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Mot clé - Brest Métropole Océane

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Conseil de BMO du 21 octobre - Déclaration liminaire

Intervention de Jacqueline HERE :

Il y a trois semaines aujourd’hui dans cette même enceinte, nous avions évoqué nos craintes sur l’avenir de la réparation navale à Brest et, tout particulièrement, de voir la Sobrena aller vers le dépôt de bilan. Celles-ci étaient malheureusement fondées puisque la situation ne s’est pas améliorée, bien au contraire.

Il nous semble que Monsieur Meunier ait envie de tourner le plus vite possible la page de la réparation navale de ses activités. Cela nous ne pouvons l’accepter et la table ronde, réclamée depuis plusieurs semaines par les syndicats et qui va se tenir lundi prochain à la sous-préfecture, doit permettre d’explorer toutes les pistes et toutes les hypothèses de nature à conforter le soutien à l’activité industrielle sur le port de Brest.

Aujourd’hui, il y a urgence dans la région brestoise à une mobilisation générale à côté des salariés et syndicats en lutte, de tous les acteurs, et nous en faisons partie, nous élus communautaires, pour défendre et pérenniser l’emploi industriel dans notre agglomération et c’est en ce sens que nous soutenons et participerons à la manifestation organisée mardi prochain, devant la sous-préfecture.

 

Echanges & Initiatives

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69

Sommaire :

Page 1 :

Mobilisation de l'éducation

Edito par Gaëlle ABILY

Pages 2 et 3 :

Côté Conseil ...

L'emploi industriel menacé par Maxime PAUL

Dossier : Les fusillades de Châteaubriant

Info : l'Art et le Tramway par Gaëlle ABILY

L'interview : Jean-Claude LE NAOUR, Président du Comité brestois du souvenir des Fusillés de Châteaubriant

Page 4 :

Portrait : Cathy ROLLAND

Billet d'humeur : école de la réussite pour tous par Jacqueline HERE

Brèves : Retour de la Fête de l'Huma

 

2012 : PLACE AU PEUPLE ! (Sillage : Tribune libre)

L’objectif des communistes pour 2012 est de se débarrasser de Nicolas Sarkozy et de sa bande du Fouquet’s dont la politique, pour satisfaire les marchés, a exploité la crise et l’a fait payer au peuple.

Nicolas Sarkozy lance un défi à toute la gauche en cherchant à faire la démonstration qu’il n’y a pas d’alternative à sa politique. Le PCF et ses partenaires du Front de gauche relèvent le défi : une autre politique est possible ! Les solutions existent pour sortir de la crise à condition d’avoir le courage de dessaisir les marchés financiers de leur pouvoir.

Maintenant, le peuple doit reprendre la parole et le pouvoir sur les décisions qui rythment notre vie. Pour y parvenir, les communistes ont décidé d’amplifier la dynamique du Front de gauche dont l’ambition est de faire bouger la gauche, de la porter à la hauteur des exigences de la situation.

A Brest, les élu-e-s communistes s’y emploient quotidiennement dans leurs délégations :

- une refonte entière de la politique eau et assainissement de notre collectivité : retour en gestion publique dès le 1er avril 2012, travail pour parvenir à plus de justice sociale en baissant le prix de l’eau pour les ménages, ...

- une politique culturelle très riche : démarche artistique du Tramway, réouverture du Mac Orlan et du Stella, construction de la médiathèque centrale sur le plateau des Capuçins, création d’une école européenne supérieure d’arts, réflexion autour d’un pass-culture, …

- une délégation démocratie et citoyenneté visant à intégrer la diversité des habitants de notre ville dans une démarche participative : jeunes, personnes étrangères, âgées, en difficultés …

- une lutte pour le droit à un logement décent, un travail pour permettre l’accès à l’aide alimentaire des personnes aidées toute l’année et des moyens nouveaux pour faire face à l’augmentation de la précarité.

- un travail mené pour favoriser la pratique par les habitants des sports collectifs et individuels de leur choix et une insertion sociale des publics fragiles par le sport.

Les communistes dans le Front de gauche sont force de propositions et agissent pour que le peuple soit entendu. Investissez la campagne du Front de gauche. Faites-en votre affaire !

 

Conseil de BMO du 30 septembre - Déclaration liminaire

Intervention de Maxime PAUL :

La région brestoise a besoin de l’intégralité de ses emplois industriels !

