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VOEUX 2013

2013.1.bmp Etant toujours en Janvier, il n'est trop tard pour sacrifier aux traditionnels voeux de bonne santé, d'épanouissement personnel et professionnel. Pourtant, en ce début 2013, ils ont un étrange arrière-goût, comme si on les exprimait sans trop y croire, ou, plus sûrement, sans illusion sur ce que l'année nous réserve. Comme si les événements politiques de 2012 n'étaient plus qu'un lointain souvenir, entre perspectives de changement, enthousiasme d'une victoire électorale et premières réalités d'un pouvoir aux ordres des marchés.

Pour reprendre le même principe que l'an dernier (citations de campagne et du mandat de Sarkozy), le constat n'en est que plus cruel vis-à-vis de F.Hollande, qui, après 8 mois à l'Elysée, n'en finit plus de se parjurer, ses promesses d'hier n'ayant, selon ses discours et ses actes d'aujourd'hui, engagé que celles et ceux qui y ont cru, et donc qui ont voté pour lui.

De "(mon ennemi), c'est le monde de la finance" au "devoir de renégocier (le) traité" européen, en passant par la préservation des conquêtes sociales tout en conservant les mesures de Sarkozy ou en promettant l'élargissement de droits mais en reculant sur le droit de vote des non-européens, en promettant l'abolition de mesures "inefficace(s) et injuste(s)" mais en ré-inventant la TVA sociale, le Président Hollande ne s'est nullement engagé sur la voix des réformes : pire il s'est fait l'écho de la surenchère du MEDEF !

Alors, pour l'année 2013, combien de chômeurs, combien de familles précarisées faut-il souhaiter ?

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Bonne année tout de même, faite de solidarité et de respect ! 2013_ensemble.jpg

 

QUESTIONS au Président HOLLANDE (2)

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En juillet, il fallait « donner du temps au temps », plutôt au gouvernement, afin d’engager les réformes nécessaires à la sortie de crise. Les « Cent Jours » n’ont guère amené leur lot de mesures phares, même symboliques, puisque le « tournant de la rigueur » s’est produit au bout de deux mois. Désormais, ce sont ces six mois de gouvernement de la gauche socialiste et écologiste qui ne laissent pas d’interroger, non pas tant sur la volonté politique d’engager des réformes que sur la direction à prendre : à Gauche ou à Droite !?

I – Reculades successives :

D’un côté vous affirmez vouloir à la fois marquer une rupture avec le quinquennat précédent et engager notre pays dans de profondes réformes progressistes, mais de l’autre vous restez « droit comme un I » dans votre posture de dirigeant européen hissant la rigueur, fût-elle « juste », sur un piédestal, voire en faisant confiance au réalisme des marchés financiers !

  • TSCG :

Comment mener une réelle politique économique offensive quand, avec la Droite, vous soutenez ce traité, qui, à la virgule près, est le texte du couple Merkel-Sarkozy, concocté pour corseter les Etats, les parlements et les peuples européens ?

  • Taxation :

Comment se donner des marges de manœuvres financières en l’ absence d’une véritable réforme fiscale, alors que le gouvernement fait le choix de la rigueur budgétaire tout en ménageant les profits et en exigeant aucune contrepartie de la part du patronat ?

  • Pôle financier public :

La BPI est un bon outil, mais insuffisamment doté, afin de soutenir durablement l’investissement, mais cela fait craindre la poursuite des activités spéculatives des banques, trop heureuses de se décharger sur cet instrument public des investissements productifs lourds ou risqués



NON, Monsieur le Président ! . Ce n’est pas en appliquant la Règle d’or sarkozyste que notre pays trouvera le chemin du retour à la croissance. La Grèce depuis plusieurs mois, aujourd’hui l’Espagne et le Portugal, demain l’Italie, font ou vont faire les frais de ces choix budgétaires et économiques désastreux

OUI, Monsieur le Président !. C’est en soutenant les entreprises industrielles, véritablement productrices de richesses, que la croissance repartira à la hausse, mais à condition de contrôler l’utilisation des fonds publics accordés (subvention, exonération fiscale ou sociale, crédit-impôt) destinés à la création d’emplois et afin d’éviter qu’ils n’aillent alimenter la spéculation



II – A l’écoute du patronat

Ainsi, le Ministre du Budget, P.Moscovici ne voit rien à redire à un « mouvement spontané (…) (de) chefs d’entreprises (…) (qui) souhaitent une écoute, un dialogue » et pour lesquels « (sa) porte est ouverte », alors que de PSA à Fralib, en passant par Electrolux, Sodimétal, Technicolor, Doux, Arcelor-Mittal, Sanofi & Pétroplus, les salariés, non seulement sont en attente d’être écoutés, mais, pour un gouvernement de Gauche, ce devrait être les ministres qui aillent au devant d’eux, d’autant qu’ils ont des propositions à faire valoir, tant sur les modalités de gestion de leur entreprise que sur les filières à développer et les innovations à privilégier



NON, Monsieur le Président ! . Vous avez été élu par le peuple de Gauche, dont près de 4 millions de voix réclamaient des changements majeurs, pour engager des réformes rompant avec la logique du précédent quinquennat et la politique de 10 ans de Droite et non pour :

  • que vos ministres se précipitent à l’Université d’Eté du MEDEF, comme d’autres vont à confess’, donner des gages au patronat sur la bonne volonté du Gouvernement et avouer, la main sur le cœur, que le « choc de compétitivité » prôné par Mme Parisot est une idée neuve
  • céder dès les premiers assauts du patronat contre vos tentatives, parfois bien timides, de remettre en cause les privilèges dont bénéficient les détenteurs des richesses et des moyens de production
  • vous en remettre à des négociations « entre partenaires sociaux » dont on sait qu’elles échouent devant l’intransigeance du MEDEF, quand elle ne sont pas organisées à la demande, et selon les visées idéologiques, de ce même patronat : assurance-maladie (maintien des dépassements d’honoraires), droit du travail (remise en cause du CDI et des 35 h, licenciements ), …


Il faut poser la question : de quoi le gouvernement socialiste est-il le nom, bien qu’il semble que vous ayez conscience de l’impatience de vos électeurs ? N’est-il pas, pour reprendre les termes exacts d’un certain L.Fabius en 1986, alors Ministre en charge des restructurations industrielles, en train de « faire le sale boulot » que la bande à Sarkozy n’a eu le temps ou le loisir d’engager, voire même n’a pas osé entreprendre ?

Si la Droite a favorisé les riches, la Gauche est-elle obligée de pénaliser les pauvres ?

 

Qui sont les Pigeons ?

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Ou, pour parler plus ‘in’ : « C’est qui les Jonpis ? » ou plutôt les dindons de la farce ? Il a suffi qu’une poignée de patrons anonymes, dénommés « Les Geonpis », diffuse des messages incendiaires sur le Net contre la réforme fiscale du gouvernement pour que le reste du patronat, MEDEF en tête, et l’UMP (inénarrable Copé !) crient « haro » sur le gouvernement, le sommant de retirer ce texte de partageux ! Et que croyez-vous que fit Ayrault ? Sans coup férir, il leur donna raison : quel Buzz !

Il n’aura fallu que deux jours, pas plus, après l’apparition du volatile, qui, en l’occurrence, n’a guère roucoulé, pour que le gouvernement fasse droit aux revendications de nos chers « pigeons » en retirant la mesure fiscale de taxer les plus-values patrimoniales. Retour sur une manœuvre bien orchestrée par le patronat et la Droite

Révolte spontanée ?

Par l’utilisation des réseaux sociaux et autres relais dans la presse écrite et audiovisuelle, les critiques verbales et manuscrites des mesures fiscales ont soudain empli l’espace média tique. Cette bronca apparemment spontanée a été médiatiquement organisée par un groupe de patrons, soit-disant jeunes entrepreneurs pétris de talent et d’inventivité. Il s’agit surtout de patrons de sites Internet, paradigmes des "Bobos ", ceux qui, se réclamant de Mai 68, donnent des leçons de morale civique, voire républicaine, mais qui, lorsque la République les touchent au porte-monnaie, poussent des cris d’orfraie contre l’Etat et réclame, comme tous les libéraux, des exonérations.

