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France/Allemagne contre Hollande...

Comme quoi, ils ont peur de la gauche, hein ! A moins que ce ne soit du peuple !? Quoiqu'il en soit, il faudra savoir si les moyens déployés ce soir sont comptabilisés dans les comptes de campagne !? Tout de même !

En cliquant ICI, vous pénètrerez en quelque sorte les pensées de Sarkozy et Merkel dans ce photo-montage, avec la réponse de Hollande, bien sûr ! soutien_merckel.jpg

Et oui, sur pas moins de 6 chaînes de télé (faut bien çà pour être un peu audible !), Sarkomel vs Merkozy (et réciproquement), va tenter ce soir de reprendre la main, là où Juppé a échoué... SarkozyMerkel_inside.jpg

 

Allemagne : le modèle qui réduit l’espérance de vie

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Les chiffres officiels montrent que les salariés les moins bien payés vivent deux ans de moins qu’il y a dix ans.
Une bonne partie de la presse allemande relevait hier matin «?une évolution à contre-courant?» concernant les personnes classées dans la catégorie des revenus faibles.
Alors que les statistiques ne connaissent qu’une seule tendance depuis des années, celle d’un allongement de la durée de la vie, une évolution négative apparaît pour la première fois chez celles qui sont au bas de l’échelle des salaires.

Alors que, toutes catégories sociales confondues, une progression de l’espérance de vie demeure perceptible outre-Rhin sur les dix dernières années, celle-ci passe de 77,5 ans en 2001 à ?75,5 ans en 2011 chez les personnes qui ont le triste privilège de figurer parmi les moins bien payées. Et ce recul atteint même presque quatre ans (de 77,9 ans à 74,1 ans) chez les citoyens de la partie orientale de l’Allemagne.
Entreprise d'écrasement des coûts salariaux
Ces chiffres sont tirés de la réponse qu’a dû fournir le gouvernement d’Angela ?Merkel à une «?grande question?» écrite du groupe du parti Die Linke au Bundestag. Les autorités se doivent en effet de répondre à ce type d’interpellation parlementaire de façon très précise en s’appuyant sur toutes les données dont disposent, sur le thème invoqué, les services officiels.
Le lien est patent entre ce recul dûment enregistré de l’espérance de vie des plus pauvres et la formidable ?entreprise d’écrasement des coûts salariaux, qu’ont constitué les réformes antisociales mises en œuvre durant la décennie par Gerhard Schröder puis par l’actuelle chancelière. Les mesures adoptées ont conduit à de terribles déclassements et ont fait grossir d’autant plus vite le nombre de travailleurs pauvres qu’il n’existe pas de salaire minimum légal outre-Rhin.
2 millions de salariés gagnent moins de 6 euros de l'heure
Plus de deux millions de salariés sont ainsi réduits aujourd’hui à percevoir des rémunérations qui ne sont pas supérieures à 6?euros de l’heure. La profondeur du malaise est telle qu’une écrasante majorité de citoyens détestent, comme l’a révélé une enquête Ifop-l’Humanité (Voir notre édition du 1er décembre 2011), le modèle, vendu pourtant aujourd’hui dans le reste de l’UE comme l’unique voie praticable.
Selon d’autres chiffres qu’a dû fournir le gouvernement allemand, les salariés âgés de 64 ans qui disposent d’un vrai travail à temps plein ne sont plus que 9,3?%. L’échec est là aussi patent pour des autorités qui ont argumenté, comme de ce côté-ci du Rhin, sur le bien-fondé du «?travailler plus?» et la poursuite de l’activité salariée des seniors avec en ligne de mire le passage, au 1er?janvier prochain, de l’âge légal de départ à la retraite à 67 ans.
Ainsi, suprême raffinement, les salariés les plus pauvres sont-ils invités à travailler toujours plus longtemps dans des conditions de précarité toujours plus grande pour accéder in fine à une pension rabougrie dont ils profiteront, on le sait maintenant, moins longtemps.
Bruno Odent
(source L'Humanité)

