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EMLPLOI - Négociation nationale interprofessionnelle

Article paru dans La Voix du Peuple de Touraine du 28 décembre 2012

"Le MEDEF reste campé sur son exigence de plus de flexibilité, encore plus de précarité, ce qui est inacceptable."

Mary Maugrain

Demandée par le gouvernement, cette négociation entre syndicats de salariés et le patronat visait quatre objectifs :

Lutter contre la précarité sur le marché du travail ;

Progresser dans l’anticipation des évolutions de l’activité des entreprises, de la gestion des emplois et des compétences (GPEC) ;

Améliorer les dispositifs de maintien dans l’emploi face aux aléas conjoncturels pour éviter les licenciements dans les entreprises confrontées à des difficultés ;

Améliorer les procédures de licenciements collectifs lorsqu’ils n’ont pas pu être évités en amont par d’autres mesures d’anticipation ou de chômage partiel.

Mais les rencontres des 19 et 20 décembre n'ont pas aboutie et la négociation est reportée en janvier 2013. Celle-ci devrait se décliner en projet de loi sur la sécurisation de l'emploi.

Le MEDEF reste campé sur son exigence de plus de flexibilité, encore plus de précarité, ce qui est inacceptable.

Redonner au CDI toute sa valeur ; Pour chaque individu, conserver ses acquis et être assuré d'une formation tout au long de la vie ; Donner des droits nouveaux aux salariés pour être mieux informés et intervenir sur les choix des entreprises, taxer la précarité ; Cesser les cadeaux aux entreprises, inefficaces pour la création d'emplois et qui ne servent qu'à améliorer les dividendes aux actionnaires... ce ne sont pas les idées qui manquent !

Pour sécuriser l'emploi et la formation, il faut en finir enfin avec l'idée prédominante que le « coût du travail » est trop élevé, serinée par le patronat, lui donnant prétexte à utiliser les salariés comme variable d’ajustement.

Mary Maugrain

 

Biscottes BOUGARD, fermeture programmée

Article paru dans la Voix du Peuple de Touraine du vendredi 9 novembre 2012

C'est officiel, la fermeture est fixée pour fin octobre 2013. Une entreprise historique disparaît, le patrimoine industriel du bassin d'Amboise se réduit comme peau de chagrin.

Lorsque le groupe Brioches PASQUIER achète l'usine amboisienne, il réalise une double bonne opération. D'une part la notoriété des Biscottes BOUGARD sert de tremplin et d'autre part, avec l'usine, il achète le savoir faire des salariés.

En visitant l'usine flambant neuve à Brissac-Quincé (49), les salariés réalisent que leur propre site sert de laboratoire pour cette nouvelle entité du groupe. « Les réglages de dosage, température, durée de cuisson, que nous réalisons ici manuellement pour les nouveaux produits, sont faits là-bas électroniquement, le régleur pourrait même le faire de chez lui par ordinateur ! »

Ici on laisse l'outil industriel à l'abandon, là-bas on est à la pointe du progrès, que l'on ne prenne pas la vétusté du site amboisien comme prétexte pour justifier sa fermeture.

Le groupe PASQUIER a les moyens : il a réalisé un excédent de 1,5 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 79,3 millions (source infogreffe). Elle a aussi racheté une entité aux USA. « Elle a donc les moyens de créer toutes les conditions pour qu’aucun salarié ne reste sur le carreau. L’entreprise doit faire face à ses responsabilités sociales.

Elle doit créer les conditions pour que chacune et chacun puisse retrouver un emploi avant la date fatidique du 30 octobre 2013. Pendant l’année qui vient, ne pas renier voire améliorer les conditions de travail qui pourraient faire les frais d’une baisse d’effectifs.»

Maryvonne Barichard

 

RÉGION CENTRE : SESSION des 24 et 25 Octobre 2012 - Intervention Maryvonne Barichard -

_"C'est aussi le rôle de la Région de se préoccuper des salariés qui travaillent dans les entreprises qu'elle aide."

Monsieur le président,

Chers collègues,

Sur cette communication (orientations budgétaires 2013), mon intervention portera essentiellement sur le domaine des aides économiques.

La question qui se pose au niveau des aides économiques de la Région centre, mais aussi celles de l'Europe, est de savoir si elles sont efficaces et de savoir à qui elles rendent réellement service.

Au nom de la compétitivité, les entreprises, sont de plus en plus gourmandes sur les "allègements de charges", exonérations et crédits d'impôt de tout genre et les entreprises du CAC 40 ne sont pas les seules à en bénéficier. Je ne reviens pas sur les montants, François Dumon les a donné précédemment .

Les grands groupes financiers drainent les subventions européennes au titre de la recherche et de l'innovation, mais il me parait nécessaire que la Région puisse se donner les moyens d'exiger en contrepartie que à terme, cet investissement bénéficie à l'emploi sur son territoire. 

Force est de constater que malgré tous ces privilèges accordés aux entreprises, le salarié demeure plus que jamais la variable d'ajustement.

Rappelons-le, le non paiement des cotisations d'entreprise sur les bas salaires grève le budget de la protection sociale et , je l'ai déjà dit dans cet hémicycle, tire les salaires vers le bas.

Aujourd'hui, les entreprises, les financiers, auraient besoin d'être rassurés, mais que dire alors des salariés !

Que ce soit dans le domaine du privé ou du public, les salariés sont soumis au stress, il faut toujours faire plus vite avec le moins de personnel. Le personnel subit les orientations de stratégie de l' employeur sans avoir aucune possibilité d'action sur les décisions. 

Les actionnaires apportent l'argent, c'est un fait, mais, les salariés apportent la matière grise et la force de travail alors il est peut être grand temps de rétablir l'équilibre entre ces deux champs.

Le travail n'est pas un coût, il est une force.

Alors que les actionnaires depuis des décennies ponctionnent grassement dans les bénéfices au détriment des salaires et de l'investissement, les salariés sont, aujourd'hui, accusés ouvertement en réunion de comité d'entreprise de coûter trop cher. C'est aux salariés que les directions demandent de faire des efforts. La flexibilité n'a jamais été aussi importante : périodes hautes et basses de travail, chômage technique, mise en congé arbitraire par la fermeture de l'entreprise, emploi à temps partiel non choisi, temps de travail fractionné...

