
Les chiffres de novembre viennent de tomber : 3.132.600 en catégorie A (sans aucune activité) sont recensés en France métropolitaine, soit un bond de 10,8 % sur un an.
En incluant les personnes ayant effectué une activité réduite (catégorie B et C), on compte 4.617.400 personnes à la recherche d'un emploi. A ces chiffres terribles il faudrait rajouter ceux qui sont en formation ou en contrat de sécurisation professionnelle (catégorie D), qui ont un contrat aidé (catégorie E) et tous ceux qui disparaissent des statistiques officiels (les titulaires du RSA, les personnes dispensées ou en temps partiel subi ou découragées),....
Déclaration de la CGT en date du vendredi 28 décembre 2012.
Chiffres du chômage : Le changement se fait attendre
29 300 demandeurs d’emploi supplémentaire en novembre en catégorie A, 30 400 si on y ajoute les catégories B et C.
Tous les clignotants sont au rouge :
Chômage des jeunes : + 1,2%
Chômage des seniors : + 1,2%
Chômage de longue durée : +1,2%
Comment peut-il en être autrement quand la croissance est nulle, quand le pouvoir d’achat des ménages est attaqué, quand l’augmentation du SMIC est dérisoire?
Les plus fortes entrées au chômage, pour le mois de novembre, concernent les salariés en contrat à durée déterminée.__
Elles montrent, si besoin en était, que la flexibilité et la précarité dans notre pays est un véritable fléau et qu’il nous faut le combattre._
Les ruptures conventionnelles qui dépassent maintenant le million sont un nouvel outil au service du patronat pour se séparer des salariés plus rapidement et sans risque juridique. Il nous faut les encadrer.
Cette augmentation du nombre de demandeurs d’emploi montre que l’argent public dont bénéficient les entreprises ne fait que renforcer le chômage.
Vouloir combattre le chômage nécessite de mener une véritable politique de l’emploi. Il faut conditionner les aides, encadrer les ruptures conventionnelles, interdire les plans de départ volontaire et relancer la consommation par une revalorisation du pouvoir d’achat.
La CGT réaffirme qu’elle s’opposera à toute mesure qui renforcerait la précarité et la flexibilité dès la prochaine séance de négociation qui se tiendra les 10 et 11 janvier prochain sur la sécurisation de l’emploi.
Elle appelle les salariés à participer aux rassemblements prévus le 10 janvier dans les territoires.
Mot clé - CGT
Chômage : toujours plus !
Par clichcom (Dialogue Clichois : blog des militants et élus communistes de Clichy la Garenne) le Le samedi 29 décembre 2012, 10:00 - Tous les billets
La CGT : Ne laissons pas faire le MEDEF !
Par clichcom (Dialogue Clichois : blog des militants et élus communistes de Clichy la Garenne) le Le jeudi 13 décembre 2012, 08:52 - Tous les billets

Jeudi 13 décembre est un jour de mobilisation des salariès à l'appel de la CGT contre la précarité, la flexibilité et les bas salaires.
Des négociations interprofessionnelles sont en cours entre les organisations syndicales de salariés et les représentants des employeurs sur la « sécurisation de l’emploi » et les « retraites complémentaires ARRCO - AGIRC ».
L’objectif du patronat pour ces négociations : une régression sociale historique après le cadeau fiscal de 20 milliards que lui a accordé le gouvernement sans aucune contrepartie.
La CGT appelle les salariés à se mobiliser nombreux le 13 décembre pour dire au MEDEF et aux employeurs : « la précarité, la flexibilité, chômage, les bas salaires : ça suffit !!! ».
Le Medef utilise la crise pour imposer une véritable régression sociale en faisant un chantage permanent : les entreprises seraient au bord du gouffre, en grande difficulté, au point qu’il faudrait accepter une remise en cause des droits sociaux, plus de flexibilité pour les salariés, plus de facilité pour licencier pour les employeurs et tout cela au nom de la compétitivité…
Ce serait la fin du contrat de travail qui fixe les conditions d’emploi, de travail et de rémunération.
Le CDI serait encore trop rigide : le Medef veut généraliser les contrats de mission ou les contrats intermittents.
Les procédures de licenciement seraient trop contraignantes, il veut limiter les recours en justice et les montants des indemnités, réduire les délais de procédure.
Bref, tout pour contourner le licenciement économique et ses obligations vis-à-vis du salarié.
D’après le Medef, les entreprises ne pourraient plus financer les régimes de retraites complémentaires ; la seule solution serait une baisse drastique des prestations pour 18 millions de salariés et 11 millions de retraités.
La perte du pouvoir d’achat pourrait s’élever à 6 %!
Les efforts sont décidément toujours demandés aux mêmes !
La CGT a décidé d’alerter les salariés, les retraités, les privés d’emplois et les appelle à intervenir ensemble en direction des employeurs et du Medef le jeudi 13 décembre 2012 pour faire entendre leurs revendications dans les négociations.
Nous contestons les 20 milliards d’euros supplémentaires « d’allègement du coût du travail » que vient d’obtenir le patronat. Ils s’ajoutent aux 172 milliards d’euros d’aides publiques dont bénéficient déjà les entreprises.
Les derniers chiffres du chômage, avec 5,2 millions demandeurs d’emploi toutes catégories confondus, démontrent l’inefficacité de ces logiques.
Le gouvernement, suite à l’interpellation de la CGT, s’est engagé à évaluer l’efficacité des aides publiques. Il faut maintenant obtenir les modalités. La CGT demande que les aides publiques servent à l’emploi, aux qualifications, à la recherche.
(communiqué de la CGT)
A vos agendas ....
Par Roland LE SAUCE (Roland Le Sauce) le Le lundi 19 novembre 2012, 16:36 - Tous les billets
L’Union Locale CGT du Pays d’Auray organise une réunion publique le mardi 27 novembre 2012 à partir de 19 heures à Auray (salle Julienne Marca, Rue Pablo Picasso) pour aborder les questions relatives aux transports notamment avec l’arrivée de la ligne Bretagne Grande Vitesse et la création d’un Pôle d’Echange Multimodal à Auray.
La ligne Bretagne Grande Vitesse (BGV) va mettre Auray à 2 heures 30 de Paris en 2017, et le nombre de voyageurs transitant par Auray va doubler dans les 10 ans à venir. Au delà des problèmes d’accessibilité et de stationnement à la gare d’Auray, ce projet ferré oblige à s’interroger sur le devenir de notre territoire au regard des impacts économiques urbains et fonciers qu’il induit.
Les syndiqués CGT du Pays d’Auray souhaitent mettre en débat leurs réflexions et soumettre leurs propositions de développement des transports collectifs dans le Pays d’Auray et d’aménagement de la gare d’Auray. Cette contribution a pour objet de prendre part au débat mené actuellement par les différents décideurs en charge de ce dossier.
14 novembre pour l’emploi et la solidarité en Europe
Par Admin (Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT) le Le lundi 12 novembre 2012, 21:25 - Tous les billets
Communiqué commun CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa
Les organisations syndicales françaises CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa s’inscrivent avec l’ensemble du syndicalisme européen dans la journée d’action et de solidarité de la Confédération européenne des syndicats le 14 novembre 2012 pour la l’emploi et la solidarité en Europe.
Elles expriment leur ferme opposition aux mesures d’austérité qui font plonger l’Europe dans la stagnation économique, voire la récession. Ces mesures, loin de rétablir la confiance, ne font qu’aggraver les déséquilibres et créer des injustices. Elles mettent à mal le modèle social européen par ailleurs mis en cause par la concurrence et parfois le dumping dans les domaines de la fiscalité, du coût du travail et des conditions sociales.
En France, c’est un nombre de chômeurs qui ne cesse de croître depuis 17 mois avec encore une hausse record en septembre. Les plans de licenciements se multiplient. La précarité s’accroît, des millions de salariés n’accèdent à l’emploi qu’en CDD pour des durées de plus en plus courtes. 11 millions de personnes sont touchées par l’exclusion ou la pauvreté dont de nombreux retraités. Les salaires dans le privé et le public stagnent.
Les traitements de choc infligés aux travailleurs notamment en Grèce, en Espagne et au Portugal, montrent l’impasse de politiques qui conduisent à la destruction des droits sociaux.. La cohésion sociale, les services publics, le dialogue social et le respect des valeurs garanties par la Charte des droits fondamentaux sont mis en cause. Cette situation est insupportable et menace la construction européenne elle-même.
En s’amplifiant, la crise économique et sociale accroît fortement les inégalités entre les travailleurs européens et met en cause les droits de tous.
L’Europe doit bâtir ses politiques sur la solidarité et garantir les moyens du progrès social. La journée de mobilisation du 14 novembre permettra aux travailleurs de toute l’Europe d’agir, ensemble et solidairement, pour des conditions de travail et de vie décentes. Cela implique :
• une véritable coordination des politiques économiques et des mesures de solidarité concrètes avec les pays les plus en difficulté en intégrant systématiquement la dimension sociale aux décisions européennes ;
• la négociation d’un « Contrat social » revendiqué par la CES au niveau européen, incluant des mesures mettant fin à la concurrence sociale entre les États, en instaurant des standards sociaux européens, en particulier un salaire minimum dans chaque pays ;
• des mesures de relance au plan européen afin de renouer avec une croissance durable et favoriser l’emploi.