Notre industrie locale est de nouveau confrontée à des turbulences importantes. Soumis à la pression des prix, JABIL et la SOBRENA sont à nouveau dans la panade. Laurent Prunier verse à Brest des larmes de crocodiles mais à Paris et à Bruxelles ce sont ses amis qui sont responsables de ce type de situation. Les salariés défendent leur entreprise et leur secteur d’activité à la différence de leurs actionnaires, notamment à JABIL. En 10 ans, les effectifs ont fondu de plus de 500 personnes. Les salariés sont inquiets, ballotés de mois en mois entre espoir et pessimisme.La réparation navale subit aussi une baisse d’activité conséquente. La SOBRENA et ses sous-traitants ne doivent pas disparaître : 250 emplois permanents, 800 emplois au total sont en jeu.

Alors que le Port de Commerce se revitalise pour être un outil du développement économique, aucune activité ne peut être abandonnée. L’extension du Polder impulsé par la Région et les collectivités locales a toute son importance avec la création de la plate forme technologique des énergies marines. Pour autant, il ne faudrait pas se contenter d’une « sélection d’emplois » sur ce périmètre : la complémentarité doit jouer entre les activités. Dans ce contexte, la filière de déconstruction des navires pourrait trouver sa place. L’étude de faisabilité initiée par la Région doit permettre de défendre l’option de Brest pour son implantation.

Des projets existent mais il ne faut pas laisser sacrifier l’existant. L’enjeu de nouveaux débouchés pour les entreprises brestoises est d’investir dans la recherche mais c’est vrai que le gouvernement ne l’encourage pas. La situation de JABIL et de la SOBRENA est le résultat d’une volonté politique de mettre les travailleurs européens en concurrence entre eux et de la mutation du système capitaliste qui ne prend plus en compte les enjeux industriels et déconnecte les lieux de décision du local.

Les élus communistes apportent leur soutien aux salariés de ces entreprises et sont disponibles pour agir avec eux. Mais, au-delà de notre solidarité et de nos interventions, ce n’est qu’un changement radical de politique qui pourra véritablement permettre de défendre et de gagner des emplois stables notamment par une sécurisation des parcours professionnels via la mise en place de la sécurité emploi formation que défend le Parti Communiste depuis plus 15 ans.

 

Eau du Ponant - Communiqué de presse

Eau

Cette semaine, le PDG d’Eau du Ponant et les organisations syndicales ont signé les accords de transfert des personnels de Veolia et de Brest métropole océane ayant vocation à rejoindre Eau du Ponant dans le cadre de la reprise des contrats de Brest métropole océane, du SIDEP de Landerneau, du Chenal du Four et du SIDEP de Landerneau.

Cet accord est le résultat des négociations qui se sont déroulées depuis le mois d’avril dans le cadre de l’accord de méthode signé par la direction d’Eau du Ponant avec ces mêmes syndicats. Il décrit les principes de la politique salariale de la société publique locale (grilles de rémunération, régimes indemnitaires), la protection sociale (prévoyance, mutuelle santé, assurance décès), pose les bases de la création du comité d’entreprise et cadre les moyens mis au profit du dialogue social.

Il est le symbole d’une volonté commune de travailler dans un climat serein dans l’intérêt bien compris du service public et des agents qui le portent au quotidien.

Les administrateurs communistes d’eau du Ponant saluent cette étape qui constitue un pilier important dans le processus de retour en gestion publique de nos services d’eau et d’assainissement. L’esprit de responsabilité des salariés et de leurs représentants représente un gage de succès dans la bascule du mode de gestion au 1er avril prochain.





Claude Bellec, Administratrice d’Eau du Ponant

Maxime Paul, Vice-Président d’Eau du Ponant

 

Prix de l'eau : nos propositions

Eau

A un an du retour en gestion publique de notre service d'eau, le groupe des élu-es communistes et citoyens de Brest et de Brest Métropole Océane a souhaité faire part de ses propositions sur le tarif de l'eau.

Contexte:

Dans un an, le service de l’eau redevient public au travers Eau du Ponant. Ce sera aussi, à Marseille, le forum mondial de l’eau alors que la France est en retard sur le droit à l’eau.

Nos propositions :

La vision curative du gouvernement n’est pas une bonne solution. Marie-George Buffet a déposé une proposition de loi visant à mettre en place un dispositif préventif que nous soutenons.

