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Non aux fermetures de classes !

J’ai été alertée par un courrier de la FCPE de l’école maternelle Françoise Dolto de Fontenay-sous-bois de l’occupation nocturne de l’école contre les fermetures de classes annoncées pour la rentrée prochaine.

Je tiens à vous faire savoir mon adhésion la plus totale à cette mobilisation des parents d’élèves et personnels de cette école, que j’ai déjà exprimée en m’adressant par courrier à l’inspecteur d’académie.

En effet, à l’heure où nous assistons à une dégradation croissante des conditions d’apprentissage de nos jeunes avec les annonces, devenues rituelles, de nouvelles suppressions de postes nous ne pouvons que nous inquiéter d’avantage pour l’avenir de nos enfants.

Il me semble primordial et urgent de défendre l’école et le statut des enseignants en refusant toutes les manœuvres politiques qui amèneraient notre système éducatif vers plus de privatisation et de décentralisation. Malheureusement, la baisse du nombre d’enseignants est en parfaite cohérence avec l’ensemble des réformes engagées depuis 2007 qui ne font, qu’accroître les inégalités, sociales, scolaires et territoriales.

Comment admettre qu’au XXIème siècle l’effort national en direction de l’éducation décroisse d’année en année ?

C’est pour cette raison que je me suis toujours jointe aux enseignants et parents d’élèves mobilisés pour dénoncer les suppressions de postes et les fermetures de classes, et que je serai encore à leurs côtés dans cette mobilisation.

Je réaffirme mon engagement pour une école publique de qualité pour tous partout !

Je serai présente le 5 avril prochain pour occuper l’école maternelle Françoise Dolto contre les fermetures de classes annoncées.

 

La droite poursuit la construction d’une école inégalitaire dès la maternelle.

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Les élections approchent, et voilà que la droite fait mine de se préoccuper de l’échec scolaire.
Pour le faire reculer, elle propose d’évaluer les enfants des la maternelle, en désignant des élèves « à risque » et « à haut risque ».
L’évaluation est un outil indispensable pour les enseignants, les élèves et leurs parents. Mais ce qui est proposé ne relève en rien d’une évaluation. Il s’agit de prédire pour mieux trier, sélectionner, exclure.
Il s’agit surtout de ne rien changer à l’existant en individualisant et rendant chacun comptable de ses difficultés.
En même temps, la droite détruit la formation des enseignants. Elle continue à supprimer des postes d’enseignants en classe ou en réseau d’aide (RASED) et de conseillers pédagogiques.
Les effectifs dans les classes sont donc de plus en plus chargés, et la formation continue de plus en plus réduite. Les possibilités de scolarisation précoce ne cessent de reculer.

La durée de scolarisation hebdomadaire pour tous a été amputée de deux heures. Les programmes ne proposent pas aux enfants d’entrer dans une culture cohérente : ils accumulent les apprentissages déconnectés les uns des autres et parfois inaccessibles pour la majorité de la population scolaire.
Toutes ces réformes vont dans le même sens : la démocratisation scolaire n’est pas à l’ordre du jour. Loin de vouloir lutter contre l’échec scolaire, la droite veut trier les enfants dès le plus jeune âge pour que les parents intègrent très tôt que leur enfant n’est pas dans la norme scolaire et ne pourra sans doute pas réussir.
Ces mesures s’inscrivent dans une logique de culpabilisation des enfants et de leurs familles : criminalisation des difficultés sociales et psychiques, médicalisation des difficultés scolaires…
En faisant comme si les difficultés scolaires et les inégalités d’apprentissage étaient naturelles, la proposition de la droite nie tout projet éducatif.
Si l’avenir des enfants peut être prédit dès le plus jeune âge, alors à quoi sert l’école ? Tous les enfants sont capables d’apprendre : c’est plus qu’un principe, un acquis de la recherche. La maternelle, parce qu’elle est la première école, doit leur donner à tous les moyens d’entrer dans les apprentissages. On ne naît pas élève, on le devient !
L’école maternelle est une étape fondatrice, essentielle pour la suite de la scolarité des enfants et leur devenir. Il est urgent de la démocratiser !
Il faut créer les conditions d’un véritable enseignement en réduisant le nombre d’élèves par classe, en offrant aux enseignants une formation de qualité, en définissant des programmes qui permettent à tous les enfants une ouverture culturelle et en prenant en compte les recherches universitaires et pédagogiques.
Garantissons le droit à la scolarité dès deux ans pour les familles qui le souhaitent.
Il faut changer le regard porté sur les élèves issus des classes populaires. Ils ne sont ni malades, ni handicapés.
L’école doit, au sein de la classe, prendre en compte les différences entre les élèves, non pour les stigmatiser mais pour les accompagner. Il n’y a pas de fatalité.
Il faut transformer notre conception de l’école. La mission de l’école maternelle est de permettre le passage de l’enfant à l’élève, l’entrée dans un nouveau rapport au monde qui exige du temps, de la confiance en soi, le droit à l’erreur.
Évaluer n’est pas contrôler, mais donner valeur aux réussites, aux avancées de chacun.

