Le portail des blogs Elunet

Mot clé - écologie

Fil des billets - Fil des commentaires

Notre Dame des Landes : "une fuite en avant du gigantisme et de la compétition entre territoires " !

nddl

Communiqué de la fédération PCF du Morbihan :

La fédération du PCF du Morbihan est partie prenante du collectif d’opposition au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes

Après un examen attentif et contradictoire du dossier, la fédération du PCF 56 considère que ce projet correspond à une fuite en avant du gigantisme et de la compétition entre les territoires. Ce n’est pas cette société que nous voulons.

Plusieurs aspects de ce projet nous interrogent :

- L’arrivée à saturation de l’aéroport Nantes-Atlantique dans les années à venir n’est pas démontrée sauf à considérer que le « low coast » va exploser.

- L’inscription du futur aéroport dans le projet d’une métropole du grand Nantes ne correspond pas à une vision équilibrée de l’aménagement du territoire. Quel avenir est envisagé pour les aéroports de Rennes, Angers, Lorient, Saint-Brieuc, Quimper, Landivisiau, Guipavas ? Quelle articulation avec les autres modes de transports en commun et quelle justification par rapport aux lourds investissements publics engagés pour le réseau ferré « grande vitesse ».

- Face aux nuisances occasionnées par l’actuel aéroport, et au survol trop bas de la ville de Nantes, le projet alternatif de changement d’orientation de la piste n’a pas fait l’objet d’une étude approfondie.

- La suppression de surfaces importante de terres naturelles et agricoles (plus de 1600 ha) aux portes de l’agglomération nantaise n’est pas opportune dans un contexte de disparition des terres agricoles (l’équivalent d’un département chaque année !).

- Le choix d’un partenariat public privé au détriment d’un portage 100 % public signifie que Vinci va enrichir ses actionnaires sur ce projet, notamment grâce aux 7000 places de parking prévues !

Au-delà de ces interrogations, c’est un choix de société qui est posé conciliant le droit aux transports, la complémentarité entre les différents modes de déplacements privilégiant les transports doux, la consolidation de l’industrie aéronautique, le respect de l’environnement, l’aménagement équilibré du territoire.

 

Ayrault le métallo ou le retour du ni-ni

La solution de reprise du site sidérurgique de Florange via une nationalisation temporaire, qui faisait l’objet de discussions avec un repreneur (existe t’il ?) et qui s’inscrivait dans une logique politique de redressement de la sidérurgie, voire plus largement de l’industrie, convenait aux Organisations Syndicales qui voulaient sortir des griffes d’Acelor Mittal. Ce n’est pas la voie choisie.

Les propositions du gouvernement sont loin d’être à la hauteur des attentes exprimées depuis plus de 18 mois par les salariés. Ces derniers doutent, à juste titre, de la parole de Mittal qui promet d’investir 180 millions d’euros sur 5 ans (soit 6 millions de plus par an de ce qui se fait aujourd’hui) pour maintenir le site en état de marche mais sans remise en marche des hauts fourneaux. Une relance de ces derniers a été estimée entre 400 à 500 millions d’euros selon une étude commanditée par le président Hollande. Cherchez l’erreur. A Gandrange, Mittal s’était aussi engagé à investir 330 millions d’euros et le gouvernement de l’époque avait aussi affirmé qu’il veillerait au respect des engagements pris. Aujourd’hui c’est une friche industrielle de plus.

Panneau Acelor MittalIl y a lieu de s’interroger sur la stratégie adoptée, suivie ces derniers jours par le ministre du redressement productif et le gouvernement qui ont soufflé le chaud et le froid. Sommes-nous victimes d’une opération d’enfumage ou a-t-on encore une fois cédé aux sirènes des experts de la libre concurrence et non faussée? Ou alors appliqué la règle d’or pour tirer un trait sur la sidérurgie française ? Le Premier ministre Ayrault dit que le Gouvernement « prendra des participations dans les entreprises stratégiques », et que la nationalisation vise à « sauvegarder les intérêts supérieurs de la Nation » : n’était-ce pas le moment de mettre en accord la parole et les actes. La production d’acier en France appartient à des familles étrangères ou à des fonds d’investissements sur lesquels l’Etat n’a aucune influence. La prise de capital dans les grands groupes pour s’ingérer dans leur gouvernance s’impose donc aujourd’hui afin de relever le challenge du redressement industriel, base de toute relance économique et sociale dont notre pays a besoin. Cette gouvernance doit de plus être renforcée par l’attribution de nouveaux droits aux salariés et à leurs représentants : présence au sein des Conseils d’Administration, renforcement des prérogatives des Comités d’Entreprises , mise en place de comités inter entreprises (mettre autour de la même table les donneurs d’ordres et les sous-traitants), renforcer les droits d’alerte des Comités d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail en matière environnementale. Malheureusement nous y sommes loin. Le pouvoir reste à prendre.

Manif Acelor MittalLa non-nationalisation en contrepartie d’un non-plan social fait que les salariés et la sidérurgie française reste entre les mains de Mittal dont les bénéfices réalisés par le groupe sidérurgique ont été de 2 910 millions de dollars en 2011. Les besoins de matériaux issus de la sidérurgie sont toujours importants. Le Premier ministre Ayrault dit lui que la nationalisation « n’a pas pour objet de régler le manque de débouchés ». L’acier se trouve dans une part non négligeable des biens de consommation et ces besoins existent toujours. S’il y a manque de débouchés c’est parce que la consommation stagne voire régresse, que les salaires sont en berne. L’austérité au nom de la crise financière et de l’euro nous y mène conformément aux engagements européens de la France avec le TSCG. Pourtant il n’y a pas de problème de surcapacité comme le déclare le patron d’Eurofer (association européenne du patronat de la sidérurgie) : « Ne nous trompons pas d’analyse : il ne s’agit pas d’une crise du secteur acier en Europe, notre filière à tous les atouts pour se développer. Elle est simplement temporairement affectée par une baisse conjoncturelle de la demande liée à la crise financière ». Ce n’est donc pas une crise de la sidérurgie qui frappe Florange mais celle de la financiarisation de l’économie et de l’industrie. A cela il est juste d’ajouter que les choix opérés par les pouvoirs publics et le patronat d’abandon de cette filière industrielle depuis des lustres se font durement sentir en terme d’emplois disparus : 20 000 pour le seul secteur de la sidérurgie de 1996 à 2010 ; et la saignée continue avec la fermeture ou la mise à l’arrêt de certains sites. Certes on nous annonce le maintien de l’emploi, mais le travail qui crée la richesse et compte pour le salaire, qui contribue à la vie sociale, qui en parle ? Des emplois pour être au chômage partiel (financé par l’Etat) ou baladé d’un service ou d’un site à un autre, est-ce soutenable ? Il n’y aura pas de plan social mais les effectifs diminuent naturellement par les départs à la retraite et les démissions, ainsi on joue la montre pour in fine arriver à la fermeture des hauts fourneaux. Et qui évoque le maintien de l’emploi de la sous-traitance et de tous ces emplois induits, aux oubliettes me direz vous!