Pour l’agglomération brestoise, le prix de l’eau doit être différent selon l’usage qui en est fait. Les besoins vitaux, de confort, pour les services publics ou dans les entreprises ne doivent pas être facturés de la même manière. La mise en place de tranches peut être une bonne solution car en plus elle aura un impact environnemental. 30 euros par mois pour une famille en moyenne, cela ne représente pas le même coût pour tous, il faut prendre en considération les revenus des ménages. Au final, ces trois propositions doivent permettre une baisse de la facture pour les usagers domestiques (les familles). Ces propositions sont portées par les élus communistes au sein de l’assemblée communautaire.

Nous avons également des attentes sur Eau du Ponant. Claude et moi défendront au sein du conseil d’administration la mise en place d’un dispositif de concertation de l’ensemble des usagers (entreprises, services publics, représentants des familles), des actions d’éducation aux enjeux de l’eau pour tous les publics, l’incitation à un usage responsable de cette ressource fragile.

Conclusion :

Le 1er avril 2012, ce n’est pas seulement un changement de mode de gestion qui doit avoir lieu, c’est aussi une petite révolution dans la manière de considérer les usagers et de prendre soin de la ressource.

Articles du Télégramme et du Ouest France

 

Conseil de BMO du 10 décembre 2010

Article du Télégramme de Brest :



CBMO TLG111210

 

Conseil de BMO du 10 décembre 2010 - Débat d'Orientation Budgétaire

Intervention de Jean - Michel LE LORC'H :

Nous tenons tout d’abord à saluer le travail mené par les services qui ont réussi, dans un contexte de visibilité quasi nulle, une véritable prouesse en parvenant à nous présenter des orientations budgétaires ! Car débattre aujourd’hui de cette question pour 2011 est un exercice rendu d’autant plus difficile que les incertitudes et errements dont fait preuve l’Etat en ce domaine sont exemplaires.

Incertitudes dues à la suppression de la taxe professionnelle et son remplacement par deux cotisations, l’une territoriale, l’autre sur la valeur ajoutée. Cette réforme, qui a profondément bouleversé l’architecture du financement des collectivités, impactera la moitié de nos recettes de fonctionnement, tout en réduisant de manière très sensible la contribution des entreprises. De plus, elle nous place dans un grand flou sur le niveau des ressources qui viendront compenser sa suppression. En effet, aussi bien le montant des nouvelles recettes fiscales de 2011 que celui de la participation de notre collectivité au Fonds National de Garantie Individuelle de Ressources ne sont connus à ce jour de façon certaine.

Errements gouvernementaux ensuite, face à la mise en place des politiques d’abattement à la taxe d’habitation, toujours dans le cadre de la réforme de la taxe professionnelle. Alors même que de nombreuses collectivités avaient déjà délibéré sur le transfert de la part départementale de la TH – ce que nous avons fait le 24 septembre dernier - le gouvernement proposait précipitamment une modification législative visant à neutraliser de façon automatique les effets d’aubaine dus au transfert de la part départementale de TH. Résultat, l’impact cumulé de notre politique d’abattement et la suppression de l’effet d’aubaine ne garantira pas la neutralité fiscale pour chaque contribuable. Et par le biais de cette réforme gouvernementale, la taxe d’habitation qui représentait à peine 7 % de l’ensemble des recettes fiscales hier, pèsera plus de 50 % des ressources fiscales du budget principal demain et deviendra ainsi le premier impôt communautaire avec 32 M€.

Avec le gel des dotations de l’Etat pour les trois années à venir - gel qui n’en est pas vraiment un puisque avec la baisse des compensations fiscales de 7 %, l’ensemble DGF et compensations fiscales diminuera de 0,3 % en 2011 - nos collectivités sont placées devant des choix insupportables d’autant que les effets de la crise se font de plus en plus sentir entraînant des dégâts sociaux qui appellent toujours plus de services publics et de mesures sociales.

C’est pourquoi, dans un contexte où le gouvernement poursuit, en l’accentuant, le rationnement des dépenses et investissements publics, nous saluons l’effort quasi identique à celui de 2010 maintenu par notre collectivité dans ses programmes liés à la conservation du patrimoine communautaire, programmes essentiels pour maintenir la qualité du service rendu à la population. De même que ses efforts pour soutenir l’investissement dans le développement de notre agglomération : habitat et aménagement urbain, recherche et économie, mais aussi le démarrage des travaux de notre futur grand équipement, la grande salle de spectacles sportifs et évènementiels. Enfin, on notera l’importance donnée aux programmes d’équipements pour l’amélioration des services à la population.