Un hold-up fiscal ?

Le gouvernement socialiste est-il allé trop loin dans la taxation de nos « pauvres » riches ? Assurément pas (cf le dernier ‘Le Saviez-vous ?’ ci-contre rappelant que l’idée de taxer les hauts revenus a été inventée aux Etats-Unis)

En fait, les mesures prévues , timides certes, mais bien réelles, de taxation du capital n’entendent, a minima, qu’ aller dans le sens de la justice fiscale en mettant fin à un privilège : les revenus tirés des capitaux seront en effet désormais imposés au même taux que ceux du travail. Et il faut ajouter qu’avec le quinquennat de Sarkozy, les riches se sont « goinfrés » : bouclier fiscal par-ci, exonérations et niches fiscales par-là, en 5 ans, les plus fortunés ont vu ….leur fortune s’accroître alors que les salaires stagnaient.

De quoi vraiment prendre peur, alors que les dividendes des entreprises du CAC 40 et les patrimoines personnels de leur dirigeants frisent l’indécence ? C’est pourquoi, certains ont trouvé la solution : émigrer vers un paradis fiscal, la Belgique ou l’Angleterre., comme le trio infernal de la « French Connection » : un patron hautain (B.Arnault), un faux écrivain (P.L.Sulitzer) et un mauvais acteur (C.Clavier), par ailleurs tous trois intimes de Sarkozy.

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Les véritables "victimes"

Derrière les faux baroudeurs du Net se cachent d’autres personnages, moins avenants, concernés aussi par la réforme de l’impôt sur les plus-values mobilières : les gérants de fonds financiers et les spécialistes de LBO, ce produit financier permettant des rachats spéculatifs d’entreprises, notamment en les revendant très cher après les avoir dépouillées. Que l’on ne nous dise pas que les LBO favorisent la création d’entreprises, alors que leur seul objectif est de gonfler artificiellement la valeur des sociétés au bénéfice des investisseurs dans ces fonds L’on comprend mieux pourquoi ces rapaces ont laissé les pigeons occuper le devant de la scène médiatique !

Le gouvernement vient encore une fois de reculer devant le patronat, il vient de renoncer à ré-instaurer un principe fondateur de la République : l’égalité devant l’impôt.

Ayrault, Sapin et Moscovici seront-t-ils aussi empressés de donner raison :

  • aux retraités qui ont manifesté pour leurs pensions ?
  • aux salariés qui refusent la liquidation judiciaire de leur entreprise, car qui dit liquidation, dit absence de PSE (plan social) et aucune obligation financière du patron ?
  • aux personnels de l’Hôtel-Dieu qui se battent contre la fermeture de cet hôpital ?

N’en jetons plus, la cour est pleine…! Dîtes, c’est quand le changement ?

 

La Cour des (bons) Comptes ?

Cour_des_Comptes_1.jpg Que demander à des énarques autre chose que des conseils de bonne gestion ? Qu’attendre donc de la Cour en dehors de recommandations afin de réduire les dépenses publiques ? Pourtant elle oublie de préciser que, même si les dépenses publiques augmentent dans l’absolu, elles n’entament pas davantage la richesse nationale puisque leur pourcentage reste stable par rapport au PIB, aux alentours de 52%.

Tout le monde, j’entends, les médias, la Droite et, malheureusement, le PS aussi, a repris le leitmotiv, déjà entonné durant les campagnes électorales, et n’a lu que ce qu’il voulait voir. On trouve toujours ce que l’on cherche, à savoir des arguments pour toujours plus de rigueur.

Le déficit 2011 a été de 25 milliards, les dépenses s’élevant à 390 milliards dont 50 au titre de "la charge de la dette", c’est-à-dire pour le remboursement des emprunts, alors que les recettes ont été 365 milliards (en passant : un taux d’endettement de 13,7% et 850€ par Français, ce n’est pas si élevé !).

Certes, la dette doit être diminuée, mais posons-nous les questions, plutôt posons-les à ceux qui nous gouvernent et/ou qui ont géré pendant des années les affaires du pays :

-qui a emprunté ? En 10 ans, la Droite a accru cette dette de 900 milliards !

-à quoi a servi cet argent public ? Cet argent n’a pas été orienté vers l’emploi ou la formation, il a justifié les cadeaux au patronat puisque les exonérations qui ont plombé les budgets publics ont obligé l’Etat à emprunter auprès des banques et des marchés !



Bref, il faut é-co-no-mi-ser, tel est le credo du 1° président de la Cour des Comptes, le socialiste Didier Migaud, car les sommes à trouver pour cette année et l’an prochain ne sont pas rien : Cour_des_Comptes_Migaud.jpg

  • pour 2012 : 6 milliards !
  • pour 2013 : 33 milliards !!!!!

Mais en se donnant la peine, donc, pas comme tout « Le Monde », de lire jusqu’au bout et avec discernement le rapport de la Cour, qu’apprend-on ? Que de l'argent, il y en a........ (euh, c'est comme çà qu'on dit chez nous, les partageux). En langage plus châtié, plus technocratique aussi, plus compréhensible des 'spécialistes' : il existe de réelles marges de manœuvre budgétaires !

Et excusez du peu, d'autant qu'il s'agit de chiffres officiels, ceux donc de la Cour des Comptes, mais aussi de l'Inspection Générale des Finances et d'un rapport parlementaire (Sénat) qui pointent du doigt les choix politiques antérieurs de la Droite ainsi que les pratiques plus que douteuses, voire carrément délictueuses, d'échapper à l'impôt (la délinquance en col blanc ne vole pas de mobylette) :

  • "niches fiscales" : le calcul précis de ces exonérations diverses et variées s'élève à 70 milliards
  • évasion fiscale : difficile de la calculer mais elle estimée de 30 à 50 milliards
  • fraude fiscale : par définition, encore plus dure à chiffrer, mais les sommes dissimulées au fisc sont néanmoins évaluées entre 25 & 50 milliards


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DÉFICIT, QUEL DÉFICIT ?

Un simple constat qui ne demande pas d’avoir fréquenté l’ENA ou Polytechnique : sans fraude fiscale, pas de déficit ! Sans évasion fiscale, c’est au minima 40 milliards d’excédent, soit presque le budget de l’Education Nationale !

Plus précisément, quelles conclusions en tirer ?

1) Si les dépenses sont stables relativement (« en point de PIB »), c’est que l’autre plateau de la balance s’est allégé outrageusement : c’est à un véritable assèchement des recettes publiques qu’a procédé la Droite depuis 10ans, à coup d’exonérations, de défiscalisation, etc, etc….., les fameuses « niches fiscales ». Durant les campagnes électorales de cette années, le Front de Gauche a été la seule formation politique à en parler, les autres ne dénonçant que le « déficit abyssal » et les « dépenses trop importantes »

2) Ces milliards d’exonérations ont-ils servi l’emploi, l’investissement, la formation, les salaires ? NON, puisque ces milliards sont partis alimenter les marchés financiers, et surtout, contrairement au discours ambiant qui explique qu’ « il faut baisser les charges pour garder les entreprises en France », et que les exonérations n’ont pas empêché la poursuite des délocalisations !

3) Ces milliards qui ont manqué, l’Etat les a empruntés aux banques et aux marchés financiers, puisqu’il ne peut emprunter auprès de la BCE, alors que les banques, elles, le peuvent : elles empruntent des milliards à 1% qu’elles re-prêtent aux Etats entre 3 et 15% selon leur fameuse notation

Comme en Argentine et en Equateur, exigeons un audit de la dette publique : il faut re-négocier des emprunts et s’il le faut, s’exonérer de remboursements, en intérêts, voire en capital, s’il s’avère que certains n’ont pas contribué au développement de l’action publique et/ou des services publics

 

2° tour des Législatives = 4° tour du changement ?

communistes_1.jpgUn seul mot d'ordre pour ce second tour des Législatives de dimanche : "Battre la Droite" & "Pas un seul député d'extrême-Droite à l'Assemblée"

Ce n'est plus l'heure de tirer les enseignements du 1° tour, cela a été dit et répété : l'élection présidentielle a focalisé les regards et les énergies, le mode de scrutin & l'ampleur de la campagne renforçant le côté référendaire de l'élection, d'où la démobilisation de l'électorat pour des Législatives qui apparaissent, soit inutiles, soit jouées d'avance.