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa décident de faire du 14 novembre une grande journée de mobilisation interprofessionnelle rassemblant les salariés du privé et du public, les retraités et les chômeurs pour manifester leur volonté de voir apporter des réponses concrètes aux difficultés que vivent tous les travailleurs en France et en Europe, en solidarité avec les travailleurs espagnols, portugais et grecs. Elles appellent partout en France à manifester selon des modalités permettant la participation la plus large.
Paris le 26 octobre 2012
Dispositif Ayrault Compétitivité : Une logique contestable pour la CGT
Par clichcom (Dialogue Clichois : blog des militants et élus communistes de Clichy la Garenne) le Le jeudi 8 novembre 2012, 09:01 - Tous les billets

Le Premier Ministre vient d’annoncer de nouvelles mesures présentées au nom du développement industriel et de l’emploi.
Alors que trois rapports publics ont souligné le manque d’évaluation de l’efficacité des aides publiques dont bénéficient déjà les entreprises :
• Le rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi de février 2006,
• Le rapport du CESE sur la compétitivité de l’économie française d’octobre 2011,
• Le rapport de la Cour des comptes sur le financement de l’économie de juillet 2012,
le Gouvernement a préféré s’en remettre au rapport d’un grand patron.
Le dispositif Ayrault est fondé sur la logique contestable et contestée de la baisse du coût du travail.
La « première mesure massive, et sans précédent » consiste en un « allègement de 20 milliards d’euros du coût du travail ».
Ce nouveau cadeau s’ajouterait aux 172 milliards d’aides dont bénéficient déjà les entreprises.
Contrairement à ce que demande la CGT, leur efficacité en terme d’emplois et d’investissement productif n’a toujours pas été examinée sérieusement.
La CGT conteste fortement les volets essentiels de ce dispositif :
• Les ménages seraient doublement pénalisés : leur pouvoir d’achat diminuerait à cause de la hausse de la TVA (à raison de 7 milliards d’euros) et de la fiscalité écologique (3 milliards d’euros).
• La baisse des dépenses publiques se traduirait par la dégradation de la qualité des services publics et par de nouvelles pressions sur les agents de l’Etat, des collectivités et de la Sécurité sociale. Cette mesure risque donc de peser sur le potentiel de la croissance économique et sur l’emploi, sur le pouvoir d’achat et la réponse aux besoins sociaux.
• Toutes les entreprises dans tous les secteurs, indépendamment de leur taille et de leur situation financière bénéficieraient des nouvelles aides, y compris celles qui engrangent des profits ou distribuent un haut niveau de dividendes à leurs actionnaires.
C’est inacceptable !
Nombre d’entreprises pourraient cumuler les exonérations de cotisations sociales actuelles à ce nouveau crédit d’impôt.
Les entreprises qui paient leurs salariés entre le SMIC et 1,6 SMIC gagneraient de l’argent alors qu’elles ont déjà très largement bénéficiaires d’exonérations de cotisations sociales.
L’avenir de l’Industrie et de l’Emploi nécessite un nouveau mode de développement fondé sur une véritable valorisation du travail.
C’est le travail qui est créateur de richesse et c’est bien le capital qui coûte cher. En trente ans, la masse salariale des entreprises a été multipliée par 3,6 alors que la somme des dividendes versés aux actionnaires a été multipliée par 20.
C’est la première cause de la baisse des investissements et la désindustrialisation.
Assurer ce nouveau mode de développement nécessite de lutter contre la spéculation en mettant notamment à contribution les revenus financiers des entreprises et des particuliers.
La CGT appelle les salariés du public et du privé à se mobiliser massivement le 14 novembre dans le cadre de la journée d’action européenne contre les politiques d’austérité en Europe et pour l’Europe sociale en participant aux manifestations unitaires qui seront organisées dans leurs départements.
Montreuil, le 7 novembre 2012
5 syndicats appellent à manifester contre l'austérité le 14 novembre
Par clichcom (Dialogue Clichois : blog des militants et élus communistes de Clichy la Garenne) le Le lundi 29 octobre 2012, 11:18 - Tous les billets

Des centaines de salariés, syndicats et politiques de gauche ont manifesté devant le congrès du PS, à Toulouse.
"Le changement, c'est pour quand ?" demandait la banderole de tête.
A Toulouse, en marge du congrès du parti socialiste où se trouvent de nombreux ministres dont Jean-Marc Ayrault, près de 1200 manifestants ont défilé pour demander au gouvernement socialiste: "Le changement c'est pour quand?".
C'était en tout cas la question posée par la banderole de tête tenue à la fois par des syndicalistes de la CGT, de la FSU et de SUD et par des militants politiques du Front de Gauche ainsi que du NPA ou d'Attac.
L'intersyndicale (CFDT-SUD-CGC-CGT-FO) de Sanofi était en tête du cortège avec près de 300 des salariés du laboratoire pharmaceutique qui luttent depuis juillet contre la menace d'une fermeture de leur établissement toulousain
Les confédérations CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires ont appelé ce vendredi les salariés, retraités et chômeurs à manifester le 14 novembre dans le cadre de la journée européenne contre l'"austérité" et pour des "mesures de solidarité" avec "les pays les plus en difficulté".
Dans une déclaration commune, l'intersyndicale se range derrière le mot d'ordre lancé par la Confédération européenne des syndicats (CES) et condamne les "mesures d'austérité qui font plonger l'Europe dans la stagnation économique" et "ne font qu'aggraver les déséquilibres et créer des injustices".
Les syndicats "appellent partout en France à manifester selon des modalités permettant la participation la plus large", sans les préciser.
L'intersyndicale incite les "salariés du privé et du public, les retraités et les chômeurs" à "manifester leur volonté de voir apporter des réponses concrètes aux difficultés que vivent tous les travailleurs en France et en Europe et en solidarité avec les travailleurs espagnols, portugais et grecs".
Elle dénonce "les traitements de choc infligés aux travailleurs, notamment en Grèce, en Espagne et au Portugal" qui "montrent l'impasse de politiques qui conduisent à la destruction des droits sociaux".
Un appel à la grève générale a été lancé à cette date au Portugal et des actions sont également prévues en Grèce et en Espagne.
Les revendications de la CGT sur l'emploi plébiscitées
Par clichcom (Dialogue Clichois : blog des militants et élus communistes de Clichy la Garenne) le Le lundi 22 octobre 2012, 12:31 - Tous les billets

Si elle n’est certainement pas sans effet, la formidable offensive déclenchée par le patronat, à la faveur de la crise, pour imposer de nouveaux reculs sociaux, au nom de la compétitivité et du coût du travail, ne doit pas faire illusion.
Les résultats de plusieurs enquêtes d’opinion récentes montrent à la fois que la médecine préconisée par Mme Parisot et ses amis du Medef est largement désavouée, et que les propositions de mesures visant à permettre aux salariés et à la puissance publique de peser sur les choix des entreprises sont, elles, massivement soutenues.
Selon un sondage Ifop publié dans Sud-Ouest, sept Français sur disent ainsi opposés à une baisse du coût du travail, se traduisant par un allègement des cotisations patronales, qui serait compensée par une hausse de la CSG payée par les Français sur leurs salaires et leurs retraites.
L’argument massue du patronat et des libéraux, selon lequel le chômage trouverait sa source dans un coût du travail trop élevé –thèse qui omet systématiquement le poids du coût du capital, dont l’augmentation a été quasi-exponentielle ces dernières décennies-, est donc clairement mis en question.
L’autre grand remède préconisé par le Medef, qui en a fait l’un de ses objectifs majeurs dans la négociation sur la "sécurisation de l’emploi" engagée la semaine dernière, n’est pas mieux accueilli.
61% des Français jugent en effet comme "une mauvaise chose" l’idée de "flexibiliser les contrats de travail, en permettant aux employeurs d’embaucher et de licencier plus facilement" (37% y voyant une "bonne chose"), d’après une enquête de Harris Interactive, réalisée pour la CGT.
Après trente ans d’expérience de la précarisation de l’emploi, sous diverses formes (du CDD à l’intérim et au temps partiel, en passant par la rupture conventionnelle, qui permet de contourner le licenciement par une rupture de contrat soi-disant amiable), les Français n’en redemandent pas.
Mieux : ils adhèrent fortement à une série de propositions défendues par la CGT au titre de la lutte contre le chômage. Il s’agit d’abord, pour 95% des sondés, d’"investir davantage dans la recherche et la formation des salariés". Mais aussi, pour 91%, de "conditionner les aides accordées aux entreprises à la création d’emplois".
Rappelons que ce pactole s’élève, de source officielle, à quelques 170 milliards d’euros de fonds publics, distribués chaque année pratiquement sans contrôle et, surtout, sans véritable contrepartie. Lors de la "grande conférence sociale", la centrale de Bernard Thibault a réclamé, et obtenu, qu’une évaluation de l’efficacité de ces aides soit effectuée.
Lancée tout récemment, les résultats de cette étude sont très attendus.
Troisième revendication cégétiste – qui fait l‘objet d’une proposition de loi déposée par les députés Front de gauche-, l’interdiction des licenciements dans les entreprises réalisant des bénéfices recueille également un large assentiment (73% de « pour », 25% de « contre »).
De Sanofi à Mittal, groupes dont les profits se chiffrent en milliards d’euros, la liste est longue des cas de "plans sociaux" où cette mesure s’appliquerait aujourd’hui.
Il est à noter qu’on observe assez peu de différence d’opinion selon la catégorie sociale, la proximité syndicale (CGT,CFDT, CFTC, ou FO) ou même de la proximité politique.