Manif Acelor Tour EiffelDes synergies entre filières industrielles sont à développer avec l’automobile, etc … et pour relever le défi de la nécessaire transition écologique avec l’éolien par exemple. Peut-on parler d’écologie lorsque l’on importe les matériaux nécessaires au développement des énergies renouvelables ? Il n’y a aucun fabriquant français dans l’éolien. La préoccupation environnementale est mise en avant avec la captation et l’enfouissement des émissions de CO² des hauts fourneaux au travers du projet ULCOS. Ce procédé innovant est de nature à améliorer l’efficacité énergétique et la productivité de la filière fonte nous dit-on. Il doit être lancé à Florange puis étendu à Dunkerque et à Fos sur Mer dans une logique de partenariat public/privé. Alors, encore de l’argent pour Mittal, et où sont les contreparties pour l’emploi, les salaires, les conditions de travail et l’environnement ? Les groupes sidérurgiques n’ont pas cessé de passer à la caisse de l’Etat ces dernières années via le crédit d’impôt recherche, les aides au chômage partiel, l’exonération de cotisations sociales, la suppression de la Taxe Professionnelle. Ça suffit !

Dans un poème, en 1933, Jacques Prévert écrit « Et si le chiffre d’affaires vient à baisser, pour que, malgré tout, les bénéfices ne diminuent pas, il suffit d’augmenter la cadence et de baisser les salaires des ouvriers ». Triste réalité d’hier et d’aujourd’hui.

 

Pollution : les mesures antisociales de Delanoë

AAIBROS.jpg
Le président du groupe PCF-PG au Conseil de Paris Ian Brossat juge les mesures nouvelles que le maire de Paris, Bertrand Delanoë, s'apprête à présenter pour accélérer la lutte contre la pollution dans la capitale sont "anti-sociales".
Ian Brossat affirme que si "les élus PCF/PG sont favorables à la réduction de la place de la voiture à Paris, elle ne peut se faire n'importe comment, à n'importe quelles conditions".
"Les propriétaires de vieux véhicules, scooters ou voitures, sont souvent issus de milieux populaires.
Les interdire sans prime substantielle à l'achat d'un véhicule neuf, c'est une mesure anti-sociale" poursuit l'élu dans un communiqué.
Veut on comme à Londres, réserver le cœur de la capitale aux friqués et à ceux qui ont les moyens d'acheter les modèles derniers cris moins polluants ?

Lors du prochain Conseil de Paris, Bertrand Delanoë annoncera une série de mesures visant à lutter contre la pollution. Il est notamment question d'interdire la circulation des véhicules de plus de 17 ans.
Les scooters achetés avant 2004 pourraient également être frappés par l’interdiction. "Pour l'instant, la Ville de Paris prévoit un accompagnement social dont la nature n'est pas précisée" poursuit Ian Brossat.
"Par ailleurs, toute réduction de la place de la voiture doit aller de pair avec une amélioration substantielle des transports en commun en termes d'offre comme en termes de tarifs.
Faute de cela, c'est le droit à la mobilité qui est remis en cause" conclut le président du groupe PCF-PG au Conseil de Paris.
Le maire de Paris croit il que les salariés prennent leur voiture par plaisir pour se rendre à leur travail ? La plupart sont contraint à utiliser leur véhicule faute de transports en commun adéquate.
Croit il que c'est pour se faire plaisir que beaucoup de gens modestes roulent dans des véhicules agés ? Diminuer la pollution dans la capitale est, certes, nécessaire.
Mais pas en recourant à des mesures inéquitables et discriminatoires.
Il en va de même des péages urbains : les salariès seront pénalisés et la circulation se reportera sur la banlieue. Interdire la capitale aux véhicules les plus anciens serait également contraire à l'équité, les propriétaires de ces véhicules appartenant aux catégories sociales les plus défavorisées.
Un plan antipollution ne peut être un plan anti-social, qui pénalise les plus modestes.
Delanoë ferait mieux de dénoncer l'austérité qui plombe les services publics et en particulier le développement des transports en commun, d'inscrire le dédoublement de la ligne 13 et d'être derrière les salariés exigeant la hausse des salaires.
Ne faut il pas remettre à plat les priorités du volet transport du Grand Paris, concocté par Sarkozy pour satisfaire la Finance, afin de redonner la priorité aux déplacements des banlieusards ?

 

Voeu Rio+20 : retour sur notre position - par Nora Saint-Gal

Je voudrai éclaircir quelques points sur le vote de notre groupe à propos du vœu sur le sommet Rio+20 lors du dernier Conseil municipal, bien évidemment nous avons voté pour nous nous sommes même associé à sa présentation.

la_nature_pas_de_prix.jpgNotre conception de la société et l’action politique que nous menons est emprunte de cette idée que la nature n’a pas de prix et ne doit pas en avoir. Chaque pas dans cette direction recevra toujours notre appui le plus déterminé. Cette logique, est constitutive de notre engagement, c’est la suite logique et nécessaire de l’Humain d’abord qui implique, une soutenabilité écologique.

Nous ne sommes pas dupes pour autant de la direction que prend ce sommet et c’est pourquoi nous demeurerons vigilants.

Maintenant si nous entrons dans le cœur de ce sommet plusieurs éléments doivent être soulevé, comme l’important recul qu’il risque de constituer au regard des objectifs retenus en 1992 lors du précédent sommet sur cette question.

Des points forts, essentiels, se trouvent affadis ou sont mêmes absents des discussions à commencer par la notion de développement soutenable qui se trouve coupé de sa substance, dans les textes préparatoires.

Dans la préparation officielle de Rio+20, nature et écologie sont considérées comme des ressources et non comme des beins communs de l’humanité, ce qui exclu la possibilité de partage pourtant essentielle dans un monde aux ressources épuisables.

Loin de moi l’idée d’idéaliser Rio 92, issu d’un compromis entre intérêts fondamentalement divergents dont la déclaration final était une véritable allégeance à la concurrence libre et non faussé (principe 12 et 16).