Conséquence : très forte absention et vote utile ont accentué la bipolarisation de l'échiquier politique au profit du PS et de l'UMP

  • Cette dernière ne s'en sort pas trop mal, malgré un bilan calamiteux, mais non contente d'être sanctionnée par les urnes, la Droite n'entend pas lâcher prise pour autant : son slogan, c'est " On ne change pas une équipe qui perd " ! Les Copé, Morano, Guéant, Guaino et consorts, les pires représentants que la Droite ait eu depuis des décennies, ne manquent pas de morgue en affirmant qu'avec l'arrivée de la Gauche au pouvoir, la France va s'effondrer, eux qui l'ont ruinée !
  • L'extrême-Droite, elle, jubile : elle fait un bon score, sa Présidente parade en terre de misère, tandis qu'en Provence, à Carpentras, ancienne terre de lavande reconvertie dans le lisier, la petite-fille du 'Duce' historique et nièce de la première, entend rafler la mise.

Alors, citoyens, réveillez-vous et tous aux urnes le 17 juin pour faire barrage à la Droite et à l'extrême-Droite !

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BILAN de SARKOZY : « 5 ans, çà suffit » !

sarko_1.jpg « Je serai le président du pouvoir d’achat » : il avait raison, bien qu’il n’ait pas expliqué dans quel sens irait la courbe. Aujourd’hui, l’on peut vraiment affirmer qu’ il a été le président de la baisse du pouvoir d’achat

Et ce n’est pas vouloir faire preuve d’acharnement que de simplement dresser la liste, n’ayons pas peur du mot, des méfaits du sarkozysme ! Qu’il s’agisse de s’en prendre aux conquêtes sociales, de faire payer aux plus modestes et aux classes moyennes toujours plus pour des services publics vendus à l’encan, d’offrir cadeau sur cadeau aux possédants et aux plus riches, le mandat de Nicolas I°, tsar de la France éternelle, aura constitué un véritable recul de société, un retour en arrière de plusieurs décennies : en ce sens, Sarkozy, loin de tout modernisme, est bien un « réactionnaire »

FLORILÈGE !

1-Répartition des richesses et pouvoir d’achat :

  • Salaires et pensions au régime sec !

-Depuis 2007, le gouvernement n’a donné aucun coup de pouce au Smic

- Il vient de décider d’augmenter la TVA au 1er octobre 2012., après la hausse au 1° janvier du taux minimal de 5,5% à 7% et la création de la TVA dite ‘sociale’ payable par tous à la place de la cotisation familiale payée par les entreprises (5,4%)

-8,2 millions de personnes (soit 13% de la population) vivent sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 954 € par mois

  • Patrons et actionnaires aux anges

- en 2011, 37 milliards sont allés aux actionnaires des entreprises du CAC 40, dont les patrons se sont accordés une hausse moyenne de salaire de 34%

-en 2010, 210 milliards ont été versés aux actionnaires des entreprises non financières

2- Emploi et politique industrielle : échec total

  • Le candidat du « travailler plus pour gagner plus » est devenu le Président du chômage de masse

- Entre 2007 et 2012, le taux de chômage est passé de 8 à 9,4 %. Or, ce taux officiel masque mal le nombre réel : aujourd’hui, près de 5 millions de demandeurs d’emploi !

- L’industrie a perdu 350 000 emplois ce qui conduit à une véritable désindustrialisation (900 usines en 3 ans ont fermé leurs portes)

- Malgré la création d’emplois dans certains secteurs, le solde reste négatif : 150 000 emplois ont été détruits

- 150 000 emplois auront été rayés de la carte dans la seule Fonction publique d’État (dont suppression de 70 000 dans l’Education nationale)

  • Augmentation de la flexibilité, explosion de la précarité

= dérégulation du droit du travail, imposition de plus de flexibilité, explosion de la précarité (CDD, temps partiel, contrats de chantier) et des licenciements plus faciles

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3-Protection sociale : remise en cause des acquis et casse du système

- Retraite : fin de la retraite à 60 ans avec report des âges (62 et 67 ans) et poursuite de l’allongement de la durée de cotisations.

- Santé : détérioration de l’accès aux soins : les exonérations de cotisations sociales ont accentué le déséquilibre. Ce « déficit » a été exploité pour transférer encore plus les dépenses sur les assurés sociaux : franchises médicales, déremboursement de soins, augmentation du forfait hospitalier,… ; les mutuelles ont été lourdement taxées,

- asphyxie et restructuration de l’hôpital public conduisant aux fermetures de nombreux services de proximité.

- Droits des femmes : des remises en cause larvées : 17 centres de planning familial fermés, de nombreuses fermetures de centre d’IVG, contraception non remboursée.....

4-Services publics : un bilan catastrophique

- La Révision générale des politiques publiques (RGPP) a réduit drastiquement l’intervention publique pour tout ce qui concerne l’intérêt général selon les exigences des lois du marché.

- Aggravation du déficit des finances publiques : conséquence de la politique du gouvernement et alibi pour l’austérité

- Les baisses d’impôts, décidées depuis 2000, et systématiques depuis l’élection de Nicolas Sarkozy ont grandement fragilisé les comptes publics : exonération des heures supplémentaires, bouclier fiscal, suppression de la taxe professionnelle, réforme de l’ISF, …l’ensemble de ces mesures a alourdi la dette publique de 400 milliards d’euros en dix ans.

5-Démocratie : la citoyenneté malmenée Sarko__Le_Pen__Longuet_film_d__amour.jpg

  • Des attaques sur le droit d’expression et de grève des salariés avec, entre autres, le

« service minimum » pour empêcher ou contourner la grève

- réquisitions illégales de salariés dans les raffineries de pétrole en réaction à un mouvement de grève dans la sûreté aéroportuaire

- Loi Larcher qui oblige toute loi touchant le droit du travail à faire l’objet d’une négociation allégrement contournée pendant le quinquennat.

- fichage ADN des militants/grévistes

  • Des textes liberticides, honte de la France

- création du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale

- circulaire du 31 mai 2011 contre l’accès au travail des jeunes diplômés étrangers et la nouvelle liste des métiers ouverts aux migrants, le 11 août 2011, toujours plus restrictive

- frein mis à la régularisation provoquant le développement du travail « au noir ».

DECIDEMMENT, OUI, il faut, en langage chatié, que Môssieur Sarkozy quitte ses fonctions . Je n'ose reprendre ses propres propos, par pudeur, par politesse, mais pas par respect : "c.....-toi, pov' c.." !

 

SALE COPIEUR !

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Depuis quelques semaines, la classe politique ainsi que les "experts" et les journalistes, redécouvrent, sinon les vertus, du moins le rôle de l’économie et du social comme moteur des sociétés ( "Marx est mort, vive Marx !" )

Finies les envolées politico-lyriques ou les phrases creuses (« il faut redonner du sens à…….. », « la France doit conserver son rang… ») ? Finis les discours technocratiques ou les leçons de gestion comptable ? Pas tout à fait encore, mais, échéances électorales oblige, l’idée fait son chemin de remettre l’économie, qui marchait sur la tête, sur ses deux pieds, voire trois : recettes, investissements et contrôle publics.Sentant le vent des inquiétudes des électeurs, la Droite n’hésite pas à tourner casaque, à endosser les habits du socialement correct, bref à retourner sa veste (comme chantait Jacques Dutronc dans « L’Opportuniste »).

Sarko_Napo_2.jpgMais le champion toutes catégories de l’exercice est bel et bien le Président-candidat Sarkozy : sauf qu’il pique au PCF et au Front de Gauche des idées qu’ils défendent depuis des lustres et auxquels le mini-Président restait sourd jusqu’ici !

Il veut, comme son slogan le proclame, « une France forte » ! (c’est plus porteur qu’ « une France morte » !), phare guidant le monde, du moins montrant l’exemple dans la lutte contre les méchants qui écrasent le(s) peuple(s) ! On croit rêver ! Cela ressemble à du déjà-vu : Sarkozy n’est-il pas celui qui voulait moraliser le capitalisme, interdire les paradis fiscaux et mettre au pas les marchés financiers ?