Les électeurs de Sarkozy à la présidentielle se distinguant toutefois en approuvant le plus l’idée d’une flexibilité accrue des contrats de travail.
Le deuxième volet de l’enquête de Harris Interactive ne manque pas non plus d’intérêt. Interrogés sur les "moyens d’améliorer la situation des salariés", les Français placent en tête (à 92%) le conditionnement des aides publiques à la création d’emplois et à la dynamique salariale.
En second lieu, ils adhèrent (à 81%) à l’idée de "faire évoluer le financement de la protection sociale en mettant à contribution les revenus du capital". De même approuvent-ils (à 64%) une revendication reprise, peu ou prou, par l’ensemble des syndicats dans la négociation sur l’emploi : "augmenter les cotisations sociales patronales pour les emplois précaires (stages, CDD, etc) afin de dissuader les entreprises d’avoir recours à ce type de contrats".
Ils appuient enfin la proposition de "moduler les cotisations sociales en fonction de la politique en matière d’emploi et de salaires (comme par exemple les augmenter lorsque les entreprises licencient des salariés ou gèlent leurs salaires)".
Un dispositif de bonus-malus, en somme, qui pourrait enclencher un cercle vertueux dans le gestion des entreprises, et, au final, augmenter le financement de la Sécurité sociale, étroitement dépendant de l’évolution de l’emploi et des salaires.
Au total, une photographie de l’opinion qui ne peut qu’encourager à poursuivre la mobilisation, après la journée d’action cégétiste pour la défense de l’emploi et de l’industrie.
SNCF : Grève pour la défense du service public
Par clichcom (Dialogue Clichois : blog des militants et élus communistes de Clichy la Garenne) le Le jeudi 18 octobre 2012, 11:17 - Tous les billets

Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF (CGT, l'Unsa, Sud-Rail et la CFDT) appellent à la grève pour le 25 octobre pour adresser à la direction de l'entreprise publique ainsi qu'au gouvernement "un signal d'alarme" sur l'emploi et la réforme de la gouvernance du système ferroviaire à venir.
"Il faut un changement radical de la politique de la direction de la SNCF, qu'elle cesse la casse du service public ferroviaire. Notre message au ministère est que si Guillaume Pepy (le PDG de la SNCF) ne s'arrête pas, ne comptez pas sur les organisations syndicales pour entrer dans les débats sur la gouvernance", a déclaré à la presse Gilbert Garrel, secrétaire général de la fédération CGT Cheminots.
La CGT fustige aussi "l'enfumage" des chiffres de la direction sur le nombre des embauches, soulignant la différence existant entre les 5.500 embauches prévues dans l'Epic et les 6.900 départs en retraite.
Les quatre syndicats majoritaires vont déposer un préavis de grève nationale qui débutera le mercredi 24 octobre à 19H00 jusqu'au vendredi 26 08H00, soit la veille des vacances de la Toussaint, ont précisé mercredi des représentants syndicaux.
Cette grève intervient alors que le cycle des négociations salariales vient de s'achever et que le gouvernement a annoncé pour 2013 une loi réformant à la fois la gouvernance du système ferroviaire et le statut social des cheminots.
Les salaires sont un autre sujet de désaccord, avec 0,5% d'augmentation générale proposée par la direction, "on est en dessous de tout avec des cheminots en dessous du SMIC", a commenté pour sa part Didier Aubert de la CFDT.
"L'autre élément est que le financement et la réunification du gestionnaire d'Infrastructure (RFF/SNCF) tarde à venir: la grève est clairement un coup de pied dans la fourmilière vis-à-vis du gouvernement", poursuit le syndicaliste.
L'harmonisation sociale (entre les agents de la SNCF et les salariés des opérateurs privés), dans la perspective d'une ouverture à la concurrence du transport régional, est un autre sujet d'inquiétude pour les syndicats, de même que la situation du fret.
Nouvelle offensive du patronat contre les retraites
Par clichcom (Dialogue Clichois : blog des militants et élus communistes de Clichy la Garenne) le Le mardi 16 octobre 2012, 08:11 - Tous les billets

Mm Parisot et le MEDEF lancent une nouvelle offensive pour diminuer le niveau des régimes complémentaires de retraite des salariés du privé cadres et non cadres (Agirc et Arrco).
Prétextant une situation « exceptionnelle » en termes de financement, le Medef a obtenu, malgré l’opposition de la CGT, l’ouverture d’une négociation, le 22 novembre prochain, pour décider de l’application dès 2013 de mesures « conservatoires ».
En fait, il s’agirait de combiner plusieurs mesures toutes plus régressives les unes que les autres.
Sont d’ores et déjà évoquées par exemple :
- une revalorisation moindre des pensions, voire l’absence de revalorisation,
- une augmentation importante du salaire de référence qui aurait pour conséquence une baisse importante du nombre de point acquis chaque année,
- un durcissement des conditions de réversion (taux à 54 % au lieu des 60 % actuels ou bien encore âge minimum porté à 60 ans pour l’Arrco)…
Sont également évoqués un nouveau recul de l’âge pour les retraites complémentaires (passage de 62 à 64 ans pour les générations de 1955 à 1959) ainsi qu’une augmentation de la durée requise pour une retraite sans abattement.
Voici la réaction, toute chaude, de la CGT :
Prétextant d’une situation dégradée des régimes de retraite complémentaire des salariés du privé, le Medef a proposé l’ouverture d’une négociation dont l’objet serait de prendre des mesures conservatoires censées préserver à court terme l’équilibre financier des régimes.
En fait, le Medef veut imposer de nouvelles mesures régressives puisqu’il a précisément écarté par avance toute augmentation des ressources, donc des cotisations, sur le court terme.
Les mesures envisagées portent aussi bien sur les pensions liquidées que sur les droits en cours de constitution.
Aucune des mesures n’ayant à elle seule un impact suffisant, on peut aisément imaginer que le Medef tentera d’en imposer plusieurs parmi : une moindre revalorisation, voire un gel des pensions ; une augmentation importante du prix d’achat des points, tant en Arrco qu’en Agirc (la conséquence en étant une baisse du nombre de points à salaire équivalent) ; un durcissement des conditions de réversion (60 ans au lieu de 55 à l’Arrco et 54 % au lieu de 60 % de taux pour les deux régimes)…
Un nouveau recul de l’âge (62 à 64 ans) ainsi qu’un nouvel allongement de la durée requise, ces deux dispositions pour une retraite Arrco et Agirc sans abattement, sont également évoqués.
La CGT fera en sorte que la négociation s’engage sur de toutes autres bases, car ce qui doit être à l’ordre du jour, ce ne sont pas de nouvelles dégradations, mais au contraire les améliorations tant attendues par les retraités actuels et futurs.
Elle le fera avec d’autant plus de force qu’elle n’est pas dupe de la manœuvre du Medef qui comme à l’accoutumée tente de peser par avance sur le contenu des discussions qui s’engageront au printemps 2013 sur l’avenir de notre système de retraite.
Montreuil, le 15 octobre 2012
Non à la stratégie du choc, par P. Le Hyaric (PCF)
Par clichcom (Dialogue Clichois : blog des militants et élus communistes de Clichy la Garenne) le Le samedi 13 octobre 2012, 08:31 - Tous les billets

Dans le cadre de la journée européenne pour l’emploi et l’industrie, la CGT a eu mille fois raison d’appeler à la mobilisation et au débat mardi dernier. Il faudra encore d’autres mobilisations unitaires pour faire entendre plus fort la voix des travailleurs, des privés d’emplois, des retraités qui souffrent, de celles et ceux que l’avenir angoisse.%%%
Il faudra que le gouvernement socialiste les entende et crée les conditions d’une amélioration de leur situation en se plaçant à leurs côtés.
Car, en face, du côté du grand patronat, des actionnaires et autres banquiers, la pression est forte, la mobilisation est déjà très élevée, avec une multitude de chantages aux délocalisations, aux fuites de capitaux et aux hurlements qui sont autant de refus de contribuer aux biens communs de la Nation.
Il paraît assez incroyable qu’une petite équipe de patrons-bobos, dont certains sont déjà installés à l’étranger, ait pu exploiter les légitimes inquiétudes de dirigeants de PME, jusqu’à faire plier le gouvernement en quelques heures en refusant de payer un impôt sur les plus-values de cessions d’entreprises.
Et donc en oubliant allègrement qu’ils doivent pour une large part leur richesse aux salariés de leurs entreprises qui, d’une manière ou d’une autre, devront compenser ce qu’ils refusent de verser. Ils se sont baptisés les « pigeons », alors qu’ils sont plus proches des rapaces.
Un gouvernement de gauche ne peut continuer sans cesse à répondre à des demandes de droite.
A commencer par ce nouveau traité européen qui n’est rien d’autre qu’un traité de classe au service des puissants, qu’il s’ingénie à faire adopter sans débat public, sous les yeux rieurs et moqueurs de la droite, du Medef et de la Banque centrale européenne.
Selon de nombreux experts, le respect des dogmes européens va conduire à une augmentation de 300 000 chômeurs et à une récession ou quasi récession.
Ce qui revient à dire qu’il y aura moins de recettes fiscales et sociales et donc que les déficits s’aggraveront encore !
Sous couvert de la crise qu’elle a elle-même générée, l’oligarchie mène une vaste campagne idéologique et politique pour obtenir plus de flexibilité de l’emploi et une baisse du « coût » du travail, avec une pression accrue sur les salaires, le démantèlement des droits sociaux, du contrat à durée indéterminée et de nouveaux cadeaux sociaux au grand patronat.
