquiez n’a pas commis un écart de langage, mais lancé un ballon d’essai à destination de l’opinion de droite et d’extrême droite.
La proposition de Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, qui consisterait à contraindre les chômeurs de longue durée à des heures de travail gratuit, vise à entretenir le climat de suspicion, à flatter les réflexes simplistes et à encourager le populisme.
Pendant ce temps-là, plus discrètement, les députés débattent du projet du gouvernement d’allégement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Mais solidarité bien ordonnée commence par sa caste.
Derrière le jeu de rôle au sein de la majorité parlementaire sur la prise en compte, ou non, des œuvres d’art dans le patrimoine imposable, une chose est sûre : les nantis seront largement récompensés de la suppression du bouclier fiscal. Et dans ce domaine, l’assistance que leur prodigue la société ne se mesure pas en centaines d’euros, mais en dizaines voire en centaines de milliers de cadeaux fiscaux n

 

Présidentielles : L'ultime Appel d'André Chassaigne

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Dialogue Clichois appelle l'ensemble des adhérents et militants clichois du PCF à faire lucidement le choix n°2, c'est à dire à se prononcer en faveur d'André Chassaigne pour représenter le Front de Gauche à la Présidentielle.
L'appel ci-dessous d'André Chassaigne, en forme de mise au point, est le bienvenu surtout après les déclarations fallacieuses et infantilisantes de trois députés - M.G. Buffet, R. Muzeau et J.C. Sandrier- relayant le chantage de Mélenchon ( Moi ou la mort du Front de Gauche) et cherchant à faire pression sur les militants pour empêcher la désignation d'André Chassaigne....
Les délégués présents à la Conférence nationale ont adopté par 63 % des voix la résolution soumise désormais au vote des communistes. Ce texte est plutôt satisfaisant, tant sur l’analyse de la situation sociale et économique que sur les enjeux politiques. Il développe fort bien l’exigence d’une nouvelle pratique politique pour que les Françaises et les Français se réapproprient la politique et prennent en main leur avenir.
Mais cette résolution conclut de façon surprenante à une seule candidature possible aux présidentielles, réduisant ainsi le Front de gauche à une alliance de sommet et conditionnant sa réussite au choix d’un candidat incontournable.

La Conférence a cependant décidé à 79 % de faire figurer l’ensemble des candidatures pour l’élection présidentielle sur le bulletin de vote. C’est un énorme progrès démocratique pour notre parti : cette reconnaissance de la souveraineté des communistes est une réponse incontournable à l’exigence convergente d’une majorité de communistes, relayée par de nombreuses fédérations.
J’y vois aussi, pour ma part, un atout de poids pour mobiliser le plus grand nombre de communistes à l’issue du vote qui désignera le candidat unique du Front de gauche aux élections présidentielles.
Depuis, cette avancée a malheureusement motivé beaucoup de fébrilité pour en limiter la portée, et en dévoyant notamment mon point de vue.
Pourtant, mon positionnement a toujours été sans ambiguïté.
A chaque fois que j’ai eu l’occasion de m’exprimer sur le sens de mon offre de candidature, que ce soit au 35ème Congrès du Parti Communiste Français le 20 juin 2010, durant la Fête de l’Humanité le 8 septembre 2010, lors du Conseil National du 7 janvier 2011 suivi de l’Assemblée des animateurs de sections le 8 janvier, lors du Conseil national du 8 avril 2011 ou durant la Conférence nationale, j’ai toujours cherché à expliciter ma conception du Front de gauche comme instrument d’une dynamique populaire nouvelle, et appelé à un débat serein et respectueux de toutes les convictions au sein de notre parti, comme au sein du Front de gauche.
Certes, j’ai donné mon sentiment quelques jours avant la Conférence nationale sur le besoin qu’exprimaient les communistes de se voir offrir un choix sur l’ensemble des candidats ayant fait acte de candidature lors du Conseil national du 8 avril. C’est qu’il s’agissait, de mon point de vue, d’un engagement élémentaire pour une organisation comme le Parti Communiste Français, qui place le respect des valeurs démocratiques au cœur de ses statuts et de ses résolutions.
J’ai par ailleurs, à plusieurs reprises, assuré que je m’en remettrai sur ce point au choix de la Conférence nationale de notre Parti en application de nos statuts, avant le vote des militants prévu les 16, 17 et 18 juin prochain. C’est ce que j’ai fait.
Ma proposition de candidature est donc restée inchangée sur le fond comme sur la forme. J’ai redit, lors de la Conférence nationale, les deux priorités que je plaçais au cœur de ma démarche :
- Le besoin pour le Front de gauche, comme outil de rassemblement à gauche, de faire monter dans l’ensemble du peuple de France, l’exigence de mesures indispensables pour un changement réel dans notre pays, et pour améliorer la vie du plus grand nombre. Je pense plus particulièrement à la maîtrise financière et au carcan européen.
- La nécessité pour le Front de gauche d’être le moyen d’implication populaire dans le débat politique, le lieu d’élaboration collective des contenus de la transformation sociale et écologique. Cet enjeu essentiel exige de rompre avec le formatage des pratiques politiques actuelles, qui jouent sur la personnalisation et la médiatisation artificielle au détriment d’une démarche novatrice d’implication du plus grand nombre.
Malgré cette volonté de clarté continue sur ma démarche, au service de la volonté de rassemblement au sein du Front de gauche exprimé par notre parti, le débat légitime qui anime les communistes sur les différentes propositions soumises au vote s'est quelquefois égaré depuis la Conférence nationale. Allant chercher dans le registre du manichéisme, agitant la menace que ma désignation briserait le Front de gauche, des argumentaires simplistes essaient de faire renaître des clivages que nous avions alors réussi à surmonter.
Ils sont en décalage profond avec la teneur des échanges des communistes. De même, des réactions insistent désormais sur le caractère « déplacé » des soutiens de certains militants communistes à ma candidature. Il y a quelques semaines, j’étais caricaturé en « marionnette au service de la direction ». Voilà que je serais subitement devenu un fossoyeur instrumentalisé par une autre « partie » des militants communistes.
Est-ce ainsi, par des accusations répétées, que nous concevons le respect des convictions, des engagements et de la parole de chaque militant communiste au sein de notre maison commune ? Ou s’agit-il simplement de faire diversion pour déplacer le débat sur les interprétations fantaisistes des uns et des autres ? Ces jugements à l’emporte-pièce se situent à l’opposé de notre volonté de rassembler tous les communistes dans la perspective d’un engagement total de tous dans les échéances à venir. Je le redis avec force : il n’y pas de bons ou de mauvais communistes. Les convictions des uns et des autres ne méritent ni raccourcis ni interprétations.
Pour alimenter la réflexion décisive des adhérents de notre parti sur les choix pour 2012, il n’est pas nécessaire de les infantiliser ! Je crois qu’avec leurs valeurs, leurs convictions, leur expérience, ils méritent mieux que des échanges fondés sur la stigmatisation et le chantage.
Quant à l’argument disant que ma candidature ferait courir un risque à l'accord législatif, il me semble, pour le moins, fallacieux. Cela voudrait dire que cet accord n'a été réfléchi et discuté que dans le cadre d'une seule possibilité de candidature à la présidentielle. Or, cela n'a jamais été donné comme cela. Affirmer aujourd’hui cette condition reviendrait a posteriori à dire que mon offre de candidature était construite sur un leurre. Quel mépris pour mon engagement et plus largement pour celui de tant de communistes !
Cette référence à un corsetage de l’accord législatif avec les autres forces du Front de Gauche s'apparente à une forme de pression envers les communistes, il écarte aussi le débat de fond sur la conception du Front de Gauche.
Nous pouvons difficilement nous engager à construire du neuf avec de telles pratiques dans l’exercice démocratique au sein de notre parti. Alors que le choix très majoritaire des délégués à la Conférence nationale a été fait pour garantir la souveraineté des communistes sur leur choix, il est totalement contre-productif d’essayer désormais de les diviser en jetant de tels doutes. Pis encore, ce type d’argument est à l’opposé de l’éthique même de notre rassemblement, fondé sur la transparence d’une démarche collective et citoyenne.
Je le répète, mon offre de candidature ne souffre d’aucune sorte d’instrumentalisation. Elle est dépassionnée, sincère, dénuée de considérations boutiquières sur les agissements supposés des uns et des autres. Je crois d’ailleurs m’être astreint quant à moi à la plus grande transparence sur le sens de ma démarche et sur ma conception du rassemblement au sein du Front de Gauche, comme du rôle que doit tenir notre parti dans ce cadre collectif, et sur mon attitude si ma candidature n’était pas retenue.
Je le réaffirme, c’est au service du Front de Gauche et de sa réussite que s’inscrit ma candidature. Je m’engage à porter le programme populaire et partagé et une ambition commune sur les législatives, dans le respect des partenaires et avec une pleine existence du PCF.
Aussi, j’appelle les communistes à se prononcer librement, en conscience, sur les choix qui leur sont offerts. J’appelle solennellement tous les communistes à s’investir, quel que soit leur choix, lors du vote des 16, 17 et 18 juin… et bien évidemment après !
André Chassaigne

 

Nasser Mansouri (CGT): le FN veut sortir de l'euro pour mieux exploiter les travailleurs français

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L'économiste Nasser Mansouri (CGT) expose dans l'Humanité la dangerosité des propositions de Marine Le Pen et du FN pour le monde ouvrier.
Il explique pourquoi la sortie de l'euro, ne réglerait aucun des problèmes, mais les aggraverait.
Il s'agit au contraire de transformer l'euro, arme au service des marchés en une monnaie commune au service de l'emploi, du développement, des coopérations et de l'expansion des services publics.
Cela implique donc de réorienter du tout au tout la Banque Centrale Européenne pour la mettre au service des peuples.
Partout les forces populaires doivent s'attaquer à la domination du dollar et à la dictature des marchés financiers, comme en Amérique du Sud l'ont bien compris les pays progressistes qui tentent de monter une monnaie commune le Sucre pour contrer le dollar...
Voici des extraits de son article.
Le FN attribue, en dernière analyse, les difficultés de la France à deux facteurs principaux?: l’euro et les «?étrangers?» (soit les immigrés, soit les pays étrangers).
En termes d’outil de politique économique, cette vision conduit le FN à proposer trois mesures principales?: sortie de l’euro, protectionnisme accru, préférence nationale.
En attribuant les difficultés de la France à ces facteurs, le FN vise en fait à camoufler la vraie cause de nos difficultés, à savoir la stratégie de dévalorisation du travail au profit des détenteurs de capitaux.
Menée par les entreprises et soutenue par l’État, cette stratégie a surtout abouti à un développement sans précédent de la précarité et des bas salaires, à un accroissement des inégalités sociales. Elle a aussi conduit à un affaiblissement du potentiel productif du pays et au recul de la France sur la scène internationale .
Les idées avancées par le FN ne permettent pas de remédier à ces difficultés. Au contraire, elles risquent de les aggraver.
Voyons pourquoi.