Contrepartie aux aides régionales :

Les contreparties environnementales sont contraignantes et  deviennent de plus en plus prégnante au détriment des contreparties sociales. 

Un comité de pilotage s'est déjà réuni pour réaliser l'actualisation des contreparties sociales, le sujet doit être revu très prochainement.

Les salariés ont besoin avant tout de salaire. Le meilleur moyen de relancer l'emploi est de redonner du pouvoir d'achat aux français.

Au sein des entreprises, il y a des obligations de représentation du personnel, il est du devoir des employeurs de faciliter et de mettre tout en œuvre pour que les élections, que ce soit pour les délégués du personnel et/ou les représentants au comité d'entreprise, s'organisent et se déroulent dans les meilleures conditions.

Un comité de pilotage s'est déjà réuni pour réaliser l'actualisation des contreparties sociales, le sujet doit être revu très prochainement.

Enquête réalisée par l’Institut Harris Interactive du 20 au 26 septembre pour la CGT sur les moyens à mettre en œuvre pour lutter contre le chômage et sur les moyens d’améliorer la situation des salariés.

Enquête réalisée par téléphone du 20 au 25 septembre 2012. Echantillon de 1000 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e)

  • La nécessité d’investir davantage dans la recherche et la formation des salariés (95% d’opinions favorables) 
  •  Le besoin de conditionner les aides accordées aux entreprises à la création d’emplois (91% d’opinions favorables). 
  • l’interdiction des licenciements dans les entreprises qui réalisent des bénéfices recueille 73% d’opinions favorables.

A contrario l’idée qu’il faut flexibiliser les contrats de travail comme le réclame à cor et à cri le patronat est rejetée par 61% des français.

  • 81% pour faire évoluer le financement de la protection sociale en mettant à contribution les revenus du capital,
  • 79% pour donner le droit aux comités d’entreprises de faire suspendre des licenciements afin de permettre l’examen de proposions alternatives, 
  • 64% pour augmenter les cotisations sociales patronales pour les emplois précaires 
  • 62% pour moduler les cotisations sociales en fonction de leur politique en matière d’emploi et de salaires.

Au moment où le patronat exerce un chantage à l’emploi et aux délocalisations pour obtenir plus de flexibilité et un transfert massif de cotisations sociales au détriment des salariés, ce sondage apporte de précieux éléments de réflexion.

Il confirme l’attente des salariés pour que leurs espoirs se traduisent par des décisions, qui sont désormais urgentes, en faveur de l’emploi et du développement industriel.

C'est aussi le rôle de la Région de se préoccuper des salariés qui travaillent dans les entreprises qu'elle aide.

 

Contrats d’avenir : il y a mieux à faire !

" La CGT n’acceptera pas que l’aspiration des jeunes à l’emploi soit le prétexte à rajouter de la précarité à la précarité !"

Communiqué de la Fédération CGT des Services publics

vendredi 12 octobre 2012

La réponse du gouvernement au chômage des jeunes s’est traduite, hier 9 octobre 2012, par le vote des députés en faveur de la création des contrats d’avenir.

La Fédération CGT des Services publics défend l’objectif des créations d’emplois de qualité pour répondre aux besoins économiques et sociaux. Si l’Etat a les moyens de financer ces emplois, il peut aussi bien augmenter la dotation des collectivités territoriales leur permettant de créer des emplois statutaires nécessaires pour assurer le Service public.

Après les emplois aidés, après les emplois jeunes, les contrats d’avenir sont une nouvelle forme d’emploi précaire dans la Fonction publique. Ce choix politique est en totale contradiction avec la loi du 12 mars 2012 pour la résorption de la précarité. Les contrats aidés ont démontré leurs limites concernant l’accès à l’emploi durable. Ce que veut la CGT, pour les jeunes dans la Fonction publique, ce sont des emplois qualifiés, statutaires et des droits salariaux.

Le statut de la Fonction publique permet déjà à ces jeunes sans diplôme l’accès à l’emploi pérenne, à la formation et à l’évolution de carrière. La CGT exige :

- l’application de la loi du 12 mars 2012 avec des titularisations sur l’ensemble des besoins permanents, quels que soient le type de contrat et le motif de recrutement (dont les contrats aidés, horaires de vacation) et la création de postes nécessaires pour toutes les titularisations.

- l’augmentation de la cotisation employeur à 3 % pour la formation professionnelle afin d’accompagner l’évolution de carrière.

La CGT n’acceptera pas que l’aspiration des jeunes à l’emploi soit le prétexte à rajouter de la précarité à la précarité !

La CGT se tiendra à leurs côtés pour défendre leurs droits et leurs intérêts.

 

Mobiliser les banques et la fiscalité pour redresser le pays, relancer la production, l'emploi et la croissance

Aholfin.jpg
Attaquer la finance oui, mais encore faut-il s'en donner les moyens

En finir avec la domination des marchés financiers et mobiliser l'argent pour la relance de l'emploi, des salaires et la croissance économique est un impératif pour mener une politique alternative à celle de Sarkozy et de Merkel.
C'est, sans doute, l'un des enjeux les plus cruciaux pour réussir à gauche. Le PCF et le Front de gauche, en appui sur les mobilisations populaires doivent sur ce point arriver à faire évoluer Hollande. Nous pouvons, sur ce chantier particulièrement, nous inscrire dans une bataille constructive de proposition pour faire gagner en cohérence et en efficacité les dispositions qui seront adoptées afin d'être à la hauteur des attentes populaires et des défis de la crise.
Il s'agit de lever les ambiguïté et les incohérences de Hollande et du gouvernement Ayrault qui hésitent à s'attaquer vraiment à la domination de la finance, au risque de faire capoter le changement.
Posons les termes du débat sur les moyens de financement lesquels conditionnent la possibilité de l'alternative à l'austérité.
Examinons les axes de F. Hollande, leurs insuffisances et l'apport constructif du PCF et du Front de gauche.