Après avoir fait grand bruit sur un choc « budgétaire », dans le cadre de l’anticipation de l’application du nouveau traité européen, voici que les milieux patronaux et de la finance appellent à un « choc de compétitivité ».
D’autres évoquent un « choc de l’offre », dans le cadre d’une guerre économique, portée au paroxysme. Pour pouvoir supporter la concurrence des produits importés, ils proposent de baisser le prix des leurs…grâce à une réduction du montant des salaires et des contributions sociales patronales. Ainsi, les salariés et les consommateurs seraient doublement perdants, sur leurs feuilles de paye et sur leurs achats.
C’est à un choc contre les charges financières, contre les dividendes qu’il faudrait procéder.
Malheureusement, le gouvernement n’est pas insensible à ces pressions. La TVA sarkozyste avait déjà cet objectif. Elle prévoyait de transférer treize milliards d’euros des cotisations familles à la charge des employeurs vers la TVA. La gauche a annulé cette décision au Parlement en juillet. Mais à quoi bon, si le principe revient cet hiver.
Il s’agit cette fois d’une somme comprise entre trente et quarante milliards d’euros.
Dans une tribune parue chez nos confrères du Monde, des économistes, liés aux banques, écrivent sans rire que « les ménages peuvent sauver les entreprises ». Je leur pose la question : les entreprises ou les actionnaires ?
Car rappelons que s’il faut trouver trente milliards, on pourrait aisément le faire avec les dividendes que vont encore toucher les actionnaires cette année. Qui osera encore prétendre que la lutte des classes a disparu ! Elle fera pencher le rapport des forces soit du côté de la satisfaction des puissants en ponctionnant les familles populaires, soit de celui de la justice et l’efficacité économique.
Le monde du travail, créateur de richesses, doit lui aussi élever la voix et combattre pied à pied toutes les fausses idées et arguments répandus pour faire accepter la situation comme fatale.
Il n’est pas vrai que le « coût » du travail soit plus élevé en France qu’en Allemagne. Ce ne sont pas non plus les robots qui tuent l’emploi en France. L’Allemagne en a 120 000 de plus que nous.
Ce qui fait la compétitivité d’un pays et de ses entreprises, c’est la part de ses ressources qu’il consacre à la formation, à la recherche, à l’innovation, à la culture comme à la santé et à la protection sociale de sa population.
Encore conviendrait-il que cette compétitivité ne ne soit pas handicapée par le niveau surévalué de la monnaie européenne qui affaiblit nos industries et notre agriculture.
Qu’elle ne soit pas non plus spoliée par l’économie de rente et la soif de rentabilité des actionnaires qui conduit inexorablement à réduire les investissements d’avenir. Les financiers n’avaient-ils pas rêvé pouvoir remplir leurs escarcelles avec une société sans usines.
Défricher les chemins inédits, par le débat et l’action, pour inventer une autre voie que celle qui nous a conduit dans le mur, telle est bien la responsabilité, à l’échelle du continent, de toutes celles et ceux qui partagent une même ambition de renouveau de la France et de l’Europe.
Ambition qui lie, coordonne, associe dans un nouveau système productif, pensé dans le cadre de la métamorphose écologique, les fonctions de formation, de recherche-développement, de production stimulées et orientées par un crédit sélectif en faveur du travail et du développement humain.
L’individu doit être protégé, sécurisé, convenablement rémunéré, dans le cadre d’un autre partage des richesses avec un droit inaliénable au travail garanti et sécurisé, tout au long de la vie. Cela demande de garantir à toutes et tous l’accès aux formations, aux qualifications nouvelles en prenant en compte les mutations technologiques et écologiques.
Il ne suffit pas de protester contre les plans de licenciement et les fermetures de sites industriels. Il faut avoir le courage de produire une loi protégeant les usines menacées comme PSA Aulnay, ou la sidérurgie à Florange et bien d’autres.
Mais, au-delà, il faut remettre sur le tapis des projets fondamentaux. L’un octroyant de nouveaux pouvoirs aux salariés dans l’orientation de l’entreprise. L’autre ouvrant la voie à une maîtrise publique et sociale des secteurs industriels et bancaires décisifs.
Les faits sont là, ne pas le faire rend impuissant. Autant d’objectifs qui s’inscrivent et participent à l’indispensable réorientation de la construction européenne qui donne un tout autre rôle à la Banque centrale et ne fasse plus de la mise en concurrence des salariés, des services publics, des Etats et des régions, l’alpha et l’oméga de l’Europe.
En faisant voter le nouveau traité européen, ce n’est pas le chemin que prend le pouvoir socialiste.
A la stratégie du choc, nous opposons celle de la rupture avec les choix qui font faillite partout où ils sont mis en œuvre. Mais, nous n’insisterons jamais assez, l’issue ne sera positive qu’avec une grande bataille des idées et une mobilisation populaire unitaire d’un nouveau type.
Le 09 octobre pour l'emploi industriel
Par Roland LE SAUCE (Roland Le Sauce) le Le vendredi 5 octobre 2012, 17:50 - Tous les billets
Le 09 octobre la CGT appelle à une grande journée de mobilisation pour l’emploi industriel et dénoncer le faux débat qui s’instaure autour du coût du travail et de la compétitivité. La longue liste des plans sociaux confirme le déclin de l’industrie française. En 1982 la part de l’industrie dans le PIB français était de 28 %, elle n’est que de 13 % aujourd’hui. Près d’un emploi sur deux a disparu depuis les années 70. Et un emploi industriel induit entre 4 à 5 emplois, alors lorsque autant d’emplois directs ont disparus on comprend rapidement pourquoi la barre des 3 millions de chômeurs est vite dépassée. Nombre de politiques s’écrie pour dire que l’industrie doit occuper une place centrale dans notre économie. On peut se féliciter de voir que la question industrielle intéresse aujourd’hui après tant d’années de dénigrement.
Et avec l’arrivée de Hollande, qui disait en décembre 2011 « je veux mettre en place un pacte productif », on allait voir ce qu’on allait voir avec un ministre du redressement productif qui ne manque pas de gouaille. Beaucoup de bruit pour pas grand chose. Pire le remède qui nous est sans cesse martelé depuis des lustres est accueilli avec bienveillance par le gouvernement socialiste: la faute aux salariés français qui coûtent trop chers et qui ne sont pas assez flexibles, des cotisations sociales trop élevées. Bref la ritournelle habituelle du patronat qui se sent mal aimé à en croire la présidente du MEDEF qui, sans rire, n’hésite pas à parler de racisme anti-entreprise. Ah, ah, la bisounourse ! Mais alors comment font-ils en Allemagne où le coût de la main d’œuvre est aussi élevé pour vendre autant de voitures? Mais les actionnaires me direz-vous, il faut bien qu’ils s’enrichissent, sinon où va t-on ! Ah le partage des richesses créées par le travail on y revient encore et toujours.
L’industrie française souffre d’un manque d’investissements notamment dans la recherche et le développement, dans l’humain en lieu et place de la financiarisation qui gangrène notre société. Il faut désintoxiquer les entreprises de la finance. Et que n’avons nous entendu sur les bienfaits de l’économie de services, qui allait supplanter l’industrie, alors que tous s’entendent pour dire que si les entreprises de services s’accroissent la présence d’une industrie est plus que nécessaire pour notre balance commerciale et la croissance. La mise en œuvre d’une politique de production industrielle, qui draine l’ensemble des territoires français pour privilégier l’emploi, la qualification et la formation, passe par le développement d’une stratégie industrielle de filières dans des secteurs émergeants et porteurs au regard des besoins à exemple de l’énergie, de la construction et la déconstruction navale. Cette stratégie doit aussi pouvoir s’appuyer sur des pôles publics de recherches et financiers non pour pallier les défaillances des marchés bancaires et les désengagements des entreprises mais pour relever les défis de la transition écologique qui s’impose à tous. Et nul ne peut faire l’impasse sur une nécessaire instauration de normes sociales et environnementales dans les échanges mondiaux, car sans règles justes peut-on parler de concurrence libre et non faussée !
Alors le 09 octobre tous à la manifestation à Rennes à partir de 14 heures (départ devant la gare).
La CGT opposée à la ratification du traité européen
Par clichcom (Dialogue Clichois : blog des militants et élus communistes de Clichy la Garenne) le Le samedi 8 septembre 2012, 08:24 - Tous les billets

La CGT se dit "opposée à la ratification du traité européen" et prévient de ses conséquences sociales.
La direction de la CGT affirme vendredi son opposition à la ratification du traité budgétaire européen qui "sanctuarise l'austérité" et aura des "conséquences sociales", et demande une renégociation des traités européens.
"Alors que s'engage enfin un débat en France sur le nouveau traité européen", la CGT "affirme son opposition résolue à toute ratification, sous quelque forme que ce soit, de ce traité", affirme dans une déclaration sa Commission exécutive qui "demande une renégociation des traités européens qui devra notamment consacrer l'adoption d'une clause de progrès social" et se dit "opposée à la ratification par la France de ce traité européen quelle que soit la procédure utilisée".
Pour la CGT, "le pacte pour la croissance", décidé en juin, "permet de donner un peu d'oxygène, pour un temps, aux pays les plus en difficulté", mais "il ne réoriente pas le traité lui-même". "Ce traité sanctuariserait les politiques d'austérité comme seul moyen d'atteindre l'objectif d'assainissement des finances publiques". "Aucune régulation financière n'est envisagée".