 

La France ( comme l'Allemagne et la Suède), rappelle son ambassadeur en poste en Iran.

explosion_nucl_aire.jpgLes provocations inacceptables et répétées de l'Iran trouvent des réponses en symétrie avec des personnalités comme celles de Sarkozy, Voilà qui n'augure rien de bon. On sait en effet qu'une des solutions à la crise économique que nous traversons est la guerre. Notre passé l'a, hélas, démontré. Il ne faudrait pas que des caractères fiers et belliqueux nous entrainent dans un bourbier qui serait forcément nucléaire.

(Source : Le Nouvel Observateur - AFP). La France a décidé de "rappeler en consultation" son ambassadeur en Iran et a réitéré au chargé d'affaire iranien à Paris les plus fermes condamnations du saccage de l'ambassade britannique à Téhéran, a déclaré mercredi 30 novembre au soir le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

"Compte-tenu cette violation flagrante et inacceptable de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques et de la gravité des violences, les autorités françaises ont décidé de rappeler en consultation l'ambassadeur de France en Iran", a indiqué le porte-parole Bernard Valero, dans un communiqué.

"Rappeler les autorités iraniennes à leurs obligations".

"La France a dénoncé, hier (mardi), de la manière la plus ferme le saccage de l'Ambassade britannique à Téhéran. Aujourd'hui, le directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé a convoqué le chargé d'affaires iranien à Paris pour lui réitérer la condamnation de la France et pour rappeler les autorités iraniennes à leurs obligations", a-t-il ajouté.

Plusieurs pays européens ont déjà rappelé leur ambassadeur en consultation (Allemagne, Suède) ou envisagent de fermer leur ambassade, comme l'Italie.

Un "nouveau comportement irresponsable des autorités iraniennes".

Mardi, Alain Juppé avait condamné "très fermement" l'irruption de manifestants dans l'ambassade du Royaume-Uni à Téhéran. Cette attaque, au lendemain du vote par le Parlement iranien d'une loi prévoyant l'expulsion de l'ambassadeur britannique à Téhéran et la réduction des relations entre les deux pays, a fait monter la tension déjà vive entre Téhéran et les pays occidentaux autour notamment du dossier nucléaire iranien.

Le chargé d’affaires de l’ambassade d’Iran à Paris a été convoqué mercredi matin au Quai d'Orsay, pour lui "rappeler la responsabilité des autorités iraniennes d’assurer la sécurité des emprises diplomatiques conformément à la convention de Vienne" et dénoncer "la passivité dont ont fait preuve les forces de l’ordre" iraniennes dans ce "saccage inacceptable", avait dit plus tôt Bernard Valero.

Jeudi "à Bruxelles, au Conseil Affaires étrangères, avec tous nos partenaires de l'Union européenne, nous évoquerons les suites à donner à ce nouveau comportement irresponsable des autorités iraniennes", a conclu le porte-parole dans son communiqué.

 

LES NOUVELLES DU MONDE

PACTE POUR L’EURO
Une véritable agression contre les peuples

Les peuples Anglais et Portugais partent en révolte contre les politiques de régression que veulent leur imposer leurs gouvernements respectifs, cela dans le cadre des préconisations du FMI de Dominique Strauss-Khan et celles de l’Union Européenne.