1- Les propositions de F. Hollande:
- Une Banque publique d'investissement dotés de fonds régionaux. Alimentée par l'essor des « Livrets A », dont le plafond serait doublé, elle s'appuierait sur les Régions et la prise de contrôle publique d'entreprises pour soutenir les PME et les filières d'avenir;
- Un livret d'épargne -industrie dédié au financement des PME (proposition de la CGT);
- Un redéploiement des aides publiques et des allègements fiscaux vers les entreprises investissant e n France et qui sont offensives à l'exportation, remboursement des aides publiques pour les entreprises qui délocalisent;
- Une fiscalité incitative des entreprises avec augmentation de l'IS pour corriger l'inégalité d'imposition dont souffrent les PME, modulation du taux de l'IS pour encourager l'investissement des profits dans l'activité en France; - Une réforme bancaire pour « mettre les banques au service de l'économie : séparation des activités spéculatives, interdiction d'exercer dans les paradis fiscaux, augmentation de 15% de la taxation des bénéfices des banques...
Cela suffit il pour se dégager des griffes du marchés financiers et relancer la croissance et l'emploi ? Nous pensons que ces propositions ne sont pas à la hauteur et le PCF et le Front de gauche ont dans leur programme des propositions constructives.
2-Proposition du PCF et du FDG : un pôle financier public développant un nouveau crédit:
Nous pouvons, avec nos propositions, articuler l'impulsion publique (crédit, épargne et fiscalité) et, éventuellement, une politique de prises de participations publiques, assortie de nouveaux pouvoirs des salariés pour faire avancer des critères de gestion d'efficacité sociale, au développement voulu de l'investissement réel et du redressement de la production et des filières nationales en France.
Mais, pour réussir, au lieu de développer de nouveaux gâchis de capitaux, il faut un conditionner le crédit aux développement des emplois, des formations et des salaires.
S'agissant des banques, les intentions affichées par Hollande ouvrent une porte, mais révèlent une grande sous-estimation de l'ampleur des transformations à opérer.
Par exemple, il ne dit pas un mot du besoin de recapitalisation des banques françaises chiffré à 9 milliards d'euros. Pourquoi? Entend-il les laisser lever l'argent nécessaire en bourse, sur les marchés financiers? Si oui, alors comment peut-il prétendre les détourner de la spéculation?
Face à cela, nous pouvons faire avancer l'exigence d'une appropriation sociale (cela a commencé avec Dexia re-nationalisée) et de la construction, à partir de la CDC, d'un pôle bancaire et financier public pour une maitrise sociale et démocratique, nationale et régionale du crédit, avec de nouveaux pouvoirs d'intervention et de contrôle des salariés et des usagers. Et ce, dans la perspective d'une nationalisation de l'ensemble du système bancaire ( BNP, Crédit Lyonnais, Société générale, etc...)
F. Hollande fait en partie écho à ces idées qui ont beaucoup progressé depuis dix ans. Cependant, il insiste surtout sur l'appel à l'épargne et n'envisage aucun changement des critères du crédit.
C'est là, une grave illusion : on ne peut compter sur le bon vouloir des banquiers!
Le crédit ne doit pas pouvoir servir à relancer la spéculation : c'est pourquoi il doit être conditionné à des exigences de création d'emplois, de formation, de salaire, d'amélioration de la protection de l'environnement.
Hollande parle de créer une banque publique pour soutenir l'investissement, c'est à dire l'accumulation de capital, mais sans évoquer de conditionnalité pour l'emploi, la formation, le salaires.
Pourtant, il dit souhaiter que le crédit bancaire serve plus à soutenir la croissance réelle et à consolider l'emploi. Mais, il ne suffit pas de le souhaiter pour que ça se réalise, surtout si on encourage les banques à faire appel à la Bourse!
Alors, disons le haut et fort: Il faut un nouveau crédit bancaire pour l'investissement matériel et de recherche des entreprises; son taux d'intérêt doit être d'autant plus abaissé, jusqu'à être nul, voire négatif (avec, donc, une diminution des remboursements), que seraient programmés plus d'emplois et de formations correctement rémunérés.
De même, comment prétendre réorienter le crédit si, comme F. Hollande, on n'évoque à aucun moment de changer le refinancement des banques ordinaires par la BCE?
Si on se contente d'en appeler à une baisse du taux d'intérêt de la BCE, cela peut relancer de plus bel la spéculation. On voit ce que font les banques des 1000 milliards d'euros qui leur ont été prêtés à 1% sur trois ans : elles ont relancé leurs activité spéculatives!
Nous pouvons faire avancer la proposition que le taux d'intérêt de la BCE soit d'autant plus abaissé, jusqu'à 0%, que les crédits bancaires re-financés servent à des investissements programmant plus d'emplois, de formations, de masse salariale, tandis que seraient pénalisés les crédits pour les placements financiers et la spéculation.

 

Vous voulez sauver votre pays ? Vendez-le ?!?

pauvret__dessin.jpgL'ineptie économique, sociale et humaine qui frappe les peuples européens (et les autres), aujourd'hui, trouve sa source en France.

En effet, une réforme de la Banque de France, votée en 1973 sous l’impulsion de Giscard d’Estaing, alors ministre des Finances de Pompidou, interdit au Trésor public d’emprunter directement à la Banque de France à des taux d’intérêt nuls ou très faibles. La Banque de France ne peut donc plus financer par de la création monétaire les déficits publics. Le gouvernement français est dès lors obligé de faire appel aux marchés financiers, c’est-à-dire à des banques privées et ce, aux taux d’intérêt du marché. Il s’agit d’un acte fondateur et destructeur car il inaugure la mainmise des marchés financiers sur les Etats. Cette disposition allait être intégralement reprise lors de la création de la Banque centrale européenne (BCE), puis dans tous les traités européens." C'est pas beau, çà !?

Les marchés, comme on dit, donc les banques, donc les spéculateurs, donc les grandes entreprises, possèdent ainsi nos pays et en exigent les modes de gestion qui leurs semblent les mieux adaptés à leurs rendements ! Pour ce faire, ils tentent de placer des armées d'experts aux manettes, experts qui n'ont de comptes à rendre qu'à eux-mêmes et surtout pas aux citoyens. Cela devrait rassurer les agences de notations, elles-mêmes actionnaires des multinationales, banques et autres prédateurs modernes... Et d'ailleurs, le CAC 40 va bien, merci pour eux !

Les dirigeants politiques (enfin, ce qu'il en reste !), et les grands patrons ont raison, je crois, de s'inquiéter de la montée des Indignés ! Car à trop prendre les gens pour des demeurés, à trop jeter les travailleurs à la rue, à trop jouer avec les nerfs de "la plèbe", un beau jour, le retour de manivelle pourrait être violent et généralisé.

Vous voulez sauver votre pays, vendez-le !