On a vu les résultats :

  • Le capitalisme ne s’est jamais si bien porté, qu’il pèse sur les pays du Tiers-Monde en en pillant les richesses (l’Afrique) ou qu’il écrase désormais les peuples européens (voyez la Grèce !)
  • Les paradis fiscaux continuent de fleurir et d’accueillir fonds spéculatifs, argent sale et avoirs des « évadés fiscaux » (J.Halliday, Y.Noah,...), à commencer par deux d’entre eux liés à la France : Monaco & Andorre.
  • Les marchés, via les agences de notation, dictent leur loi aux Etats ; et via les banques et les emprunts sur lesquels ils spéculent, creusent les déficits publics, donc poussent les gouvernements à plus d’austérité.

Pour cette campagne et en réclamant un nouveau mandat, Sarkozy repasse les plats, cette fois, c’est vrai, avec un minimum d’efficacité, mais dans l’urgence, car n’ayant plus rien à perdre, il fait dans la surenchère, .

Seulement, ces idées et propositions ne sont pas nouvelles; et surtout elles proviennent du Front de Gauche !

Front de Gauche

  • Il a fait voter par l’Assemblée Nationale, ce qu’on appelait, il y a peu encore, la taxe Tobin : ainsi, il y aura un prélèvement de 0,1% sur les transactions financières des sociétés dont la capitalisation boursière (valeur de l’action multipliée par le nombre d’actions) dépasse le milliard d’€.

Cela s’appelle, comme le demande le PCF/Front de Gauche : taxer la spéculation qui immobilise, plutôt détourne, des milliards qui non seulement manquent aux investissements productifs, mais surtout provoquent fermetures d’usines et délocalisations, donc sont cause des licenciements, dits « boursiers », et du chômage grandissant.

  • Il a décidé le regroupement de la Caisse des Dépôts, de La Banque Postale et de Dexia pour constituer un groupe de financement local.

C’est bel & bien, comme le réclame le PCF/Front de Gauche : la création d’un pôle financier public pour les investissements des collectivités territoriales et des entreprises, afin que l’Etat dispose de la maîtrise d’instruments de nature à permettre, sans contrainte financière, le financement des projets des communes, des départements et des régions, mais aussi des PME-PMI qui sont sevrées de crédits de par la politique des banques commerciales.

  • Il a l’intention, s’il est réélu, de consulter le peuple par référendum. Mais il se moque de nous ! La preuve, rappelez-vous :

-en 2005, le peuple français, avec les Hollandais et les Irlandais, rejetait, par référendum, le Traité constitutionnel, véritable machine de guerre européenne et libérale contre la souveraineté des Etats et des peuples : ce vote ne lui plaisant bien sûr pas, Sarkozy a fait ratifier ce traité par sa majorité parlementaire aux ordres !

-en 2011, le Premier ministre socialiste grec, Papandréou, pris à la gorge par la crise de son pays et sommé de prendre des mesures d’austérité, décide de s’en remettre aux électeurs et leur propose de se prononcer par référendum. « Mais il est fou, Papandréou ! » : ce fut le refrain du couple Merkel/Sarkozy.

Et aujourd’hui, Naboléon voudrait nous faire croire qu’il nous demandera notre avis !

C’est donc, comme le propose le PCF/Front de Gauche : la consultation régulière du peuple français sur des enjeux de société (retraite, souveraineté nationale, ...) comme sur des questions de société (mariage « gay », droit des étrangers, …) en redonnant la parole, si longtemps confisquée, aux citoyens, non pas pour dénoncer la démocratie représentative (les élus) mais pour faciliter la démocratie participative, plus directe ; bref pour renforcer la Démocratie tout court !

Comme toujours, en politique comme pour le reste, mieux vaut préférer l’original à la copie ! Bien plus, « Méfiez-vous des imitations » : dans 2 mois, le 22 Avril, VOTEZ et faîtes VOTER pour le FRONT de GAUCHE !

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Et si On (re)prenait une Boite !

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TRIPLE A : Aberration, Arnaque et Anti-démocratie

crise_-AAA_1.jpg La France est dégradée ! Elle a perdu son "AAA". C'est la catastrophe ! .......C'est (vraiment) la catastrophe ? Dans la logique libérale de soumission des Etats aux marchés et aux banques, oui. Avec cette logique infernale qui veut, que parce qu'une bande de pseudo-experts décide de donner des mauvais points à un Etat, les banques lui prêteront désormais à un taux d'intérêt plus élevé, oui ! Mais dans le cadre d'une refondation de la démocratie, aux plans politique, économique et social, où les Etats retrouveraient leur souveraineté, notamment budgétaire, où les gouvernants et les parlements auraient la maîtrise des finances publiques, et où les citoyens et les salariés assureraient un contrôle via des commissions et les comités d'entreprise, et même, disons-le, en siégeant aux conseils d'administrations, alors, là, non, le "triple A", on s'en ficherait bien !

Mais dans l'immédiat, quelle conséquence ?

Il est probable que la charge de la dette va s’alourdir, que les taux d’intérêt vont augmenter. Ces répercussions techniques vont produire des effets en cascade pour l’économie réelle. Or une hausse de 1 point du taux d’intérêt payé, du fait de la perte du triple A, augmenterait de 10 milliards d’€ la charge de la dette cumulée sur cinq ans.

ENCORE PLUS DE DEFICIT

Inversement, les banques françaises, qui viennent de bénéficier, avec leurs principales homologues européennes, de 500 milliards d’€ de prêts à 1% sur trois ans accordés par la BCE, vont en faire leurs choux gras, puisqu’en prêtant ces sommes aux Etats, elles n’en recevront que davantage de remboursement d’intérêts, qui, eux, grèveront encore plus les budgets publics.

On le voit, l’obsession, l’idée fixe, de la baisse de la dette, des déficits et des dépenses publiques est contradictoire avec cet assujettissement aux agences de notation et aux banques ; et c’est incompatible surtout avec l’urgence de répondre aux besoins sociaux.

Car la dégradation de la note de la France tombe à pic à quelques jours du « sommet (anti-)social ». La perte de la note « AAA » de la France va être utilisée par N.Sarkozy pour justifier le renforcement de l’austérité.

C’est un véritable jeu de cache-cache entre gouvernement et agences de notation, au détriment des peuples : pour rappel, à l’automne, la vraie-fausse annonce de la dégradation de la note de la France au lendemain du plan de rigueur de Fillon !

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Les agences de notation s’invitent, voire s’imposent, dans le débat électoral de la Présidentielle, tout comme elles conditionnent et orientent les politiques budgétaires des gouvernements. Mais personne, du moins parmi les « spécialistes », ne se pose les bonnes questions, ne faisant qu'aller dans le sens des mauvaises réponses.

DRACULA FAIT PÂLE FIGURE

Qui sont ces agences de notation ? Au nom de quoi, de qui se permettent-elles de distribuer bons et mauvais points ? A qui rendent-elles des comptes ? Quels sont leurs critères de décision ? Mystère et boule de gomme ! Surtout, assument-elles la responsabilité des conséquences de leur décision : chômage, dégradation des conditions de vie, …….. ? Sûrement pas !

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Ce n'est pas un hasard si elles sont apparues, du moins sur le devant de la scène, au moment de la crise financière. Les gouvernements libéraux et socio-libéraux européens avaient besoin de cette caution, soit disant d’ « experts », pour justifier les cures d’austérité qu’ils imposaient ou voulaient imposer à leurs populations.

ROMPRE AVEC LA LOGIQUE LIBERALE S'IMPOSE, non seulement en s’engageant dans une démarche de croissance : formation, augmentation des revenus (salaires, retraites, allocations), investissement productif, politique industrielle, …….. Mais avant tout en rompant le rapport de dépendance d’avec ces « agences de (co)notation » et leurs bailleurs de fonds, les marchés financiers

 

ASSEMBLEE CITOYENNE

Front de Gauche Cà y est, c'est parti pour le Front de Gauche, la campagne est lancée ! "N'est-ce pas partir trop tôt ?" me direz-vous ? Je réponds : "mieux vaut se hâter lentement, relisez la Fable de La Fontaine, 'Le Lièvre et la Tortue' : le Lièvre se dit qu'il a le temps, il part trop tard et c'est la tortue qui gagne !". Vous me rétorquez : "Oui, mais les autres candidats, eux, vont attendre le dernier moment, ils tiendront la distance !". Et là, je m'écris :"Oui, mais nous, on ne passe pas dans les médias, seul notre travail militant auprès de la population peut nous permettre de convaincre et de rassembler sur nos propositions" (un prochain article vous montrera si, comme il est dit, le temps de parole est véritablement réparti équitablement entre les différents partis politiques)

C'est pourquoi, nous vous invitons à notre ASSEMBLEE CITOYENNE, première inititative du Front de Gauche, VENDREDI 16 Décembre à Lieusaint, sur le thème : "L'Austérité est-elle une Fatalité ?"