L’Allemagne n’a accepté de pérenniser le mécanisme européen de financement des pays en quasi faillite, tels que la Grèce ou l’Irlande, que sous la condition que des mesures draconiennes de restriction de la dépense publique utile et d’austérité salariale soient mises en œuvre. Il y a chez Angela Merkel, chez Nicolas Sarkozy, une fuite en avant dans des dispositions visant à étouffer la demande sociale, qui ruinent la croissance, creusent les déficits et au bout du compte, justifient un nouveau resserrement de l’étau du pacte de stabilité. N’est-ce pas qu’une fuite en avant ? Il y a un début de reconfiguration institutionnelle, économique, financière et sociale de la construction européenne.
Au niveau institutionnel, d’abord. La mise en œuvre des objectifs de réduction des déficits, de police des salaires, de baisse des prélèvements sur le capital et le contrôle de leur réalisation« feront l’objet d’un suivi annuel au niveau politique par les chefs d’État ou de gouvernement de la zone euro »,précise la déclaration. Ce qui veut dire que les Parlements nationaux et européen ne seront que des spectateurs.
Par ailleurs, le texte balaie la séparation traditionnelle entre les compétences de l’Union et celles relevant du niveau national.
Sur les autres plans, il faut remarquer que la déclaration réserve un sort particulier aux pays le plus en difficulté, qui, de l’avis de ses rédacteurs, méritent une« attention particulière », « Des instruments spécifiques et des initiatives communes seront envisagés pour favoriser la productivité dans les régions en retard de développement », est-il indiqué. Lorsqu’on sait que la plupart des dirigeants de la zone euro identifient productivité et baisse du coût du travail, on se demande s’ils ne veulent pas faire durablement des pays dits de la « périphérie », des zones à la fois de bas salaires et de productivité du travail élevée, aptes à relever la rentabilité des capitaux dominants, allemands et secondairement français, mise à mal par la crise.

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Quand Sarkozy commet un lapsus et parle d'Allemagne au lieu d'Alsace...

alsace_allemagne.jpg Après les "empreintes génitales" d'Hortefeux et la "fellation" de Dati, voilà le lapsus de Sarkozy, parlant d'Allemagne en voulant dire Alsace... C'est vrai que sur la carte, c'est très proche et qu'historiquement, cela ne porte pas à conséquence. Il paraît que les Alsaciens ont bien ri !

Quand ça veut pas, ça veut pas !

Nicolas Sarkozy a confondu mardi, Alsace et Allemagne, lors de la présentation de ses voeux au monde rural, à Truchtersheim (Bas-Rhin), avant de se corriger aussitôt, un lapsus diffusé sur la Toile dans l'après-midi.

"Moi je peux accepter les distorsions de concurrence avec la Chine et avec l'Inde, pas avec l'Allemagne (...) c'est totalement incompréhensible", a d'abord déclaré le président de la République.

Le lapsus...

"Et je ne le dis pas simplement, cher Philippe Richert (président de la région Alsace) parce que je suis en Allemagne", a-t-il ajouté, avant de se reprendre immédiatement: "Je suis en Alsace".

"C'est là où vous voyez que j'ai raison de m'investir dans le chantier de la dépendance...", a ensuite plaisanté Nicolas Sarkozy.

Marrant, ce Sarko, quel boute-en-train !

(sources partielles sur voila.fr).

 

Débats au Parlement européen : synthèse des débats dans la semaine du 21 au 24 avril.

GUE/GNL Le Groupe GUE/NGL demande un contrôle public des marchés et des actions radicales pour les emplois et les travailleurs

"La stabilité des marchés financiers est un intérêt public et devrait être contrôlée publiquement," a déclaré Sahra Wagenknecht (GUE/NGL, Allemagne) lors d'un débat sur les mesures proposées visant à combattre la crise financière ce matin au Parlement européen. "Si l'on s'en remet aux marchés, nous nous retrouverons avec une spéculation poussée à ses limites et avec une communauté que l'on appelle à la rescousse pour payer les pertes. L'autorégulation a clairement échoué."

La députée Wagenknecht a poursuivi en disant qu'au lieu d'interdire la gestion des risques par les agences de notation, la Commission propose des règles plus claires, laissant la prise de décision aux acteurs financiers. "Mais les agences de notation ont sous-estimé les risques et ont déclenché cette crise en premier lieu," a-t-elle déclaré. "Ce que nous demandons c'est une agence de notation publique pour l'Europe qui puisse évaluer les risques, mais cela n'est même pas pris en considération."