C'est ce que nous dit Aliki Papadomichelaki, membre de Synaspismos, dans son article paru hier dans l'Huma.

Ma patrie, la Grèce, par l’accord nommé «?Mémorandum no 1?», qui rappelle les années de l’occupation allemande, reste dépendante et endettée. Elle reste prisonnière, «?transformée en champ de tir?» (comme le dit bien une chanson grecque). Mon pays est à la merci des usuriers, des puissants de la finance, des banquiers qui exigent le retour de leur emprunt. La Grèce, connue comme le berceau de la démocratie, vient de se soumettre à un gouvernement illégal, dit «?d’unité nationale?».

Cette nouvelle manœuvre politique, commandée par le «?couple?» Merkel-Sarkozy, ignore complètement les exigences d’une démocratie représentative, et donc le recours aux urnes. La tactique de l’élite politico-financière grecque est déjà connue largement par notre peuple?: elle se soumet pleinement aux orientations d’un capitalisme ultranéolibéral qui a conduit le pays à la faillite. Ainsi, la Grèce sera achetée plus facilement par la suite. Le dicton de l’UE est le suivant?: «?Voulez-vous sauver votre pays?? Vendez-le?!?» Cet esprit est d’ailleurs inclus dans l’acte de l’emprunt du 1er mémorandum, qui fut dicté par la troïka, le jour noir du 12?février 2011. Ledit mémorandum n’a pas été encore présenté au Parlement grec pour être adopté, rappelant ainsi les pratiques des régimes coloniaux.

Le nouveau gouvernement aura comme tâche essentielle l’adoption du 2e mémorandum conclu le 26?octobre 2011 à Cannes. Il achèvera le travail du premier?: la décomposition complète des relations de travail – telles qu’elles s’étaient cristallisées au XXe siècle, grâce aux luttes des travailleurs dans le monde. Les élections législatives ne se dérouleront qu’à la fin du moi de février 2012.

Les deux grands partis unis dans la coalition «?d’unité nationale?», ainsi que l’élite économique nationale et européenne, sont très inquiets des luttes actuelles du peuple grec, marquées par des journées de grève générale et des manifestations dans toutes les villes du pays. Dans la seule capitale, ont défilé, durant six heures, un demi-million de gens.

Le chômage atteint 20?%. La jeunesse est sans avenir, en matière de travail mais aussi en termes de perspective d’éducation. La privatisation de l’enseignement supérieur est en marche. Les retraités du secteur public ont vu leurs pensions diminuer de 40?%. Les prix galopent. 140?000 familles sont sans électricité?; elles ne peuvent payer leurs quittances. La Grèce est en train de retourner aux années soixante du siècle passé.

Les sondages donnent aux deux partis du système moins de 40?%, alors que, au sein de la gauche, le pourcentage du PC grec et de Synaspismos – à eux seuls – dépasse les 25?%. Si les formations politiques de la gauche parlementaire et extraparlementaire, qui refusent de se plier aux mémorandums, se mettent d’accord sur un programme électoral minimal, avec comme objectif central la défense des droits sociaux et le redressement économique du pays en faveur de l’intérêt national et social, il sera possible de revendiquer la formation d’un gouvernement. C’est cette perspective que craignent les élites en Grèce et en Europe en court-circuitant les législatives.

La crise mondiale a cassé les relations de travail en Grèce et a détérioré la démocratie représentative. Les peuples portugais, irlandais, espagnol et italien sont sur la «?liste d’attente?». Évidemment, ici, en Grèce, nous sommes conscients que les luttes des travailleurs, les luttes de toute une population fière mais écrasée socialement, ne resteront pas sans fruits. Nous nous battons pour les droits des travailleurs, en espérant donner l’exemple?: ne pas plier les genoux. Nous aspirons aussi à être soutenus par la solidarité de forces du travail dans le monde, par tous ceux et celles épris de justice sociale et de respect de la démocratie.

Le capitalisme est essoufflé. Faisons en sorte que de nouvelles perspectives s’ouvrent graduellement. La participation active et consciente des gens est la condition sine qua non pour des solutions alternatives. Ouvrons les voies, le temps presse.

Aliki Papadomichelaki.

 

Agenda 21 - Développement durable

Intervention Maryvonne Barichard

Session du Conseil régional du 20 octobre 2011

"...Si le développement durable est de la responsabilité de tous, de l'individu à la communauté internationale, il ne faudrait pas au bout du compte que seul l'individu soit visé par la mise en œuvre des économies indispensables pour permettre à tous les êtres humains sur la planète de bénéficier des bienfaits de la modernité..."

"Les deux documents «mise en œuvre de l'agenda 21» et son annexe «tableau de bord des indicateurs de développement durable» sont des outils très techniques mais très intéressants par le balayage transversal des actions de la Région Centre. Il faut saluer le travail de compilation des différentes études réalisé.

La question est de savoir de quoi avons-nous besoin ? Devons nous réduire ces besoins à : se nourrir, se loger, se chauffer ?

Sommes nous en mesure aujourd'hui de répondre à cette question tellement la disparité est grande entre les individus, en Région même, en France, en Europe, mais aussi sur la planète. Ce qui est valable pour les uns doit devenir valable pour les autres. Pour la coalition G8 G20, qui regroupe une trentaine d'organisations : «L’accès de tous aux droits humains fondamentaux et la protection de notre planète passent par un juste partage des richesses, d’autres modes de développement et une gestion démocratique des biens communs»

Quelques petites phrases ou affirmations m'ont fait réagir :

«Finalité : le bien-être des individus », chacun est d'accord avec cette affirmation, mais est-ce que tout le monde donne le même sens à ces mots ?

«L'emploi est également un facteur d'épanouissement de soi» encore faut-il avoir un emploi et quel emploi ?

Espérance de vie à la naissance :

Indicateur insuffisant car la notion d'espérance de vie est liée à la manière dont l'on vit et les conditions de travail qui sont imposées aux individus. Elle est liée aussi aux conditions d'accès à la santé et à la protection sociale.

- La retraite reculée à 62 ans, puis à 67 ans comme préconisé par la Commission européenne

- La souffrance au travail, plus de travail et moins de moyen humain, générant des situations de stress quelque fois tellement insurmontables que les salariés ne trouvent d'issue que dans le suicide

- Les maladies musculo-squelettiques générées par les mouvements répétés. Soumis à la rentabilité maximum, le salarié devient un robot dans la continuité de la machine à laquelle il est rivé.