Malgré cela, ce compromis constituait un pas en avant sur le plan international -du moins sur le papier- en faveur du développement humain soutenable. Pas en avant dont nous mettons en place, en ce moment même, l’un des volets d’une importance majeur le lancement d’Agendas 21 du local au mondial. Bien évidemment, ce travail entre en résonnance avec celui mené par nos collègues Sokona Niakhaté et Hervé Poirrier sur les Objectif du millénaire pour le développement notamment à travers les actions de coopération décentralisé qui sont mises en place avec les territoires avec lesquels nous sommes jumelés.

Ce qui nous permettra à terme de populariser les enjeux du développement humain soutenable à l’échelle de notre commune, travail déjà entamé, et à valoriser les politiques correspondantes que nous tâchons de mettre en place depuis le début de cette mandature et que nous avons développé dans les précédentes.

C’est aussi dans ce sommet qu’est apparu le besoin de normes environnementales contraignantes et le principe de pollueur/payeur. Cette notion, tant dénaturée par le monde de la finance qui a instauré avec la complicité scandaleuse des Etats le marché du droit à polluer. Et, tant dénaturée dans notre pays par la droite qui était au pouvoir, qui en a fait un élément de punition sociale en le transformant à travers ces différents Grenelles oubliant que le principal pollueur en France ce ne sont pas les classes populaires et moyennes mais bien les grandes entreprises.

Mon espoir, notre espoir est qu’en vingt ans, la prise de conscience des citoyens, des syndicats, de la société civile dans son ensemble, de la gravité des enjeux et de l’existence de solutions a progressé. C’est un fait majeur que cette implication citoyenne. Et c’est la raison pour laquelle, malgré le pessimisme que la situation peut nous suggérer, ce fameux pessimisme de l’intelligence dont nous parlait le philosophe italien Gramsci, que nous pouvons démontrer l’optimisme de la volonté.

 

La planification écologique

Planification ecologique

Nous le savons désormais, la catastrophe écologique remet en cause potentiellement les conditions mêmes de la vie humaine sur Terre. Or le réchauffement climatique, la destruction de la biodiversité, l’épuisement rapide des ressources naturelles ne sont pas des catastrophes d’origine naturelle, mais le résultat des logiques capitalistes du profit maximal à court terme. Face à la tyrannie du productivisme, nous proposons la planification écologique comme moyen de redéfinir nos modes de production, de consommation et d’échange en fonction de l’intérêt général de l’humanité et de l’impact de l’activité économique sur l’écosystème. Elle permettra de préciser les orientations et les investissements publics nécessaires pour enclencher une transition écologique et promouvoir un développement humain durable créateur d’emplois et facteur d’égalité sociale. Elle s’appuiera sur un plan écologique débattu et voté au Parlement, assorti d’une loi de programmation financière.

Agir tout de suite

– Moratoire sur toutes les politiques de déréglementation de l’énergie, abrogation de la loi NOME – Mise en place d’un plan de transition écologique réintroduisant la maîtrise publique de l’énergie et promouvant des investissements publics conditionnés à des critères écologiques, sociaux et démocratiques – Mise en place d’un plan de financement pour la sobriété et l’efficacité énergétiques et pour la diversification des sources d’énergie

Agir pour un changement durable

Maîtrise publique de la gestion de l’eau et de l’assainissement

 

L'irréalisme des anti nucléaires

abasnucleaire.jpg
Sauvons le Climat avait soigneusement analysé le scénario Négawatt dans sa version 2006 (...) « Comparaison des scénarios Negawatt et Negatep »).
C’est avec intérêt que Sauvons le Climat attendait « les profondes améliorations » annoncées par l’Association Négawatt et révélées le 29 septembre 2011.
Hélas, si comme pour les éditions précédentes nous partageons quelques avis sur l’importance de la sobriété énergétique, nous constatons notre désaccord total sur la faisabilité des réductions de consommation retenues, sur la possibilité de faire face à l’intermittence de l’éolien et du photovoltaïque et sur le rôle primordial dévolu au méthane.
Le scénario Négawatt, par une approche dite « sobriété et efficacité » prétend diviser par deux la consommation finale d’énergie.
Compte tenu de l’accroissement de la population, chaque Français devrait ainsi réduire sa consommation de 60 %. Les réductions de consommation escomptées aussi bien dans les logements que dans les transports sont techniquement et financièrement totalement irréalistes.

Certaines des mesures préconisées vont sans doute dans le bon sens, mais poussées à l’extrême elles se traduiraient par un ensemble d’interdits qui ne peuvent qu’inquiéter : interdit d’augmenter les surfaces des logements, alors que les tendances actuelles sont dues en grande partie à la multiplication des familles monoparentales et au vieillissement de la population ; interdits sur l’alimentation ; interdits sur l’habitat individuel, etc.
Les difficultés engendrées par les très fortes variations de la puissance fournie par les éoliennes et le solaire – pudiquement rebaptisées « fluctuations » - sont très largement sous-estimées ; et la solution proposée, consistant à utiliser les pics de production pour produire de l’hydrogène par électrolyse, est elle aussi irréaliste.
L’appel massif au méthane, de préférence aux biocarburants pour la mobilité et à l’électricité pour les usages fixes, repose sur des données biaisées, notamment sur les rendements des opérations, dont celles liées à la méthanation (production d’hydrogène, collecte du gaz carbonique, transformation en méthane et stockage de ces gaz).
Ceci conduit à s’interroger sur les conséquences d’un échec plus que probable de la démarche proposée : le gaz naturel, en remplacement du méthane synthétique, serait alors la seule voie possible avec, en contre partie, une dépendance accrue vis-à-vis des pays producteurs et, encore plus grave, une augmentation des rejets de CO2.
Il faut enfin noter que de façon générale toute considération financière est omise de l’analyse Négawatt. Une utopie dont le surcoût par rapport à une politique telle que préconisée par notre scénario Négatep serait de l’ordre de 1 000 milliards €, soit plus de 25 milliard €/an ; mais ceci ne doit pas nous surprendre, quand nous voyons déjà se dessiner les surcoûts de l’éolien et du solaire photovoltaïque, pour répondre aux seuls objectifs du Grenelle de l’environnement.
Qu’attendre d’un tel scénario, qui fourmille d’approximations et d’inexactitudes: un futur qui,contrairement à ce qui est affirmé, reposera massivement sur l’usage du gaz naturel et une dépendance énergétique, un coût élevé de l’énergie, une compétitivité économique de la France sacrifiée et, plus singulièrement encore, un échec de la lutte contre le changement climatique.