Sortir de l’euro,? pour mieux exploiter ?les travailleurs français
La sortie de l’euro est présentée comme la pièce maîtresse des propositions économiques du FN?: l’euro sera remplacé par le franc?; un «?nouveau franc?» à parité avec l’euro serait rétabli (autrement dit, ce nouveau franc vaudrait 1?euro)?; ce franc serait ensuite dévalué de 20?% à 25?%.
L’argument avancé pour défendre ces idées est la suivante?: «?Donner des marges de manœuvre au pays.?»
Pour ne pas heurter les salariés qui sont constamment mis sous pression par le patronat avec l’argument de «?compétitivité?», le FN se garde bien d’utiliser cette expression. Mais en réalité, sa proposition correspond bien à la stratégie patronale de gains de compétitivité sur le dos des travailleurs.
La proposition du FN consiste bien à opérer une «?dévaluation compétitive?» avec comme seul objectif d’améliorer la «?compétitivité-prix?» des produits français. Le FN reprend donc à son compte, sans le dire explicitement, la vieille recette de dévaluation de la monnaie nationale au détriment des travailleurs.
Cette proposition provoque au moins trois effets pervers?:
1. La dévaluation signifie une dévalorisation de la valeur de la force de travail des salariés français. Cette politique a été déjà expérimentée en France. Elle n’a jamais profité aux travailleurs. Son but principal a toujours consisté à permettre aux capitaux de préserver leurs intérêts au détriment des travailleurs.
Les dévaluations successives des années antérieures à l’introduction de l’euro n’ont pas empêché, par exemple, la hausse du chômage ni la fermeture des sites industriels.
2. La dévaluation conduit automatiquement à une hausse des prix, obérant surtout le pouvoir d’achat des salariés, des privés d’emploi et des retraités. Une dévaluation de 20?% à 25?% signifie une baisse d’au moins autant du pouvoir d’achat.
3. Enfin, la dévaluation alourdira le poids de la dette publique dont deux tiers sont détenus par les «?non-résidents?», c’est-à-dire par des sociétés et des individus installés juridiquement à l’étranger?; elle alourdira également les charges d’intérêt de la dette. Les seuls bénéficiaires seront les ?détenteurs de capitaux financiers.
Un protectionnisme accru
Pour soi-disant mieux protéger l’intérêt national, le FN préconise, notamment, l’établissement de contingents d’importations et le rétablissement ?de droits de douane. Ici aussi le FN fait fi des effets pervers d’une telle mesure?: représailles des autres pays, hausse des prix…
Les exportations de la France comptent pour environ un quart de la production nationale. Inversement, un quart de ce qu’on consomme en France provient de l’étranger, soit pour la consommation directe des ménages, soit sous formes de matières premières et de produits intermédiaires utilisés par les entreprises. Il est fort possible que l’instauration des quotas d’importation conduise les autres pays à riposter.
En effet, on ne peut pas demander aux autres pays de continuer d’acheter des produits français et en même temps attendre d’eux de vendre moins de produits en France.
Autrement dit, les prétendus et hypothétiques gains d’activité dus à l’instauration de quotas d’importations pourraient être annulés par les pertes potentielles d’activité liées à la baisse des exportations, qui pourrait résulter des mesures de représailles des autres pays.
De plus, l’instauration des droits de douane conduit généralement à la hausse des prix, ce qui obère le pouvoir d’achat des travailleurs.
Une préférence nationale ?pour dédouaner?la stratégie patronale
C’est peut-être là le sommet du ?cynisme et de la démagogie du FN. Selon le FN, la politique d’immigration française coûterait 40?milliards d’euros par an. Il suffirait, selon lui, de renvoyer les étrangers chez eux pour économiser cet argent et le dépenser «?utilement?». Selon Marine Le Pen, «?un étranger a vocation à rentrer chez lui s’il ne trouve pas d’emploi…
Il faut réserver la protection sociale à certains, et notamment aux Français?». Cette vision cynique cherche en fait à blanchir la stratégie patronale de surexploitation des travailleurs immigrés. L’apport des travailleurs immigrés est indispensable au fonctionnement de l’économie française. De plus, les travailleurs immigrés rapportent plus aux caisses de l’État et de la Sécurité sociale qu’ils n’en reçoivent...

 

La dépense publique : un facteur de justice, de croissance, d’efficacité, par Pierre Ivorra

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Pour sortir de la crise, plutôt que de chercher à sécuriser les marchés financiers, il faut créer les conditions d’une expansion inédite des services publics en France et en Europe.
La volonté de la droite de constitutionnaliser la baisse des dépenses publiques au nom des exigences des marchés montre qu’il ne s’agit pas, pour elle, d’une orientation conjoncturelle, elle relève d’un choix de société.
Elle vise à structurer sur le long terme le vivre ensemble des Français. Aussi, la réponse doit être à la hauteur du défi lancé et portée par d’autres valeurs.
Derrière ce projet visant à ériger l’équilibre budgétaire en principe constitutionnel, il y a en fait l’idée que les dépenses publiques seraient excessives. Il y aurait trop de fonctionnaires, trop de services publics, trop de soins…
S’y ajoute l’affirmation qu’il est impossible d’obtenir ce retour à l’équilibre en augmentant les prélèvements sur les entreprises et le capital, au risque prétendument de compromettre notre compétitivité.

En vérité, la démarche est guidée par une préoccupation : réduire la dépense publique afin d’accroître les prélèvements de la finance, ouvrir aux intérêts privés de nouveaux secteurs (les retraites, la santé…). Après la crise de 2007-2009, et en raison de celle de l’euro, les équipes dirigeantes européennes veulent restaurer la rentabilité des capitaux, relancer les marchés financiers et, à cette fin, garder la capacité de la monnaie européenne à attirer des investisseurs.
Cette orientation ne peut que conduire à de nouveaux désastres. C’est l’importance de la dépense publique qui a permis d’atténuer en France les effets de la crise par rapport à d’autres pays.
L’éducation, la santé, la protection sociale ne sont pas que des coûts, leur développement est un facteur essentiel de croissance, de compétitivité et d’efficacité en même temps que de lutte contre les inégalités et de cohésion sociale.
Les dépenses de santé par habitant aux États-Unis sont plus importantes qu’en France et pourtant les Américains sont plus mal soignés que les Français. Cela tient au poids du secteur public de ce côté-ci de l’Atlantique et au parasitisme du privé de l’autre côté.
En matière constitutionnelle, il faudrait plutôt assurer la réalité de certains principes tels que le droit à l’emploi, à la formation, à la santé pour tous. Pour cela, compte tenu des retards pris, et aussi des besoins liés aux nouvelles technologies, il ne s’agit pas simplement d’empêcher la baisse des dépenses publiques mais d’obtenir qu’elles soient développées comme jamais.
Cela suppose évidemment une réorientation de la politique budgétaire et de protection sociale avec une mise en cause des faveurs dont bénéficient la finance et le capital, une réforme de leur financement. Il faut également mobiliser un outil bien plus large que le budget de l’État, le crédit bancaire.
Cela passe par l’instauration d’un pôle public financier au périmètre élargi, inspiré par de nouveaux critères de financement et une transformation de l’institution en charge de la politique monétaire de l’euro?: la BCE.
Celle-ci, pourrait utiliser sa capacité à créer de la monnaie pour acheter des titres de dette publique et contribuer, par l’intermédiaire d’un fonds européen de développement social, à l’expansion des services publics dans chacun des pays.

Pierre Ivorra

 

ISF : Les copains d'abord!

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Le chômage, la misère s'étend mais le quatuor Sarkozy, Fillon , Lagarde et Baroin à une préoccupation majeure : diminuer voir supprimer l'impôt sur la fortune.
Qu'importe le sort des français.
Cette équipe est au service des plus fortunés et c'est pour eux qu'ils avaient instauré l'odieux bouclier fiscal.
Devant les protestations des français, Sarkozy tente un coup de bonneteau : la suppression du bouclier fiscal, moyennant la baisse de l'imposition pour les plus riches : l'Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF).
Un véritable marché de dupes, destiné à tromper les gogos.
La presse parle ainsi de 300 000 foyers qui pourraient échapper demain à l'Impôt de solidarité sur la fortune!
La France est bien partie pour devenir un vrai paradis fiscal....
Du coté socialiste, on ne s'étonnera pas d'apprendre que M. Rocard s'avère partisan lui de la suppression de.... l'ISF.
D'ailleurs Sarkozy a eu beau jeu de le rappeler :"il (l'ISF) a été supprimé par les socialistes allemands en Allemagne et par les socialistes espagnols en Espagne". Mais le socialiste Didier Migaud ne veut pas être en reste : ce spécialiste du Budget, nommé par Sarkozy à la tête de la Cour des Comptes, avance une proposition bien réactionnaire : diminuer les charges pour les patrons ( les cotisations patronales et le versement transport des entreprises) en compensant par une augmentation de la TVA !
Mais Mr Migaud (PS) ne compte pas s'arrêter en si bon chemin pour accroître les profits des patrons, il souhaite suivre l"exemple" de l'Allemagne et voire s'instaurer une taxation sur le CO2 et sur l'énergie ( gaz, electricité, pétrole)...
Mr Migaud sait-il que déjà 10 millions de français ont du se priver de chauffage, cet hiver ? Électeurs de droite, électeurs socialistes : vous savez ce qui vous attend demain ....

Comment, pour un coût politique le plus faible possible, finir de transformer la France en paradis fiscal pour les propriétaires de capitaux en y supprimant toute imposition du capital?
C'est l'exercice auquel entend se livrer le gouvernement en arbitrant entre deux scénarios de dilution-extinction de l'impôt « de solidarité sur les fortunes » (ISF), après avoir envoyer aux oubliettes la taxe professionnelle qui concernait, elle, le capital des entreprises.
L'opération est doublement grossière:
- Tenter de récupérer la protestation contre le scandaleux « bouclier discal » pour faire admettre la suppression de l'ISF: l'extinction du bouclier fiscal, qui, certes, bénéficie surtout aux plus fortunés, mais concerne aussi beaucoup de petits revenus, rapporterait 600 millions d'euros à l'État, mais 4 milliards d'euros seraient rendus aux plus riches via la suppression de l'ISF. Au total la perte de recette serait de 3,4 milliards d'euros.
- Mettre en pratique le nouveau dogme « sarkozyste »: Taxer l'enrichissement, pas la richesse!

Un premier scénario proposerait de ramener le barème de l'ISF à deux taux seulement, au lieu de six aujourd'hui (de 0,55% à 1,8%) avec un relèvement important du seuil d'imposition aujourd'hui fixé à 790 000 euros.
Le deuxième scénario impliquerait la suppression intégrale de l'ISF dans sa forme actuelle et, peut-être, son remplacement par une taxation des plus-values immobilières et mobilières.
Ces deux hypothèses sont très floues. Leur rendement semble très mal assuré. Elles risquent d'ouvrir la voie à des fraudes massives car le contrôle nécessaire impliquerait une forte augmentation des moyens de l'administration fiscale, alors qu'ils sont sabrés.
Dans les deux cas, les gâchis de capitaux redoubleraient, tandis que les patrimoines et les revenus continueraient de se concentrer, particulièrement sous leur forme financière.
La valeur des actifs financiers détenus par les ménages a crû de plus de 51% entre 2002 et 2009 atteignant 3764 milliards d'euros, l'essentiel du gâteau étant partagé par une poignée de grandes familles telles les Bettencourt. Et les revenus financiers encaissés par les ménages, particulièrement ceux de la « bande du Fouquet's », sont passés d'un total égal à 20,19% des salaires en France en 2002 à 23,75% en 2008.
Bien sûr il faut absolument supprimer le bouclier fiscal, mais garder et réformer l'ISF:

- En accroissant le prélèvement sur les fortunes financières;
- En assujettissant les équipements professionnels avec une modulation pour en encourager un usage favorable à la création d'emplois et pénalisant la croissance financière.
- En relevant le seuil d'imposition de l'ISF de façon telle que soient maintenus hors champ les contribuables qui y sont entrés depuis dix ans par le seul effet du boom immobilier.

 

Roland Muzeau « Des comportements indignes »

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Roland Muzeau, député des Hauts de Seine est porte-parole des députés communistes, républicains et citoyens.