Mme Wagenknecht a souligné que le "capital peut être renforcé par l'intervention de l'état et la nationalisation en partie pourrait être une première étape courageuse. En fin de compte, le secteur financier devrait être sous le contrôle public. Il est grand temps que nous tirions les conclusions de cette catastrophe."

"Selon le rapport mondial du FMI sur la stabilité financière, la crise financière coûtera 4 milliards de dollars et peut-être plus," a déclaré Mary-Lou McDonald (GUE/NGL, Irlande). "Cette crise a été provoquée par un capitalisme de casino, un capitalisme de copinage et une règlementation légère. Les répercussions pour les travailleurs et leurs familles à travers l'Europe ont été catastrophiques, et cela n'est pas pris en compte ".

Mme McDonald a dit qu'elle a été frappée lors de nos débats du "ton poli" qui était utilisé par parler de la crise, ignorant les vrais effets de ce scandale sur les vies des personnes. Les collègues "vocifèrent sur le sur-protectionnisme des marchés. Nous avons en effet besoin de protectionnisme - mais pour protéger les emplois et les travailleurs", a-t-elle souligné.

"Jusqu'à présent, la réponse de l'UE à cette crise a été minimale et lente. Cette institution reste liée à un système défaillant. Reconnaissons ce fait et soyons radicaux et courageux, " a conclu la députée McDonald.

"La crise financière actuelle met en lumière notre demande constante sur la nécessité de disposer d'une règlementation et non de déréglementation pour la création et la fusion de multinationales et d'autres entreprises, et sur la nécessité de changer la législation sur les monopoles," a déclaré Adamos Adamou (GUE/NGL, Chypre).

TÉLÉPHONIE MOBILE
Miloslav Ransdorf
République Tchèque

Le règlement sur l’itinérance (roaming) vient en réponse au manque de concurrence sur le marché des communications mobiles, qui mène aux prix excessifs pour les consommateurs voyageant dans différents États membres de l’UE. Les propositions du rapporteur Mme V?lean (ADLE) et les miennes, en tant que rapporteur au nom du GUE/NGL, visent à élargir le règlement pour l’itinérance ainsi que le champ d’application de l’itinérance aux SMS et aux services de données. La durée du règlement serait également portée à 2013. Je soutiens également fortement l’idée de mesures de transparence ainsi que de sauvegarde visant à protéger les consommateurs et à éviter des «chocs de facture». Des préoccupations spécifiques devraient également être d’assurer le libre accès à Internet et la protection des petites entreprises.

TRANSPORT PAR CAR ET BUS
Helmuth Markov
Allemagne

J’accueille favorablement l’introduction proposée d’une règle modifiée de 12 jours pour les conducteurs engagés dans les services occasionnels de transport international des voyageurs. Le projet d’amendement au règlement sur les temps de conduite et de pause (pour lequel j’étais rapporteur fictif) maintient la protection sociale des conducteurs. Il permet également aux compagnies de voyage par bus et aux conducteurs de prévoir leurs itinéraires d’une manière raisonnable et plus confortable pour les deux parties. Cette proposition est basée sur un accord des partenaires sociaux et j’espère que le Conseil acceptera ce compromis partagé par une grande majorité de citoyens et, on l’espère, de politiques.

DROITS DES PATIENTS
Kartika Liotard
Pays-Bas

Le Parlement européen débattra d’un rapport sur les droits des patients en matière de soins de santé transfrontaliers le 23 avril. La proposition vise à faciliter la circulation des patients au-delà des frontières pour bénéficier d’un traitement tout en réglementant le remboursement des coûts. Néanmoins, étant donné que ces dispositions sont déjà établies dans le règlement 1408/71 relatif à la sécurité sociale, la question qui se pose est pourquoi avons-nous besoin d’une nouvelle directive ? Est-ce parce que la Commission veut remettre les soins de santé sur le marché ? Cela ne peut aboutir qu’à la déréglementation des systèmes de soins de santé nationaux. Il serait préférable que la Commission fasse un effort pour créer l’égalité d’accès pour tous aux soins de santé et traite les soins de santé pour ce qu’ils sont vraiment, un service d’intérêt public.