Par ailleurs, pour la CGT, "ce traité aurait des conséquences directes dans le domaine social". "Tout accroissement des dépenses pour répondre aux besoins sociaux serait difficile sinon interdit".
"Avec ce traité, le nouveau gouvernement français n'aurait pas pu faire adopter la mesure sur le départ à la retraite à 60 ans des salariés ayant effectué des carrières longues".
"Vu la situation financière de la France, les instances européennes auraient jugé contraire au traité cette mesure compte tenu du niveau du déficit public", argue-t-elle. "En cas d'adoption de ce traité, les instances européennes pourraient mettre en cause les résultats de la négociation sociale. C'est la douloureuse expérience déjà vécue par les salariés grecs, espagnols, italiens". "La bataille revendicative et la négociation sociale seraient encore plus difficiles", estime la CGT.
Elle appelle les salariés à "exprimer leur rejet, notamment au travers de la pétition" que la CGT leur proposera. "Cette pétition sera adressée aux parlementaires et au gouvernement afin d'obtenir une non-ratification du traité".
Elle rappelle que son "opposition" à ce texte est "dans la droite ligne" de l'analyse de la Confédération européenne des syndicats (CES)".
Défense du Service Public au plus près des citoyens : les élus communistes et le Front de gauche apportent leurs soutiens aux postiers en luttes lors d'un rassemblement syndical à Montpellier.
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le lundi 25 juin 2012, 14:48 - Tous les billets
Michel Passet, secrétaire départemental du PCF 34 et porte-parole du Front de gauche, était présent pour apporter le soutien du Parti aux deux postiers qui passaient en conseil de discipline pour leur action comme syndicaliste.
Parmi ces deux postiers, se trouve notre camarade Dimitri Estimbre, membre de l'ADECR 34, élu conseiller municipal à Bédarieux.
Nos camarades Jacky Tello (élu aussi à Bédarieux) et Jean-Charles Sers (Postier, maire de Castelnau de Guers), étaient aussi présents au titre de la solidarité de lutte pour le maintien d'un service public postal de qualité dans tout le département. Valérie Sers (suppléante de Sébastien Andral sur la 7ème cirocnscription) était là aussi.
Frédérique Thonnat, syndicaliste FSU et qui étaient la candidate du Front de gauche sur la 1ère circonscription de l'Hérault était présente aussi pour apporter la solidarité de sont syndicat.
Nous voulons vite un smic à 1?700 euros brut
Par clichcom (Dialogue Clichois : blog des militants et élus communistes de Clichy la Garenne) le Le lundi 21 mai 2012, 09:49 - Tous les billets

Les attentes des milieux populaires concernent naturellement la question des salaires. Il s'agit pour répondre à l'urgence sociale et relancer la consommation populaire et la croissance d'autre chose que du simple "coup de pouce" évoqué par F. Hollande, mais d'une hausse.
Il s'agit du relèvement du SMIC à 1700 euros. Mais pas seulement, puisque le PCF et le Front de gauche proposent une revalorisation de tous les salaires dans le cadre d'une conférence sur les salaires et l'emploi que F. Hollande lui-même a évoquée.
Il faut aider les PME afin qu'elle soit en mesure d'appliquer ces hausses de salaires et les soutenir en obligeant les banques à les financer pour qu'elles participent au redressement de la production française.
Les banques doivent leur consentir un accès à taux zéro au crédit pour relancer l'emploi et les salaires.
Pascal Debay, membre de la commission exécutive de la CGT revient sur cet enjeu des salaires.
François Hollande a envisagé un coup de pouce pour le Smic. Quelles sont vos attentes ?en la matière??
Pascal Debay. Nous avons engagé une campagne pour l’augmentation des salaires depuis ?plus d’un an. Changement ?de président ou pas, la problématique de bas salaires continue de se poser, de façon dramatique, en particulier pour de nombreux salariés précaires.
La moitié des salariés à temps complet gagnent moins de 1?500?euros.
Notre revendication est de porter le Smic à 1?700?euros brut. Ce qu’on attend comme geste fort de M. Hollande, c’est une revalorisation dans les semaines, les mois qui viennent, qui permette d’atteindre ce seuil.
D’un seul coup ?
Pascal Debay. On sort d’un quinquennat où l’on n’a pas été entendus, où il n’y a eu aucun coup de pouce sur le Smic. On sait qu’on est dans une situation économique complexe. ?On est prêts à avoir des discussions avec le futur gouvernement sur les modalités d’augmentation.
Mais j’insiste, nous voulons un Smic à 1?700 euros très vite. Ça correspond aux besoins des salariés, et c’est aussi une partie de la réponse à la crise..
Dans quelle mesure ?
Pascal Debay. Une hausse importante des bas salaires permettrait, avec d’autres choix, notamment sur la réindustrialisation, de relancer la croissance. Cela créerait une dynamique positive. Il y a actuellement beaucoup de conflits en entreprises, dans divers secteurs d’activité, notamment dans des PME, pour ?des augmentations claires et nettes ?de salaires.
Ils se soldent par des hausses de 3, 4 ou 5?% de salaires, parfois par des primes.
Le Smic ne résume pas ?la question salariale…
Pascal Debay. On n’oublie pas ?les fonctions publiques, qui n’ont pas connu de revalorisation des traitements depuis des années. Là, le gouvernement va devoir affronter la question ?de sortir de la RGPP, de l’idéologie du blocage des dépenses publiques. ?
Dans le public comme dans ?le privé, on posera, de façon très exigeante, le problème des départs de grilles salariales, qui, dans de nombreuses professions, se situent au-dessous du Smic.
À partir du moment où le Smic sera augmenté, le gouvernement devra créer les conditions pour que s’ouvrent des négociations dans toutes les branches professionnelles, toutes les conventions collectives, parce qu’il y a un écrasement des grilles depuis longtemps. Un nouveau gouvernement se met en place, il va devoir prendre les affaires en main.
Mais il ne faudra pas qu’il reporte le sujet aux calendes grecques?: pour nous, la question des salaires, de la justice sociale, est un élément central.
La hausse des salaires est l’ennemie ?de l’emploi, vous opposent ?déjà les libéraux…
Pascal Debay. On est au cœur ?du problème qui traverse l’Europe. ?Est-ce qu’on continue à croire aveuglément cette orthodoxie libérale qui nous dit qu’il faut toujours serrer les boulons de tous les côtés?? ?Ou est-ce qu’on prend acte qu’on atteint une limite totale de ce côté-là??
Que pensez-vous de la proposition ?de François Hollande de plafonner ?les salaires dans le secteur public, ?en sorte que l’écart entre bas et haut de l’échelle soit de 1 à 20??
Pascal Debay. Il n’y aurait vraiment ?rien de choquant à ce qu’on limite les très hauts revenus. Et ce n’est pas populiste. Avec un écart de 1 à 20, ?on reconnaît les études, ?les qualifications, les compétences ?des gens qui prennent des responsabilités.
En tout cas, les salaires, y compris ceux des premiers dirigeants de l’entreprise, ne doivent pas être ?un tabou, ils doivent être débattus, ?y compris dans le privé.
Le Drapeau du syndicat de Paul Dupont remis aux clichois
Par clichcom (Dialogue Clichois : blog des militants et élus communistes de Clichy la Garenne) le Le jeudi 3 mai 2012, 09:24 - Tous les billets

C. Bruneau, Michel Valade et des anciens de Paul Dupont remettent le drapeau rouge du syndicat aux archives.
Le 2 mai, en mairie, Claude Bruneau, ancien dirigeant syndical CGT de Paul Dupont, vieille imprimerie clichoise qui a arrêté ses activités dans les années quatre-vingt, a remis le drapeau du syndicat et les registres de mutuelles aux archives de la Ville.
Paul Dupont, imprimerie de renom durant près de 130 années, avec le savoir-faire de ses ouvriers et ses luttes qui ont rythmé la vie locale des années durant, est un effet un pan de l'histoire locale.
L'histoire de Paul Dupont, haut lieu de conquêtes ouvrières fait partie du patrimoine clichois.
Le maire G. Catoire, M Valade, maire de Pierrelaye et ancien ouvrier de Paul Dupont, ainsi que d'anciens travailleurs de l'entreprise ou compagnons de luttes avaient tenu à assister à ce legs de patrimoine
Le maire a évoqué l'histoire et ouvrière de Clichy et reconnu l'importance du rôle des syndicats.
F. Delalleau, candidat du Front de gauche aux législatives marquait par sa présence, l'actualité du combat syndical à l'heure où Sarkozy chausse les pas de Pétain pour exhorter les syndicats à "déposer le drapeau rouge"
Parmi les élus clichois, on relevait la présence notamment de M. Allamellou, C. Alfaroba et des communistes Ch. Garnier et Guy Schmaus.
Claude Bruneau et Michel Valade, avec beaucoup d'émotion et de chaleur, ont fait revivre cette page de l'histoire ouvrière clichoise.
A cette occasion Guy Schmaus, au nom des élus communistes a prononcé l'allocution suivante.
Monsieur le Maire de Clichy, Monsieur le Maire de Pierrelaye, Mesdames, Messieurs, Mon cher Claude,
C’est à l’occasion de nos retrouvailles, 25 ans après la fin, en 1987, de l’imprimerie Paul Dupont, que tu as souhaité remettre à la ville de Clichy, c'est-à-dire aux clichois, les deux registres de sa mutuelle datant de 1860 et son drapeau CGT datant de 1936.