La dette repose sur un mensonge : elle ne vient pas d’une orgie de dépenses publiques mais de l’érosion organisée des recettes fiscales telles les niches fiscales et les cadeaux consentis aux plus riches et aux grandes entreprises. Les États en empruntant sur les marchés financiers, se sont sabordés puisqu’ils ont dû payer des taux d’intérêts souvent excessifs. Cette dette est donc largement illégitime. ;

La crise financière de 2008, la récession et le sauvetage de banques ont alourdi le boulet. Affolés par l’envolée des dettes publiques, les marchés financiers se sont mis à spéculer contre les États qui les avaient sauvés. Dans toute l’Europe déferlent dès lors de drastiques plans d’austérité visant à « rassurer les marchés » et sauvegarder « le triple A » décerné par des agences de notations irresponsables devant les peuples. La souveraineté populaire et démocratique est mise en tutelle par la spéculation. Elle se trouve placée sous l’étroite surveillance de la troïka libérale Commission européenne/BCE/FMI. Les pays industrialisés du nord subissent ainsi les plans d’ajustements qu’ils imposaient encore récemment aux pays du sud.

De surcroit, ''en voulant faire payer la crise financière aux salariés, les gouvernements alimentent la récession. Ils renoncent aux investissements vitaux nécessaires à la reconversion écologique de l’économie.''




D’autres solutions sont pourtant possibles.

"L'austérité est elle une fatalité ?"

"À qui profite la dette publique ?"

venez débattre avec le Front de Gauche

VENDREDI 16 Décembre

à 20h00

en Mairie de Lieusaint, bâtiment A

50 rue de Paris (en face de l'Eglise)

LIEUSAINT (77)

 

Triple A comme « Angoisse, Agression, Accusation »

Disons-le d’emblée : la dette ne provient pas d’un trop d’Etat et d’un trop plein de dépenses publiques, mais bien d’un assèchement des recettes publiques (fiscales et sociales) en raison d’un Etat qui se désengage de ses missions et fait la part belle aux intérêts privés.

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Et quand bien même le montant de la dette semble énorme (1.600 milliards !!), quelques questions bien posées relativisent le problème

Quand on parle d’ « endettement », de « taux d’endettement », de quoi parle-t-on au juste ?

Si l’on prend la totalité de l’ « encours de la dette », donc la somme des emprunts à rembourser (ce sont des dépenses), notre pays, la France, est redevable de 1.600 milliards qu’il faut rembourser avec les 2.000 milliards annuels de PIB, c’est-à-dire avec la richesse créée (assimilable à des recettes)

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PARLONS CHIFFRES__

En appliquant ‘bêtement’ le rapport dette / PIB, on arrive à un « taux d’endettement » de 80 % !

Or, c’est FAUX ! C’est un raisonnement honteursement erroné !

Prenons une famille qui a acheté une maison en empruntant 100.000€ alors qu’elle gagne 5.000€ par mois soit 60.000€ par an : son taux d’endettement serait donc de 166,66 % !

Il y a maldonne volontaire. Ce qu’il faut prendre en compte, pour l’Etat comme pour notre famille, c’est leur capacité de rembourser en fonction de la durée de l’emprunt et du montant dû chaque mois ou par an.

Ainsi, notre famille, dans le cas d’un emprunt sur 20 ans, devra rembourser 5.000€ par an avec ses revenus de 60.000€ : son taux d’endettement n’est que de 8,3 % !

Pour l’Etat, c’est la même chose : les 1.600 milliards sont « l’encours de la dette », c’est-à-dire le montant total des emprunts contractés en cours de remboursement, mais comme notre famille, il va rembourser ses différentes dettes sur le long terme.

LE REGIME GREC POUR TOUS ?

Le problème de la Grèce, c’est que la chute de l’activité économique a généré une chute des recettes fiscales, donc des ressources de l’Etat, entraînant des difficultés à honorer les remboursements. Mais cette baisse d’activité était elle-même due à un précédent plan de rigueur. dette_3.jpg

C’est donc la spirale sans fin, le cercle vicieux que veulent nous imposer l’Europe, nos dirigeants et le patronat, voire « les marchés » : moins de dépenses publiques, moins de salaires, donc moins de consommation et d’activité, donc moins de recettes pour l’Etat, donc besoin d’emprunter pour se financer, donc augmentation de la dette, donc nécessité de réduire les dépenses, donc……….

ET CHEZ NOUS ALORS, Mr FILLON ?

  • Dans un tout récent rapport de sa commission des finances sur les prélèvements obligatoires , le Sénat estime que l’Etat dispose d’une marge de manœuvre financière importante, en raison des multiples exonérations accordées par Sarkozy et Fillon, d’un véritable « ‘gisement’ potentiel» de ressources : « Ainsi, la totalité des allégements de prélèvements obligatoires représente un coût plus proche de 300 milliards d'euros (dont 220 milliards pour les seuls allégements fiscaux) que de 200 milliards (initialement prévus)»

Je parlerais plutôt d’une grosse cagnotte !

  • Dans une question écrite, Dominique Watrin, sénateur du Groupe communiste au Sénat, a interpelé Fillon : prompt à stigmatiser les fraudeurs aux allocations, le Premier ministre est beaucoup plus silencieux sur une fraude sans commune mesure avec les fraudes au RSA ou aux alloc’ CAF : la fraude patronale ! Celle-ci représente jusqu’à 15 milliards d’euros de manque à gagner, c’est-à-dire aussi importante que le montant du déficit de la sécurité sociale pour 2012.

  • Et que dire des milliards de fraude et d'évasion fiscale (n'est-ce pas Liliane Bettencourt ?) ?

En résumé :

  • La France n’est pas en faillite, puisque l’on peut aisément calculer qu’un peu plus de 5 années d’exonérations fiscales permettent d’ « honorer la dette ».

D’autre part, l’épargne des Français est un formidable vivier d’investissements, mais à condition que les banques ne l’utilisent pas pour des opérations spéculatives

  • La France ne vit pas au dessus de ses moyens :

-si l’Etat s’est désengagé, il a reporté sur les collectivités territoriales ce qu’il ne voulait plus prendre en charge. Du coup, ce sont les régions, les départements et les communes qui investissent (75 % de l’investissement public proviennent des collectivités)

-le maintien des services publics (éducation, santé, transports,…) est un gage de mieux vivre, de cohésion sociale et territoriale

Propositions du front de Gauche :

-demandons des comptes sur l’utilisation de la dette

-créons un pôle financier public pour soutenir l’économie

-stoppons la mainmise des agences de notation et des marchés financiers sur les Etats

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TOUT VA MAL, mais VIVE LES PROFITS

PSA__1.jpg Des entreprises comme Peugeot, Molex ou Fralib, disent rencontrer des « problèmes » alors que leurs carnets de commandes sont remplis et que leurs comptes sont équilibrés, voire bénéficiaires. Leur compétitivité n’est donc pas en cause, mais ce sont bel et bien les choix de gestion de leurs dirigeants qu’il convient de démystifier.Entrep_Fralib_1.jpg

Ce qui est en cause plus globalement au sein des entreprises françaises, et qui les distingue de leurs homologues allemandes tant vantées, c’est la course au taux de profit maximum pour les sociétés (voyez les bénéficies de celles du CAC 40), c’est la chasse au meilleur rendement financier pour les ‘investisseurs’. Il s’en suit une sélection des entreprises, des projets, des sites de production, voire même des catégories de salariés, soit celles et ceux qui sont à même de rapporter gros, soit celles et ceux qui, inversement dans le cadre de la logique libérale, prohibent des profits substantiels.