BOIS ET PRODUITS DÉRIVÉS
Jens Holm
Suède

Des études nous montrent que le déboisement représente environ 20% des émissions globales de dioxyde de carbone et est un conducteur substantiel de perte de biodiversité. Il est donc crucial que nous mettions en place des actions urgentes pour arrêter cet acteur principal du changement climatique. Une partie de la réponse est l’introduction de besoins rigoureux de durabilité pour tous les bois et produits dérivés du bois originaires des forêts, y compris le respect des droits des populations forestières locales, et la promotion d’instruments tels que les systèmes d’éco-étiquetage et de certification forestière.

POLITIQUE COMMUNE DE LA PÊCHE
Pedro Guerreiro
Portugal

Le contrôle des activités de pêche, dans le cadre de la politique commune de la pêche, est de la responsabilité des États membres. Dans ce contexte, la communauté est en charge de soutenir l’installation et la modernisation de moyens propres de surveillance, de supervision et de contrôle des zones économiques exclusives, de et par les États membres. Il est donc nécessaire de faire en sorte que la présente proposition de règlement respecte et ne remette pas en cause la compétence et la responsabilité qui incombent aux États membres quant au contrôle de la mise en application des règles de la politique commune de la pêche.

 

PE/POUVOIRS LOCAUX: la Gauche unitaire milite pour une meilleure prise en compte des réalités locales.

Compte rendu de l'Agence de Presse Europe

La Gauche unitaire européenne a accueilli une audition du REALPE (le réseau d'élus et d'autorités locales progressistes), au Parlement européen, à Bruxelles mercredi 18 mars, afin d'échanger et de construire des actions avec des élus locaux progressistes de l'Union européenne. Le réseau informel REALPE, créé le 3 mars 2005, est un outil pour améliorer le lien entres les élus des autorités locales progressistes des 27 États membres et le groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE-NGL). Une audition a également eu lieu jeudi 19 mars avec une quarantaine de syndicats. Parmi les intervenants de cette première audition figuraient notamment Francis Wurtz, président du groupe GUE/NGL ; Stavros Yerolatsites, élu à Strovolos (Chypre) ; Frank Persike, maire de Bad Blankenburg (Allemagne) ; et Jean-Pierre Michiels, conseiller communal communiste de la Louvière (Belgique).

Lysiane Alezard, conseillère municipale et régionale d'Issy-les-Moulineaux, qui a présidé l'audition du REALPE au Parlement européen, a souligné l'importance d'un « échange entre les élus progressistes qui sont confrontés aux mêmes réalités » dans la crise économique actuelle. L'objectif de cette audition était d'échanger afin de « mieux connaître les enjeux, les problématiques et les actions engagées dans chaque pays pour susciter une action commune », a-t-elle expliqué.

FrancisWurtz a distingué élus locaux et élus européens, les premiers étant « proches de la vie quotidienne » des citoyens et les deuxièmes étant « parmi les plus éloignés ». Il faudrait donc combattre le désintérêt pour les élections européennes en montrant les répercussions des politiques européennes au niveau local. Les préoccupations majeures du réseau sont l'emploi, le pouvoir d'achat, l'avenir des services publics ainsi que la protection sociale.