 

Le 27 septembre, avec les parents, les jeunes, les enseignants et personnels de l’éducation, rassemblons-nous pour la défense de l’Ecole !

Les élus communistes et partenaires sont à vos côtés au cœur des luttes pour la défense de l'école.
Le 27 septembre, avec les parents, les jeunes, les enseignants et personnels de l’éducation, rassemblons-nous pour la défense de l’Ecole !

Rentrée 2011 : Mobilisés contre la casse de l’école !

La rentrée scolaire est le moment de faire le point sur la situation de l'éducation nationale et sur l'avenir de nos enfants. Entre les fermetures de classes, les postes supprimés, la formation inadaptée des enseignants stagiaires, la baisse des moyens consacrés à l’encadrement des enfants, nous voyons l'école de la République davantage fragilisée chaque année avec à la clef un renforcement des inégalités.
Les élus que nous sommes prenons résolument parti pour la défense d’une l’école pour tous, qui soit l'outil d’une véritable émancipation des jeunes, et non plus une simple variable d'ajustement budgétaire.

L’école publique en danger.

Les suppressions de postes et fermetures de classe mettent à mal la qualité du système éducatif avec en conséquence directe l'augmentation du nombre d'élève par classe. L’ensemble des orientations gouvernementales, à commencer par le dogme de suppression d’un poste de fonctionnaire sur deux qui justifierait tous les sacrifices, conduisent à une dégradation générale des conditions d’études pour les jeunes.

Suite de la déclaration ci-après .../...

En limitant l'accès à la maternelle dès 2 ans dans la plupart des écoles, le ministre de l'Education nationale minimise l’importance de la scolarisation des jeunes enfants. La qualité de l'accueil est ainsi diminuée pour réaliser des économies sur le dos des familles et des collectivités auxquelles il incombera de financer des places d'accueil pour la petite enfance.
è Réduire les inégalités scolaires passe au contraire par un allongement de la scolarisation des enfants jusqu'à 18 ans, en la rendant accessible dès 2 ans!

Les moyens consacrés aux zones d'éducation prioritaire, les postes d’assistants dans les écoles maternelles, les auxiliaires de vie scolaire ou encore les RASED, pour combattre les difficultés scolaires, sont supprimés par ceux-là même qui tiennent un discours hypocrite sur « l’égalité des chances ».

Dans la logique d’une marchandisation des savoirs et d’une formation qui répondrait aux seuls besoins immédiats des entreprises, l'individualisation des parcours et la concurrence entre établissements sont devenues la règle, témoignant de l'instauration d'une école à plusieurs vitesses avec laquelle on renonce à mettre l'excellence à portée de tous.
è Nous refusons de laisser s’accroître cette concurrence et les inégalités entre les établissements.

Aux antipodes des orientations données par le ministre Chatel, il faut impulser une transformation progressiste de l’éducation nationale répondant aux besoins des élèves qui n'ont que l'école pour apprendre.