Toutes ces nouvelles conditions de vie et de travail vont-elles permettre d'assurer la même espérance de vie dans quelques années ?

Répartition des émissions de gaz à effet de serre par secteur d'activité :

chiffres de 2008,

16,6 % seulement en ce qui concerne l'industrie : mais pouvons-nous oublier qu'un grand nombre de nos entreprises de production ont été délocalisées par les groupes financiers dans des pays moins exigeants en ce qui concerne les contraintes environnementales et sociales ? Le problème de l'émission des GES a été déplacé sur la planète mais il demeure le même.

«Ne pas culpabiliser le citoyen », mais que dire des spots publicitaires dans les médias l'incitant à réaliser son bilan carbone personnel ? Je trouve cela choquant.

Est-ce que le salarié est coupable lorsqu'il doit prendre sa voiture pour prendre son poste à 5h00 ou 6h00 du matin alors que les transports publics, lorsqu'ils existent, ne se mettent en route que deux à trois heures plus tard ?

Est-ce que le citoyen est coupable lorsqu'il doit prendre sa voiture pour se rendre au cinéma ou au théâtre dans la ville voisine alors que les transports en communs ne fonctionnent plus au-delà d'une certaine heure ?

Est-ce que le citoyen est coupable, lorsqu'il a la chance d'avoir un logement, de vouloir ne pas y avoir froid, d'y avoir l'eau froide et chaude courante, de pouvoir s'y éclairer ?

Est-ce que le citoyen est coupable d'avoir envie d'utiliser toutes les technologies mises à sa disposition (machine à laver le linge, machine à laver la vaisselle, tous les robots ménagers) lui permettant d'épargner sa santé et de lui donner la possibilité de consacrer du temps à une vie sociale ?

Est-ce que le citoyen est coupable de vouloir utiliser les outils de communications modernes (téléphone, téléviseur, lecteur de CD, lecteur MP3, ordinateur, iphone, internet..) ?



Est-ce lui qui a décidé de donner à toutes ces machines et robots, tous ces outils modernes, une durée de vie réduite, de les rendre irréparables, non démontables ?

Est-ce que le citoyen est coupable de produire tant de déchets ? Entre autre, cartons, papiers, plastiques, sous forme d' emballages et autres blisters que nous vendent les industriels de tout bord.

La production d'électricité :

Les recherches pour développer les énergies renouvelables sont à souligner et à encourager dans une politique de production d'électricité dans un service public mettant tous les citoyens à égalité.

La production de l'énergie nucléaire, après les incidents de Fukushima, a été remise en cause de manière quelque fois très virulente par certains. Elle a même été remise en cause de manière radicale comme en Allemagne qui a fermé quelques unes de ses propres centrales nucléaires, mais qui n'a aucun état d'âme à acheter de l'énergie d'origine nucléaire à la France.

Si le développement durable est de la responsabilité de tous, de l'individu à la communauté internationale, il ne faudrait pas au bout du compte que seul l'individu soit visé par la mise en œuvre des économies indispensables pour permettre à tous les êtres humains sur la planète de bénéficier des bienfaits de la modernité.



Dans sa course au pouvoir et à la domination, dans sa course à l'enrichissement personnel, l'Homme (avec un grand H) est le plus grand prédateur de l'espèce humaine.

Mettons l'Humain au cœur de nos préoccupations, mettons du service public pour la gestion des biens nécessaires à la vie de l'Homme et le raisonnement deviendra différent."

 

Plan d’austérité du gouvernement Fillon - « La saignée sociale va tuer le malade »

Communiqué de Presse de la Fédération PCF d'Indre et Loire

Tours le 7 novembre 2011

"...C'est le début d'un scénario à la grecque et on connaît la fin du film..."

Gel des dépenses de l'État, diminution des prestations sociales et avancée d'un an du passage à 62 ans de l'âge légal de départ en retraite, augmentation de la TVA... Le plan annoncé par François Fillon est une véritable provocation sociale, une accélération fracassante et catastrophique dans l'austérité généralisée.

C'est le début d'un scénario à la grecque et on connaît la fin du film. La saignée sociale n'assainira pas les finances publiques mais tuera le malade. Au terme de cette politique, il n'y aura pas de déficit 0 en 2016, mais bien tout à la fois une catastrophe sociale, une catastrophe économique et une catastrophe pour les finances publiques, subies par les citoyens, en Indre-et-Loire, comme ailleurs.

Le Premier ministre François Fillon vient en fait de confirmer aux institutions financières la soumission du gouvernement français aux plans d'ajustements structurels, qu'avec la BCE, la Commission européenne et le FMI, les marchés imposent à tous les peuples d'Europe, un par un et en les dressant les uns contre les autres. __ Faut-il rappeler à Monsieur Fillon qu'en 1945, c'est la mise en œuvre du programme du Conseil National de la Résistance (CNR) fondée sur une politique de progrès social et de solidarité qui a reconstruit le pays__. Est-ce alors aujourd'hui le retour au ticket de rationnement ?

Reprendre le contrôle public des institutions financières et bancaires, taxer réellement les revenus du capital et la spéculation financière sont aujourd'hui des préalables pour qui veut sortir le pays et l'Europe de la crise.

Le Front de gauche propose de construire une politique de sortie de crise qui s'appuie sur la réévaluation des salaires, le rétablissement du droit à la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous et la relance de l'investissement public.

 

« Fonderies du Poitou » en grèves, les élus du groupe communiste-Front de Gauche du Conseil régional Centre soutiennent les salariés

Lettre du Groupe communiste-Front de Gauche au Conseil régional du Centre

à Monsieur François BONNEAU, Président de la Région Centre

Orléans le 5 octobre 2011

Monsieur le Président,

Depuis maintenant cinq semaines, les salariés de l’entreprise « Fonderies du Poitou » située à Ingrandes-de-Touraine, dans la Vienne, sont en grève. Ils dénoncent la mise en place d’un « plan de compétitivité » annoncé lors du CE de juillet 2011 qui prévoit de diminuer les salaires des travailleurs de 15 à 25%, soit près de trois mois de salaire par an.

« Les Fonderies du Poitou » appartiennent au groupe Montupet, dont un site industriel est situé sur la zone de la Martinière à Diors, près de Châteauroux.