Mais à chaque fois, ce sont les salariés et les collectivités locales qui trinquent, au gré des choix du patronat qui entend déplacer les hommes et les usines comme on déplace les pions sur un échiquier.Entrep_Fralib_3.jpg

L’argent drainé vers la Bourse et la spéculation fait défaut pour développer les capacités de production, augmenter les salaires et promouvoir la formation.

Quelques chiffres : « l’effort » d’investissement dans le PIB a reculé de 10% depuis 1970, cela transparaît clairement dans l’augmentation de la part des profits dans la valeur ajoutée : d’après les chiffres de la Comptabilité Nationale, la part des bénéfices distribués a augmenté de 45% en 10 ans ! Et les sociétés financières (banques et assurances) n’y sont pas comprises….

Il s’agit bien de stratégies financières et non pas industrielles d’autant plus dramatiques et perverses que l’Etat, qui par les privatisations, a abandonné sa quasi-totale capacité d’agit sur l’économie, est le seul actionnaire à apporter de l’argent tout en refusant d’intervenir dans les choix stratégiques.

Lorsqu’il demeure actionnaire minoritaire, il pourrait, voire devrait, au minimum utiliser sa « minorité de blocage », conditionner l’aide financière à un engagement (maintien de l’emploi ou d’un site, développement des capacités de production,…), mais aussi aller jusqu’à la re-nationalisation.

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Les milliers d’emplois industriels détruits, donc perdus, ne pourront être regagnés sans une véritable stratégie de développement qui mise sur la recherche et l’innovation, ainsi que sur les capacités des hommes et des femmes de notre pays

 

La DETTE, la DETTE....!!

Si Papandréou n’organise plus de référendum, je propose, comme « Le Collectif national pour un audit citoyen de la dette publique », le lancement d’un grand débat démocratique et l’engagement dans une démarche de contrôle citoyen des comptes publics. Allez, chiche pour mettre sur la table les vraies raisons de l’endettement et montrer à qui profite cette situation de dépendance des Etats : c’est ce que font valoir de plus en plus de personnalités du monde syndical ou intellectuel, confrontées aux questions économiques. Ainsi, l’universitaire François Chesnais.

Le collectif, composé d’une vingtaine d’organisations syndicales et associatives, et soutenu par plusieurs formations politiques, a tenu une conférence de presse à Nice, lors de l’alter-forum qui a précédé et contesté le G20. En voici quelques extraits:

« Écoles, hôpitaux, hébergement d’urgence… Retraites, chômage, culture, environnement... nous vivons tous au quotidien l’austérité budgétaire et le pire est à venir. ’’Nous vivons au-dessus de nos moyens’’, telle est la rengaine que l’on nous ressasse dans les grands médias. Maintenant ’’il faut rembourser la dette’’, nous répète-t-on matin et soir. ’’On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France’’. Nous refusons ces discours culpabilisateurs. Nous ne voulons pas assister en spectateurs à la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe. Avons-nous trop dépensé pour l’école et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et sociaux depuis 20 ans ont-ils asséché les budgets ? Cette dette a-t-elle été toute entière contractée dans l’intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime ? Qui détient ses titres et profite de l’austérité ? Pourquoi les États sont-il obligés de s’endetter auprès des marchés financiers et des banques ? »

Dans le même esprit, le court essai de François Chesnais, enseignant d’économie à l’université de Paris 13, ’’Les dettes illégitimes. Quand les banques font main basse sur les politiques publiques’’ , remet les pendules à l’heure.

Chesnais fait sienne l’idée d’un audit pour clarifier le passé et répondre à quelques questions de bon sens : Qu’est devenu l’argent de tel emprunt ? À quelles conditions cet emprunt a-t-il été conclu ? Comment la dette a-t-elle enflé sans que cela profite au peuple ? Quels chemins ont suivi les capitaux ? À quoi ont-ils servi ? Qui a emprunté et au nom de qui ? Qui a prêté et pourquoi ? Comment l’État s’est-il trouvé engagé, par quelle décision, prise à quel titre ? Comment des dettes privées sont-elles devenues publiques ?

Chesnais vise les banques, coupables, selon lui, de s’être « détournées de leur fonction indispensable de crédit aux particuliers et aux entreprises pour s’engager dans des activités de spéculation financière nocives et dépourvues d’utilité sociale. Il est temps, insiste-t-il, non pas de détruire les banques, mais de les saisir afin qu’elles puissent remplir des fonctions essentielles. »

 

TRISTE JOUR QUE CE 17 OCTOBRE (BIS)

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Le 17 octobre est (aussi) un jour spécial, celui de la « Journée mondiale du refus de la Misère », le temps de se dire qu’effectivement, il serait bien (pensant) d’avoir en tête, pendant quelques heures, le sort d’une part croissante de nos concitoyens en France et en Europe. Sauf que la misère n’attend pas que le 17 octobre revienne chaque année comme une litanie !

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Les associations humanitaires (Secours Populaire, Secours Catholique, Restos du Cœur, Croix Rouge,…) n’en finissent plus de tirer la sonnette d’alarme, et depuis longtemps : la demande d’aide alimentaire explose alors que les sources d’approvisionnement en denrées (collectes, Banque alimentaire) et en moyens financiers (dons) commencent à se tarir.

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Cette année, cette journée n’aura jamais été autant justifiée du fait de l ‘incertitude qui plane sur une aide importante, celle de l’Europe. Il est vrai que celle-ci est plus préoccupée de sauver les banques que d’assister ses habitants.

Cette aide financière, c’est le Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD), soit 480 millions € permettant de fournir une aide alimentaire à 13 millions d’Européens !

Pour une raison juridico-financière (une décision de la Cour européenne de justice a déclaré illégale cette aide dans le cadre de la politique agricole commune), l’Europe a décidé de réduire de 75% le montant de ce programme.

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Certains diront qu’il faut effectivement dire « Stop à l’assistanat ». Mais dans notre société où l’individualisme et l’égoïsme se substituent à la solidarité et au respect de l’autre, il suffit de savoir qu’à l’heure de la valse des milliards (bénéfices du CAC 40, paquet fiscal, évasion et fraude fiscales,…), le PEAD coûte……..1€ par habitant européen !

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Dernière minute : Ses camarades de Droite (Lebfèvre, Wauquiez et autres Chatel) en avaient rêvé (de la chasse aux pauvres !), un Maire UMP l’a fait : Jacques JP MARTIN, triste sire, a pris un arrêté interdisant le « glanage des poubelles » sur sa commune (Nogent-sur-Marne), en d’autres mots, la police peut, et doit, empêcher les pauvres (bénéficiaires du RSA, retraités, travailleurs pauvres ; sans compter les autres : chômeurs, sans-papiers,….) de fouiller dans les poubelles et bennes à ordures, à la recherche de quelques restes, que nous, les privilégiés, les salariés et, surtout, les fonctionnaires, avons abandonnés.

La place de ‘Monsieur’ MARTIN est bien dans une benne…

 

Ah, RIGUEUR, Quand Tu Nous Tiens !

Cà y est, après un été morose, le coup de massue des frères Tap’Dur, le couple Sarkozy-Fillon, vient de tomber : hors l’aggravation de la situation actuelle, point de salut ! « Résorption des déficits », « réduction de la dette », rééquilibrage des comptes publics » et, dernière invention, « La Règle d’Or », sont, répétées en leitmotiv, les solutions miracles pour « sortir de la crise ».

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Qu’en est-il vraiment, si l’on examine les raisons de cette crise, qui a de quoi inquiéter lorsque l’on voit le sort réservé à la Grèce ?

Que les leaders de la Droite, amis des patrons du CAC40, prônent la dureté pour « ceux qui se lèvent tôt» (J.P.Raffarin) et épargnent ceux qui « s’enrichissent en dormant (F.Mitterand), cela n’a rien d’étonnant. Malheureusement, les candidats de la primaire socialiste emboîtent le pas libéral, mais sans faire toute la clarté sur la question.