Par cette donation, toi et tes camarades de travail, témoignez que l’imprimerie et vous, appartenez à notre histoire locale.
Celle de 6 générations qui se sont succédées, clichois pour la plupart, en faisant tourner vos machines durant 129 ans, en donnant sa vitalité à tout un quartier, le Bac d’Asnières, en gravant ses heures chaudes.
Paul Dupont était déjà célèbre quand en 1887, Van Gogh, au terme de sa descente à pieds de la rue Lepic, posa son chevalet, chez nous, pour y peindre les « rives des bords de Seine » et les « usines de Clichy » avec en premier plan l’éclatant jaune d’un champ de blé.
Le 2 mai, en mairie, Claude Bruneau, ancien dirigeant syndical de Paul Dupont, l'imprimerie clichoise qui a arrêté ses activités dans les années quatre-vingt, a remis le drapeau du syndicat aux archives de la Ville. Paul Dupont, imprimerie de renom, avec le savoir-faire de ses ouvriers et ses luttes qui ont rythmé la vie locales des années durant, est un effet un pan de l'histoire locale. L'histoire de Paul Dupont, haut lieu de résistance et de conquêtes ouvrières fait partie du patrimoine clichois.
Le maire G. Catoire, X maire de Pierre layee t ancien ouvrier de Paul Dupont,, et d'anciens travailleurs de l'entreprise ou d'anciens compagnons de luttes avaient tenus à assister à ce leg de patrimoine. F. Delalleau, candidat du Front de gauche aux législatives était présent. A cette occasion Guy Schmaus, au nom des élus communistes a prononcé l'allocution suivante.
Monsieur le Maire de Clichy, Monsieur le Maire de Pierrelaye, Mesdames, Messieurs, Mon cher Claude,
C’est à l’occasion de nos retrouvailles, 25 ans après la fin, en 1987, de l’imprimerie Paul Dupont, que tu as souhaité remettre à la ville de Clichy, c'est-à-dire aux clichois, les deux registres de sa mutuelle datant de 1860 et son drapeau CGT datant de 1936.
Par cette donation, toi et tes camarades de travail, témoignez que l’imprimerie et vous, appartenez à notre histoire locale. Celle de 6 générations qui se sont succédées, clichois pour la plupart, en faisant tourner vos machines durant 129 ans, en donnant sa vitalité à tout un quartier, le Bac d’Asnières, en gravant ses heures chaudes.
Paul Dupont était déjà célèbre quand en 1887, Van Gogh, au terme de sa descente à pieds de la rue Lepic, posa son chevalet, chez nous, pour y peindre les « rives des bords de Seine » et les « usines de Clichy » avec en premier plan l’éclatant jaune d’un champ de blé.
Un proverbe chinois nous apprend qu’ :« oublier ses ancêtres c’est être un ruisseau sans source, un arbre sans racines »
Or, pour être elle-même, Clichy a besoin de toutes ses racines.
Le fraiseur-outilleur de chez Citroën que je fus t’a connu, comme beaucoup d’autres, ouvrières et ouvriers de la boîte, pendant les trente dernières années de son existence.
Il a eu la chance de visiter vos ateliers, de soutenir vos actions pour vos salaires, vos emplois, la modernisation,…….
J’étais fasciné par l’adresse des brocheuses, la puissance des rotatives, la dextérité des typos, le goût des photograveurs.
C’était bien vous les créateurs des richesses…sans rejet pour les nouvelles technologies qui s’appelaient alors l’offset, bien avant le bouleversement informatique.
Vous m’avez fait chaud au cœur par votre esprit de solidarité et votre combativité face aux menaces sur l’avenir de l’entreprise.
L’activité pointilleuse et rigoureuse de la mutuelle n’explique-t-elle pas, pour une part, la solidité et la profondeur de votre solidarité ?
Une solidarité jamais démentie puisque, plus près de nous, vos luttes de 1968, pour vous opposer à la fermeture de Paul Dupont ont permis que l’état prenne le relais du patron défaillant. Paul Dupont devint une filiale de la Société Nationale des entreprises de Presse (S.N.E.P.), avec le nom de Société Nationale de l’Imprimerie Paul Dupont. Elle passa de 285 à 530 salariés en 1975.
Il vous a fallu prouver avec votre syndicat CGT que Paul Dupont était viable, d’où vos propositions de diversification des travaux et d’efficacité économique.
Mais le gouvernement prétendit, je cite, que « l’état n’a pas vocation graphique » et qu’il fallait donc « supprimer 20 000 emplois ».
Pourtant, soutenus par les clichois, relayés par Parfait Jans à l’Assemblée Nationale et par moi-même au Sénat, nous expliquâmes dans nos hémicycles respectifs aux ministres en charge de l’industrie qu’ « amputer le potentiel humain ne peut rien régler ».
J’avoue avoir un amer sourire quand j’entends aujourd’hui les fossoyeurs de vos savoir-faire, disserter sur la nécessaire ré-industrialisation de la France.
Une preuve supplémentaire qu’au lieu d’écouter le monde du travail, nos gouvernants d’alors et leurs valets ont préféré à tort la « course folle » à l’argent pour l’argent, qui a ruiné des pans entiers de notre économie, sacrifié l’emploi, la formation et écrasé le pouvoir d’achat des salariés.
Ainsi, cette donation qui nous renvoie un siècle et demi en arrière a une forte résonance sur le présent.
Un présent qui donne des espérances et qui, je l’espère, ne s’écrira plus au chapitre des illusions perdues.
1er mai 2012 : Communiqué commun CFDT-CGT-UNSA-SOLIDAIRES-FSU
Par clichcom (Dialogue Clichois : blog des militants et élus communistes de Clichy la Garenne) le Le lundi 30 avril 2012, 10:31 - Tous les billets

Satisfaire les revendications pour le progrès social
Dans cette période de crise en France et en Europe, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA affirment leur volonté de faire du 1er mai 2012, journée de solidarité internationale du monde du travail, une forte journée de mobilisation, de manifestations et d’expressions revendicatives pour :
- faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités, en France et en Europe ;
- exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde ;
- faire reculer la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme.
Dans beaucoup de pays européens, les populations subissent des politiques d’austérité et des réformes réduisant les droits des travailleurs et leur protection sociale.
La crise ne peut être le prétexte pour remettre en cause nos systèmes sociaux.
Il faut une véritable politique de croissance, prenant en compte les enjeux écologiques, qui passe par l’amélioration du pouvoir d’achat et la création d’emplois.
La pression sur les salaires et l’assouplissement des règles de licenciement ne peuvent que fragiliser la croissance économique.
S’il y a un manque de compétitivité des entreprises, elle est notamment due à la rémunération excessive du capital au détriment de l’investissement dans l’emploi, la formation, la recherche et l’innovation.
En ce 1er mai, nous voulons faire écho aux revendications portées par les salariés dans cette période de crise :
- priorité à l’emploi, en particulier des jeunes, alors que le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter depuis de longs mois et que les restructurations, les licenciements et les fermetures d’entreprises sont le quotidien de nombreux salariés,
- lutte contre la précarité qui touche un nombre croissant de salariés, en particulier jeunes et femmes, et provoque des situations de pauvreté intolérables ;
- la promotion des salaires et du pouvoir d’achat doit être une priorité. Il n’y a aucune raison de laisser les inégalités salariales perdurer, notamment entre les femmes et les hommes.
Nous réaffirmons avec le syndicalisme européen notre opposition à ces politiques et au nouveau traité qui, en faisant l’impasse sur la croissance, ne fera que renforcer l’austérité et la crise.
Nous voulons dans les mobilisations du 1er mai réaffirmer le besoin d’une Europe solidaire affirmant sa dimension sociale, ce qui impose de :
- développer les droits des salariés et assurer des services publics de qualité,
- mettre un terme à la concurrence sociale et fiscale entre pays de l’Union européenne qui tire les garanties des travailleurs vers le bas. Il faut une autre répartition des richesses et mettre un terme à la spéculation financière,
- faire respecter la place et le rôle de la démocratie sociale, de la négociation collective et du dialogue social.
La CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires et l’UNSA appellent leurs organisations à se rencontrer dans les territoires pour déterminer les modalités concrètes d’organisation des initiatives et manifestations du 1er mai sur ces objectifs.
Le 16 avril 2012
La CGT : battre Sarkozy
Par clichcom (Dialogue Clichois : blog des militants et élus communistes de Clichy la Garenne) le Le vendredi 27 avril 2012, 07:22 - Tous les billets

La CGT appelle à un puissant 1er mai pour les revendications, le progrès social et la solidarité internationale et appelle à battre Sarkozy dans les urnes, tout en soulignant ses exigences.
Déclaration de la commission exécutive confédérale
Le résultat du premier tour de l’élection présidentielle du 22 avril 2012 fait apparaître notamment :
- une participation importante des électrices et électeurs, manifestant ainsi leur volonté d’intervenir sur les choix structurant leur avenir ;
- un premier désaveu pour le Président sortant, Nicolas Sarkozy, qui n’obtient que 27% des voix ;
- une forte aspiration à un changement de politique économique et sociale.
Le rejet de la politique antisociale et autoritaire que Nicolas Sarkozy a menée durant 5 ans est massif.
Après les mobilisations nombreuses et importantes de 2009 et 2010, les salariés, les retraités et les privés d’emploi ont ainsi confirmé leur refus de payer la facture d’une crise économique dont ils ne sont pas responsables.