Dans le cadre d’un CAP’ Recherche et Développement Centre, le site de la Martinière a perçu de la Région une subvention de 158.000 € ainsi qu’une subvention également de 158.000 € du FEDER (CPR N° 10.09.29 du 4 novembre 2010).

Sur ce site, Montupet vient de se séparer de son unité roue pour la vendre à l'indien Deltonic qui procède actuellement à un déménagement partiel de l'outil de production. Dans l'immédiat, une centaine de suppression de postes est prévue et nous laisse craindre à plus long terme le risque d'une totale délocalisation de cette unité de production.

Le groupe Montupet est fournisseur à 80% des besoins de Renault. Tous les indicateurs du groupe sont au vert et le site d’Ingrandes, comme celui de Diors, dispose de potentiels humains et techniques lui permettant par exemple de mettre au point de nouvelles productions liées aux exigences environnementales actuelles.

Le groupe Montupet, qui a racheté l'usine en 2009 à un fonds d'investissement allemand, assure vouloir aligner les salaires sur ceux de ses autres usines françaises situées dans l'Indre et dans l'Oise. La mise en concurrence et le chantage à l’emploi sont inacceptables. Cette situation est d’autant plus intolérable lorsque le groupe Montupet a bénéficié d’aides publiques.

Aujourd’hui, nous constatons qu’il est urgent d'améliorer le suivi et l'efficacité des aides publiques accordées aux entreprises. Dès lors, nous vous demandons de réévaluer l'efficacité de ces aides publiques que notre collectivité a versé au groupe Montupet et de renforcer les moyens d'enquête sur leur utilisation. Ainsi, s’il s’avère qu’il y a rupture du lien contractuel, alors notre collectivité est en droit d’exiger le remboursement de cette aide.

Il s’agit d’une exigence morale, de transparence et d’efficacité alors que se multiplient de tels choix téléguidés par des actionnaires cupides.

Dans l’attente d’une réponse favorable, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de nos salutations distinguées.

Marc BRYNHOLE, Président du Groupe Maryvonne BARICHARD, Présidente de la commission Économie et Emploi, Agriculture, Artisanat et Économie solidaire

Michel FRADET, Conseiller régional

 

LES AIDES ÉCONOMIQUES

Intervention Maryvonne Barichard session 23 et 24 juin 2011 :

Un bilan des aides économiques qui est positif et met en évidence l'effet de levier pour les entreprises. Mais..

''Comment parler des aides économiques de la Région sans parler parler du contexte économique national, européen, voir même mondial.

Les groupes financiers du CAC40 influencent, qu'on le veuille ou non, l'état de santé de notre économie locale, soit directement par leurs délocalisations, soit par le biais de leur sous-traitants en fermant le robinet des carnets de commandes.

Comment évoquer les aides économiques sans parler des exonérations consenties par le gouvernement sur les faibles salaires (jusqu'à 1,6 fois le SMIC) dispositif toujours en place qui n'a pas démontrer son efficacité en matière de création d'emploi et sur les heures supplémentaires, dispositif largement utilisé quelque soit l'importance de l'entreprise pour éviter la création d'emploi.

La désindustrialisation enregistrée sur la Région ces dernières décennies pèse lourd dans la balance économique et dans la quantité de chômeurs dénombrés dans nos départements.

Je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée, aujourd'hui pour les salariés de chez MAME ainsi que ceux de GIBERT et CLAREY, ces entreprises œuvrant dans le domaine de l'imprimerie en Indre et Loire. Ils sont dans l'attente d'un repreneur, et de la décision du tribunal de commerce. La situation de ces deux entreprises sont très symboliques des méfaits de la mise en compétition au niveau mondial des salariés dans toutes les activités.

Les aides régionales sont déterminantes pour les entreprises.

Les entreprises aidées, dans le rapport d'activité qui nous a été transmis, ne trouvent pas que les contreparties imposées par la région soient trop contraignantes et n'ont pas été un frein pour elles à s'engager pour déposer leur dossier.

A nous peut-être de revoir ces contreparties de manière à améliorer l'emploi et les conditions de travail :

En ce qui concerne les aides destinées à la recherche et à l'innovation, indispensables, ne peuvent s'entendre qu'avec l'implantation d'emplois industriels pérennes sur le territoire. Les pôles de compétitivité

D'autre part faire en sorte que les contreparties sociales se déclinent en faveur d'augmentation de salaires, et non de distribution de primes ou de participation.

Incitation à la Formation des salariés : Il est dommage de constater que le CAP formation soit si peu sollicité alors qu'il y a beaucoup à faire dans le domaine d' hygiène et sécurité, de l'acquisition de nouvelles qualifications permettant aux salariés d'évoluer dans leur travail, avoir un meilleur salaire, pouvoir éventuellement changer d'emploi, ou même d'acquisitions de connaissances nouvelles leur permettant de mieux dans la vie sociale, de pouvoir s'investir dans des activités de loisirs.

Plus de vigilance et plus de contrôle sur l'égalité H/F, en matière d'accès à l'emploi et sur les salaires. Nous l'avons déjà évoquer en commission et mis en avant la difficulté du contrôle mais à nous de trouver des solutions.

Pour conclure :

Les aides économiques régionales doivent être un investissement au profit des citoyens par le maintien et la création de nouveaux emplois.

Elles doivent être aussi un vecteur pour améliorer le bien-être au travail

''

 

EUROPE ET ÉTIQUETAGE ALIMENTAIRE

Le lobby de l'industrie passe outre l'information des consommateurs et le bien-être des animaux

«C'est une bonne chose pour l'industrie, pas pour les consommateurs» a déclaré Kartika Liotard après le vote d'aujourd'hui (7 juillet 2011) sur la nouvelle législation de l'Union européenne en matière d'étiquetage alimentaire négociée entre le Parlement et le Conseil.

«L'adoption du rapport Sommer signifie que des informations importantes ne vont pas apparaître sur les étiquettes alimentaires et les consommateurs pourraient être induits en erreur. Au lieu d'informations sur les valeurs nutritionnelles pour 100 grammes, les fabricants peuvent désormais utiliser les valeurs par portion pour donner l'impression que leur produit contient moins de calories - pure fraude !