Ils se trompent en effet de cible, ou, plutôt, prennent les conséquences de la crise (dettes et déficits) pour ses causes. Sans faire un cours d’économie (je ne m’y hasarderais pas), rappelons ou signalons simplement quelques principes et réalités :

  • les déficits ne proviennent pas tant de la hausse des dépenses publiques, que de la croissance réduite et de la baisse des recettes, le chômage limitant les cotisations sociales et le gouvernement ayant accordé depuis 2002 de nombreuses exonérations fiscales aux entreprises (rien qu'en 2009 : 170 milliards !) : d’où un important manque à gagner !
  • la dette de l’Etat explose, justement afin de combler les déficits et d’assurer les besoins de financement : l’Etat émet des emprunts (« obligations ») qu’il doit rémunérer rubis sur l’ongle pour attirer les investisseurs
  • l’Europe creuse ces déficits : au lieu de créer leur propre monnaie et d’être leur propre financeur (avant, chez nous : la Banque de France et la Caisse des Dépôts), les Etats doivent emprunter désormais auprès des banques privées, et se retrouvent pieds et poings liés

argent_1__1_euro_.jpg Résultat : plus les taux d’emprunt sont hauts, plus les remboursements de la dette, via les intérêts, sont lourds, plus les déficits se creusent : CQFD !

Bref, c’est le cercle vicieux de la rigueur paré du masque de la vertu de « bonne » ou « saine gestion ». Après la Grèce, le Portugal, l’Espagne, et maintenant l’Italie (qui doit économiser 45 milliards), la France sera-t-elle contrainte de passer sous les fourches caudines de l’austérité, ce racket des peuples pour assurer la prospérité des fortunes ?

argent_-_fisc_ISF_3__Guide_.jpg Car c’est bien de cela dont il s’agit (à lire : « Sarkozy, le Président des Riches », c’est instructif) : non seulement, certains savent se cacher derrière les façades des immeubles cossus du triangle Neuilly-Auteuil-Passy, mais ils se dissimulent de plus derrière le rideau très pratique, mais de plus en plus écran de fumée, des marchés financiers, présentés comme des monstres désincarnés ou des bateaux ivres, livrés à leur propre frénésie.

Chassons les idées reçues !

La rigueur, oui, mais contre la spéculation financière, contre la précarisation de l’emploi, contre la fragilisation des ressources de l’Etat et des collectivités locales.

C’est surtout à ces tâches qu’un Président et une majorité de Gauche devront s’atteler dès 2012 !

 

2010 : le temps de l'offensive - tribune pour Diverses Cités 2010 : le temps de l'offesive

Face à un gouvernement qui fait tout pour satisfaire le Medef, il est plus que jamais temps d’être à l’offensive.Les voeux du Président et du Premier ministre ont été clairs : pour financer les cadeaux faits aux actionnaires et aux plus fortunés, qu’il s’agisse des baisses de cotisations sociales, de la suppression de la taxe professionnelle, des exonérations au titre de la taxe carbone ou du « bouclier fiscal », il faudra « continuer de tenir strictement les dépenses » pour le plus grand nombre.

La crise l’a pourtant montré : alors que les politiques d’aides aux entreprises ont soutenu la financiarisation de l’économie qui a conduit à la destruction de milliers d’emplois, il faut réorienter l’argent public vers les services publics où il sera plus utile. Cela signifie développer le maillage territorial d’une Poste 100 % publique et non sa privatisation. Cela signifie plus de postes d’enseignants, de chercheurs, d’infirmières, d’inspecteurs du travail au lieu de la suppression dogmatique d’un fonctionnaire sur deux qui nous est imposée. Les services publics sont garants de la solidarité nationale aujourd’hui et sont les véritables dépenses d’avenir : le Parti communiste propose de les développer fortement.

RETRAITES, EMPLOI, SALAIRES

2010 sera l’année de la réforme de la retraite. Le gouvernement tente de faire croire que les entreprises n’ont pas suffisamment d’argent pour participer au financement de notre régime solidaire par répartition. Elles en ont pourtant pour distribuer stock-options, bonus et parachutes dorés en tous genres, alors même que les salaires stagnent. La question n’est donc pas tant de savoir s’il faut faire cotiser plus longtemps les salariés ou baisser le montant des retraites, mais de faire cotiser les revenus financiers. C’est un choix de société : celui de la solidarité et d’un nouveau modèle de croissance, respectueux de tous et de l’environnement.

Quand le Premier ministre évoque la nécessité de « tenir la barre contre le flot des dépenses publiques », il parle donc en réalité défense des dividendes des actionnaires et des intérêts des plus fortunés. On comprend alors bien pourquoi, avec le Medef, il organise la casse méthodique des droits des travailleurs. Face à cette politique de sape, il faut agir en deux temps. Dans l’urgence, il faut interdire les licenciements boursiers, indemniser le million de chômeurs qui arrivent en fin de droits et organiser une conférence nationale sur les salaires.

UN CHOIX POUR UNE AUTRE SOCIÉTÉ

A plus long terme, les communistes proposent de mettre en place, sur le modèle de la Sécurité sociale, un système permettant à tous d’être toujours soit en formation soit en emploi avec de bons revenus.

Sortir de la logique de rentabilité maximum au seul profit des actionnaires est possible. Mais pour cela, il faut arriver par les luttes à inverser le rapport de force. Pour obtenir de nouveaux droits et ensuite ne pas les voir remis en cause, il faut démocratiser les institutions en proposant la proportionnelle à toutes les élections et en faisant participer les usagers à la gestion des services publics.

Il faut démocratiser les entreprises en faisant participer les salariés à la prise de décision. La démocratie est au coeur de tout projet de transformation sociale ambitieux et durable. Ensemble, nous pouvons conquérir de nouveaux droits politiques et sociaux et faire en sorte que 2010 soit une véritable année de rupture.

 

LA LETTRE DE MARIE GEORGE BUFFET N°29

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Nos enfants ont le droit de vivre en sécurité

"C’est le message que des parents ont voulu porter en organisant il y a quelques jours une présence d’adultes auprès des enfants et des jeunes sur des parcours scolaires dans la circonscription. J’ai participé à cette initiative car je suis persuadée que, l’insécurité, nous avons les moyens de la faire reculer devant l’école comme dans le quartier.

Les chemins à prendre pour y parvenir, ce ne sont pas les impasses des discours sécuritaires ou de la multiplication de textes de lois sans aucun moyens humains et financiers pour les faire appliquer. On a vu l’inefficacité de la fameuse loi contre l’occupation des halls d’immeuble !

Non, les chemins à prendre, ce sont ceux de services publics de la police et de la justice dotés de personnels en nombre qui ont les moyens de remplir leurs missions dans la proximité et le respect des populations. C’est pourquoi je me bats pour que le budget de la justice soit augmenté et pour le retour à une police de proximité que j’ai de nouveau réclamée au ministère de l’Intérieur.

Les chemins à prendre, ce sont ceux de moyens humains supplémentaires pour les collèges et les lycées, là où les adolescents se construisent. C’est aussi, comme je l’ai défendu à la tribune de l’Assemblée Nationale, un Etat qui joue son rôle pour le développement des missions sport, jeunesse et vie associative.

Les chemins à prendre, ce sont aussi ceux d’une économie tournée vers l’emploi, le pouvoir d’achat, la réponse aux besoins plutôt que vers l’appétit des actionnaires et des PDG.

Enfin, et c’est à notre portée immédiatement, nous pouvons prendre chacun et chacune le chemin de l’éducation, du respect des autres et de notre environnement quotidien.

Tous et toutes ensemble, comme ces parents d’élèves, nous pouvons nous lever contre l’insécurité pour vivre tout simplement dans la tranquillité."

 

Carton vert pour le sport business

Dans le cadre de l’examen du projet de loi sur l’ouverture à la concurrence des jeux en ligne, la majorité de droite à l’Assemblée nationale vient d’adopter une disposition qui contribue à faire imploser l’unité du mouvement sportif.

L’un des amendements que j’ai défendu visait à ce que les fédérations soient désignées sans ambigüité comme les détenteurs exclusifs du droit d'exploitation des compétitions et manifestations qu'elles organisent ou autorisent. Il a été repoussé.

Tel qu’adopté, l’article 52 permettra l’autonomisation financière des sociétés sportives et porte le risque d’un émiettement du mouvement sportif.