Elus et collectivités locales engagés pour la réussite scolaire pour tous

La baisse des moyens consacrés à l’accompagnement des élèves en difficultés ou aux quartiers populaires renforce les inégalités sociales en encourageant leur reproduction au sein de l’école. De même, les fermetures de classes et le projet de regroupements d’établissements menacent directement l’existence de certaines écoles en zones rurales, avec pour conséquence d’importantes inégalités territoriales.

Nous défendons le droit pour tous les jeunes d’accéder dans la proximité à une formation de qualité et choisie.

Les collectivités locales (communes, conseils régionaux et généraux...) sont impliquées dans le bon fonctionnement du système scolaire, ainsi que dans l'aménagement du territoire indispensable pour créer les bonnes conditions d'accès de tous à l'école.

Elles doivent peser de tout leur poids aux côtés de la communauté éducative pour que l’Etat assume ses missions, afin d’assurer une égalité pédagogique réelle sur tout le territoire.
Dans un contexte de réforme territoriale et de baisse de leurs financements, le désengagement de l'état en direction des collectivités locales contribue à renforcer les inégalités. Le caractère national du service public de l'éducation, et sa continuité sur tout le territoire, doivent être réaffirmés.

Nous entendons, dans les mobilisations et dans notre travail d’élus au quotidien, mener ce combat de façon déterminée.

Les élus communistes et partenaires sont à vos côtés au cœur des luttes pour la défense de l'école.


Le 27 septembre, avec les parents, les jeunes, les enseignants et personnels de l’éducation, rassemblons-nous pour la défense de l’Ecole !

 


 

 

 

L'avenir au coeur des choix municipaux : Ivry Confluences et sa nouvelle école

Le conseil municipal a décidé de valider le projet de construction d'un nouveau groupe scolaire de 20 classes, 8 maternelles et 12 primaires dans le cadre de la Zac Ivry Confluences.
L'occasion pour Patricia Bendiaf, au nom des élus communistes et partenaires de se féliciter d'un projet majeur, constituant le premier équipement public du projet Ivry Confluences et de réaffirmer, alors que notre ville est pleinement engaggée dans l'élaboration de son Projet éducatif local, l'exigence portée par les élus communistes et partenaires, d'une véritable école de la réussite pour tous.

" Décider la construction d’une école, d’un groupe scolaire c’est sans doute l’une des décisions les plus enthousiasmantes qu’il nous revient de prendre en tant qu’élu.
Celle-ci l’est d’autant plus qu’elle constitue la décision de réalisation du premier équipement public de la Zac Ivry Confluences.
C’est bien l’avenir qui est au cœur de notre décision de ce soir." ...
... "Comment parler aujourd’hui d’une nouvelle école publique sans évoquer et dénoncer l’entreprise de sabordage et de casse du service public de l’Education nationale.
16 000 nouvelles suppressions de postes et 3000 fermetures de classes annoncées pour la rentrée de septembre, suppressions des formations en IUFM, précarisation à outrance, carte scolaire, menaces de démantèlement complet de la maternelle, etc… la liste est longue et c’est par tous les bouts que la droite s’attaque à l’école publique, offrant au marché privé des pans entiers de marchandisation des savoirs et des apprentissages." ...

Intégralité de son intervention ci-après :
Conseil municipal du 19 mai 2011
Patricia Bendiaf
Groupe des élus communistes et partenaires