Depuis le début de la crise, « 90 000 emplois ont été détruits en France, 200 000 en Espagne, 160 000 en Pologne et 400 000 en Allemagne », explique M. Wurtz. « On doit réagir au bon niveau », mais personne ne parle de « transformation profonde ». Une sécurisation de l'emploi est nécessaire pour empêcher le désastre social. Il faudrait « un vrai contrôle démocratique de l'utilisation de l'argent, allant de chaque entreprise jusqu'à la Banque centrale européenne », estime le président du groupe GUE/NGL.

L'importance des services d'intérêt général, qui ne sont pas tous assurés pour l'instant, a été soulignée par M. Persike. Il a fait appel à une meilleure prise en compte des compétences communales et a demandé à ce qu'il y ait une « coparticipation » des citoyens dans la planification budgétaire afin de développer « un réel budget des citoyens ». Il souligne également l'importance d'une coopération entre communes voisines.

Le rôle du développement local va être au centre des élections européennes de juin 2009 avec « l'investissement du citoyen au niveau local », affirme M. Yerolatsites. Il faut organiser la société en donnant « plus de pouvoir aux gouvernements locaux », dit-il. Il serait nécessaire d' « améliorer les structures administratives » pour réduire la bureaucratie, estime aussi M. Yerolatsites.

« Nous avons besoin de l'Europe, mais d'une nouvelle Europe », déclare M. Michiels, qui annonce une réunion du REALPE en décembre 2009 sur le thème de la défense et de la promotion des services publics. Les questions culturelles sont toutes aussi importantes mais sont souvent négligées. Il y a un « métissage de la population » et donc, nous devons « créer les conditions du 'vivre-ensemble' », chose qui incombe aux municipalités, dit M. Michiels. Il faut « allier le métissage culturel à la défense de chaque culture » car c'est en affirmant sa propre culture que l'on peut accepter celles des autres.

L'audition s'est achevée sur le slogan: « Penser local et agir global » ; il faudrait des transformations profondes à travers une Europe de coordination et de coopération, a conclu M. Wurtz.

 

DIE LINKE

C'est avec succès que, le dimanche 27 janvier, DIE LINKE a émergé des élections régionales en Hesse et en Basse Saxe. Après le Land de Brème, où le Parti, en mai 2007, est entré pour la première fois dans un parlement d'un Land de l'Ouest du pays, la Gauche a maintenant des parlementaires dans deux autres Länder allemands. En Basse Saxe, (capitale: Hanovre), le parti a obtenu 7,1% des voix, alors qu'en Hesse (capitale Wiesbaden), il a, avec 5,1%, franchi le seuil des 5%. Dans les deux Länder, les grands partis ont tenté d'empêcher DIE LINKE d'entrer au Parlement en faisant une campagne anticommuniste.

Information de DIE LINKE sur les résultats des élections dans les Länder allemands de la Hesse et de la Basse-Saxe

