
Les communistes et les socialistes avaient su dire non à la TVA « sociale » à la sauce Sarkozy.
Il est navrant de voir aujourd’hui Hollande, Ayrault et les députés socialistes reprendre cette recette libérale et la mettre en oeuvre.A partir du 1er janvier 2014, le taux normal, actuellement à 19,6%, sera porté à 20%.
En pesant sur les consommateurs, la hausse de la TVA pénalisera plus fortement les consommateurs modestes, elle est foncièrement inégalitaire et aggrave les inégalités entre consommateurs modestes et aisés.
La hausse de la TVA accompagnée de la réduction des cotisations patronales est une machinerie destinée à faire baisser le coût du travail pour accroître les profits.
On soulage les patrons et les actionnaires en prenant dans la poche des salariés en tant que consommateurs.
Cette politique vise à reporter le financement de la sécurité sociale sur les ménages. Elle tend à peser sur la consommation populaire et à freiner la croissance réelle. Faut il rappeler que les cotisations sociales ne sont pas un poids pour l'économie réelle, mais un facteur positif ?
Les cotisations sociales sont une prise sur la valeur ajoutée, une partie de la valeur ajoutée qui ne va pas au profit et c'est pourquoi le principe de la cotisation sociale reste un principe moderne et révolutionnaire.
Les cotisations calculées en fonction des salaires versées sont prélevées sur la valeur ajoutée créée par les salariés eux-mêmes, elles servent à financer des prestations qui permettent de développer leur capacité contributive.
Chacun cotise en fonction de sa capacité contributive et peut recevoir des prestations en fonction de ses besoins, notamment s'il s'agit du système de soins.
Un principe inspiré du communisme, insupportable pour les capitalistes et les idéologues du système!
Les cotisations sont ainsi enracinées et source de dynamique économique, ce qui donne les moyens de financer la protection sociale.
La hausse de la TVA est un facteur d’inflation et de baisse du pouvoir d’achat car la stabilité des prix des produits fabriqués en France et destinés à la consommation intérieure impliquerait que les entreprises répercutent intégralement sur les prix hors taxes les allégements de cotisations, ce qui n’est pas dans leurs habitudes.
Dérisoires, ces gains de compétitivité sont surtout contre-productifs car reposant sur la seule baisse du coût du travail. Avec une hausse de TVA de 2 % et la baisse concomitante des cotisations sociales employeurs,- comme les coûts salariaux moyens ne représentent que 50 % des coûts de production, le gain de "compétitivitè-prix" n'est que de… 1 %.
À mettre en regard des salaires trois fois moindres en Europe de l’Est et de vingt à trente fois moindres dans les pays émergents !
Finalement, seul le consommateur sera touché par ces hausses, mais cela jouera aussi contre le redressement de l’économie. Cette recherche effrénée d’une « compétitivité-prix » fondée en réalité sur la baisse des coûts salariaux et le dumping social et fiscal, est une folie.
De plus, elle fragilise le financement de la protection sociale.
L’avalanche des licenciements boursiers, l’austérité pesant sur les salaires et l’explosion du chômage jouent négativement sur la consommation, la croissance et donc le financement de la sécurité sociale.
Pour assurer un bon financement pérenne - de notre système de santé et l’améliorer, il faut une réforme fiscale annulant les exonérations de charges sociales des entreprises, une revalorisation salariale et une éradication progressive du chômage afin d’augmenter le nombre des cotisants donc la masse salariale.
Avec cette hausse de la TVA, nous sommes tous perdants, sauf le MEDEF.
L’objectif recherché hier comme aujourd’hui est celui d’une baisse massive des cotisations patronales et du « coût » du travail : un report en France du financement de notre système de santé sur les ménages.
Le patronat comptent y arriver en suivant deux voies : celle du financement par la fiscalisation et celle des assurances privées.
C'est déconstruire ce que le programme progressiste de la Résistance avait réussi a faire avancer à la Libération.
C’est une idée fixe du MEDEF.
Le Ps vend à son tour cette idée venue du MEDEF au nom de la "compétitivité" Non seulement c’est injuste, mais c’est inefficace.
Redonner à nos entreprises de la « compétitivité » c’est :
- améliorer la qualification de la main-d’œuvre et la qualité des produits exportés, liée à l’innovation, à la formation, à la recherche.
- réduire les coûts du capital : les ponctions que représentent les dividendes des gros actionnaires et les charges financières liés à l’intérêt des emprunts. Pour cela il faut nationaliser le système bancaire, imposer une maîtrise publique du crédit afin de diriger l'argent vers la création d'emplois et changer les critères de gestion des entreprises tout en établissant des droits d’intervention des salariés sur les décisions stratégiques.
L’objectif des libéraux reste de miner le financement solidaire de la protection sociale, il faut les mettre en échec.
La hausse de la TVA pousse à une fiscalisation croissante reposant sur les seuls ménages.
Elle appuie le processus d’étatisation-rationnement du système de protection sociale au détriment même d’un financement dynamique de la protection sociale, lié à l’activité économique et à la création de richesse.
Elle favorisera de nouveaux rétrécissements de la prise en charge des besoins sociaux...... et la montée du privé pour les retraites et l’assurance maladie.
C’est bien là l’objectif final des libéraux.


Voilà, tout le monde en a largement entendu parler ce week-end-end, le gouvernement a donc concocté son (notre !) budget 2013. Le budget est l'acte majeur d'une collectivité, quelle qu'elle soit. C'est d'ailleurs pour cela que, de manière systématique, l'opposition du moment ne la vote pas. Je dis "opposition du moment", car cela concerne autant la droite que la gauche.
Des événements indépendants de ma volonté m'ont obligé de suspendre l'activité sur mon blog depuis le mois de juin, et sans doute encore pour quelques temps.




Je reçois à l'instant un mail d'un ami qui souligne que le site 