On se rend bien compte que le système fiscal français met en évidence une orientation idéologique clairement libérale qui, depuis de nombreuses années, a montré son inefficacité. Pour atteindre des objectifs de solidarité et d’efficacité économique, il est urgent de rendre l’impôt plus juste et plus efficace. Cela passe par une véritable réforme fiscale qui doit permettre à l’impôt de retrouver ses trois fonctions principales : financer la production de biens publics répondant à l’intérêt général et aux besoins de la population, assurer l’équité en corrigeant les inégalités engendrées par la répartition primaire des revenus, participer à la politique économique en favorisant une croissance efficace et durable.

 

Echanges & Initiatives

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63

Sommaire :

Page 1 :

Retraites, les élus communistes dans l'action !

Edito par Isabelle MAZELIN

Pages 2 et 3 :

Du côté des Arts et du Tramway (Gaëlle ABILY)

Dossier : le Plateau des Capucins

Info : Appel pour les valeurs de la République

L'interview : Françoise DAUNAY et Mélanie THEPAULT du Planning Familial

Page 4 :

Hommage : Joseph CONAN

Billet d'humeur : Logement social (Claude BELLEC)

Brève : Fête de l'Humanité Bretagne

 

Echanges & Initiatives

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61

Sommaire :

Page 1 :

Manifestation pour les retraites à Brest

Edito de Maxime PAUL

Pages 2 et 3 :

Côté Art / Culture

Dossier : retour à une gestion publique de l'eau à BMO

Info : Une nouvelle ambition pour le sport français et son service public

Interview : Christian LE GOFF, conseiller municipal au Faou

Page 4 :

Portrait : Rémi SALAUN, l'engagement

Billet d'humeur : Murielle DUBREULE du Mouvement de la Paix au sujet de la Palestine

Brève : Pas de bébés à la consigne, le combat continue

 

Comment inventer de nouvelles coopérations territoriales pour la gestion de l'eau ?

Eau

Mercredi soir prochain, à 20 h 00 à l'Hôtel de Ville de Brest, suite des débats publics organisés par BMO :

Comment inventer de nouvelles coopérations territoriales pour la gestion de l'eau ?

avec Paul Raoult, sénateur du Nord, président de Noreade (Nord régie assainissement distribution d'eau)

 

Pour un tarif social de l'eau

Robinet

Mardi soir prochain, à 20 h 00 à l'Hôtel de Ville de Brest, suite des débats publics organisés par BMO :

Pour un tarif social de l'eau:

avec Henri Smets, membre de l'Académie de l'eau du Conseil européen du droit de l'environnement, président de l'Association pour le développement de l'économie et du droit de l'environnement.

 

Les différents nodes de gestion du service public de l'eau

Eau 02

Jeudi soir, à 20 h 00 à l'Hôtel de Ville de Brest, suite des débats publics organisés par BMO :

Les différents modes de gestion du service public de l'eau :

avec Michel Desmars, chef du service de l'eau de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR).

 

Qualité de l'eau, un défi majeur

Eau pure

Jeudi soir, à 20 h 00 à l'Hôtel de Ville de Brest, suite des débats publics organisés par BMO :

Qualité de l'Eau, un défi majeur,

avec Bernard Rousseau, Président honoraire de France Nature Environnement, responsable de Pôle eau du FNE.

 

Echanges & Initiatives

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59

Sommaire :

Page 1 :

Voeux des élus

Edito de Gaëlle ABILY

Pages 2 et 3 :

Du côté de l'eau par Maxime PAUL

Dossier : les retraites

Info : vote des budgets Ville et BMO

Interview : Marie - Christine MAHMUTOVIC

Page 4 :

Portrait

Billet d'humeur : soutien aux Kurdes

Brève : Solidarité Haïti

 

Conseil de BMO du 29 janvier 2010 - Budget

Intervention d'Isabelle MAZELIN

« Alors que le nombre de chômeurs a bondi en un an de 18 % en France, au terme d’une année marquée par une forte récession ; que le pouvoir d’achat est plus que jamais en berne ; qu’en un an également, à fin septembre 2009, l’industrie française a perdu près de 180 000 emplois et devrait, selon l’Insee, encore en perdre 63 000 au premier semestre 2010, la caravane de mesures d’austérité de Sarkozy s’ébranle en ce début d’année pour foncer sur les retraites, les services publics, l’emploi et les collectivités locales. La suppression de la TP adoptée par la loi de finances 2010 assombrit notre avenir avec un impact budgétaire dès 2011 et les dotations de l’Etat continuent leur baisse, se chiffrant, pour la 3ème année consécutive, à un 1 M€.