 

Droit à l'Energie : Ce que la Gauche devrait faire

droitenergiemain.jpg
Le Parti Communiste Français propose de revenir sur la majorité des dispositions mises en œuvre ces dernières années par la Droite car elles sont injustes, malhonnêtes et dangereuses. Il soutient l’idée d’un Pôle public de l’Energie organisé autour d’EDF et GDF Suez nationalisé et démocratisé. Pour répondre à l’urgence sociale, le PCF propose de bannir la privation ou la restriction d’énergie pour cause de précarité. A l’image du droit opposable au logement, il faut considérer l’accès à l’Eau, à l’Alimentation et à l’Energie comme un droit imprescriptible.
Pour 2012, le PCF propose aux citoyens de débattre et d’élaborer un programme partagé pour battre la droite et l’extrême droite et construire une politique de gauche pour sortir la France de la crise.
André Chassaigne est le meilleur choix pour mobiliser autour de ces objectifs à la Présidentielle. Chacun peut en effet constater que le programme partagé n'est pas mis en avant par JL Mélenchon dans ses interventions: ce dernier préfère s'appuyer sur les 5 points, tout à fait insuffisants, de son livre (Qu'ils s'en aillent tous!) qui ne font qu'aménager le système...


En 2005, Au service du Capital et des actionnaires, Sarkozy, alors ministre de l’Economie, a transformé les entreprises de service public EDF-GDF en société anonyme (SA) et ouvert leur capital. Bien qu’ayant juré 2 ans auparavant qu’il ne privatiserait jamais EDF-GDF, le président Sarkozy a privatisé, dès son arrivé au pouvoir, GDF à hauteur de 65 % du capital et autorisé la fusion avec Suez.
L’ouverture à la concurrence et le passage en société anonyme ( SA) devaient favoriser la baisse des prix et les investissements. Arguments fallacieux, ni l’un ni l’autre ne se sont vérifiés, bien au contraire.
Avant 2010, les tarifs domestiques et industriels étaient les plus bas d’Europe. Aujourd’hui, les politiques tarifaires visent à combler « le retard » avec les sociétés privées européennes, non pour accroitre les investissements qui demeurent très insuffisants, ni pour rémunérer mieux les salariés qui enregistrent chaque année une baisse de leur pouvoir d’achat, mais seulement pour offrir des dividendes toujours plus élevés aux actionnaires.
Les luttes dès maintenant et les élections législatives et présidentielle de 2012 permettent de sanctionner cette politique calamiteuse et d'exiger une autre politique permettant d'assurer à tous le droit à l’énergie.

Pour électricité et le Gaz, le PCF propose :



1. Plafonner à 5 % des revenus disponibles le coût d’une consommation estimée en fonction du nombre de personnes. La différence étant prise en charge par une ou plusieurs des nombreuses taxes existantes réorientées à cet effet et non augmentées.
2. Facturer uniquement au coût de fabrication et de distribution, hors taxes et profits, soit une baisse d’environ 50 %, pour les personnes dont les revenus se situent entre le plafond CMU et le SMIC (pour 1personne) ; avec réintroduction progressive de certaines taxes jusqu’à 2 fois le SMIC (pour 1 personne).
3. Décrocher l’évolution du tarif Gaz des cours du pétrole ; limiter les fluctuations annuelles à un maximum de 3 % en tenant compte des conditions climatiques.
4. Créer dans chaque département un comité d’usagers du service public de l’Energie ayant compétences, en cas de problèmes, de saisine des autorités sur toutes questions relatives à la sécurité, à la qualité et à l’accessibilité de l’Electricité et du Gaz.
5. Permettre aux usagers de comprendre et de maitriser leurs consommations avec le « compteur communiquant Electricité » ; en aucun cas, il ne doit être utilisé pour interrompre à distance la fourniture d’énergie.
6. Abroger le loi NOME. Développer, diversifier et moderniser le parc de production qui est un patrimoine industriel national ; il ne doit pas être privatisé, ni cédé aux intérêts privés et financiers.
7. Exiger un débat public sur la politique énergétique à long terme.
8. Supprimer l’obligation d’achat par EDF (par conséquent ses abonnés ) de l’électricité des producteurs privés.
9. Maintenir et améliorer le tarif règlementé dans le cadre de la mission de service public qui assure conjointement l’obligation de fourniture, l’égalité de traitement, la sécurité et la vente au coût de revient (ce dernier comprenant bien évidemment toutes les charges utiles à la recherche, à l’investissement et à l’entretien).
10. Assurer la sécurité des personnes, des salariés et des biens en affectant les moyens nécessaires à l’investissement, l’entretien et le contrôle des installations.

 

JAPON: la solidarité n'exclut pas le questionnement sur les risques du nucléaire !

chooz 003 La catastrophe épouvantable qui frappe le Japon , exige d'abord une solidarité internationale sans faille . Comment un pays aussi développé que le Japon ,aussi aguerri aux problèmes sismiques , a-t-il-pu s'exposer à une pollution nucléaire sans précédent ? autrement dit, ce tsunami relance le questionnement sur le niveau de risque inhérent à la production d'énergie par fission de l'atome !
Un examen sérieux des risques et des atouts de l'énergie nucléaire n'oppose pas des antinucléaires qui seraient adeptes du retour à la chandelle , à des pro-nucléaires prêts à irradier la planète pour satisfaire leurs manies productivistes ! UN VASTE DEBAT PUBLIC ET TRANSPARENT DOIT S'ENGAGER AUTOUR DE L'UTILISATION DU NUCLEAIRE , à commencer dans les régions où sont implantées les usines ,comme à CHOOZ , dans les ARDENNES !
Ces dernières années , la centrale nucléaire de Chooz a connu plusieurs incidents ( voir par exemple mon billet du 27/08/2008!!) , et les syndicats CGT ont exigé plus de transparence et plus de formation pour faire face aux problèmes . UN AUDIT PUBLIC SUR LE BON ETAT DES CENTRALES DOIT REMPLACER L'OPACITE HISTORIQUE DES INFORMATIONS DIVULGUEES AUX POPULATIONS par EDF.
Ce soir , à Charleville-Mézières (08) , à l'appel de Attac et de EE-les verts, une cinquantaine de citoyens se sont réunis place Ducale et ont observé une minute de silence pour les milliers de morts japonais : ils ont demandé un référendum sur l'avenir du nucléaire en France .
De son côté, le PCF A FORMULE DES EXIGENCES DE TRANSPARENCE COMPLETE et une audition par le Parlement des autorités de sureté nucléaire : plus que jamais , il est nécessaire que la filière nucléaire reste dans le DOMAINE PUBLIC POUR GARANTIR LA SECURITE DE SON UTILISATION .
Pour l'avenir , un vaste débat citoyen est nécessaire pour définir ensemble les différentes sources d'énergie dont l'humanité a besoin pour satisfaire L'INTERET GENERAL et non pas les marchés financiers .