De plus, les gras trans, nocifs pour la santé, ne seront pas étiquetés».   «Aujourd'hui est un mauvais jour pour le bien-être des animaux étant donné que le label d'origine ne sera d'actualité que pour la viande fraîche et pas pour les préparations à base de viande, la viande en tant qu'ingrédient dans une denrée alimentaire, le lait ou les produits laitiers. Ainsi, les animaux vont continuer à être trainés à travers le continent dans de mauvaises conditions.

Également, à l'aube de ce qui aurait dû être le 15ème anniversaire du mouton Dolly (si elle n'était pas décédée d'une maladie pulmonaire et d'arthrite sévère à tout juste six ans), les denrées alimentaires issues d'animaux clonés ne seront toujours pas étiquetées».   En plus de produire une législation faible, les députés ont aussi choisi de garder les consommateurs dans le noir au sujet des méthodes en cours dans les abattoirs, notamment en ce qui concerne l'étourdissement des animaux.

 

nouveaux modes de developpement : J - 16

Quand on est candidat le tempo de la campagne tranche souvent avec l'idée qu'en ont les gens. Cette semaine était cruciale puisque nous devions porter les bulletins de vote et les professions de foi dans le chef lieu de canton. Tout s'est bien passé.

Je souhaite développer ici une idée que j'ai souvent évoquée, les nouveaux modes de développement.


Comment permettre le développement de l'emploi, de la production de richesse dans le respect des hommes et des femmes qui travaillent, qui vivent sur ce territoire et dans le respect des enjeux environnementaux et sociaux de notre époque ?

C'est la problématique à laquelle les pouvoirs publics sont aujourd'hui confrontés.

Je veux donner trois chiffres : 7000, c'est le nombre de salariés sur le canton, 2300 c'est le nombre d'emplois, 700 c'est le nombre de chômeurs de longue durée. C'est dire si la question de l'emploi est importante.

Une première proposition est d'assortir les aides publiques de conditions d'emploi, de pérennisation de ces emplois, et d'accès à la formation professionnelle pour les salariés. Ces aides seraient discutées en toute transparence y compris avec les salariés des entreprises et leurs organisations.

Une seconde est de créer des fonds régionaux pour l'emploi et la formation, pour qu'à l'échelle d'un territoire soient développés des politiques de création et de maintien de l'emploi notamment industriels.

Développer l'emploi sur le canton de Guîtres, c'est agir dans trois domaines :

conforter et prolonger l'existant : dans le domaine viticole et agricole, les petits exploitants ont besoin d'être aidés. Sur le plan technique pour se développer et se moderniser, sur le plan du crédit, l'idée d'un pôle public bancaire permettrait aux pouvoirs publics d'aider ces petits exploitants et leurs successeurs.

Il en est de même pour le commerce et l'artisanat. La droite parle souvent des charges sociales, mais qu'en est-il des frais bancaire et du coût des crédits pour ces travailleurs indépendants ? Les cotisations sociales sont réinjectées dans le bien commun, etat, région, département, commune, intercommunalité, mais les intérêts bancaires partent eux dans les poches des grands groupes.

C'est aussi développer de nouvelles filières comme les services à la personne, il y a d'énormes besoins, les services comme l'accueil petite enfance, mais aussi le tourisme. La politique du département est de privilégier la côte et le vignoble de standing ainsi que Bordeaux. Mais notre canton, à son échelle pourrait développer un tourisme vert, familial et sportif à partir de son patrimoine culturel et architectural et l'Isle. Des projets peuvent voir le jour sur Guîtres notamment.

Enfin, développer l'emploi c'est aussi avoir une politique industrielle. Libourne ne peut plus accueillir d'entreprises faute de place. La proximité de voies de communication, de gare de triage comme Coutras que la technique du wagon isolé pourrait permettre de revitaliser sont des atouts pour l'installation d'entreprises de production, notamment liées à la filière viticole ou laitière, mais aussi dans d'autres domaines de la production.

Développer l'emploi sur notre territoire est pour moi aujourd'hui une priorité. actionner tous les leviers le permettant est l'engagement que je prends assorti d'exigences sociales et environnementales. La crise écologique, la crise sociale et la crise du pétrole appelle déjà l'installation de productions à proximité des bassins de vie. Ce qui est possible à Coutras, Saint Seurin doit l'être aussi sur notre canton à condition que l'on sorte de cette logique mortifère de concurrence entre les territoires.
 

Retraites - Une autre réforme des retraites juste et efficace est possible

les prochains rendez-vous sur Amboise et sur Tours

Amboise : rassemblement à 18h00 lundi 18 octobre place du château, suivi d'une Assemblée générale, à l'appel du collectif de lutte Amboise pour la défense des retraites

Tours :manifestation intersyndicale mardi 19 octobre à 10h00 place de la Liberté

 

Retraites - Manifestation le 23 septembre à Tours

Rendez-vous à 9h45 place de la Liberté

Mouvement à l'appel des organisations syndicales : CGT, CFDT, CFTC, CFECGC, UNSA, SNIUPP, SOLIDAIRES

Lire la lettre ouverte à Monsieur le Président de la République co-signée par les organisations syndicales (voir en annexe)

 

RETRAITES- Rassemblement - 15 septembre 2010, à 18h00, place Jean Jaurès à Tours

Communiqué unitaire du 9 septembre : Amplifions la mobilisation le 15 septembre pour le 23 septembre.

Communiqué unitaire

CGT, CFDT, CFTC, UNSA, FSU, UNEF, UNL

du 9 septembre 2010

Forts de la réussite exceptionnelle de la mobilisation du 7 septembre, nous considérons que les réponses du président de la République et du gouvernement ne sont pas satisfaisantes.

Nous nous engageons dans le renforcement de la mobilisation par différentes initiatives permettant de faire du 23 septembre une grande journée de grèves et de manifestations dans tout le département.

Nous invitons les syndicats et les salariés dans les entreprises et dans les services, à partir de la lettre ouverte des organisations syndicales au gouvernement et aux parlementaires, à débattre des actions à venir.

Nous les invitons à se rassembler avec les jeunes et les retraités le 15 septembre 2010, à 18h00, place Jean Jaurès à Tours afin d’exprimer leur avis sur le projet de loi mis au vote et de préparer la journée d’action du 23 septembre 2010.

Saint-Avertin, le 9 septembre 2010

 

Mardi 7 septembre - Journée nationale d'action pour la défense des retraites

Rassemblement à l'appel unitaire des organisations syndicales

à 9h45 place de la Liberté à Tours

 

Le prix du lait, le prix de la vie.