Aussi, est-ce un véritable défi que de pouvoir aujourd’hui présenter un budget qui présente une situation financière saine grâce à une politique de gestion rigoureuse depuis plusieurs années, des capacités d’investissement solides, avec un effort conséquent pour 2010 en faveur de grands projets métropolitains, et un maintien des taux de la fiscalité ménages à leur niveau de 2009.

Nous voterons donc l’ensemble des budgets de notre collectivité, à l’exception du budget annexe des déchets ménagers, toujours dans la logique de notre position exprimée lors de l’instauration en 2004 de cette taxe que nous jugeons injuste socialement, et qui, au fil des années, prend des proportions importantes. C’est la raison pour laquelle nous restons dans l’attente du travail engagé par les services de BMO sur les modes de financement incitatif. »

 

Communiqué sur le conflit au Spernot

Usine du Spernot

Deux considérations nous viennent à l’esprit concernant ce conflit. Tout d’abord, aucun salarié de quelque entreprise que ce soit, ne fait grève par plaisir. De plus, concernant les conditions climatiques, il n’est pas non plus possible de laisser habitants locataires, usagers, personnels de collectivités ainsi que bâtiments publics, sans chauffage. En conséquence, ce conflit ne peut rester dans l’impasse. Il faut que des négociations s’engagent rapidement et pour cela, il est impératif que syndicats et direction se rencontrent rapidement car la priorité est d’assurer la continuité du service public auquel nous sommes attachés, sans pour cela qu’il soit nécessaire de parler de « prise d’otages ». La finalité est quand même d’éviter que ce conflit ne perdure jusqu’au 19 janvier, date d’ouverture des négociations annuelles salariales au sein de l’entreprise. Nous faisons appel au bon sens des parties en présence pour que le dialogue s’installe le plus rapidement possible.

Coupures de presse en annexes ci-dessous

 

Conseil de BMO du 11 décembre 2009 - DOB

Intervention d'Isabelle Mazelin sur le débat d'orientation budgétaire :

Permettez-moi tout d’abord de remercier les services pour la qualité des documents produits, notamment au regard des perspectives de réformes en cours qui rendent difficiles un état précis de ce que sera demain les ressources de notre collectivité.

Néanmoins, nous savons que notre collectivité, dont la bonne santé financière est révélée au terme de l’exercice 2009, va être contrainte à de nouveaux efforts de rigueur budgétaire qui heureusement ne remettent pas en cause notre programmation des investissements, en maintenant les crédits inscrits dans la tranche 2010 de notre plan de mandat. On soulignera, à ce titre, l’importance donnée aux programmes de conservation du patrimoine communautaire, essentiels au maintien de la qualité du service public rendu, l’effort constant pour le développement de notre agglomération, à travers le développement économique et la recherche, l’habitat et l’aménagement urbain, ainsi que les programmes d’équipement en faveur de l’environnement et du cadre de vie.

Ce débat est pour nous l’occasion de s’arrêter quelques instants sur le dossier du tramway. En effet, cet outil structurant pour notre agglomération aura des incidences sur le budget transport à court terme mais modifiera aussi en profondeur les habitudes de nos concitoyens. Ces changements, il faut que la collectivité s’y prépare. Le chantier a commencé il y a maintenant quelques mois. Si une période de travaux n’est pas toujours facile à vivre, on notera que ce programme va permettre d’injecter près de 180 millions d’euros dans l’économie locale qui en a bien besoin, avec 1000 emplois directs et indirects créés par an durant les quatre années du projet, alors que le taux de chômage atteint 8,1 % de la population active sur notre bassin aujourd’hui.