Comment réagissez-vous aux révélations sur les vacances de François Fillon payées par le gouvernement égyptien?? Roland Muzeau. Cette information révèle une nouvelle fois le mélange des genres entre intérêts privés et vie publique. L’exemple vient de haut. Quand le président de la République passe ses vacances sur le yacht de M.?Bolloré, ses ministres se sentent autorisés à user et abuser de leurs relations publiques pour satisfaire leurs envies privées.
C’est insupportable. Outre la démission de Michèle Alliot-Marie, qui n’est plus en capacité de conduire la diplomatie française, nous exigeons que le président de la République s’explique et s’engage à mettre un terme à ces comportements indignes et dangereux pour la vie politique et la démocratie.

Plus globalement, que révèlent ces comportements à propos de la politique du gouvernement français??
Roland Muzeau. C’est toute la politique du gouvernement vis-à-vis des pays du continent africain et au-delà qui pose problème. La France est en permanence engluée dans des rapports entre politique et intérêts privés.
On le voit bien, à chaque fois, ce qui fait pencher la décision, c’est la problématique économique.
C’est la raison pour laquelle vous demandez un débat parlementaire??
Roland Muzeau. Nous avons demandé un débat parlementaire sur les relations qu’entretient la France avec l’ensemble du continent africain. Nous souhaitons que soit remise à plat la politique gouvernementale afin que soit mis fin, en premier lieu, aux liens entre argent et politique qui mettent le plus souvent hors jeu les intérêts réciproques de nos peuples.
Propos recueillis?par Max Staat ( source l'Humanité)

 

Relancer le service public d’éducation nationale : la solution aux défis d’avenir

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Le gouvernement poursuit son entreprise d'instauration d'une école à plusieurs vitesses.
Il veut supprimer à la rentrée 2011, 16 000 postes d'enseignants. Cela ferait 66 400 postes supprimés depuis le début du quinquennat, soit 8% des effectifs !
A Clichy, c'est l'excellente filière Informatique et Réseau du Lycée Newton, que le Gouvernement veut liquider.
L'État répond ainsi au dogme libéral de la baisse des dépenses publiques. Or, cela ne répond en rien aux besoins réels des populations. D'autant que, depuis l'an 2000, la natalité est repartie à la hausse.
Ces mesures se traduiraient, à la rentrée prochaine, par une nouvelle dégradation des conditions d'accueil des élèves, notamment en maternelle, primaire et au collège.
Au lycée, les réformes dégradent les scolarités. Face à cela il y a besoin de défendre le service public d'éducation nationale.
Le PCF appelle à tout mettre en oeuvre pour réussir la mobilisation du 10 février et ainsi contribuer à faire entendre la nécessité, pour l’avenir du pays et des enfants, de la relance du service public d’éducation nationale.
Manifestation, jeudi10 février,14h30 PARIS – M° Luxembourg (itinéraire jusqu’à Rue du bac)

Non à l’école sous tutelle marchande

La baisse du nombre d'enseignants rentre dans la logique des réformes engagées par Sarkozy depuis 2007.
Et ce n'est pas seulement moins d'école, mais une autre école que l'UMP est en train de bâtir sous nos yeux; une école à plusieurs vitesses, une école du tri : pour les plus riches et ceux qui réussissent, des filières et des établissements d'excellence, pour les autres, le minimum vital pour sortir du système scolaire en étant corvéable à merci et « adapté » aux besoins du patronat.
La part du PIB français destinée aux enseignements primaires et secondaires a diminué dans la période récente en passant de 4,5% en 1995 à 3,9% en 2006 Avec sa volonté de « dénationaliser » et de marchandiser l’enseignement, le gouvernement accroit les inégalités entre territoires et classes sociales.
L’Etat organise la raréfaction de la formation et la pénurie des postes, pour pousser, notamment au travers de l’autonomie des établissements, à l'embauche locale d'enseignants. Il sacrifie les RASED, diminue le temps de classe, casse la maternelle, met en place un socle commun minimum...
Les inégalités se creusent pendant que la droite habille son travail de sape de l’école publique en projetant un discours presque irréel sur « l’égalité des chances » comme traitement de l’échec scolaire. Le « mal être » scolaire des enfants, comme la souffrance au travail des enseignants et personnels éducatifs, sont devenus une réalité quotidienne.
Comment admettre au XXIème siècle que l’effort éducatif dans notre pays décroisse depuis plusieurs années ? Comment ne pas être choqué par l’absence de considération pour cette école qui fait la société de demain ?
Il y a besoin de défendre l'école et le statut des enseignants en refusant toute phase de privatisation-décentralisation dans l'éducation nationale.
Ecole, dans les luttes, dans les urnes, imposer une autre politique
La transformation de l’école doit figurer au cœur des débats que nous entamons sur le programme populaire et partagé pour la gauche en 2012.

Une réforme progressiste de l'école, comprenant la lutte contre la difficulté scolaire, les inégalités, l'amélioration des conditions d'étude, la reconnaissance du handicap... nécessite des moyens, notamment humains, et une meilleure formation des enseignants.

Le PCF propose

  • de cesser toute nouvelle suppression de postes et d'engager un plan de recrutement massif pour assurer partout de bonnes conditions éducatives. De pré-recruter les futurs enseignants dès la première année d'université avec une allocation d'autonomie. L’élévation du niveau chez les enseignants, est indissociable de leur stabilité donc de leur statut de fonctionnaire d'Etat.
  • de lancer un grand plan de lutte contre l'échec scolaire en s'attaquant aux causes des difficultés scolaires en cessant de culpabiliser élèves, parents et enseignants. S'attaquer aux véritables causes de la difficulté scolaire, en articulant recherche pédagogique et pratique, pour permettre d’apprendre les nouveaux savoirs, plus complexes, à tous les enfants, quelle que soit leur classe sociale.
  • d'ouvrir une nouvelle phase de démocratisation scolaire avec comme axes forts : la lutte contre les inégalités face à l'école, l'ambition de la réussite de tous les élèves, l'élévation du niveau de connaissances d'une classe d'âge avec la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans.
  • une formation répondant à l'enjeu de la complexité des savoirs, de l'ambition d'une culture commune de haut niveau.

Nos enfants n'ont pas besoin de moins d'école, mais de plus d'école, pour vivre dans un monde où, pour un travail émancipateur et une vie citoyenne, il sera nécessaire de maîtriser les formes de réflexion qui découlent des savoirs savants.
Dès maintenant, les candidats communistes du Front de Gauche aux élections cantonales Annie Mandois et François Delalleau porteront l’idée que l’Etat doit assumer ses responsabilités au lieu de faire du chantage aux collectivités locales pour qu’elles financent des profs en CDD pour des établissements « autonomes » financièrement et en concurrence.

 

A. Chassaigne (PCF) : Mr Chatel, nous ne voulons pas de l'école-entreprise!

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Le Ministre de l’Education Nationale Luc Chatel, (un ancien de l'Oréal ! ) a annoncé la création d’une prime au mérite pour les chefs d’établissements.
Ces critères « au mérite » sont une véritable machine de guerre contre l’Ecole de la république, l'accès aux droits et aux savoirs.
Ils favorisent l’accroissement des difficultés des élèves et les inégalités sociales de réussite scolaire.
A l’heure où le gouvernement veut rendre les établissements autonomes laissant à la charge des collectivités locales leur financement, c’est une pression supplémentaire mise sur les chefs d’établissement et donc sur les établissements eux-mêmes.
La conséquence de leur mise en concurrence risque d’être dramatique ! Faute de moyens pédagogiques, ce principe de prime va pousser les chefs d’établissement à « recruter » de moins en moins d’élèves issus de familles populaires.
Les logiques de marché et la concurrence ne doivent pas être le leitmotiv des établissements scolaires ! L’école n’est pas une entreprise et les chefs d’établissement ne doivent pas être des patrons.
Pour le PCF, l'éducation n'est pas à vendre. Elle doit être libérée du marché et gratuite !
C’est d’une transformation progressiste, dont l’école a besoin, pour satisfaire son rôle de service public, assurant partout et pour tous la qualité et l’égalité des conditions d’enseignement.
Voici la réaction scansalisée d'André Chassaigne, lui même ancien directeur d'école.
"Après les annonces de suppression de 16 000 nouveaux postes d’enseignants pour la rentrée prochaine, le Ministre de l’Education Nationale, Luc Chatel est toujours à la pointe de la destruction du service public d’éducation.
En grand spécialiste du « marketing » et de la « gestion des ressources humaines » qu’il est, il propose aujourd’hui la création d’une prime au mérite pour les chefs d’établissements !
Luc Chatel se rêve en PDG de l’école, en voulant transformer les chefs d’établissements en « managers » payés à la « performance » en fonction de leur capacité à appliquer les réformes libérales.

Avec la privatisation de l’enseignement, le Gouvernement propose de traiter une nouvelle fois les inégalités sociales en les confiant aux seules lois du marché.
Il choisit d’ouvrir en grand la mise en concurrence entre les établissements, pour ne plus les financer et se détacher de l’exigence d’égalité des conditions d’éducation sur tous les territoires.
L’école n’est pas un marché, les chefs d’établissements ne doivent pas être des patrons ! Une autre transformation progressiste de l’école s’impose, pour être encore mieux un service public national, assurant partout la qualité et l’égalité des conditions d’enseignement et des objectifs.
À quelques semaines des élections cantonales, les citoyens auront l’occasion de s’opposer fermement à cette logique d’accroissement des inégalités territoriales, qu’éviteront bien sûr de rendre public les candidats de la droite dans les Conseils généraux !"

A Clichy, ils devront pour cela voter pour les candidats du PCF : Annie Mandois et F. Delalleau.

 

Présidentielles 2012: Chassaigne invite le PCF à se prononcer

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Le député appelle son parti à exprimer une préférence entre les candidats pour 2012.
Jean-Luc Mélenchon, désormais proposé par le PG comme le meilleur candidat pour représenter le Front de gauche à l’élection présidentielle, le député communiste André Chassaigne appelle son parti à exprimer à son tour une préférence dans le débat où lui-même est candidat à l’investiture.
« Dans la mesure où le Parti de gauche a désigné un candidat, je pose la question suivante : est-ce que le PCF, à partir des candidats qui se sont déclarés en son sein, va lui aussi proposer un candidat à la candidature du Front de gauche, interroge-t-il dans un entretien accordé à Libération.
Je ne demande pas que le PCF impose un candidat mais qu’on puisse discuter sans a priori. »
Le député communiste du Puy-de-Dôme alerte sur le risque d’un débat biaisé à ses yeux entre les candidatures, du fait de « la forme d’exclusion a priori de (sa) candidature » pratiquée par les télés et les radios « en considérant que Mélenchon est le candidat naturel du Front de gauche ».
Répétant son attachement à une méthode de désignation qui « doit se faire sur une réflexion et non sur un rapport de forces quantitatif », André Chassaigne estime qu’il y a, chez les électeurs et les militants, « une attente qui ne correspond pas à la façon de faire de Jean-Luc Mélenchon », en particulier sur le « positionnement face au PS » et dans la déclinaison de l’ambition qu’André Chassaigne fait sienne de « faire gagner une gauche bien ancrée à gauche ».