La CGT réaffirme ses dix exigences :
- revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux ;
- contrôler les aides publiques aux entreprises ;
- contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements ;
- suppression des exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires ;
- stopper les suppressions d’emplois et rétablir la retraite à 60 ans ;
- développer les politiques publiques et les moyens des services publics ;
- réformer la fiscalité en profondeur ;
- créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits ;
- taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux ;
- mettre en place un fond européen de solidarité sociale et de développement économique.
La CGT ne se résout pas au vote pour le Front national de millions d’électeurs, ce qui renforce la place de l’extrême droite dans la vie politique française.
Nicolas Sarkozy et sa majorité y auront largement contribué en flattant les thèses de ce parti tout au long du quinquennat.
C’est une voie dangereuse pour la cohésion du pays et la recherche de réponses favorables au progrès social.
La CGT continuera son combat contre les idées d’exclusion, du rejet de l’autre, pour le « travailler et vivre ensemble ».
Ce combat appelle à la mobilisation de tous les syndicalistes.
Le 6 mai, les salariés sont de nouveau appelés aux urnes.
Pour la CGT, au vu du bilan et des projets du Président de la République, sa réélection ouvrirait, à coup sûr, une nouvelle séquence de lourds reculs sociaux inspirés des exigences patronales.
Battre Nicolas Sarkozy en élisant un nouveau Président de la République est nécessaire.
C’est contribuer à créer un contexte plus favorable aux revendications et au progrès social qui nécessiteront toujours des mobilisations syndicales.
C’est réaffirmer la légitimité de l’action syndicale dans un pays démocratique.
C’est ouvrir de nouvelles possibilités pour intervenir dans la vie de l’entreprise et de la cité.
La CGT dénonce la provocation du Président de la République qui vise à détourner et à récupérer le 1er mai par l’annonce d’un rassemblement de ses partisans, à Paris, ce jour-là, sur le thème fallacieux du « vrai travail ».
Cette opération n’a d’autre objectif que de diviser les salariés et stigmatiser leurs organisations syndicales.
Dans ce contexte, la CGT appelle l’ensemble des salariés, retraités et privés d’emploi à relever le défi qui est lancé en participant massivement aux manifestations syndicales unitaires du 1er mai :
- pour conforter la place que les réponses aux revendications sociales doivent prendre dans les politiques à venir ;
- pour réaffirmer que la lutte pour le progrès social appelle à la solidarité de l’ensemble des travailleurs, quelles que soient leurs origines, leurs nationalités ou leurs croyances ;
- pour exiger que le progrès social soit placé au cœur des politiques européennes.
Montreuil, le 24 avril 2012
La Sécu n’a pas un problème de dépenses mais de recettes
Par Admin (Bienvenue sur le blog d'Isabelle VOLAT) le Le jeudi 19 avril 2012, 08:46 - Tous les billets
Éric Aubin « La Sécu n’a pas un problème de dépenses mais de recettes »
En charge des retraites à la CGT, Éric Aubin dresse le bilan de la réforme de 2010 et pointe la question clé du financement de la protection sociale. Il est interrogé par "l'Humanité".
En dépit des efforts de la CGT, qui a organisé un grand meeting au Zénith à Paris le 31?janvier, la retraite n’a pas fait l’objet de confrontations réelles dans cette campagne. Comment l’expliquez-vous??
Éric Aubin. Les préoccupations que les Français placent en priorité, l’emploi, le pouvoir d’achat, la retraite, ne trouvent pas écho chez les principaux candidats, parce qu’ils ne veulent pas s’engager sur ce terrain-là. Je le regrette. Ce n’est pas pour autant qu’elles ne sont plus dans la tête des salariés. Nous voyons une montée en puissance des conflits sur l’emploi, les salaires. Et tout le monde a bien compris le lien entre emploi et retraites. Les derniers chiffres du chômage montrent que la situation des seniors est dramatique. Et avec la réforme des retraites qui retarde l’âge du départ, elle va s’aggraver beaucoup, puisque de nombreux seniors vont se retrouver aux minima sociaux.
Le silence sur les retraites ne s’explique-t-il pas par le fait que, pour beaucoup, la crise financière et l’état des finances publiques obligeraient à des sacrifices sociaux, difficiles à défendre en période d’élections??
Éric Aubin. Oui. Parce qu’on est toujours sur une question de dépenses, alors que la CGT porte le problème des recettes. Toute la politique menée ces derniers temps, visant à exonérer de cotisations les entreprises, met à mal le financement de la protection sociale. La CGT, elle, lance une grande campagne sur le financement, avec l’idée que la Sécu n’a pas un problème de dépenses, mais de recettes.
Une étude du FMI estime le «risque financier» du vieillissement sous-estimé, et prône le relèvement de l’âge de la retraite, en rapport avec l’espérance de vie…
Éric Aubin. Ils oublient qu’on a eu un gain d’espérance de vie parce qu’on a réduit le temps de travail, hebdomadaire, annuel ou sur la carrière. Cependant, dans certains pays, comme les États-Unis, on constate aujourd’hui qu’elle commence à reculer. Les mesures prises ces derniers temps, notamment le report de l’âge légal de départ en retraite, vont avoir des conséquences sur la longévité. Pour nous, en tout cas, le gain d’espérance de vie doit aussi bénéficier aux salariés, parce que la retraite aujourd’hui, c’est un temps de la vie à part entière. Et puis, les retraités ne sont pas à la charge des actifs, mais des hommes et des femmes qui consomment, participent à la vie économique, à la vie associative. Ils représentent une richesse. Nous ne partageons donc pas l’idée selon laquelle il faudrait partager le gain d’espérance de vie entre une partie travail et une partie retraite. La productivité s’est accrue ces dernières décennies, les salariés doivent en profiter.
La réforme des retraites de 2010 est-elle emblématique selon vous du quinquennat écoulé??
Éric Aubin. Oui, par la méthode, le passage en force de cette réforme, malgré une opinion publique largement défavorable, et les grandes mobilisations que l’on a connues. Et par le fond?: tout le quinquennat a consisté en une réduction des droits, et une stigmatisation des salariés, des retraités et des demandeurs d’emploi. On ne voit pas de mesures, dans ce quinquennat, pouvant être considérées comme un progrès social.
Cette réforme avait pour but déclaré d’assurer le financement de la retraite, et de relever le niveau d’emploi en reculant l’âge de départ.
Éric Aubin. Force est de constater que ça n’a pas marché. Le chômage des seniors continue d’augmenter, comme celui des jeunes et le chômage de longue durée. Quant au financement des retraites, la question, portée par la CGT, a été renvoyée d’un revers de main par le gouvernement. Il ne faut pas s’étonner qu’elle ne soit pas réglée. Or, si on ne la règle pas, on aura une réduction des droits et un allongement de la durée de travail, alors que la situation de l’emploi ne permet pas aux salariés de rester au travail.
Vous revendiquez le retour de la retraite à soixante ans, un départ anticipé pour les travaux pénibles, et qu’il n’y ait pas retraite inférieure au Smic. Que répondez-vous à ceux qui jugent cela irréaliste en temps de crise??
Éric Aubin. Le problème posé est celui de la répartition des richesses. On a aujourd’hui plus de dividendes versés aux actionnaires que ce qui est consacré à l’investissement productif. Nous proposons une réforme du financement avec trois mesures principales?: l’élargissement de l’assiette de cotisations, la mise à contribution des revenus financiers des entreprises, et une modulation des cotisations qui prenne en compte la part de la masse salariale dans la valeur ajoutée. Ce serait des mesures incitatives à l’emploi, donc bonnes pour la protection sociale. La France en a les moyens.
Article dédié à François Scellier, député de la 6è circonscription et candidat aux législatives de juin. Il a voté la loi de réforme de la retraite lors de la législature et affirme « être le porte-parole des retraités ». Lors d’une discussion récente sur le marché de Saint Gratien, il tentait de justifier la fin de la retraite à 60 ans par « l’allongement de la durée de vie » et soutenait « avoir sauvé le système de retraite »… Hélas ! Ces deux arguments sont ici démontés. La « réforme » de notre système de retraite s’est bien traduite par un vrai recul social.
Bernard Thibault (CGT) : "Nicolas Sarkozy se fiche du dialogue social"
Par clichcom (Dialogue Clichois : blog des militants et élus communistes de Clichy la Garenne) le Le vendredi 6 avril 2012, 08:54 - Tous les billets

Le secrétaire général de la CGT répond aux questions de Gilles Daniel pour Métro.
Métro : La CGT diffuse un million de tracts pour appeler à voter contre Nicolas Sarkozy. Est-ce le rôle d’un syndicat de s’engager ainsi dans la campagne ?
B. Thibault. Je dois d’abord dire que nous avons été obligés de rééditer ce tract à 400 000 exemplaires, tant la demande dans nos sections syndicales est forte.
La CGT n’est pas en campagne électorale au sens partie prenante de la compétition, mais en tant qu’organisation qui a des choses à dire dans le débat public.
Dès lors que Nicolas Sarkozy prétend obtenir suffisamment de suffrages pour exercer un nouveau mandat, il est pour nous primordial de livrer notre diagnostic de son bilan. On comprend que cela lui pèse que l’opinion de la CGT soit à ce point critique à son égard. Mais nous n’avons jamais attendu l’autorisation de personne pour parler salaires, emploi, retraites… C’est-à-dire faire du syndicalisme.
Nicolas Sarkozy vous accuse de faire de la politique...