Monsieur le Maire chers collègues,
Décider la construction d’une école, d’un groupe scolaire c’est sans doute l’une des décisions les plus enthousiasmantes qu’il nous revient de prendre en tant qu’élu.
Celle-ci l’est d’autant plus qu’elle constitue la décision de réalisation du premier équipement public de la Zac Ivry Confluences.
C’est bien l’avenir qui est au cœur de notre décision de ce soir.
L’avenir de notre ville, de sa mutation en terme d’aménagement, l’avenir des Ivryennes et des Ivryens avec en premier lieu, l’enfance, la jeunesse et l’éducation au cœur de nos priorités sachant que le Conseil Général construira également un nouveau collège sur le quartier.
Nous prenons ainsi les décisions permettant de mener notre projet de ville, nous prenons aussi la décision de créer les conditions matérielles pour faire vivre une nouvelle école publique dans notre ville.
Comment parler aujourd’hui d’une nouvelle école publique sans évoquer et dénoncer l’entreprise de sabordage et de casse du service public de l’Education nationale.
16 000 nouvelles suppressions de postes et 3000 fermetures de classes annoncées pour la rentrée de septembre, suppressions des formations en IUFM, précarisation à outrance, carte scolaire, menaces de démantèlement complet de la maternelle, etc… la liste est longue et c’est par tous les bouts que la droite s’attaque à l’école publique, offrant au marché privé des pans entiers de marchandisation des savoirs et des apprentissages.
Interpellé hier par Pierre Gosnat lors des questions orales au gouvernement, le ministre Luc Chatel persistait et réaffirmait la détermination de la droite dans sa volonté de sacrifier l’enseignement et l’Education nationale au nom de la politique de réduction de la dette publique.
Il serait peut-être temps d’ailleurs face à de tels arguments, de poser la question de la réduction de la dette privée ?
La poser à tous les actionnaires qui empochent les bénéfices réalisés sur la marchandisation des savoirs et des apprentissages, sur la précarisation, à tous ceux, aujourd’hui, prêts à sacrifier l’éducation du plus grand nombre pour les profits de quelques-uns.
En ce qui concerne les élus communistes et partenaires, nous entendons bien poursuivre aux côtés des enseignants, des parents et de tous les personnels de l’Education nationale, la dénonciation de cette politique indigne pour l’avenir.
Nous entendons aussi réaffirmer alors que la municipalité est pleinement engagée dans l’élaboration de son projet éducatif local que nous portons avant tout l’exigence d’une véritable école de la réussite pour tous.
Une réussite de tous qui ne se confond ni avec compétition victorieuse ni avec uniformité écrasante, une réussite accessible à chacun, un droit pour tous de réaliser ses projets.
Une exigence pour notre part indispensable à la réussite d’un véritable projet de transformation sociale dans notre pays et il est grand temps de le porter très haut et très fort.
Enfin pour revenir au programme Ivry Confluences, bien entendu nous nous félicitons du projet présenté, du travail réalisé par les services municipaux et les partenaires.
Je vous remercie de votre attention.
 

La scolarisation des enfants de 2 ans est un droit !

Fabienne Oudart, conseillère municpale : "Avec les parents d'élèves exigons la réouverture d'une classe à la maternelle Robespierre, oui ! la scolarisation des enfants de 2 ans est un droit !"





Appel de la FCPE Robespierre pour jeudi 14 octobre
Mobilisons-nous !
Texte de l'appel ci-après :

La scolarisation des enfants de 2 ans est un droit !
D'années en années, le nombre d'enfants de moins de trois ans qui ne sont pas accueillis dans les écoles maternelle ne cesse d'augmenter sur la ville.
Cette année, ce sont près de 75 enfants qui n'ont pu être scolarisés, qui atteindront pourtant leurs 3 ans durant l'année scolaire.
Au total, sur cinq ans, ce sont près de 200 élèves qui n'ont pas été scolarisés, soit plus de10 classes sur la ville.

L’éducation nationale est la seule responsable de cette situation !

Dans les crèches, près de 60 places sont ainsi occupées par des enfants qui auront bientôt 3 ans.
Cette structure ne répondra rapidement plus à leurs attentes, à leurs besoins.
Autant de places qui ne peuvent être libérées pour les tout-petits.
A la suite de plusieurs rencontres avec l’inspecteur de circonscription de l’éducation nationale, une réponse négative nous a été donnée. L’éducation nationale réaffirme qu’aucune classe ne sera ouverte pour l’accueil de ces enfants.