 

Tunisie : l’amnésie de Gilles Catoire

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Le peuple tunisien par sa révolte donne une formidable leçon de dignité, de courage, de combativité et de lucidité à l’ensemble des peuples du Magreb et aux peuples d’Europe et du monde.
ll ne veut pas se voir spolié de sa victoire, et il a raison.
Comment ne pas se réjouir et saluer la mémoire de ses martyrs tombés sous les coups de la répression sanglante de ce gangster affairiste qu'est Ben Ali?
A droite, le bal des faux-culs fait salle pleine. Alors que la ministre Alliot Marie se préparait à fournir a Ben Ali le "savoir faire " de la France, pour mater le soulèvement populaire, les politiciens de droite font mine de découvrir soudain les abominations du clan Ben Ali qu'ils ont soutenu pendant des années.
Aujourd’hui, le maire de Clichy, Gilles Catoire, agite des drapeaux, en signe de solidarité avec le peuple Tunisien.
Mais que veut il faire oublier, en cette période pré électorale ?
Alors que les communistes ont toujours été aux côtés du peuple Tunisien et solidaires dans les pires moments, lorsqu’il était sous le joug de la famille Ben Ali et de ses sbires, tel n’était pas le positionnement des dirigeants socialistes.
Veut-il, avec ses gesticulations, faire oublier que Ben Ali, le tyran honni de son peuple et qui avec sa famille a pillé la Tunisie était, jusqu’au 17 janvier, membre de l’Internationale Socialiste, qui regroupe comme son nom l’indique, les partis socialistes et donc le parti de Gilles Catoire ?
Monsieur Catoire, avez-vous oublié que Ben Ali et son parti étaient membre de l'Internationale Socialiste ?
Ainsi, comme le rappelle Francis Wurtz (PCF), l'Union Européenne justifie sa sollicitude pour la Tunisie de la façon suivante :' L'UE officielle aurait pu difficilement rejeter un régime qui avait l'aval de l'Internationale Socialiste."
Gilles Catoire veut-il également faire oublier que pour son ami Dominique Strauss-Kahn, le patron du FMI, organisme généralement bien informé sur la situation des pays, la Tunisie de Ben Ali était, jusqu'à ces derniers jours, un modèle : « La politique économique adoptée en Tunisie, déclarait DSK, est une politique saine et constitue LE MEILLEUR MODÈLE à suivre pour de nombreux pays émergents ».
Telle n’était visiblement pas l’appréciation du peuple tunisien.
Il est vrai que pour DSK, le poulain de Catoire pour les présidentielles, une politique saine est une politique qui permet de pressurer le peuple pour enrichir les patrons, les géants de la Finance.
Voilà les français prévenus.
Ni les Clichois, ni nos amis tunisiens ne sont dupes.
Nous suggérons à Gilles Catoire de ne pas ranger trop vite ses drapeaux : son camarade Hosni Moubarak, également membre de l’Internationale socialiste est lui aussi en grandes difficultés en Egypte…
A Clichy, Catoire s'allie avec la Droite et soutient DSK, l'Affameur des peuples qui dirige le FMI. Comment pourrait il être aux côtés de ceux qui, en Tunisie et ailleurs, sont engagés dans le combat progressiste contre les forces locales de droite et qui ne veulent plus des politiques d'austérité et de misère imposées par le FMI?
Amis tunisiens, égyptiens, marocains, algériens, un seul parti a toujours été de votre côté dans les combats contre le colonialisme, pour l'indépendance, le progrès social et la démocratie : le parti communiste français dont une des devises, héritée de Karl Marx, reste Prolétaires de tous les pays, unissez vous.
Pour donner de la force à votre combat, rejoignez la section de Clichy du PCF.

 

Grand-Paris : l’Accord Huchon-Sarkozy ignore la Ligne 13 et la galère quotidienne des Clichois

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Belle opération de communication, d'enfumage et de manifestation consensuelle !
J.P. Huchon et le ministre de la ville M. Leroy ont tenu une conférence de presse pour présenter leur accord sur le volet transport du Grand Paris.
Ce plan, c’est 32,4 milliards d’euros d’investissement. Il prévoit la modernisation des réseaux de transport actuels, en particulier des RER, pour 11,9 milliards, et la réalisation d’un métro automatique de rocade autour de Paris, pour 20,5 milliards, (hors achat du matériel roulant).
Il s’agit avant tout de relier les pôles d’activités entre eux, ce qui serait une bonne chose, si ça ne s’opérait pas au détriment de l’amélioration des conditions de transports de centaines de milliers de banlieusards de la banlieue nord.
La desserte fine du territoire et l’amélioration des conditions de transports actuelles ne sont visiblement pas une priorité pour Sarkozy qui veut un Grand Paris au service de la Finance.
Quant au STIF et à Huchon, ils continuent d’ignorer la ligne 13. Pas un centime n’est prévu pour la ligne 13.
Des métros pour les uns, des « pousseurs » pour les autres », voilà ce que les clichois retiendront de ce Plan qui tourne le dos à leurs revendications et promet une aggravation de l'inégalité de traitement des usagers totalement contraire à l’esprit même du service public.
Comment ne pas s’indigner de voir un beau mensonge repris en cœur par les promoteurs de cet accord qui s’est conclu sur le dos de toute une partie des banlieusards: la fable de la désaturation de la ligne 13 par le prolongement de la ligne 14, ce qui est formellement démenti par les experts et les projections de trafic.

De grandes zones de flou subsistent sur la question pourtant cruciale, des financements. Conséquence : le risque est fort de voir le prix des billets et des Pass Navigo sur l’ensemble des réseaux flamber du fait du désengagement de l’Etat. Et il en va de même pour les impôts locaux dans la mesure où les collectivités locales sont prêtent à financer à la place de l’Etat la réalisation de ce réseau d’intérêt national.
Au système actuel de financement qui s’inscrit pleinement dans l’accompagnement du libéralisme, les communistes doivent opposer la création d’un pôle public bancaire et la lutte pour réorienter la Banque Centrale Européenne afin de tourner l’euro, la création monétaire et donc le crédit vers le développement des services publics et la création d’emplois. Ce projet, revu pour correspondre aux attentes des populations, pourrait être un bénéficiaire type.
De même rien n’est dit sur la maîtrise publique à venir des transports franciliens. A la privatisation du réseau qui se profile, les communistes avec les usagers et les salariés doivent opposer la création d’un pôle publique SNCF-RATP.
Le Département du Val de Marne et c’est une bonne chose pour les valdemarnais– a des motifs de satisfaction avec la reprise de propositions de son conseil général dirigé par le communiste Ch. Favier, notamment du judicieux projet Orbival permettant de mieux desservir son territoire.
On voit l’intérêt de disposer d’élus communistes combatifs et le poids que représente un Conseil général dirigé par un communiste.
Pour la Seine Saint Denis, l’intérêt est déjà beaucoup plus limité : si l’amélioration de la desserte de la partie Nord Est (Plateau de Clichy sous bois-Montfermeil) est réelle, le secteur de Montreuil est délaissé et pour la partie Ouest, (c’est à dire St Ouen, Stains, St Denis), ce projet n’est pas de nature à régler la situation : les banlieusards de ce secteur ont tout intérêt au dédoublement de la ligne 13.
Dans les Hauts de Seine, ce sont les habitants de Clichy, d’Asnières, de Gennevilliers, ceux qui endurent au quotidien la galère sur la Ligne 13 qui se trouvent sacrifiés.
Répétons-le : la consultation du STIF aura finalement été pour la banlieue Nord une mascarade puisque ce qui ressortait de toutes les réunions, c’est le souhait massif du dédoublement de la ligne 13. Supprimer le goulot d’étranglement de La Fourche reste en effet, la seule solution permettant d’augmenter la fréquence des rames.
Seuls des élus bien loin du terrain et des préoccupations des gens poussent des cris de victoire.
L’enjeu du dédoublement nécessaire de la ligne 13 a-t-elle posée avec suffisamment de force et de conviction au sein de l’exécutif régional et du conseil d’administration du STIF?
La désertion de G. Catoire sur ce dossier, qui a très vite abandonné la revendication du dédoublement de la ligne 13, préférant laisser les usagers à leur triste sort pour venir à la rescousse d’Huchon avec son projet de dupe de ligne 14, reste préjudiciable au rassemblement plus que jamais nécessaire.
Catoire porte ainsi une lourde part de responsabilité. Cet homme qui livre Clichy à la droite et aux colistiers de l’UMP, rallie DSK (« l’affameur des peuples ») sera un obstacle pour le mieux-vivre à Clichy, tant qu’il sera en position d’exercer son pouvoir de nuisance, plombant ainsi l’avenir de Clichy.
Mais la colère des usagers de la L 13, transportés comme du bétail, enfermés et tassés jusqu’à l’asphyxie dans des wagons par des « pousseurs », humiliés chaque jour gronde et s'amplifie de jour en jour.
Ce dédoublement, demandé par les communistes de Clichy, par les maires de Gennevilliers, de Saint-Denis, de Stains faisait parti du programme de la liste Front de Gauche pour les Régionales.
Les élus communistes exigent plus que jamais le dédoublement de la ligne 13 et leur candidat clichois aux cantonales François Delalleau en sera porteur.
Les évènements de Tunisie montre que rien ne peut arrêter un peuple en colère.

 

L’ÉCOLE : Enjeu de société parce qu’elle « fait société », par André Chassaigne

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Comme beaucoup d’élus locaux, je suis confronté de façon permanente au traitement infligé à l’école publique par le pouvoir en place.
Depuis 2007, la virulence des attaques contre l’école s’est accélérée avec la suppression massive de postes d’enseignants et de personnels éducatifs spécialisés et le recul de la part des dépenses de l’État dans l’éducation dans le PIB.
Cette politique a des conséquences palpables dans le vécu de nos concitoyens sur les territoires : fermetures de classes, non-remplacement des absences des enseignants, accroissement des difficultés scolaires, en particulier des élèves les plus défavorisés, impossibilité d’intégrer correctement les élèves handicapés…
Comment admettre, au XXIème siècle, que l’effort éducatif dans notre pays décroisse depuis plusieurs années ? Comment ne pas être choqué par l’absence de considération pour cette école qui fait la société de demain ?