En tant que syndicat, nous nous estimons habilités à livrer notre opinion sur sa politique économique et sociale. Aujourd’hui, il s’efforce de se présenter comme un nouveau candidat. Mais au vu de son comportement et des mesures qu’il a pris pendant cinq ans, il est clair que "la France forte", son slogan de campagne, se traduirait par une France plus autoritaire dans la manière dont le pouvoir politique s’exercerait. On entrerait dans une grave phase de dérèglementation du travail.
Pourquoi ne pas rester neutre comme les autres organisations ?
Chacun choisit sa propre démarche. Mais je remarque que d’autres déclarations, comme celle de la CFDT récemment, ne sont pas neutres. Il ne faut pas se tromper.
Même si la CGT est la seule organisation que Nicolas Sarkozy fait siffler dans ses meetings, comme en 2007, ce n’est pas qu’elle qui est visée, mais le fait syndical dans son ensemble : aujourd’hui dans toute l’Europe, l’action syndicale est la seule de nature à contrarier les politiques libérales qui prônent une révision drastique des droits sociaux des salariés.
Nicolas Sarkozy critique dans ses discours les syndicats qui "bloquent" les réformes et "confisquent la parole des Français". Que lui répondez-vous ?
Si on avait pu bloquer davantage de réformes, comme celle des retraites qui a fait descendre des millions de personnes dans la rue, on l’aurait fait.
Le bras de fer que vous menez ne risque-t-il pas de fragiliser le dialogue social si Nicolas Sarkozy est réélu ?
Mais le président de la République se fiche du dialogue social, sauf de temps en temps à vouloir faire des photos avec les responsables syndicaux pour l’afficher. Il l’a encore montré en décrétant qu’il fallait augmenter la TVA et diminuer les cotisations patronales dans la branche famille, malgré l’avis opposé de tous les syndicats de salariés.
Dans son action et ses choix, il a systématiquement été au diapason des revendications patronales. Les entreprises n’ont jamais autant gagné d’argent public que sous son ère. Je comprends d’ailleurs, et là ça semble ne pas susciter de critiques particulières, que Laurence Parisot considère le quinquennat comme remarquable et souhaite sa réélection pour le bonheur des employeurs.
De son côté justement, la patronne du Medef vous a reproché de vous être affiché avec Jean-Luc Mélenchon...
Je le dis très clairement : la CGT n’a pas de candidat aux élections présidentielles. J’ai rencontré tous les candidats qui le souhaitaient. Mais ce qui nous intéresse, c’est de regarder à quel degré les positions des uns et des autres sont plus ou moins en résonance avec ce que nous portons.
Qui est le plus en résonance ?
Si je venais sur ce terrain, inévitablement je vous indiquerais une préférence. Mais ce n’est pas le cas. En même temps, quand Jean-Luc Mélenchon dit qu’il faut fixer un salaire minimum à 1 700 euros et qu’il a puisé cette proposition dans le cahier revendicatif de la CGT, je ne vois pas pourquoi on se plaindrait.
Quand François Hollande dit qu’il rétablira la retraite à 60 ans pour une partie des salariés, avant d’ouvrir une négociation, ce n’est pas une reprise intégrale de la position de la CGT, mais c’est déjà un changement de cap.
Les candidats parlent-ils suffisamment des questions socio-économiques dans cette campagne ?
A notre goût, il n’y a bien sûr pas assez d’éléments permettant de sortir de la crise. Aujourd’hui, il y a un pouvoir exorbitant des actionnaires.
Les responsables politiques ne peuvent pas s’étonner d’être mis devant des faits accomplis pour lesquels ils apparaissent démunis, comme lorsqu’une entreprise économiquement viable est fermée. Si on ne permet pas aux salariés d’intervenir sur les choix de gestion, d’investissement des entreprises, toute une série de questions, comme le développement de l’industrie ou l’environnement, ne trouveront pas de réponse.
Le 1er mai tombe dans l’entre-deux-tours. Quelle tonalité voulez-vous lui donner ?
Il faut qu’il soit très revendicatif. Grâce à ce hasard du calendrier, on a une bonne opportunité de remettre entre les deux tours les revendications sociales sur le devant de la scène. Nous allons aussi essayer qu’il soit le plus unitaire possible sur le plan syndical.
Vous quitterez la tête de la CGT l’an prochain. Que ferez-vous ensuite ? De la politique ?
Je n’ai pas de projet personnel à ce stade mais une chose est sûre, ce ne sera pas dans cette orientation.
La CGT : Changer de politique, conquérir la justice sociale
Par clichcom (Dialogue Clichois : blog des militants et élus communistes de Clichy la Garenne) le Le lundi 26 mars 2012, 09:54 - Tous les billets

La CGT fait un bilan au vitriol du quinquennat de Nicolas Sarkozy, fustigeant son "échec total sur l'emploi et sur la politique industrielle" ou "la casse du système de protection sociale", à un mois du premier tour de l'élection présidentielle.
Le syndicat réaffirme enfin "ses dix exigences pour sortir de la crise", dont la revalorisation du Smic à 1.700 euros, la suppression des heures supplémentaires défiscalisées, la taxation de la spéculation et une réforme fiscale. Voici cette déclaration de la CGT.
Les salariés, retraités et privés d’emploi, comme l’ensemble des citoyens, femmes et hommes, sont appelés à participer à l’élection présidentielle les 22 avril et 6 mai prochains.
C’est un rendez-vous important pour l’expression démocratique. À ce titre, la CGT ne saurait être neutre, surtout au regard de la gravité de la situation.
Après des décennies de creusement des inégalités, la répartition des richesses doit désormais privilégier les revenus des salariés, des retraités, les minima sociaux et la protection sociale.
Elle doit être réorientée vers l’efficacité économique et sociale.
La première des insécurités est bien sociale. Elle est aussi la conséquence de choix politiques.
Face à la mainmise des marchés financiers sur l’ensemble de l’économie et sur les choix de société, il faut combattre la spéculation, mettre en place des dispositifs pour financer des activités créatrices d’emploi, investir dans une véritable politique industrielle et développer les services publics prenant en compte l’impératif de développement humain durable.
Face aux pouvoirs des actionnaires devenus exorbitants, il faut donner
plus de droits d’intervention aux salariés dans les entreprises et au-delà.
A tous les niveaux, entreprises grandes ou petites, territoires, filières d’activité,
État et collectivités… la démocratie sociale doit être une priorité.
La CGT réaffirme ses dix exigences pour sortir de la crise
1. Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux (Smic
à 1700 g).
2. Contrôler les aides publiques aux entreprises.
3. Contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements.
4. Supprimer les exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires.
5. Stopper les suppressions d’emplois.
6. Développer les politiques publiques et les moyens des services publics.
7. Réformer la fiscalité en profondeur.
8. Créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à
taux réduits pour l’investissement productif.
9.Taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis
fiscaux.
10. Mettre en place un fonds européen de solidarité sociale et de développement
économique.
En aucun cas le projet de l’extrême droite ne peut ouvrir une perspective
de sortie de la crise. La CGT renouvelle son opposition aux idées
véhiculées par le Front national et banalisées par d’autres, qui cherchent
à exploiter les peurs et les désarrois sociaux pour s’enfermer dans
une société en repli identitaire, liberticide, discriminatoire et raciste.
Le changement de politique pour conquérir la justice sociale, aider
au « vivre ensemble » devient incontournable.
Au vu du bilan et des projets du président de la République, sa réélection
ouvrirait, à coup sûr, une nouvelle séquence de lourds reculs sociaux.
Derrière ses discours sur la « moralisation du capitalisme » ou la « revalorisation
du travail », l’essentiel de son action a consisté à favoriser les
actionnaires et les plus riches.
Ses choix contribuent à faire payer la crise aux salariés qui n’en sont pas
responsables.
Il a choisi de ne pas répondre aux grandes mobilisations nationales de
2009 pour « une autre répartition des richesses », préférant satisfaire les
revendications patronales.
En 2010, c’est par le passage en force qu’il a imposé le recul de l’âge de
départ en retraite aux millions de manifestants. Le système des retraites
est fragilisé, les droits pour des millions de salariés en sont affectés.
Il a érigé le pouvoir personnel en méthode de gouvernement.
Le président de la République est à l’origine d’un nouveau traité européen
qui généralise l’austérité. C’est une nouvelle arme pour amplifier
les attaques contre le code du travail, les droits et budgets sociaux, les
droits des privés d’emploi, les retraites, les services publics…
Son programme pour demain rejoint les exigences du Medef. Ce serait
plus d’austérité pour les salariés et les retraités, l’accroissement des
inégalités entre les femmes et les hommes, une culpabilisation éhontée
des privés d’emploi, la stigmatisation des travailleurs migrants et immigrés,
la mise en cause du rôle des organisations syndicales considérées
comme obstacles à ses projets.
La société française vivrait des clivages
plus violents encore et s’enfoncerait encore plus dans la crise.
L’élection présidentielle doit créer un nouveau contexte plus favorable
aux revendications et au progrès social.
Affirmer sa citoyenneté, c’est aller voter, c’est aussi se syndiquer. Adhérer
à la CGT c’est prendre sa place dans le syndicat qui agit au quotidien
pour le progrès et la justice sociale.
Les salariés ont besoin d’une présence plus importante
du syndicalisme pour créer le rapport de force
nécessaire et organiser les luttes pour la prise en
compte de leurs revendications en toutes circonstances.
Montreuil, le 13 mars 2012
''Adoptée à l’unanimité par la Commission exécutive confédérale
''
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