En conséquence, la FCPE, avec les parents a décidé d’occuper une classe dans l’école Robespierre. Cette occupation, avec les parents, nécessite une organisation collective pour assurer l’encadrement des enfants. Chaque parent devra donner un peu de son temps et nous mettrons en place un planning d’occupation.

Rendez-vous jeudi 14 octobre à 8 h 30
devant l’école Robespierre avec vos enfants

 

 

Avenir de l’Ecole Maternelle : Un combat pour le futur, par Annie Mandois

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2010-2012 : des années cruciales
Annie Mandois est conseillère municipale communiste à Levallois-Perret, et membre du réseau Ecole du PCF.



La rentrée 2008 s’était faite sous le signe des couches de Darcos, qui avait dû ravaler ses propos méprisants et s’excuser.
La suite, on la connaît : c’est la poursuite des suppressions de postes, programmée jusqu’en 2013, dont on sait qu’elle vise d’abord les enfants de 2/3ans, dont le nombre tombe à 15% des effectifs( 5% dans le 92), pour 35% en 2001 et 18% en 2009, avec en ligne de mire, leur disparition.
La suite, c’est, en avril 2009, la création de « jardins d’éveil » payants, lancés par Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la famille, justifiée par des rapports de commande (Bentolila, Papon, Tabarot), véritables charges contre la maternelle.
En fait le gouvernement Sarkozyste accomplit l’attaque dont François Fillon, en 2004, alors Ministre de l’Education, jetait les bases, lors de l’élaboration de son projet de loi, en déclarant « l’éducation nationale n’a pas à accueillir la petite enfance. Il y a une vraie confusion dans notre pays qui doit être dénoncée. On ne fait pas garder des enfants par des maîtres ».
Le Ministre partait en guerre contre le système scolaire de son propre pays.

Il revenait 130 ans en arrière, en niant, ce qu’a instauré la République en 1881, l’existence au sein de l’école publique, gratuite et laïque, d’une école maternelle ouverte aux enfants dès 2 ans.
Ce n’est pas un hasard si, dès 2005, le Député Maire UMP de Levallois-Perret, Patrick Balkany et sa première adjointe, déléguée à l’enseignement, Isabelle Balkany, en précurseurs zélés et décomplexés de la rupture avec les acquis progressistes et démocratiques de notre pays, créaient dans notre ville, 3 jardins dits « de découverte », payants (tarif CAF) avec pour objectif avoué du Maire de «sortir » les enfants de 2/3 ans, des crèches et des maternelles et de « rentabiliser » les locaux des centres de loisirs.
La loi du fric appliquée à la petite enfance, c’est terrible !
Chaque jardin accueille 40 enfants en même temps, mais en voit « passer » 100, les parents ayant le choix du temps de garde comme dans les « halte garderies ». Les enfants sont gardés par des animateurs! Un 4ème ouvrira dans une école qui vient d’être « vidée » : 11classes de maternelle ont été supprimées en 6 ans!
Une véritable régression dans l’égalité, par la fin de la gratuité et dans le projet éducatif, qui atteste de la volonté du pouvoir de réduire l’accès de tous les enfants aux savoirs et met en cause le système public d’éducation.
Heureusement, Levallois n’est pas la France, tous les acteurs de l’enfance et de l’éducation, professionnels, parents, chercheurs, élus, refusent ce choix et disent leur attachement à l’école maternelle « fondatrice de la scolarité » et « pièce maîtresse contre l’échec scolaire ».
Les besoins sont là. L’évolution de la famille et du travail féminin les a renforcés. Toutes les recherches démontrent l’importance des acquis des trois premières années sur les capacités d’apprentissage, de formation et d’insertion sociale de chaque individu.
Notre école maternelle est citée dans le monde entier.
Elle a fait ses preuves.

Ne les laissons pas la détruire et livrer la petite enfance aux marchés financiers (directive européenne) Créons un vaste mouvement dans les villes, les quartiers pour la défendre et la développer comme jamais, tant la maternelle a été freinée, depuis 40 ans dans sa pleine évolution, par les politiques de réduction de dépenses publiques.