Nous partageons l’idée que l’école a un rôle prépondérant dans la construction du vivre ensemble, à travers la capacité qu’elle a à transmettre les savoirs tout en éveillant les consciences, à assurer l’émancipation des futurs citoyens tant dans leurs pratiques personnelles que dans leurs relations aux autres, au travail, à la culture…
Parce qu’elle est un outil essentiel de cette émancipation du plus grand nombre, l’école est un symbole de l’aspiration de toute une société. C’est pourquoi elle ne peut être réduite à un simple champ d’application et d’expérimentation au service du système économique et politique en place.
À l’aube du XXIème, il revient à tous les progressistes de reposer cette question centrale : quelle place voulons-nous donner à l’école dans notre société ?
Pour bien y répondre, il nous faut partir d’un constat partagé. Depuis les années 1960, les faits sont tenaces. Ils sont très inquiétants…
Le système éducatif est tiraillé entre une logique de démocratisation et, « maltraité » par la logique capitaliste, par une logique de reproduction des inégalités sociales. Il construit, souvent au corps défendant des agents qui le constituent, un ordre des choses profondément contraire à notre volonté d’émancipation et de transformation sociale.
Le « mal être » scolaire des enfants, comme la souffrance au travail des enseignants et personnels éducatifs, sont devenus une réalité quotidienne.
Privés des moyens indispensables à la satisfaction des besoins des élèves, ceux qui mettent leur engagement personnel au service de l’intérêt général se trouvent dans l’incapacité de changer le cours des choses. Les inégalités se creusent pendant que la droite habille son travail de sape de l’école publique en projetant un discours presque irréel sur « l’égalité des chances » comme traitement de l’échec scolaire.
Car, ce n’est pas de chance dans une compétition dont les élèves ont besoin, mais d’une véritable lutte contre les inégalités, dès le plus jeune âge, qui permettrait à l’école de mettre en face des moyens réels pour faire accéder à une culture commune ambitieuse comme projet de démocratisation scolaire effective.
La difficulté scolaire n’est pas plus une maladie que peut l’être le chômage de masse, sur laquelle on peut projeter des expériences marginales pour essayer de masquer l’essentiel.
Son terreau est l’inégalité sociale, économique et culturelle, que vient matérialiser un système scolaire qui ne peut plus répondre aux besoins des élèves dans le cadre de leur scolarité.
Le traitement par les libéraux de l’école publique est bien une prise en compte des inégalités, mais pour « faire à chacun son école », opérer une sélection et une hiérarchisation conforme aux impératifs économiques et politiques qu’ils défendent, aboutissant ainsi à accentuer les inégalités culturelles, sociales, et économiques.
Avec la privatisation de l’enseignement, l’inégalité est même intégrée comme une forme naturelle qu’il faudrait simplement accompagner par le marché. Ce n’est pas d’un accompagnement des inégalités que nous voulons, mais d’une véritable lutte contre leur reproduction.
Au-delà de la simple réussite scolaire, l’école doit (re)trouver son ambition d’outil permettant l’avancée de civilisation. C’est une question cruciale pour l’avenir de notre société, pour les valeurs que nos concitoyens entendent placer en son centre.
Notre projet ne doit pas être une sorte « d’acte de foi » en l’école républicaine, libératrice par elle-même ou idéalisée, puisqu’elle ne l’est pas. C’est la recherche d’une école de progrès pour tous, sur la base d’une culture commune et de l’appropriation de savoirs indispensables à la connaissance du monde, de la vérité.
Au fond, là où nous prenons à rebrousse poil les projets inégalitaires, c’est sur le fait que tous les élèves, quelle que soit leur origine sociale, sont capables d’apprendre ces savoirs, ces formes de raisonnements.
Car le projet capitaliste repose bien sur l’idée de faire des cursus différents dès le plus jeune âge, pour les uns en se limitant à l’élémentaire et au collège, pour les autres, à se préparer dès le plus jeune âge à aller au-delà.
Dans une société future où toute la vie sera structurée par des savoirs issus de « culture savante », ce sont tous les enfants qu’il nous faut préparer à étudier au moins jusqu’à 18 ans dans des conditions qui leur donnent le plaisir d’apprendre. Oui, il faut revaloriser les filières professionnelles, mais pas pour limiter les choix d’orientation des enfants de familles populaires à cette seule possibilité. Relancer la maternelle, comme la scolarité unique en élémentaire et collège, c’est le moyen de créer l’orientation réellement choisie pour la suite, en lycée général, technologique ou professionnel.
C’est l’idée qui doit être portée dans le projet populaire partagé. En tant qu’enseignant de métier, ancien principal de collège, je sais qu’il est possible de relever ce nouveau défi de la démocratisation scolaire. En tant qu’élu local, je vois que c’est nécessaire pour l’émancipation des êtres humains et l’avenir du pays.
Le Parti communiste français, et la lettre régulière du réseau École, participe pleinement de la mise en perspective de cette « autre » école que nous appelons de nos voeux. La dernière revue du projet consacrée à l’école pose clairement le constat d’échec et de régression de la politique libérale appliquée à notre système éducatif.
Elle présente surtout, sous l’angle de nombreux chercheurs, enseignants ou acteurs de l’école, des objectifs ambitieux pour une école du XXIème siècle : la définition d’un modèle où « l’élève n’a pas d’autres ressources scolaires que l’école », la lutte contre « les inégalités sociales de réussite scolaire », l’appropriation « d’une culture commune de haut niveau pour mettre les générations à venir en capacité de penser de façon critique », « l’allongement des études pour préparer au monde et aux enjeux de demain ».
Cette visée politique ne peut passer que par un engagement budgétaire de grande ampleur de la part de l’État pour les années à venir.
Aussi, la transformation de l’école doit figurer au coeur des débats que nous entamons sur le programme populaire et partagé pour la gauche en 2012.
C’est une exigence qui traduit, au-delà du simple enjeu de société, la vraie mesure du rôle que doit revêtir le débat sur l’école qui fait société.

André Chassaigne

 

PCF : Qui a peur ? par Anne Lafaurie

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Ce week-end, Jean-Luc Mélenchon a présenté sa candidature pour représenter le front gauche aux élections présidentielles. Il a bénéficié pour cette annonce de tous les médias ainsi que d'un interview hier matin dans L'Humanité.
Dès lors, on ne peut que s'interroger sur le traitement très inégal des autres candidatures, notamment celle d'André Chassaigne.
En effet, ni Info-hebdo, ni le site du PCF, ni L'Humanité, ... n'ont encore porté à la connaissance des communistes la lettre que celui-ci a adressée à tous les communistes.
(voir cette Lettre en fichier joint)
Pourtant, à voir l'accueil et l'ovation qu'il a reçus à l'assemblée des délégués de section qui l'ont chaudement soutenu dans leur majorité il n'est pas certain que ces informations n'intéressent pas les communistes !
On ne peut que regretter de voir le groupe dirigeant du parti et les responsables de la Fédération des Hauts de Seine se refuser à promouvoir la candidature d'André Chassaigne.
Dans ces conditions, face à la promotion médiatique de Melenchon, les dés sont pipés, et la colère des militants de base gronde.
La consultation des communistes risque de tourner à la mascarade.
Le choix de se coucher devant ce second candidat socialiste, ancien ministre de Jospin et hier figure marquante du staff de Ségolène Royal est il déjà arrêté, comme le notent tous les observateurs ?
Voici une réflexion d'Annie Lafaurie.

A peine la contribution portant sur le rassemblement sans effacement du parti et c’est l’avalanche de contributions contre ce point de vue mais aussi, pour moi le plus intéressant la multiplication de discussions entre communistes voire même jusqu’aux sympathisants.
Beaucoup ont reconnu que ce débat est nécessaire, qu’on aurait du l’engager avant,et que de ne pas l’avoir fait a induit le trouble et laisser la candidature Melenchon devenir presque « naturelle »puisque rien d’autre n’émergeait.
La responsabilité de la direction du parti est évidente dans cet état de fait (…)

Ce n’est pas la peur qui anime ceux qui militent dans le parti pour valoriser la candidature communiste au service du rassemblement front de gauche.( et peut être qu’elle aurait pu le supposer d’elle-même ) C’est la certitude que cette question mérite d’être posée et discutée en grand y compris en public, car nous avons confiance dans notre démarche, nos propositions. Et nous sommes fiers d’être communiste.
Nous considérons que dans la situation actuelle l’existence du parti et du communisme sont plus que jamais d’actualité. Ce qui est redoutable c’est la frilosité dans laquelle nous enferme la direction du parti.
On nous présente un texte d’adresse aux communistes sans même proposer de donner une opinion de direction (que nous sommes ?) sur la question d’une candidature issue du parti. On fait appel à candidature, comme s’il s’agissait d’une proposition de commission….Et l’absurde total, on n’évoque même pas A.Chassaigne.
Soyons sérieux, on parle de la présidentielle, élection très dure et qui appelle une préparation réelle pour n’importe quel candidat, et un collectif de travail autour expérimenté.Toute chose dont n’a jamais bénéficié André Chassaigne jusqu’ici et compte tenu de ce qui nous est présenté ici, dont il ne bénéficiera jamais si le CN ne change pas d’orientation aujourd’hui. La peur d’un échec anime effectivement beaucoup de camarades. Et l’expérience de 2007 y est pour quelque chose. Je pensais qu’on avait tenu compte de ca pour s’y prendre autrement, d’où notre congrès et le discours à la fête de l’huma de P.Laurent si apprécié par les communistes et au delà, parmi beaucoup de déçus du parti qui retrouvait là de l’intérêt pour un parti qui se place aux cotés des travailleurs et des luttes, un parti fier de lui et qui combat et qui cherche à être utile au combat social dans les luttes politiques.
A ce moment le lancement de la candidature d’André était cohérente avec notre démarche pour de très nombreux communistes et donnait l’impression d’une volonté d’avancer autrement qu’en 2007, et sans mettre notre drapeau dans la poche.
Mais aujourd’hui je pense qu’on nous a enfumé .Et tout est mis en place pour effacer le PCF lors des présidentielles. Au CN, il semble qu’il est de bon ton de penser qu’une candidature issue de notre parti n’est pas rassembleuse. Quel signe catastrophique donnons nous aux communistes et à notre peuple ?
Nous entrons dans la campagne des cantonales en poussant les communistes à douter d’eux mêmes et de leur parti. Alors que nous avons au contraire besoin de relever des défis très importants comme dans le Val de marne…mais pas seulement et pas qu’au niveau des élections mais des luttes et du contenu à faire progresser pour l’alternative.
(…) J’ajoute que puisque certains ne cessent de faire référence à la stratégie syndicale, du point de vue de la démarche unitaire, il faut remarquer que chaque organisation est identifiée. Chacune se présente sous ses propres couleurs pour les élections professionnelles et prud’homales. Et si la cgt est première organisation ce n’est jamais parce qu’elle s’est diluée ni effacée.
Aussi, je plaide pour une vraie discussion sur la candidature issue du parti pour le front de gauche pour les présidentielles avec les communistes et au delà. Pour cela je demande que le CN se prononce sur la pertinence de la candidature communiste au service du front de gauche, André Chassaigne en l’occurrence.
Sinon nous trompons les camarades, car en juin il sera bien trop tard les jeux seront faits et Mélanchon sera le seul candidat existant pour le front de gauche avec tous les dangers majeurs que ca représente pour notre parti et pour les conditions de la lutte politique pour changer vraiment la société.

 

Ecole : 16 000 postes supprimés, NON A LA SAIGNÉE!

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Le gouvernement poursuit son entreprise de casse du service public de l'éducation et d'instauration d'une école à plusieurs vitesses. Il prévoit à nouveau de supprimer 16 000 postes d'enseignants pour la rentrée 2011 ! Cela ferait 66 400 postes supprimés depuis le début du quinquennat, soit 8% des effectifs !
Le gouvernement Fillon et le ministre Luc Chatel prévoient de ponctionner 4 millions d'euros sur le budget de l'éducation nationale pour les attribuer...à l'enseignement privé.
Dans les Hauts-de-Seine, 71 postes d'enseignants vont être supprimés dans les écoles primaires et 122 postes dans les collèges et lycées, alors même que les effectifs prévus sont stables voire en progression !
35 ZEP sont menacées de démantèlement. La fermeture de deux BTS est programmée dont le BTS Informatique à Clichy.
Le gouvernement multiplie les mesures dévastatrices pour l'école : il est désormais question de démanteler l'éducation prioritaire (ZEP) et de supprimer 2 filières de BTS sur le département.
Tout cela ne peut qu'entraîner une nouvelle dégradation des conditions d'accueil des élèves et de travail des personnels.
Afin de mettre en échec ce budget 2011 de pénurie pour l'éducation, le PCF 92 appelle à tout mettre en œuvre pour réussir la mobilisation du 22 janvier, à 14 H au métro Luxembourg, à l'appel du collectif "l'éducation est notre avenir", et à faire entendre la nécessité, pour l’avenir du pays et de nos enfants, de la défense et de la promotion du service public d’éducation nationale.