En Hesse, le Premier ministre sortant, Roland Koch (CDU) a échoué dans sa stratégie de vouloir gagner les élections avec une campagne populiste et de polarisation, exigeant que les les jeunes migrants délinquants soient sévèrement punis. L'Union Chrétienne Démocrate (CDU) a perdu 12% et la majorité absolue qu'elle formait avec le parti libéral (FDP). Le rejet de la rhétorique raciste et homophobe par les électeurs a été largement commenté comme un  signal encourageant. La campagne du Parti social-démocrate (SPD) a été conduite par Andrea Ypsilanti, membre de l'aile gauche du SPD, qui s'est appropriée d'importants messages politiques de DIE LINKE (comme le salaire minimum, la réforme du système scolaire ou des réformes fiscales progressives) en tentant ainsi de rivaliser avec DIE LINKE. La tête de liste de DIE LINKE en Hesse, Willy van Oeyen, syndicaliste et représentant de marque du mouvement de paix allemand, a annoncé que DIE LINKE continuerait de faire pression sur le SPD, pour qu'il agisse conformément à ses promesses de campagne.  La composition du futur gouvernement du Land de la Hesse est encore plutôt vague, vu la situation de faible majorité.
En Basse Saxe, un Land structurellement conservateur, DIE LINKE a atteint un résultat élevé inattendu. On pourrait l'expliquer en partie par le fait que personne ne doute d'une victoire claire de la CDU, du Premier ministre sortant, Christian Wulff, et de la coalition CDU-FDP, contrairement à la Hesse où une course au coude à coude entre les deux grands partis était attendue. La tête de liste DIE LINKE, Tina Flauger, a annoncé que DIE LINKE deviendrait une force d'opposition durable et dérangeante.
Ces deux élections modifieront de façon substantielle le paysage politique allemand. Un système avec cinq partis politiques pertinents est maintenant établi de façon durable et ce pas seulement au niveau parlementaire national, mais renforcé par les parlementaires des Länder.
Lothar Bisky, co-président de DIE LINKE, a déclaré lors de la première conférence de presse: “Nous avons causé un déplacement du curseur du paysage politique. Si l'on considère le nombre total des mandats, nous sommes la troisième force politique en Allemagne.  DIE LINKE produit ses effets.” Et d'ajouter: “Nous avons franchi un grand pas dans notre parti avec ce processus. Entrer au Parlement de deux grands Länder est un événement marquant. et une percée importante. Nous sommes maintenant sur la voie des élections régionales à Hambourg (24 février) et des élections municipales en Bavière (2 mars) et dans le Schleswig-Holstein (25th Mai).”

Oskar Lafontaine, co-Président de DIE LINKE, a déclaré: “Il y a plus important que l'entrée de DIE LINKE dans le parlement, à savoir le changement, par ces élections, du climat social en faveur de ceux qui se prévalent de la justice sociale. Je prédis que pour ce qui est des questions des retraites ou des politiques sociales, la coalition CDU-SPD devrait faire des concessions en notre direction, vu les pertes substantielles aux élections. ” Et se référant aux positions de DIE LINKE en matière de politique régionale, il a déclaré: “Nous sommes le parti qui est contre la privatisation, pour le système d'écoles non confessionnelles, pour des études gratuites, pour le maintien des prix de l'énergie et du gaz gérés par les municipalités".

Une autre élection importante a e lieu dimanche à Leipzig: Au cours du premier référendum dans l'histoire de la ville, 87% des citoyens ont voté contre la privatisation d'une société d'utilité communale. Le référendum était soutenu par DIE LINKE.



Hesse (participation au scrutin: 2008 64.3%; 2003 64.6%):
2008
2003
CDU (Chrétiens-Démocrates)
36.8 % (42 sièges)
48.8 % (56 sièges)
 SPD (Sociaux-Démocrates)
36.7 % (42 sièges)
29.1 % (33 sièges)
FDP (Liberaux Démocrates)
9.4 % (11 sièges)
7.9 %   (9 sièges)
GRÜNE (Verts)
7.5 %   (9 sièges)
10.1 % (12 sièges)
DIE LINKE.
5.1 %   (6 sièges)
0.0 %   (0 sièges)

Autres partis
4.4%   (0 sièges)
4.1% (0 sièges)



Basse-Saxe: (participation au scrutin: 2008 57.0%; 2003 67.0%):

 2008
2003
CDU (Chrétiens-Démocrates
42.5 % (68 sièges)
48.3 % (91 sièges)
  SPD (Sociaux-Démocrates)
30.3 % (48 sièges)
33.4 % (63 sièges)
 FDP (Verts)
8.2 % (13 sièges)
8.1 % (15 sièges)
 GRÜNE (Liberaux-Démocrates)
8.0 % (12 sièges)
7.6 % (14 sièges)
 DIE LINKE.
7.1 % (11 sièges)
0.5 %   (0 sièges)
 Autres partis
3.9%   (0 sièges)
2.0%   (0 sièges)

Berlin, 28 Janvier 2008

Traduit de l'anglais par Françoise Diehlmann