Pour beaucoup de producteurs laitiers c'est ainsi que se pose la question. J'ai rencontré l'un d'entre-eux.

Il n'a pas participé au mouvement de protestation initié par l'Association des producteurs de lait indépendants (APLI 37) le 29 juin pour exprimer son opposition au projet de Loi de modernisation agricole (LMA), mais il se sent dans le même état d'esprit de colère et de révolte.

Il se sent proche des manifestants laitiers, ils poursuivent les mêmes objectifs :

- La défense de son revenu, fixation du prix du lait à un niveau correct, son souhait est de dégager suffisamment de revenu pour créer un emploi ;

- La défense de la qualité du produit dans l'intérêt du consommateur. (« Les grilles de qualité sont plus lestes (germes, cellules) en Allemagne qu’en France car le lait collecté n’est pas destiné à la même transformation ; « Dans ces conditions, il paraît légitime de rémunérer en conséquence les efforts de qualité réalisés par les éleveurs français », fait remarquer la Fédération Nationale des Producteurs de Lait (FNPL) ». (source :))

- La défense et ré-implantation de structures de proximités : laiteries, abattoirs, coopératives agricoles ;

- Le maintien des producteurs sur leur territoire.

Il se sent pris comme dans un étau, comme « pris en otage par le système » : « Un mois après la collecte de mon lait, je ne sais toujours pas combien la laiterie va me le payer ! ».

Dans une telle situation d'incertitude il est difficile de se projeter dans l'avenir.

Article de Maryvonne Barichard paru dans l'hebdomadaire La Voix du peuple de Touraine du vendredi 9 juillet->

 

Le prix du lait, le prix de la vie. Article de Maryvonne Barichard dans l'hebdomadaire la Voix du peuple de Touraine du 9 juillet 2010

Pour beaucoup de producteurs laitiers c'est ainsi que se pose la question. J'ai rencontré l'un d'entre-eux. Il n'a pas participé au mouvement de protestation initié par l'Association des producteurs de lait indépendants (APLI 37) le 29 juin pour exprimer son opposition au projet de Loi de modernisation agricole (LMA), mais il se sent dans le même état d'esprit de colère et de révolte. Il se sent proche des manifestants laitiers, ils poursuivent les mêmes objectifs : - La défense de son revenu, fixation du prix du lait à un niveau correct, son souhait est de dégager suffisamment de revenu pour créer un emploi ; - La défense de la qualité du produit dans l'intérêt du consommateur. (« Les grilles de qualité sont plus lestes (germes, cellules) en Allemagne qu’en France car le lait collecté n’est pas destiné à la même transformation ; « Dans ces conditions, il paraît légitime de rémunérer en conséquence les efforts de qualité réalisés par les éleveurs français », fait remarquer la Fédération Nationale des Producteurs de Lait (FNPL) ». ([source :|http://www.web-agri.fr/actualite-agricole|)) - La défense et ré-implantation de structures de proximités : laiteries, abattoirs, coopératives agricoles ; - Le maintien des producteurs sur leur territoire. Il se sent pris comme dans un étau, comme « pris en otage par le système » : « Un mois après la collecte de mon lait, je ne sais toujours pas combien la laiterie va me le payer ! ». Dans une telle situation d'incertitude il est difficile de se projeter dans l'avenir.

 

METTRE EN OEUVRE LES VALEURS DU FRONT DE GAUCHE, article paru dans le journal de l'ADECR du mois de Juin 2010

Maryvonne Barichard et Gilles Taupin, lors du rendez-vous citoyen du jeudi 20 mai 2010

J’étais une anonyme dans la foule et subitement je deviens un personnage public.

Désignations, délégations, dossiers, représentations, charges, responsabilités, invitations qui pleuvent de partout, de quoi attraper le tournis.

Dans toute cette agitation, garder les pieds sur terre est essentiel.

Être élue à la région est pour moi un engagement lourd de sens, une grande responsabilité vis à vis de mes concitoyens qui par leurs votes ont permis mon entrée à l’assemblée du Conseil régional du Centre.

Deux volontés m’animent en ce début de mandat : mettre en œuvre les valeurs que le Front de Gauche a porté pendant la campagne et faire vivre la citoyenneté.

Dans un premier temps se familiariser avec le « jargon », car dans toute micro-société, se développe un vocabulaire propre à ses activités et aux relations entre les individus qui la composent, la Région n’échappe pas à la règle. Un jargon composé de sigles, de néologismes, d’anglicismes, qui devient tel, si l’on n’y prend garde, qu’il n’est compris que par ses utilisateurs, et reste hermétique au grand public. Quand on veut faire vivre la citoyenneté, cela peut vite devenir un handicap auquel il faut remédier si l’on veut être entendu par tous.

Dans le domaine de mes responsabilités de présidence de la 5ème commission (économie, emploi, agriculture, artisanat, économie solidaire) :

• Faire en sorte que les mots, les phrases, les intentions deviennent des réalités sur le terrain ;

• Veiller à ce que les aides aux entreprise apportées par la Région aillent bien dans le sens d’une véritable création ou de maintien d’emplois, que ce soit dans les activités industrielles, artisanales ou agricoles ;

• Permettre aux habitants de la Région de travailler et vivre dans la dignité.

Un grand chantier que je n’attaque pas seule. Le groupe communiste-Front de Gauche, dont je suis membre, a pris sa place au sein de la majorité de la région Centre et compte bien y faire entendre sa voix.

Lire la lettre de l'ADECR en pdf

 

Dette publique, dette privée...

Depuis des années et particulièrement ces derniers mois, on nous répète que la dette publique est le pire mal qui puisse affecter l'économie. billets_de_banque.jpgD'où, cette idée sublime de la RGPP. La dette publique est toujours « trop élevée », elle pèse sur les « générations futures ». Ce que l'on ne dit pas, en revanche, c'est que 10% des investissements sont réalisés en France par les collectivités locales, soit 73% des investissements publics : parlez-en aux artisans BTP, ils ont une petite idée sur la question !

Mais, bizarrement, on ne parle jamais de la dette privée (contractée par les ménages et les entreprises). En quoi serait-elle plus supportable pour l'économie ?

C'est ce que l'on peut lire dans cet excellent article sur Eco 89.

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