Les casseurs d'école
La baisse du nombre d'enseignants rentre dans la logique des réformes engagées par Sarkozy depuis 2007. Pour le gouvernement et la droite, il n'est pas seulement question de moins d'école, mais de construire une école à plusieurs vitesses, une école du tri.
Pour les plus riches et ceux qui réussissent, des filières et des établissements d'excellence, pour les autres, le minimum vital via le socle commun et le manque de qualifications.
Avec sa volonté de « dénationaliser », privatiser et « marchandiser » l’enseignement, le gouvernement accroît les inégalités entre territoires et classes sociales. L’Etat organise la raréfaction de la formation et la pénurie des postes, pour pousser, notamment au travers de l’autonomie des établissements, à l'embauche locale d'enseignants sans statut et précarisés. Il sacrifie les RASED, diminue le temps de classe, casse la maternelle, met en place un socle commun minimum...
Les inégalités se creusent pendant que la droite, dans son travail de sape de l’école publique, trompe nos concitoyens avec son discours mensonger sur sa soi-disant politique d'« égalité des chances » et de lutte contre l’échec scolaire.
Le mal-être scolaire des enfants, comme la souffrance au travail des enseignants et personnels éducatifs, sont devenus une réalité quotidienne.
Comment admettre au XXIe siècle que l’effort éducatif dans notre pays décroisse depuis plusieurs années ? Comment ne pas être choqué par l’absence de considération pour cette école qui fait la société de demain ? Imposer une autre politique pour l'école

La transformation de l’école doit figurer au cœur des débats que nous entamons sur le programme populaire et partagé pour la gauche en 2012. Une réforme progressiste de l'école, comprenant la lutte contre les difficultés scolaires et les inégalités, l'amélioration des conditions d'étude, la reconnaissance du handicap nécessite des moyens, notamment humains, et une meilleure formation des enseignants.

Le PCF propose :

  • l'arrêt immédiat des suppressions de postes et un plan de recrutement massif pour répondre aux besoins des élèves.

  • le pré-recrutement des futurs enseignants dès la première année d'université avec une allocation d'autonomie.

  • le lancement d'un grand plan de lutte contre l'échec scolaire et l'articulation entre recherche pédagogique et pratique pour s'attaquer aux véritables causes de la difficulté scolaire sans culpabiliser élèves, parents et enseignants.
  • l'ouverture d'une nouvelle phase de démocratisation scolaire avec comme axes forts : la lutte contre les inégalités face à l'école, l'ambition de la réussite de tous les élèves, l'élévation du niveau de connaissances d'une classe d'âge avec la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans.
  • une formation répondant à l'enjeu de la complexité des savoirs, de l'ambition d'une culture commune de haut niveau.

Nos enfants n'ont pas besoin de moins d'école, mais de plus d'école et d'une meilleure prise en compte des besoins éducatifs sur tout le territoire. C’est dans ce sens que d'autres choix doivent être faits, pour un avenir où chaque futur citoyen soit en maîtrise de savoirs et de capacités de réflexion de haut niveau.
Dès maintenant, les candidats du PCF-Front de Gauche aux élections cantonales des 20 et 27 mars prochain, Annie Mandois et François Delalleau porteront l'exigence de voir l’Etat doit assumer ses responsabilités, au lieu de se défausser sur les collectivités locales qui n’auront pas les moyens de s’y substituer.

 

Solidarité des communistes français et algériens avec le combat du peuple tunisiens pour la démocratie et la justice sociale

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Le 27 janvier le PCF organisera à son siège, Place du Colonel Fabien, une soirée de solidarité avec le peuple Tunisien, avec Pierre Laurent (PCF), Mouhiedine, Cherbib, militant des Droits de l'Homme, Tarek Ben Hiba, Pdt de la Fédération tunisienne pour une citoyenneté des deux rives, Abdel Thabet du Parti Communistes des Ouvriers Tunisiens et Souayr Belhassem, Pdt de la Fédération internationale des Droits de l'Homme.
Dialogue clichois publie cette déclaration du PADS, nos camarades communistes algériens.

Les communistes algériens saluent la victoire de l’intifadha du peuple tunisien. La dictature de la clique de Ben Ali est tombée. Les manifestations des jeunes et des travailleurs ont eu raison de la tyrannie malgré une féroce répression.
Cette intifadha a aiguisé les contradictions apparues au sein de la bourgeoisie tunisienne sur la façon de gouverner pour préserver ses intérêts de classe, face à la propension de certains de ses clans les plus corrompus à monopoliser le pouvoir, face aussi aux répercussions de la grave crise internationale du capitalisme.
Le peuple tunisien, les travailleurs et toutes les catégories sociales exploitées et marginalisées par un capitalisme dépendant de l’impérialisme sont maintenant appelés à développer encore plus leur mobilisation pour empêcher que la fuite de Ben Ali ne se transforme en simple révolution de palais et ne soit confisquée par la bourgeoisie et ses éléments les plus réactionnaires et les plus rusés, sous quelque bannière politique ou idéologique que ce soit.

Il faut déjouer les calculs des diverses fractions des bourgeoisies maghrébines qui, sous la poussée populaire, se débarrassent de leurs hommes devenus impopulaires pour sauver leur système d’exploitation et de domination. Elles sont conseillées, encouragées et poussées dans ce sens par les puissances impérialistes désirant sauver avant tout leurs intérêts dans cette région.
En Tunisie, comme en Algérie, comme au Maroc, comme dans tous les autres pays, les peuples subissent de plein fouet les conséquences de la crise mondiale du capitalisme et les effets des politiques mises en œuvre par les oligarchies financières pour faire payer la facture du sauvetage des gros banquiers par les travailleurs et toutes les catégories sociales exploitées.
Il n’y aura pas de démocratie véritable, au profit des travailleurs et des couches populaires, sans une lutte conséquente contre le capitalisme, les féodalités et les monarchies, contre toutes les dictatures qui se camouflent sous l’enseigne républicaine pour servir les nantis et les multinationales.
La lutte du peuple tunisien a été suivie de façon assidue et avec espoir par les travailleurs et le peuple algériens qui mènent de leur côté depuis plus de 20 ans un combat pour sortir de la démocratie de façade et instaurer un Etat de démocratie populaire de progrès. Elle va stimuler leurs luttes.
Vive la solidarité des travailleurs du Maghreb dans la lutte contre le despotisme, l’arbitraire et l’exploitation.
Renforçons la solidarité des prolétaires et des peuples dominés par l’impérialisme en menant un combat conséquent dans nos propres pays contre les exploiteurs et les oppresseurs !
Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme
(Article paru sur le site d'Alger Républicain (http://www.alger-republicain.com/) )

 

Présidentielles et luttes : Débattre dans la clarté...

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Les derniers sondages montrent que, si la question du pouvoir d’achat pousse très fort, l’emploi reste de très loin la préoccupation majeure des Français.
C’est aussi, la question sur laquelle les salariés se sentent les plus démunis. Comment s’y prendre devant les fermetures de sites, délocalisations, avec quelles perspectives ?
Avoir le courage des transformations sociales, économiques et politiques nécessaires, c’est se confronter à ces questions. C’est poser avec force la question d’une autre utilisation de l’argent, ce qui va plus loin que le plafonnement souhaitable du salaire des PDG, ou la nécessaire réforme de la fiscalité.
C’est agir pour le dépassement du capitalisme, c’est se saisir, avec les salariés, de la gestion des entreprises pour transformer la façon de produire les richesses, faire d’autres choix d’investissements, maîtriser les financements avec le crédit, nationaliser le système bancaires, élargir le champ des services publics, toutes choses nécessaires pour prétendre à un autre partage des richesses.
Or, il n’est pas vrai qu’aujourd’hui André Chassaigne et J. L. Mélenchon feraient la même campagne, seraient porteurs du même projet politique, mettraient en avant les mêmes propositions de réformes radicales.
Prétendre le contraire, c’est semer consciemment des illusions lourdes de conséquences.
Ne jouons pas les autruches.
La souhaitable alliance au sein du Front de Gauche entre PCF et PG n'aura de l'avenir que si elle s'effectue sur des bases claires.

Nous venons de vivre une expérience formidable avec la réforme des retraites. Le peuple a repris la parole, mais il a joint le geste à la parole : il est descendu dans la rue, il a fait grève, il s’est manifesté de nombreuses manières. 7 millions de personnes ont pris part à ce mouvement.
Et du coup, la parole s’est enrichie. Face au déluge médiatique de la droite, face aux problèmes posés : financement ; démographie etc, le refus a conduit à chercher les solutions.
Les propositions élaborées par les communistes et porté pour certaines par le Front de Gauche, porté dans les centaines de formations et débats que nous avons initiés ou auxquels nous avons participé, ont rencontré cette demande. Et ensemble, dans le débat et dans la lutte, nous avons progressé. Comment maintenant, et dans le contexte de période électorale dans lequel nous sommes d’ores et déjà engagés, engrangeons nous l’acquit de ce travail sur les retraites ? comment le confortons nous ?
Comment le transformer en changement politique concret avec les moments électoraux?
Au 34 eme congrès, les communistes ont décidé que : « Le Parti communiste proposera et prendra lui-même les initiatives permettant aux formations de gauche d’exposer et de confronter leurs analyses et leurs objectifs, leurs points communs et leurs différences, d’entreprendre un travail de construction de réponses de gauche progressistes en liaison avec les ripostes indispensables, et aux citoyens d’intervenir dans ce débat et de contribuer à ses évolutions. ».
Construire le programme populaire partagé avec nos partenaires du Front de gauche suppose que l’on puisse confronter avec le peuple et sans aucune restriction, nos analyses et objectifs.
Dans ces conditions, il est nécessaire, pour progresser et pour permettre aux citoyens qui veulent contribuer à ce débat de tout mettre sur la table ! Par exemple, il est « incompréhensible » que lors du forum sur les retraites du 2 décembre à Paris, la direction du PCF a cédé aux exigence du PG et accepté de se priver, à la tribune, de l’économiste communiste qui a fortement contribué à l’élaboration de nos propositions ! Qu’avons-nous gagné, qu’avons-nous fait avancer avec cette posture ?
Pourquoi tant d’autruches, tête dans le sable, parmi les dirigeant(e)s communistes ?
Avec la crise, avec les souffrances, la direction parle d’exigences de haut niveau. Mais justement, si nous avons confiance en nos propositions qui répondent à ces exigences, pourquoi certains dirigeants plient devant les oukases du PG? Ce dernier aurait il peur des propositions communistes ?
Il est urgent que sur les questions qui touchent à l’emploi : le rôle du crédit bancaire, les fonds régionaux pour l’emploi, le rôle que devrait jouer la BCE, les pouvoirs nouveaux pour les salariés, et pas seulement pour jouer les secouristes quand il est quasiment trop tard (comme le propose JL Mélenchon), …. soient débattues sans occulter les importantes différences que nous avons avec le PG.
Idem sur la question du rassemblement et les objectifs que chacun assigne à ce rassemblement. Devons-nous, nous autocensurer, devons-nous cacher au nom du rassemblement, que la vision et les buts du PG de Jean Luc Mélenchon visent à subvertir l’idée du rassemblement tel que nous les communistes le conçoivent?
Le PG avec JL Mélenchon à sa tête affirme : « Notre intention est de refaire le Congrès de Tours. C'est-à-dire de fonder une force politique de gauche nouvelle »…et « Le Front de gauche incarne ce choix intermédiaire. »
Même son de cloche dans le compte rendu d’une rencontre entre l’ACU (Fase) et le PG. Je cite : « le PG a rappelé qu’il se considère comme un parti transitoire qui a vocation à disparaître pour contribuer à la fondation d’une force politique plus large regroupant la gauche radicale. Le PG a souligné que le Front de gauche n’a pas vocation à être seulement une alliance électorale - ce qu’il est aujourd’hui - et que l’objectif du PG reste la création d’une nouvelle force. Nous avons évoqué la référence commune à Die Linke, tout en indiquant que d’autres constructions nous inspirent, comme celle de l’ANC. »
Pour certains le Front de gauche serait donc le l’occasion de franchir une nouvelle étape dans l’effacement, voir la liquidation du parti communiste. Répétons-le : les communistes refusent cette orientation suicidaire.
Comment répondre ensemble aux projets affichées par le PG ? En les ignorant ou au contraire en portant le débat sur la place publique? Va-t-on accepter que Mélenchon nous force la main comme l’annonce le PG dans cette même rencontre : « Il pense pouvoir créer une dynamique irréversible, contourner l’enfer des discussions d’appareil en s’adressant directement au peuple, notamment à travers les médias ».
Rechercher l’alliance avec le PG, au sein du Front de Gauche est une chose, aboutir à un rassemblement sans principes ni contenus en est une autre. Il faut mettre tout sur la table et débattre clairement.
Les communistes ont droit à la vérité. Il n’est pas vrai qu’aujourd’hui André Chassaigne et J. L. Mélenchon feraient la même campagne, seraient porteurs du même projet politique, mettraient en avant les mêmes propositions de réformes radicales.
Prétendre le contraire, c’est semer consciemment des illusions lourdes de conséquences.