Il est aussi l’occasion d’être volontariste sur un renouvellement de nos réseaux d’eau, ce qui permettra d’améliorer la qualité du service. Il est l’occasion d’être volontariste sur la question culturelle avec le million d’euros dédié, ce qui est un véritable soutien à la création. Enfin, pour compenser les préjudices causés par les travaux, plusieurs mesures ont été mises en place, aussi bien pour accompagner les professionnels riverains et soutenir leur activité économique (commission d’indemnisation à l’amiable, prêt bonifié, dossier unique, aide au transport des salariés), que pour faciliter l’accès au centre-ville pendant les fêtes de fin d’année et encourager le début des soldes d’hiver, avec l’interruption des travaux durant un mois, le tout alimenté par un dispositif complet d’informations et d’animations. Penser tramway nous impose de penser les nouveaux projets avec cet outil qui va améliorer la qualité de vie des habitants. Ce mode moderne de transport doux, au confort et à la quiétude remarquables, va contribuer à la préservation de l’environnement et du cadre de vie par une diminution importante de la pollution, un espace public libéré et rendu aux piétons, une intégration harmonieuse dans l’agglomération. Il contribuera également, grâce à une circulation plus fluide et un nouveau réseau performant, à créer un lien entre les différents quartiers brestois et les 8 communes de BMO, permettant ainsi à 27 % de la population de l’agglomération et à 38 % des emplois d’être directement desservis à moins de 450 m du tracé.

Aujourd’hui, avec le projet de réforme de la taxe professionnelle, corollaire financier du projet de réforme territoriale, l’Etat crée les conditions d’un transfert massif de l’impôt entreprise vers l’impôt ménage : à BMO, les projections ne sont pas rassurantes avec le passage de la fiscalité ménages de 20 % à 57 %. Or, les investissements de notre collectivité à travers notamment ses politiques d’infrastructures, de déchets ou d’urbanisme sont déterminants pour le fonctionnement des entreprises qui profitent pleinement de ces services communautaires. Ils justifient donc à eux seuls l’obligation d’une participation financière des entreprises au financement des collectivités et réaffirment l’utilité de leur contribution.

Le Projet de Loi de Finances pour 2010 sera déterminant sur l’évolution des ressources de notre collectivité en provenance de l’Etat, notamment dotations et compensations fiscales. Or les compensations promises par l’Etat ne sont jamais intégrales ni pérennes et nos collectivités sont toujours perdantes, leur autonomie financière régresse sans cesse. Avec la réforme de la Taxe Professionnelle, les craintes et incertitudes sur la consistance des ressources fiscales de substitution allouées aux collectivités et sur leur dynamisme à moyen et long terme sont plus que réelles. Nos marges de manœuvre financières ainsi que notre capacité d’investissement en seront forcément altérées. Ces injustices, ces étranglements, avec comme corollaire la réduction des moyens consacrés au service et à l’emploi publics, nous les dénonçons depuis plusieurs années, tout en continuant à tenir au mieux notre rôle d’amortisseur social. Si les élus communistes et citoyens ont décidé, début novembre, d’interpeller chacun d’entre vous, élus communautaires, sur les réels dangers inhérents aux réformes en cours, c’est parce que nous pensons qu’aujourd’hui, il y a urgence. Nous devons donc franchir une nouvelle étape appelant à la mobilisation et à l’action, pour exiger le retrait de la réforme de la Taxe Professionnelle ainsi que celle des collectivités territoriales, et que celles-ci fassent l’objet d’un grand débat, notamment par l’organisation d’un référendum national.

 

Conseil de BMo du 10 septembre 2009 - Tramway

Intervention de Jacqueline HERE sur le Tramway :

Suite aux conclusions de la commission d’enquête concernant la déclaration d’utilité publique du projet de création de la première ligne de tramway et de la mise en compatibilité du PLU de BMO, les élus communistes et citoyens tiennent à apporter quelques précisions tant sur les réserves émises que sur les recommandations.

Concernant la création d’une station supplémentaire à Pen ar Créac’h réclamée par de nombreux riverains, nous ne pouvons, au regard de l’étude technique approfondie réalisée selon les prescriptions de la commission d’enquête, que prendre acte des contraintes réelles de sécurité, circulation et emprises relevées, qui rendent impossibles son implantation et, ainsi, nous prononcer pour le maintien du positionnement initiale des stations.