 

Cuba : Fidèle ... aux principes du développement durable !

cubasienfant.jpg
Au forum du Front de Gauche consacré aux enjeux écologiques, Maxime Vivas a prononcé une intervention consacrée à la récente étude de WWF, l'OGN au célèbre panda, montrant que si l'on prend en compte les indices de développement durable, Cuba est sur la plus haute marche du podium.
Voici des extraits de cette intervention.
Si l’Europe a renoncé d’emblée à devenir un pôle capable de rompre l’unipolarité du monde, si elle se contente de se poser en clone des USA, d’où peut venir un contrepoids ?
Probablement d’Amérique latine où des pays ont une même histoire, la colonisation européenne, les invasions états-uniennes, les dictatures militaires, les dictatures civiles, les droites et les gauches qui se ressemblent et qui se passent le relais.

Ces pays ont ainsi balayé l’éventail des expériences politiques.
Le socialisme du XXI siècle va se bâtir, il se bâtit chez eux, malgré leur proximité avec la plus formidables puissance militaire, économique, financière, technologique, médiatique que la terre ait jamais connue (Un président mexicain disait : « Pauvre Mexique si loin de Dieu et si près de l’Amérique ! »).
Plusieurs de ces pays récupèrent leurs richesses naturelles au service du peuple, le gaz, l’eau, le pétrole, développent des politiques nationales soucieuse des intérêts de leur peuple et de l’avenir de la planète.
La plus importante organisation écologique du monde, WWF (vous savez, celle dont le logo est un Panda) a réalisé en 2006, une étude sur les pays qui souscrivent aux conditions pour un développement durable.
Son rapport indique que si les choses continuent ainsi, en 2050, l’humanité consommera les ressources et l’énergie de deux planètes Terre.
Le rapport met sur la liste noire les Émirats Arabes Unis, les États-Unis, la Finlande, le Canada, le Koweït, l’Australie, l’Estonie, la Suède, la Nouvelle Zélande et la Norvège, des pays à forte consommation d’énergie.
Les pays pauvres ont moins d’impact sur la nature, mais à mesure qu’ils se développent certains dépassent la mesure. C’est le cas de l’Inde et de la Chine.
WWF a élaboré un graphique avec deux variables : l’indice de développement humain (établi par l’ONU : niveau d’alphabétisation, espérance de vie, etc.) et ce que l’on appelle l’« empreinte écologique », indiquant l’énergie et les ressources per capita consommées dans chaque pays.
Aucun pays riche, mais également aucun pays pauvre n’a un type de développement qui remplit concomitamment ces deux critères indispensables de durabilité. Aucun, sauf un.
Je vais agacer le dessinateur Plantu et pas que lui, peut-être : ce pays est Cuba.
« Cela ne veut pas dire que Cuba soit un pays parfait, mais que c’est le seul à remplir les conditions », précise l’un des auteurs de la recherche de WWF.
Ce qu’a mesuré WWF, pourquoi ni nos médias ni nos politiciens estampillés écolos ne nous en parlent-ils pas ? Pourquoi ne vont-ils pas y voir ? Compte-tenu de l’enjeu planétaire, ne devraient-ils pas prendre le risque de froisser l’Empire, le FMI, l’OMC, la Banque mondiale, notre opinion publique ?
Élargissons le propos à toute l’Amérique latine.
L’Europe est un conglomérat de pays rivaux où se pratiquent les délocalisations, le dumping social à l’intérieur de ses frontières. C’est une foire d’empoigne, les sommets sont des bras de fer nationalistes, les structures administratives sont des bureaucraties amoureuses du FMI.
L’Amérique latine a créé le Mercosur (le marché commun du sud) et l’Alba (Alliance Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique), des organismes qui concernent plusieurs centaines de millions d’habitants, et qui regroupent, à eux deux une quinzaine de pays membres ou associés.
Au sommet du Mercosur de décembre 2010 au Brésil, Cristina Kirchner, la présidente de l’Argentine a déclaré : « Nous devons être intelligents pour ne pas tomber dans le piège des divisions et des affrontements entre pays de la région selon la vielle formule : diviser pour mieux régner, qui doit être supplantée par unir et gouverner »
Le Bolivien Evo Morales (premier président indigène en Amérique latine) dit que si un fonctionnaire du FMI atterrit à La Paz, il devra aussitôt remonter dans l’avion.
Le président Hugo Chavez a annoncé hier (mercredi) aux dirigeants d’une grande banque vénézuélienne, que si elle persiste à enfreindre la loi en refusant d’accorder des prêts immobiliers à des mal-logés, elle sera nationalisée.
Le président équatorien Rafael Correa est disposé « à ne pas exploiter 920 millions de barils de pétrole afin d’éviter l’émission de près de 111 millions de tonnes de carbone dues à la combustion de matières fossiles. »
Est-ce que l’Union européenne, si elle ne montre pas la voie, va, au moins, suivre et encourager ?
Il faudrait que nous soyons, pour le croire, ce que mon ami Aurélien Bernier appelle dans le titre d’un de ses livres « des écologistes benêts ».
Écoutons Karl Marx : « Le Capital a horreur de l’absence de profit. Quand il flaire un bénéfice raisonnable, le Capital devient hardi. A 20%, il devient enthousiaste. A 50%, il est téméraire ; à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines et à 300%, il ne recule devant aucun crime. »....

 

NEIGE : les Ardennes souffrent de la casse des services publics !

                               Certes, nous connaissons des conditions climatiques exceptionnelles : de mémoire d'ardennais , on a rarement vu de telles quantités de neige tomber en si peu de temps ! Pour autant , est-il normal qu'un pays moderne comme le nôtre soit paralysé par quelques dizaines de centimètres de neige ???
Tous les syndicats de l'Equipement avaient mis en garde la société contre les réductions massives d'effectifs : on voit bien le résultat de cette politique de soi-disantes économies ....les routes ne peuvent plus être déneigées avant plusieurs jours, les bus scolaires s'enlisent et les lignes électriques coupées deviennent inaccessibles malgré le dévouement des agents ERDF !
Les élus des Ardennes profondes ont "parfois l'impression d'être en prison" : le conseil général leur avait interdit par manque d'argent ( sic!!) de faire appel aux moyens" locaux" pour dégager les routes !!
Cerise sur le gâteau , la droite UMP qui nous gouverne vient -dans le budget 2011 , de REDUIRE ENCORE PLUS LES MOYENS FINANCIERS DE METEO FRANCE ! on marche sur la tête ....et nos 4 casseurs ardennais des services publics ( Mme Poletti, Mrs Warsmann, Huré et Laménie) ont bien sûr voté au Parlement ces mesures de restriction budgétaire !!! ....une raison de plus pour aller s'inscrire vite fait ( avant le 31/12) sur les listes électorales pour voter massivement à Gauche lors des prochaines échéances !!