 

Présidentielles : Lettre ouverte d'André Chassaigne aux communistes

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Le 20 juin 2010, j’ai présenté au 35ème Congrès du Parti Communiste Français mon offre de candidature pour représenter le Front de gauche aux prochaines élections présidentielles.
Elle faisait suite à l’accord que j’avais donné, début juin, pour que mon nom soit cité, parmi d’autres, comme candidat potentiel.
Sans ambiguïté, je soulignais alors mon attachement à une candidature commune du Front de gauche pour affronter cette importante échéance électorale.

Je m’inscrivais ainsi dans les orientations de la résolution finale du Congrès, adoptée le même jour :

« Pour l’élection présidentielle, la candidature pourra soit être issue de l’une des formations du Front de gauche, soit être issue du mouvement social, et partager les objectifs du pacte. Ce débat doit être mené sans préalable ni exclusive. Dans cette perspective, des personnalité-e-s communistes sont légitimes à s’engager comme candidat-e potentiel-le du rassemblement pour porter l’originalité de cette ambition.
Dans le cadre de la préparation du congrès du printemps 2011, nous examinerons toutes les propositions et les hypothèses que les communistes souhaiteront mettre en débat. Au terme de ce processus, à ce congrès, nous désignerons le ou la candidate soutenu-e par le PCF. L’assemblée des animateurs de section, fin 2010, constituera un point d’étape de cette réflexion et de ce processus ».

Le sens de ma candidature

Le 8 septembre 2010, à la veille de la Fête de l’Humanité, je précisais le sens de mon offre de candidature :
«  Le Front de gauche tire sa force et ses succès de sa diversité, en rassemblant des militants attachés à la transformation sociale et qui veulent dépasser les échecs de leur propre parti : communistes, socialistes, extrême gauche, écologistes, mouvement social… cette pluralité est une formidable richesse. Conjuguée à une réelle assise populaire, elle peut permettre de co-élaborer un projet transformateur pour la France.
C’est pour cette même raison que je suis attaché à une candidature commune du Front de gauche pour les élections présidentielles. Pour moi, il n’y a pas de femmes ou d’hommes providentiels.
Le Front de gauche est composé de plusieurs courants : plusieurs candidatures sont donc possibles pour porter son projet partagé, qu’elles soient issues des différentes formations du Front de gauche, ou du mouvement social… Aucun candidat ne s’impose a priori. C’est le sens de mon offre de candidature.
Qui dit Front dit ensemble de différences. Chaque formation, comme chaque individu, a sa personnalité, son histoire propre, ses priorités. La famille politique que je représente, comme les autres, a ses particularités, ses propres orientations.
Je pense notamment à la question sociale, et plus particulièrement à la participation active du monde du travail à la création de richesses dans un nouveau type de développement. Je pense aussi à cette volonté que nous avons toujours eue d’être les porteurs et les passeurs des exigences populaires. Cette sensibilité-là a besoin de s’exprimer et d’être entendue, au côté d’autres.
J’ai certes conscience du caractère particulier de ma candidature. Elle est différente, donc un brin anachronique dans le bouillonnement médiatique autour d’une poignée de personnalités nationales. Serait-il donc incongru qu’un élu local, forgé dans la défense des intérêts de la population d’un territoire, puisse porter un message national ?
Cette proximité, cette connaissance des Français ne serait-elle pas au contraire la première garantie de construire avec eux ?
Il n’est pas une journée durant laquelle je ne fais pas le constat que le système libéral, qui encadre notre vie, marche sur la tête, à tel point que les jeunes devraient demain vivre moins bien que leurs parents.
Il n’est pas une journée sans que je me dise que notre société est complètement dévoyée par une poignée de grands groupes financiers et de privilégiés. Et il n’est pas une journée sans que je réfléchisse à ce que nous pourrions tous ensemble mettre en oeuvre pour bousculer ce capitalisme qui casse tant de vies : il est vraiment temps de dépasser ce système essoufflé, tellement abandonné à la finance qu’il s’est lui-même condamné.
Dans ce grand pays qu’est la France, nous devons imaginer et mettre en oeuvre un nouveau modèle social. Il nous faut redonner à la France la place qu’elle doit avoir pour aider la planète à privilégier le bonheur humain ».
Le peuple de France veut le changement
Depuis, le mouvement social des retraites a confirmé l’exigence de changement. Je me suis efforcé de traduire cette volonté du peuple de France, le 8 novembre 2010, à l’occasion du meeting de Jappy, organisé par le Parti Communiste Français, durant lequel j’ai été appelé à m’exprimer.
« Je vous le dis, l’expérience douloureuse de la crise, comme les réformes destructrices du pouvoir, ont créé une majorité. Une majorité qui veut que la France change de cap. La bataille exceptionnelle autour de la question des retraites est la première grande confrontation contre le système, contre le libéralisme mondialisé qui ne connaît plus de limites.
Une chose est sûre : les Français ont compris que dans ce système capitaliste, la règle veut qu’on ne partage que les pertes, jamais les bénéfices. Et il y a en a des bénéfices ! On croule sous l’argent en France et dans le monde. Nos compatriotes veulent que l’économie privilégie l’intérêt général aux intérêts privés ! Ils refusent d’être réduits à être des « choses », des choses tout juste bonnes à produire des bénéfices pour une poignée d’actionnaires insatiables au détriment de l’avenir de l’humanité et de la planète !
Et ils nous le disent sous les formes les plus diverses, ils nous dressent une bonne feuille de route. Une feuille de route à double usage : pour les luttes d’aujourd’hui et pour les scrutins de demain. Cette feuille de route nous convient parce qu’elle tourne le dos à la mal vie. Elle nous convient parce qu’elle place l’intérêt personnel bien compris de chacun d’entre nous au cœur de notre projet de transformation sociale. Et elle me convient personnellement parce que ce sont ces mêmes valeurs, et ces mêmes fondamentaux, qui ont toujours guidé mon action, comme celle de tant de camarades, dans le quotidien de notre pratique politique et dans les responsabilités qui nous sont confiées, en Auvergne comme dans bien d’autres territoires ruraux et urbains.
Je voudrais le dire ici : de ma vie de militant, d’élu de proximité, de député, je n’ai tiré qu’une seule véritable leçon : la démocratie, c’est l’arme du grand nombre. La démocratie, c’est l’art d’être ensemble et de se respecter, d’analyser et d’échanger, de coélaborer et de porter des projets partagés.
C’est avec cette démocratie-là qu’il nous faut bâtir une nouvelle communauté humaine. « Je pose le principe que tous les hommes sont philosophes » écrivait Gramsci dans ses « Carnets de prison ».
Nous ne sommes pas les plus forts. Nous ne sommes pas les plus intelligents. Et je laisse à d’autres le soin d’avoir raison sur tout. Mais j’ai une conviction profonde : ouvrons la porte de la démocratie économique et sociale, laissons la société parler, laissons la liberté de se choisir un destin, faisons parler ensemble employés, ouvriers, chômeurs, fonctionnaires, artisans, laissons la France libre d’elle-même, et tranquillement une autre politique verra le jour ».

L’exigence d’une construction citoyenne
Durant ces derniers mois, au fil des rencontres sur l’ensemble du territoire, j’ai pu constater non seulement combien les Françaises et les Français souhaitaient ce changement, mais combien ils exigeaient aussi d’être au centre du débat politique. J’ai eu aussi la confirmation que les communistes portent la conviction que la participation populaire est à la fois le but et le moyen du changement politique, comme cela est si bien formulé dans l’appel « espoir2012.org » :
« La mise en commun de l’intelligence de chacun est un gage de réussite dans la gestion des collectivités, dans les luttes syndicales, dans la direction d’association, dans la conduite de projets collectifs, et plus globalement dans la promotion de l’intérêt général.
Nous avons la conviction que les Français ne veulent plus que l’on parle en leur nom, qu’ils veulent participer à la prise de décisions de leur environnement professionnel jusqu’au gouvernement. Ils souhaitent un nouveau partage du pouvoir ».
C’est cette démarche de co-élaboration, que je partage depuis si longtemps, que j’essaie de porter. Elle est à l’opposée de grandes messes autour d’une élite « qui sait », comme des propositions, toutes ficelées, déclamées de la tribune d’un Congrès.
La généralisation d’une telle démarche est d’autant plus indispensable qu’elle nous affranchit des artifices de la séquence présidentielle et permet à chaque Française et Français de reprendre son avenir en main.
Aussi, ma volonté est d’être un artisan déterminé de cette construction citoyenne du projet, pour permettre de desserrer l’étau du repli sur soi et montrer qu’une société s’affranchissant des banquiers, de la dictature de l’argent, est indispensable.
Et qu’elle est possible !
Au cœur du débat de la gauche

Je soutiens aussi que notre objectif n’est pas de créer je ne sais quelle petite gauche, force d’appoint, disposant d’une vague capacité de protestation ; notre ambition est au contraire d’être les artisans d’une gauche forte, puissante, majoritaire parce qu’émancipatrice.
Le premier défi du Front de gauche, et plus particulièrement du Parti Communiste, est donc de construire une nouvelle dynamique, indispensable pour faire gagner la gauche qui transformera la société.
Je voudrais sur ce point rappeler les propos que j’ai tenus le 29 novembre 2010, à la Fête de l’Huma de Bretagne :
« Ne laissons pas croire qu’il y aurait à gauche, d’un côté un chevalier blanc (le Front de gauche) porteur de toutes les vertus et de la pureté révolutionnaire, et de l’autre un chevalier noir (le Parti Socialiste et ses alliés) affublé de tous les maux et vendu au capitalisme.
Ce qui importe, c’est d’emmener toute la cavalerie dans la bonne direction. Sinon, nous nous retrouverons au final avec un cheval de bois sur lequel nous n’aurons eu aucune prise.
Et je veux aussi dire à ma famille politique, à l’ensemble du Front de gauche : ne nous résignons pas à jouer les spectateurs énervés, à chaque fois que nous parlons, pensons que nous devons être acteurs pour construire la force qui donnera au pays le gouvernement qu’il mérite.
Oui, je le revendique, nos idées ont vocation à présider aux destinées du gouvernement de la France ! Et pour cela, il n’est d’autre moyen que de mettre concrètement le contenu du changement au cœur du débat de la gauche. De toute la gauche ».
Le Front de gauche doit être le passeur de colère et d’espoir pour la transformation de la société.
J’en suis convaincu : il peut bousculer tous les pronostics, toutes les prophéties. Aussi, devons-nous envahir le débat présidentiel avec notre ambition.
Pour créer, rassembler, porter une majorité d’idée. Et surtout pour rendre majoritaires les exigences de transformation sociale.
Moi qui suis du pays des volcans endormis, je crois à l’éruption de l’impossible, je crois à l’éruption d’un peuple qui s’engage à fond pour empêcher que notre pays subisse les mêmes recettes que l’on impose au peuple grec, ou au peuple irlandais.
Le bilan de 6 mois de labourage

A l’occasion de ce Conseil National du 7 janvier 2011, suivi de l’Assemblée des secrétaires ou animateurs de section du 8 janvier, je souhaite faire un bilan de mes 6 mois de travail de terrain : 6 mois de labourage où j’ai souvent eu l’impression de tirer un araire au regard des moyens multiples mis à la disposition de l’élite politique et aux « machines de guerre » dont certains disposent.