A coup d’amendements et de cavaliers comme celui sur les grands stades glissé dans un texte adopté en juillet dernier, le gouvernement est entrain de travailler activement à la marchandisation du sport.

Il peut toujours annoncer, depuis des mois, une grande loi sur le sport. Si toutefois elle voit le jour, elle risque fort d’avoir pour seul objet d’entériner le dépeçage du modèle sportif français.

 

Une censure sans appel

Les Député-e-s communistes, républicains, du Parti de gauche ont voté pour la motion de censure déposée par le groupe SRC et débattue le 27 janvier 2009 à l’Assemblée nationale.

Ce vote est l’expression d’une condamnation sans appel de six années de politiques de droite qui ont entrainé la précarisation accrue pour des pans entiers de la société et des reculs historiques en matière de droit du travail, de droit à l’emploi, de libertés, de démocratie.

C’est l’expression d’une condamnation sans appel du « plan de relance » présenté par Nicolas Sarkozy. Inscrit dans la logique de la Banque Centrale Européenne, des traités de Maastricht et de Lisbonne ce plan a, en effet, pour seul objectif, de sauver le système capitaliste qui a failli en donnant à la finance la suprématie sur le développement économique et en assurant l’accroissement permanent des privilèges pour les plus riches.

Le vote des Député-e-s communistes, républicains, du Parti de Gauche est aussi l’expression d’un soutien total aux salariés qui, dans l’unité syndicale, s’apprêtent à donner à voir au Président Sarkozy l’ampleur de la colère qui monte dans le pays.

Aujourd’hui, il faut d’urgence ouvrir des voies nouvelles qui passent notamment par la revalorisation des salaires et des revenus, l’interdiction des licenciements, la priorité à l’investissement producteur d’emplois, la suppression des cadeaux fiscaux et la création d’un pôle financier public qui permette à l’Etat d’exercer des choix répondant à l’intérêt général.

Vous trouverez en annexe l'intervention de mon ami Roland Muzeau, député des Hauts de Seine.

 

Les parlementaires communistes et républicains formulent des propositions pour sortir de la crise actuelle

La perspective d’une très grave récession, avec des suppressions massives d’emplois, une explosion du chômage, une crise majeure des finances locales, l’aggravation des conditions de vie de nos concitoyens, est à notre porte. Il est urgent de réagir. Les parlementaires communistes et républicains font des propositions en ce sens.

Pour éviter que l’économie ne sombre dans la récession, il faut :

• convoquer une conférence nationale pour remettre à plat toutes les questions économiques ;

• constituer un pôle financier public avec la Caisse des dépôts, la Banque postale, la CNP, Oséo, les Caisses d’épargne qui seraient ainsi réorientées vers des missions non spéculatives et conformes à l’intérêt général. Ce pôle financier public, dont les composantes doivent être inaliénables, doit avoir pour mission de garantir l’accès à des crédits à faible taux pour permettre aux entreprises de développer la recherche, l’emploi et l’investissement productif ;

• racheter, au cours de la bourse, les actions des établissements financiers en difficulté. Ces actions doivent devenir inaliénables et intégrées au pôle financier public. Ces rachats doivent s’accompagner de contreparties dans la gestion des banques (autre politique du crédit...) ;

• envisager d’aller vers la fermeture des marchés financiers jusqu’à la refonte de notre système financier, sachant que la bourse aujourd’hui prélève plus d’argent sur l’activité des entreprises (dividendes, rachat d’actions) qu’elle n’en lève pour financer leur développement (ce qui est son rôle en théorie) .

Pour garantir que les épargnants ne seront pas victimes de la gestion des banques, il faut aussi :

garantir la totalité des dépôts bancaires jusqu’à 100 000 €, de 75 % jusqu’à 200 000 €, de 50 % jusqu’à 400 000 € ;

garantir les prêts immobiliers des particuliers, sous condition de ressources ;

annuler la dette de tous les foyers surendettés de bonne foi, en finançant en partie la dépense par un prélèvement exceptionnel sur les profits des établissements de crédit à la consommation ;

interdire l’expulsion des accédants à la propriété de bonne foi.

Pour en finir avec un modèle économique qui est en faillite, il faut revaloriser le pouvoir d’achat des salariés et des retraités, et pour ce faire :

augmenter le SMIC à 1 500 € net sur deux ans, avec une première étape à 1 300 € dès maintenant, et les traitements des fonctionnaires ;

• organiser une conférence nationale sur les salaires qui devra déboucher sur un relèvement des grilles de tous les salaires, la garantie d’une hausse des salaires de même niveau que la croissance de la productivité, l’augmentation des minima sociaux et des pensions pour leur faire retrouver, et garantir, leur pouvoir d’achat. La conférence examinera également la fiscalité sur la consommation et sur les revenus.

• garantir aux ménages l’accès à des prêts à 2% pour les travaux d’entretien, d’aménagement, de transformation et d’économies d’énergie dans les logements, plafonnés à 50 000 euros, accessibles à tous les foyers ayant un revenu annuel réel inférieur à 50 000 euros.

Stopper la course à la rentabilité des entreprises, et pour cela :

• imputer le coût des suppressions d’emplois décidées par les entreprises cotées sur le niveau des dividendes afin d’empêcher les licenciements boursiers ;

• opérer une réforme fiscale d’ensemble visant à limiter la rentabilité des investissements financiers ;

plafonner à 10% la part des dividendes dans l’autofinancement brut.

Réduire les inégalités de revenus notamment à l’égard des grandes fortunes et pour ce faire :

supprimer les avantages exorbitants représentés par les éléments de rémunération, indemnités et avantages du type des parachutes dorés, golden hello et autres stock-options ;

• décider d’un prélèvement exceptionnel sur les grandes fortunes au-delà de 3 fois le plancher de l’ISF pour financer ce plan de relance de l’activité et de l’emploi ;

supprimer le bouclier fiscal.

Pour orienter l’économie vers la réponse aux besoins, il faut favoriser le développement social et écologique, et pour cela :

• redéfinir au sein de l’Agence des participations de l’Etat, une politique pour l’actionnariat d’Etat, assortie d’une interdiction de cession, dont le fonctionnement transparent sera placé sous le contrôle du Parlement, avec un débat annuel suivi d’un vote. L’Etat doit avoir son mot à dire dans la politique industrielle de la Nation ;

• mettre en place une garantie de l’Etat pour les prêts aux PME et TPE afin de sécuriser l’emprunteur et le prêteur ;

abandonner les projets de privatisation ou d’ouverture du capital de la Poste, de la SNCF, d’EDF, etc ;

• lancer un programme de construction de 200 000 logements sociaux, très sociaux et en accession sociale à la propriété, chaque année pendant cinq ans à un taux préférentiel de 2 % avec des prêts à 40 ans, consentis par la Caisse des Dépôts ;

• porter le plafond du Livret A, qui alimente le financement du logement social, à 20 000 euros ;

• lancer un programme de financement et de réalisation des projets d’infrastructures de transports, conformes aux principes du développement durable, qui sont prêts et non financés, de façon notamment à soutenir l’activité des acteurs économiques concernés.

Au plan européen, il convient que la France engage avec ses partenaires un processus de négociation visant à :

mettre fin à l’indépendance de la Banque centrale européenne et changer sa politique de crédit.

mettre fin à la politique de concurrence et de dumping social et fiscal. Il faut aller vers une harmonisation sociale par le haut, c’est à dire vers la généralisation progressive des meilleures normes pour les travailleurs. Il faut aussi combattre le dumping fiscal et le sanctionner par une réduction des aides aux membres de l’Union qui le pratiquent ;

• entreprendre sans tarder l’éradication des paradis fiscaux et bancaires ;

• élaborer une politique industrielle commune pour répondre aux grands enjeux de demain ;

• mettre en place une politique de taxation des importations aux frontières de l’Union en tenant compte des normes sociales et environnementales en vigueur, ou pas, dans les pays d’origine des produits.

Pour assurer une coopération internationale bénéfique pour tous les pays, il faut œuvrer à :

• une reconstruction totale des organes de régulation internationale notamment pour mettre en place un nouvel accord de coopération économique et financière internationale, profitant à tous les pays et pas seulement aux plus puissants.

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