Ce projet ambitieux contribuera à terme à faire baisser de manière sensible le niveau de bruit de la plupart des rues empruntées. Toutefois, la réserve émise par la commission d’enquête sur les nuisances sonores consécutives au report de la circulation des véhicules dans les rues adjacentes, pendant et après les travaux, ainsi qu’aux abords des parkings relais, retient toute notre attention. Nous veillerons donc, dès les conclusions de l’étude de bruit complémentaire rendues, que les effets acoustiques du projet soient bien pris en compte et compensés de la façon la plus adaptée possible.

Nous serons aussi extrêmement vigilants face aux avis de la commission amiable indépendante concernant l’indemnisation correcte des commerçants, et notamment des petits commerçants, qui auront à souffrir d’un préjudice économique bien réel durant les travaux de construction de la ligne.

Enfin, il nous semble primordial de faire de la concertation l’élément clé de la réalisation de cette première ligne de tramway. Nous devons avoir pour objectif d’associer tout au long des travaux la population à cette réalisation, et être attentifs à ses attentes, ses avis. Aussi bien pour la conception et l’aménagement des stations, carrefours, parkings relais, ou l’extension de ces derniers, une concertation en lien étroit avec les riverains et usagers concernés doit être effectuée. Bien plus, les connexions bus / tramway, en particulier celles avec le Technopôle Brest Iroise, mais aussi plus globalement sur tout le territoire, doivent faire l’objet d’un véritable travail de proximité en lien avec la population, sans oublier de réfléchir dès à présent à une transversalité des lignes de bus inter-quartiers. Nous invitons tous les usagers des transports en commun à faire remonter au maître d’ouvrage leurs besoins.

Ces quelques éléments rappelés, les élus communistes et citoyens se prononceront en faveur de la présente délibération.

 

Conseil de BMO du 26 juin 2009 - Liaison Nord Lambezellec

Intervention de Jean-Michel LE LORC'H sur le projet de voie de liaison Nord de Lambezellec :

Pour nous, élus communistes et citoyens, ce dossier met avant tout en lumière la nécessité de réaliser une voie de maillage supplémentaire de liaison destinée à l’amélioration des échanges entre l’est et l’ouest de l’agglomération. Opter pour la variante 0, c’est-à-dire ne rien faire, ne peut se concevoir, sauf à faire preuve d’irresponsabilité et d’incohérence.

Irresponsabilité, tout d’abord, à ignorer les attentes des habitants, en termes de difficultés dans leurs déplacements quotidiens vers l’ouest de l’agglomération, et des riverains, en termes de circulation, aux abords du boulevard de l’Europe et du bourg de Lambézellec. Irresponsabilité également à ne pas prévoir à terme l’aménagement de la voie la plus accidentogène de notre agglomération, pour favoriser l’intégration des cycles et piétons et l’efficacité des transports en commun. Incohérence enfin, à ne pas programmer un nouvel itinéraire rendu nécessaire et urgent par le chantier du tramway.

L’opportunité de ce projet étant actée, nous devons également nous prononcer sur la variante privilégiée par la présente délibération, le tracé par le vallon du Restic, qui suscite, et on peut l’entendre, polémique.

Cette voie nouvelle, directe et plus courte, va certes traverser des secteurs actuellement en zone naturelle. Toutefois, elle va surtout permettre la réhabilitation d'un site aujourd’hui dégradé, et nous remercions notre collectivité d’avoir organisé une visite pour que les élus communautaires se fassent une opinion précise et de visu, des incidences qu’auraient les deux tracés proposés. Mais le constat est réel : la variante 2 va offrir non seulement un aménagement paysager préservant la biodiversité du site mais surtout une mise en valeur d’espaces naturels aujourd’hui particulièrement endommagés.

Par ailleurs, cet aménagement prévoit aussi la création d'espaces verts entre les quartiers et le déploiement d'une voie de liaison douce sécurisée et en trajet direct, véritable alternative à la voiture. Et c’est d’ailleurs la seule variante à être parfaitement compatible avec les objectifs du Plan de Déplacement Urbain et du Projet d'Aménagement et de Développement Durable.

Il nous paraît dès lors juste et responsable de retenir le tracé privilégié par le maître d’ouvrage, surtout à la lumière du bilan de la concertation qui a montré une adhésion très large du public en faveur de la variante 2. Toutefois, notre choix n'enlève rien à la vigilance dont nous continuerons à faire preuve, tout au long de la réalisation de ce projet, face aux attentes que pourront exprimer les riverains.