 

NEIGE : les Ardennes souffrent de la casse des services publics !

                               Certes, nous connaissons des conditions climatiques exceptionnelles : de mémoire d'ardennais , on a rarement vu de telles quantités de neige tomber en si peu de temps ! Pour autant , est-il normal qu'un pays moderne comme le nôtre soit paralysé par quelques dizaines de centimètres de neige ???
Tous les syndicats de l'Equipement avaient mis en garde la société contre les réductions massives d'effectifs : on voit bien le résultat de cette politique de soi-disantes économies ....les routes ne peuvent plus être déneigées avant plusieurs jours, les bus scolaires s'enlisent et les lignes électriques coupées deviennent inaccessibles malgré le dévouement des agents ERDF !
Les élus des Ardennes profondes ont "parfois l'impression d'être en prison" : le conseil général leur avait interdit par manque d'argent ( sic!!) de faire appel aux moyens" locaux" pour dégager les routes !!
Cerise sur le gâteau , la droite UMP qui nous gouverne vient -dans le budget 2011 , de REDUIRE ENCORE PLUS LES MOYENS FINANCIERS DE METEO FRANCE ! on marche sur la tête ....et nos 4 casseurs ardennais des services publics ( Mme Poletti, Mrs Warsmann, Huré et Laménie) ont bien sûr voté au Parlement ces mesures de restriction budgétaire !!! ....une raison de plus pour aller s'inscrire vite fait ( avant le 31/12) sur les listes électorales pour voter massivement à Gauche lors des prochaines échéances !!

 

RIMBAUD 2010 : une saison en enfer !

                                                              Plus de 30 centimètres sont tombés sur les Ardennes : nous n'avions pas connu de telles précipitations depuis des décennies ! " J'ai assis la beauté sur mes genoux "...écrivait Rimbaud ! Certes, les paysages sont magnifiques ...mais la facture énergétique va aussi être lourde pour de nombreuses familles , d'autant plus que l'éléctricité augmente encore début janvier !
Les rigueurs de cet hiver précoce demandent un développement de la solidarité républicaine envers les plus démunis : les coupes massives du gouvernement dans les effectifs des services publics permettront-elles de faire face aux nombreuses situations de détresse ?
CHANGER LA VIE , reste d'une actualité vivante !

 

La grande misère budgétaire de l’écologie libérale

Lu sur le blog d’André Chassaigne, député et conseiller régional

"Les ministres en charge de l’écologie peuvent bien changer, les budgets qui lui sont consacrés, eux, restent.
Ainsi l’examen des propositions budgétaires du ministère de l’Ecologie pour 2011 est limpide : tous les programmes de la mission connaissent des baisses de crédits substantielles. Avec 611 millions d’euros de moins pour 2011 par rapport à 2010 ce gouvernement fait plus qu’enterrer, comme je l’entends dire dans la presse, les promesses du Grenelle. Il affiche son renoncement à porter une politique environnementale pour l’avenir. Il capitule sans combattre face aux exigences des marchés, c’est à dire face aux actionnaires, aux puissants, à la poignée de riches qui sont à l’origine des désastres environnementaux planétaires.
Comment ce gouvernement s’y prend -il pour accomplir sa mission d’agent servile de l’écologie libérale ?
Il opère d’abord des coupes budgétaires massives dans toutes les dépenses de fonctionnement des services et des « opérateurs » liés au Ministère de l’écologie. Pour cette année, les dépenses de personnel sont amputées de 62 millions d’euros, tandis que les dépenses de fonctionnement sont tout bonnement divisées par deux, passant de 2,6 milliards en 2010 à 1,3 milliards pour 2011. Le schéma d’emploi du ministère relève une diminution de 1287 équivalent temps plein en 2011, après les 2700 suppressions de 2009 et 2010. Le gouvernement prive ainsi l’Etat de tous ses moyens d’action. Il regroupe les directions et les services. Il taille dans l’emploi. Il dilapide les compétences de ses agents sur les territoires. Il affaiblit toutes les capacités d’intervention et de contrôle sur les acteurs économiques pour porter les politiques publiques environnementales.
Cette année, le ministre, plus que jamais aux ordres de l’Elysée, opère un plan d’ajustement structurel du Ministère de l’Ecologie qui est un véritable modèle du genre. Le rythme de suppressions d’emploi et de coupes budgétaires dépasse le rythme d’érosion de la biodiversité mondiale. Triste record ! "

voir l'intégralité de l'intervention

 

Pour une terre Commune

pouruneterrecommune.jpeg

J'ai lu le livre d'André Chassaigne intitulé "Pour une terre commune"

Il aborde les questions environnementales avec l'oeil, la plume, et l'esprit d'un élu communiste les pieds dans son territoire mais aussi ancrés dans le monde d'aujourd'hui tel qu'il existe. C'est, à ma connaissance, le premier livre politique qui parle d'écologie en dépassant les deux précédentes périodes de cette "sensibilité politique" qui traverse aujourd'hui l'ensemble des partis.

La première période fut celle des "messagers de l'apocalypse". hommes et femmes porteurs d'un message fort et juste mais au coeur d'une société qui ne les entendait pas, ont été conduits à parler plus fort, quitte à exagérer la réalité.

La seconde est celle des gens de la société civile qui font de l'écologie comme on faisait de l'humanitaire dans les années 80. On dénonce, à juste titre, on montre, on pointe et on discute de solutions pour surtout ne rien changer des grands intérêts des puissants de ce monde. C'est le cas de Nicolas Hulot, de Yann Arthus Bertrand..

dd.jpeg Aujourd'hui une réalité nous saute aux yeux alors que Zola l'avait écrit il y a plus d'un siècle : "La science n'a pas fait la promesse du bonheur, mais celle de la vérité. La question est de savoir si l'on peut faire du bonheur avec la vérité"

En éternel optimiste, utopiste, naïf, mais il faut, je le crois fermement, l'être en politique, je crois que de la vérité peut jaillir le bonheur. De la science nait le progrès scientifique, l'élévation potentielle du niveau de vie, l'allongement de la vie, la compréhension des grands équilibres de ce monde, que ce soit l'économie, l'humanité dans son entier, ou la planète "pachamama", la terre mère comme la nommaient les incas.