- Ainsi, n’étant pas responsable d’une des formations structurant le Front de Gauche, je n’ai pas été invité aux grands débats nationaux organisés pour la construction du programme partagé… à l’exception de celui de Bordeaux, le 27 janvier prochain, sur les questions environnementales, en lien avec les idées que je développe dans mon ouvrage « Pour une Terre commune ».

- Je n’ai pu obtenir aucune participation à une émission politique d’importance, qui m’aurait permis de développer mes idées : télévisions et radios réservent les plateaux et « matinales », à forte écoute, aux personnalités sélectionnées par leurs experts en politique, ou promotionnés par un parti politique, voire choisies par le pouvoir quand elles s’inscrivent dans la stratégie élyséenne.
Le formatage politico-médiatique, au casting pré-défini, n’admet aucun poil à gratter d’un épiderme bien huilé, si ce n’est, comme le disait Pierre Bourdieu pour se livrer « à des outrances verbales arrogantes ou démagogiques, tout à l’opposé de la générosité enthousiaste d’un message mobilisateur ».
Aucun espace n’est laissé aux expressions hors du champ constitué si ce n’est pour des émissions de divertissement, à l’initiative d’animateurs qui ont le mérite d’oser la nouveauté, permettant ainsi quelques développement d’idées.
- La presse écrite, nationale comme régionale, a cependant manifesté un intérêt réel pour ma démarche, malgré quelques parti-pris journalistiques, avec pour certains la volonté de m’enfermer dans un positionnement « anti-Mélenchon », et pour d’autres la certitude que je n’étais qu’un candidat alibi.
- Mon nom n’étant proposé par aucun parti, il n’a été avancé dans aucune étude d’opinion, dans aucun sondage … confortant l’idée que Jean-Luc Mélenchon est le seul candidat envisageable pour le Front de gauche ! Le Parti Communiste est ainsi d’ores et déjà effacé des prochaines échéances présidentielles, de fait des législatives, et progressivement de l’espace politique.
- Au fil des semaines, j’ai pris conscience du risque que le choix de la candidature du Front de gauche se fasse par défaut, avec un seul candidat possible, alors qu’il est indispensable qu’elle soit choisie en toute liberté, alliant à la démarche collective le respect de la souveraineté des adhérents de chacune des organisations et de leurs statuts.
Faudrait-il exclure, a priori, qu’un communiste puisse représenter efficacement notre rassemblement, alors que dans les 4 régions où les listes Front de gauche ont dépassé les 10 % aux dernières élections régionales, elles avaient pour tête de liste un communiste ?
Cette frilosité est le reflet d’une conception du Parti étroite, triste, mortifère alors qu’il est dans son essence même rassembleur, ouvert, généreux, comme nous sommes si nombreux à continuer à en faire la preuve, concrètement, au quotidien, sur nos territoires respectifs.
En aucun cas, il ne s’agit pourtant d’exiger que le candidat soit forcément un membre du PCF !
Les diverses et légitimes expressions pour un débat sur cette question, comme l’appel de certains communistes « pour un rassemblement sans effacement du PCF » ont déclenché les anathèmes de donneuses et donneurs de leçons enfermés dans leurs certitudes, dont celle que notre Parti n’est plus à même de porter la visée communiste.
- Pour certains communistes traumatisés par les dernières échéances présidentielles, cette élection ne se résume qu’à un mauvais moment à passer, auquel il suffirait de tourner le dos pour que, mécaniquement, tout aille mieux ensuite.
Tétanisés par la forme de ce scrutin, profondément contraire à nos valeurs et à notre vision d’une démocratie active, ils oublient que toute élection est une opportunité dont il faut se saisir, non seulement pour ne pas laisser le champ libre aux démagogues et aux faiseurs de régression sociale et libéraux de tous poils, mais aussi pour matérialiser une autre conception de la politique et offrir de nouveaux choix de vie en commun.
- Dans ce contexte, malgré de nombreux soutiens, ma candidature à la représentation du Front de gauche a parfois été considérée comme une initiative de division. N’étant pas présentée par le Parti, elle pu créer des interrogations chez des communistes.
Elle a eu aussi pour effet d’accentuer l’acharnement de certaines et certains à promotionner, de façon outrancière, « le candidat incarné » du Front de gauche en la personne de Jean-Luc Melenchon. Elle a alimenté d’autre part les interprétations de celles et ceux qui ne souhaitent pas un candidat du Front de gauche et qui m’ont reproché d’être l’instrument d’une opération de diversion.
Mon offre de candidature
A la lumière de cette expérience, je suis convaincu qu’une candidature individuelle n’a aucune chance d’aboutir dans le processus de désignation d’un candidat commun du Front de gauche.
Elle ne serait qu’un leurre pour préparer, dans une confrontation inégale, la désignation du candidat imposé, et dont elle ne serait de fait que le faire-valoir. Pour que des candidatures crédibles puissent compter dans le choix final, je suis persuadé qu’il est indispensable que des instances de notre Parti s’en saisissent, en lien avec le contenu qu’elles souhaitent donner au programme politique et que le candidat devra porter dans la dynamique du Font de gauche .
C’est pourquoi, si je confirme aujourd’hui mon offre de candidature, c’est en la mettant entre les mains des communistes : en premier lieu à l’occasion des débats de ce vendredi au Conseil National, et de ceux de samedi, à l’Assemblée des secrétaires ou animateurs de section ; puis dans les débats des différentes instances appelées à se prononcer avant la Conférence nationale qui aura à soumettre une proposition aux communistes.
Plus largement, je la livre à la réflexion de l’ensemble des organisations du Front de gauche comme une candidature de rassemblement populaire, donc plurielle, sur les objectifs communs qu’il nous faut préciser, avec la volonté de rendre majoritaires les contenus de transformation sociale.
Ma volonté est simplement de répondre utilement aux attentes du peuple de France, en restant fidèle aux idées et à l’éthique qui sont les miennes, et qui sont celles de tant de militantes et militants du PCF, très majoritairement attachés à leur Parti et à la visée communiste.

 

SNCF : Le service public ne répond plus!

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La France entière s’émeut de voir un train mettre 26 heures pour relier Strasbourg à Port-Bou et Nice.
Cet évènement est la résultante des politiques menées à la SNCF depuis plusieurs années.
Pour la Fédération CGT des cheminots, quand une Entreprise Publique comme la SNCF se détourne du service public pour faire du business, il est prévisible que les voyageurs et les cheminots en subissent les conséquences.
Depuis que la Direction de la SNCF a accentué son organisation en branches indépendantes refusant toutes formes de mutualisation des moyens humains et matériels, les dysfonctionnements deviennent le triste quotidien des usagers et l’angoisse des cheminots.

Les Directions d’activités ne veulent plus financer les réserves en personnel de bord (Agents de Conduite et Agents du Service Commercial Trains). Les ateliers d’entretien des locomotives sont spécialisés par activités.
Les aiguilleurs n’ont plus de contact avec les autres services au nom de la « concurrence libre et non faussée ». Cette organisation éclatée et cloisonnée de la SNCF engendre les situations vécues par les voyageurs de ce train qui a fait la une de l’actualité.
Pour la Fédération CGT des Cheminots ce genre d’incident illustre le contenu de nos luttes. La grève reconductible du mois d’avril, à l’appel de CGT, avait comme revendications de mettre fin à cette organisation en mono activité et de fournir à la SNCF les moyens humains pour réaliser un service public ferroviaire de qualité.
Les agents de conduite de Vierzon sont actuellement dans un mouvement de grève contre la suppression des réserves de conducteurs mais la Direction l’entreprise refuse obstinément de les entendre.
La Fédération CGT des Cheminots déplore que la Direction de la SNCF refuse de tirer les enseignements de sa stratégie.
En 9 ans elle a supprimé plus de 25 000 emplois de cheminots, elle entend en supprimer encore 1 850 en 2011, cette politique d’austérité a des répercussions désastreuses sur la qualité du service due aux usagers et sur les conditions de travail des cheminots.
Il est outrageant d’entendre François Fillon, Brice Hortefeux, Nathalie Kosciusko-Morizet ou Thierry Mariani tirer à boulets rouges sur Météo France, les services de l’équipement, les aéroports de Paris ou la SNCF et les accuser de ne pas répondre à leurs obligations alors que c’est leur politique libérale qui supprime les moyens et pousse à la casse des entreprises publiques et du service public.

 

Table ronde sur le chauffage urbain : les propositions de Guy Schmaus

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La dernière commission municipale consultative des services publics avait en principe à son ordre du jour, l'affaire du chauffage urbain.
Mais le maire G. Catoire n'était pas présent....
L'ordre du jour en a donc été changé.
Encore du temps de perdu!
Néanmoins, sans attendre, G. Schmaus s'est adressé, par courrier, aux participants pour les informer des propositions qu'il souhaitait proposer à Gilles Catoire pour avancer et rétablir les clichois dans leur droit.
Il faut maintenant obtenir que la table ronde, souhaitée par la CSF et les locataires, se tienne au plus vite.
Voici les suggestions de Guy Schmaus...

Notre commission consultative des services publics locaux du 16 décembre 2010 avait à son ordre du jour l’organisation d’une table ronde sur le chauffage urbain.
Mais le Maire qui devait présenter ses propositions n’étant pas présent, je soumets à vos avis les suggestions que je vous aurais soumises lors de cette réunion.
Aux uns et aux autres de les corriger et de les compléter de manière à ne pas retarder la tenue de cette table ronde initialement proposée par les amicales de locataires de la C.S.F., approuvée à l’unanimité du conseil d’administration de Clichy-Habitat et du conseil municipal du 8 décembre 2010.
1) Je crois que la table ronde devrait avoir lieu vers la fin janvier, un samedi matin et après midi le 22 ou le 29 janvier 2011.
2) Seraient invités les représentants de la S.D.C.C., les abonnés, les locataires, les copropriétaires, les entreprises consommatrices du chauffage urbain, ainsi que les contribuables et les élus clichois.
3) L’objectif est de déboucher sur des orientations, des évaluations et des propositions d’action en s’appuyant sur les documents et analyses des experts, du rapport de la chambre régionale des comptes, les travaux des cabinets d’avocats, et bien évidemment sur les services techniques de la ville.
4) La table ronde pourrait commencer par une réunion commune de présentation du dossier ; Puis les participants pourraient se répartir dans 4 ateliers :

  • l’évaluation des trop perçus et les modalités des remboursements
  • l’état des structures existantes et les perspectives à l’horizon 2015
  • la remise à plat juridique de la concession
  • les tarifications

5) l’après midi serait consacrée aux rapports succincts des ateliers
6) ensuite le but serait de parvenir à une synthèse globale d’orientations et d’actions.

Ce ne sont là que des suggestions à débattre mais il n’y a pas de temps à perdre d’où ces premières idées que je vous présente comme une contribution personnelle ni plus ni moins.
Bien cordialement.

Guy Schmaus

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