Or aujourd'hui, au delà des constats, force est de constater justement que les logiques économiques produisent les déséquilibres environnementaux sur l'ensemble du globe. C'est le cas de la PAC, des politiques énergétiques, de la grande distribution, des transports.

vigne.jpeg

C'est le cas dans notre département de la question du grand contournement, de la nécessité de favoriser les filières courtes dans la distribution, d'une politique du frêt ferroviaire, d'un schéma départemental et d'un réseau public de transports en commun dans tout le département, s'appuyant sur ce qui existe, du développement des filières bio dans tous les domaines tout en regardant les pratiques réelles que cela produit.

C'est le cas dans les cantons ruraux pour des politiques du logement, respectueuses des besoins, de la nécessité de densifier et de préserver les terres agricoles : tous les 6 ans disparait l'équivalent d'un département en France consacré à l'agriculture.

C'est le cas de la nécessité de réorienter la Politique Agricole Commune en tenant compte de l'identité des territoires, des exploitations familiales. Sur le canton de guîtres, maraîchage, produits laitiers, élevage bovin et volailles, forêt et viticulture sont l'essentiel des productions agricoles.



L'expansion urbaine outre qu'elle coûte beaucoup aux collectivités locales en entretien, fait disparaitre des hectares de terres cultivables. l'avenir d'un territoire doit s'apprécier en soi, et pour soi, mais aussi au regard des grands enjeux planétaires. celui de la nécessité de nourrir bientôt 8 milliards d'êtres humains en est un.

En conclusion, lisez le Livre d'André Chassaigne. Il donne, au travers d'expériences vécues, concrètes, de quoi réfléchir et inscrire sa réflexion dans une perspective de dépasser la crise environnementale que nous vivons aujourd'hui et qui demain sera porteuse des pires maux que l'humanité ait porté. La guerre, la famine, la sur-exploitation, la disparition de pans entiers de notre patrimoine universel, le monde du vivant.

 

ARDENNITUDE D'AUTOMNE


LE BAL DES CYGNES SUR LA SEMOIS ....

 

ARDENNITUDE


La chaleur de Juillet a fait place à l'humidité d'Aout : ce mélange est trés propice aux champignons ! Aprés plusieurs années de disette , les Ardennes connaissent des poussées remarquables de cèpes ....il y en a partout !
Avant les grandes manifestations de la rentrée , allez donc faire une bonne cueillette dans la forêt ...remplissez les congélateurs à la veille de la gréve générale du 7 septembre : manger bio pour pas cher ....cueillez des champignons !

 

Combativité, unité, audace!, par P. Le Hyaric (PCF)

chimLE_POUSSEUR.jpg
Après le cycle des élections régionales, les forces politiques entament depuis la semaine dernière une nouvelle étape, les yeux fixés sur l’horizon de la présidentielle de 2012. Le Président de la République et le premier ministre aggravent encore le déni de démocratie.
« Pas question de changer de cap » ont-ils martelé en réaffirmant qu’ils feront voter contre vents et marées la dislocation de l’agencement des collectivités locales et régionales, le maintien de l’injuste bouclier fiscal, l’amplification de la suppression des emplois publics, le blocage des salaires et surtout la contre-réforme réactionnaire des retraites.
Pour faire bonne mesure, le prix du gaz augmente une nouvelle fois alors que tant de familles populaires ne parviennent déjà pas à régler leur facture d’énergie.
Cette surdité aggravée du pouvoir n’est pas un problème médical, c’est une grande question politique.

Ceux qui gouvernent ont décidé de passer en force parce que cela correspond aux intérêts de l’infime minorité des rentiers, des spéculateurs, de l’internationale des requins de la finance.

Ainsi, ils ont choisi d’engager un bras de fer contre le peuple, dans le prolongement de leur pratique de ces dernières années: refus d’entendre la protestation des jeunes des quartiers populaires, le non au référendum sur le traité européen, et aujourd’hui, refus d’écouter le message de ces élections régionales.
Difficile de faire pire en matière de mépris à l’égard de celles et ceux qui contribuent à créer les richesses de notre pays! Ceci peut avoir de redoutables conséquences, au moment où une crise générale atteint chaque individu, chaque famille, dans sa vie, dans son être, son utilité, dans ses repères, son regard sur la politique et les partis, son désir de progrès individuel et collectif.
Mais la situation n’est pas figée. Cette offensive de la droite contre les classes travailleuses, les retraités, les privés d’emploi, les précaires, les jeunes jusqu’aux cadres, professions intellectuelles, de la culture, de l’enseignement, de la recherche, de la justice, peut contribuer à les fédérer dans un immense mouvement pour renverser les tables de la loi de l’argent qui écrase tout. Tel devrait être l’objectif fondamental des forces de gauche, écologistes et de progrès qui se sont toutes réunies le week-end dernier.

De leur message on entend souvent : tactique, positionnement et stratégie. Ce n’est pas à négliger. Mais franchement, qu’est ce que cela peut bien faire à celle ou à celui qui est au chômage ou à ceux dont le travail est menacé, ceux qui s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants, ou aux quinze millions de personnes qui désormais dans notre pays ne savent pas s’ils auront les cinquante euros nécessaires pour finir le mois, sinon les détourner d’une conception de la politique qui n’en fait pas les principaux acteurs et voudrait les cantonner au rôle de simples consommateurs ou spectateurs.
Toutes celles et ceux là, c’est-à-dire la majorité de nos concitoyens, attendent de la gauche, ni des cris de victoire, ni des tactiques incompréhensibles sur d’improbables primaires ou autres postures présidentiables.
Ils attendent qu’on les défende, tout de suite. Et ils attendent des propositions pour vivre mieux, pour redevenir maîtres de leur vie, pour pouvoir se projeter dans un avenir commun de progrès social et écologique.
Ils veulent disposer de moyens, d’arguments clairs pour se défendre et maîtriser la construction inédite d’une perspective commune victorieuse, une perspective de la réussite pour le plus grand nombre.
Les salaires ? Mais si on répartissait les 48 milliards de profits réalisés par les entreprises cotées en Bourse, on pourrait donner immédiatement 237 euros de plus chaque mois à tous les salariés. La sécurité sociale, les retraites ?
Si les grandes entreprises payaient leur dette à la sécurité sociale et si les revenus financiers étaient prélevés au même niveau que les salaires, il n’y aurait plus de déficit et on pourrait améliorer la couverture sociale et les retraites.
Les services publics ? Ils ne sont pas une charge mais un atout. Ils sont facteurs d’égalité. Et sans les entreprises publiques, on n’aurait jamais eu l’autonomie en matière d’électricité, le TGV ou l’Airbus.
L’emploi ? Bloquons immédiatement tous les plans de licenciements. Aidons les PME et les entreprises en difficulté avec un nouveau système de crédit. Expérimentons un projet de sécurité sociale professionnelle.
La crise ? Elle est le résultat de l’accaparement des richesses par quelques uns. Elle met en cause le capitalisme lui-même. Elle risque de s’approfondir encore. Il y a danger car le Conseil européen vient de décider d’accentuer encore le pacte dit de « stabilité » qui devient un outil pour la super austérité et le chômage.
Pour la première fois dans l’histoire européenne, les chefs d’Etats et de gouvernements ont décidé de faire entrer le Fonds monétaire international dans les finances de l’Europe, avec comme condition la mise sous tutelle des budgets des Etats et des sécurités sociales, de nouvelles pressions sur les salaires, l’emploi, la privatisation des secteurs publics, l’allongement du temps de travail et le recul de l’âge de la retraite.
Face à cela il faut faire front. Construire un front large, progressiste, citoyen, de gauche pour empêcher le pire à venir si, on laisse faire les tenants du pouvoir et du capital international. Un front large contre les marchés financiers. Un front pour un nouveau projet humaniste et authentiquement de gauche.
Le Front de gauche a esquissé une telle voie. Il faut maintenant qu’il devienne une propriété populaire des électrices et des électeurs de gauche, des forces politiques, associatives, syndicales, culturelles, citoyennes, de personnalités, qui, sans être adhérents des partis fondateurs du Front de gauche et qui ne souhaitent pas le devenir, sont engagés dans des mouvements sociaux, syndicaux, intellectuels, tiers-mondistes, antiracistes, féministes ou écologistes. Tout ceux là peuvent maintenant constituer ce Front de gauche d’une force et d’une qualité nouvelle.
Un espace commun où chacun compte pour un et apporte à l’édifice la richesse de sa diversité. Toutes celles et ceux là, avec les citoyens, peuvent travailler à un programme de résistance au pouvoir et au système et à un projet de sortie de crise, de changement, social, solidaire, démocratique, écologique.
Un tel Front de gauche se mettrait au service de tous les citoyens, progressistes, écologistes et de gauche.
Il se placerait au cœur de la gauche et non à sa périphérie, pour animer un mouvement populaire à vocation majoritaire, au bénéfice de toute la gauche qui, dès lors, incarnerait plus et mieux ses valeurs et des engagements au service du peuple.
Un nouvel élan pour le Front de gauche, débarrassé de tout ce qui écarte de la politique ces citoyens dont il a absolument besoin pour défricher les chemins inédits d’un post-capitalisme porteur d’espoir.

 

NON AUX PATATES OGM : gardons nos canadas eud'chez nous !

patate Nouveau scandale dans l'agriculture productiviste : la commission européenne, dirigée par Mr Barroso ,vient de donner son feu vert pour la culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée !!
Même si certains prétendent le contraire , nous n'avons pas suffisamment de recul pour connaître avec certitude les impacts des OGM sur notre organisme ,comme sur la nature . C'est une question de santé et de sécurité sanitaire : de plus, la culture d'un tel produit entrainera une contamination des milieux naturels ,c'est alors toute la biodiversité de notre environnement qui sera menacée ...comme cela a déjà été le cas pour le mais OGM !
Le PCF DEMANDE QUE LA FRANCE INTERDISE LA CULTURE ET LA COMMERCIALISATION D'UN TEL PRODUIT : il faut que la France applique "la clause de sauvegarde" et soumette tout nouvel OGM à un moratoire intransigeant ! PAS DE FRITES OGM .

 

Demain nos enfants nous accuseront...

A quelques jours de la reprise scolaire des écoles de notre zone, j'ai évidemment X sujets d'inquiétude qu'il me semblerait utile de vous faire partager en tant que professionnel de l'Education, parent, élu local. Démantèlement des IUFM et des RASED, menaces sur l'Education prioritaire, la maternelle, le remplacement des enseignants... Promotion de l'école privée... Concurrence...etc.
Autant de sujets absents des débats "officiels" du Ministère, mais que nous devrons poser sur la table des consultations autour des rythmes scolaires et de la violence à l'école...
En attendant, un peu de fraîcheur dans cet océan capitaliste avec cette initiative originale d'un maire d'une petite commune du Gard autour des questions de restauration scolaire et de malbouffe que présente mon collègue Michel Hilaire sur son blog ici.

 

COPENHAGUE : "Si le climat avait été une banque,il aurait déjà été sauvé " (Hugo Chavez)!

climLe sommet de Copenhague n'a abouti à aucun accord contraignant ...autrement dit, c'est un échec total à cause des manoeuvres des grandes puissances (Etats- Unis ,Chine et Europe ) qui ont refusé de mettre en cause le système du libre -échange mondialisé !! Les Etats Unis -les plus gros pollueurs du monde, avaient conditionné leur participation au financement des aides au fait que la Chine n'en ait aucune et accepte toutes leurs conditions !!!! En entamant des négociations parallèles -depuis Paris, avec quelques pays africains, Sarkozy a renforcé la confusion qui gelait déjà les débats à Copenhague !!
L'accord n'a même pas été signé par l'ensemble des pays ...puisque de nombreux états étaient repartis !! Il se résume à annoncer une limitation du réchauffement climatique à 2° ....sans aucun moyen contraignant , ni calendrier , ni financement chiffré !! clim1
L'AVENIR DE LA PLANETE ET DE SES HABITANTS EST INCOMPATIBLE AVEC LA MONDIALISATION CAPITALISTE : C'EST LE PRINCIPAL ENSEIGNEMENT DU SOMMET ! La droite et les libéraux-écolos (ex. Cohn-Bendit et ses amis) n'ont que des propositions en trompe-l'oeil ...qui abusent politiquement de l'environnement en trompant les citoyens !
Pour vous informer , je vous conseille de lire l'excellent ouvrage de Hervé KEMPF "COMMENT LES RICHES DETRUISENT LA PLANETE" ....une autre idée cadeau pour les fêtes !!!!! LE COMBAT CONTINUE DU LOCAL AU MONDIAL ...

- page 1 de 2