C’est le combat progressiste de notre temps.
Annie Mandois, conseillère municipale d’opposition à Levallois-Perret, membre du réseau école du PCF

(*) Des livres à lire:
L’enfance au cœur- Marie et Pauline: deux pionnières de l’école maternelle, Suzy Cohen ed. L’Harmattan
La maternelle- première école- Premiers apprentissages, Christine Passerieux, ed. Chronique sociale

 

Rentrée scolaire à Ivry, Pierre Gosnat interpelle l'Inspection d'Académie

A Ivry, Pierre Gosnat, Député-Maire a interpellé dès aujourd’hui, l’inspecteur d’Académie sur les conditions de la rentrée dans notre ville :

 

Ivry-sur-Seine, le 2 septembre 2010

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

Je souhaite à l’issue de cette première matinée de rentrée scolaire vous faire part de mon désaccord sur les mesures que vous avez prises concernant plusieurs écoles de notre ville.

La fermeture d’une classe à l’école Solomon élémentaire va en effet conduire à ce que plusieurs classes atteignent un effectif de 30 élèves sans compter l’existence de classes à double niveau.

La situation est identique en l’absence d’ouverture de classe à Guy Moquet élémentaire.

Enfin j’ai appris ce matin la fermeture non prévue d’une classe de maternelle à Robespierre située en REP, alors que cette école devra accueillir en cours d’année de nombreux élèves suite à la livraison de nouveaux programmes de logements.

Ces mesures si elles étaient confirmées ne pourraient que contribuer à la dégradation des conditions de travail des enseignants et d’étude pour les élèves.

C’est pourquoi je vous demande de bien vouloir réexaminer ces décisions.

Je vous prie de croire, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, à l'expression de ma considération distinguée.

Pierre GOSNAT

Maire d'Ivry-sur-Seine

Député du Val-de-Marne                   

 

Pour une véritable école de l’égalité, de la justice et de la réussite scolaire de tous les jeunes

Depuis quelques années nous assistons à une avalanche de réformes du système scolaire : suppression de la carte scolaire, réforme des programmes, loi LRU (autonomie des universités), suppression des RASED, suppression des IUFM, disparition progressive de l’école maternelle, et dernièrement réforme des lycées!
Elles s’inscrivent dans un projet global très cohérent qui vise une privatisation de l’ensemble de notre système d’éducation laissant place à un système qui favorise une élite au détriment d’une formation de qualité pour tous et ainsi renforce une logique de sélection sociale et mise en concurrence.
Avec 65.000 suppressions de postes entre 2007 et 2011 alors que la natalité progresse à nouveau et que les effectifs scolaires sont stables, alors que l'effort budgétaire public national, contrairement à ce que dit le gouvernement, la part du PIB consacrée à l'Education n'a cessé de diminuer : 6,6% en 2008 contre 7,6% en 1995", la rentrée 2010 s’inscrit dans cette suite logique de destruction du système public d’Education nationale.


Dès le 6 et 7 septembre les enseignants et personnels de l’Education nationale seront dans l’action et les élus communistes et partenaires d’Ivry appellent les ivryennes et les ivryens à se mobiliser à leurs côtés pour, tous ensemble , parents, enseignants et personnels, élus combattre cette politique de casse menée par la Droite et construire les conditions d’une véritable école de l’égalité, de la justice et de la réussite scolaire de tous les jeunes.

 

Carton rouge pour la Droite au Conseil municipal

Les élus de Droite d'Ivry ont voulu relayé au travers d'un voeu au Conseil municipal, le 24 juin dernier, une opération politicienne lancée par la droite Val-de-Marnaise contre le Conseil général du Val-de-Marne et sa politique en matière de petite enfance qui subit de plein fouet la politique de casse commise par la Droite au nom de l'Etat.
La réponse du Conseil municipal a été cinglante : l'unanimité contre la proposition.
"...S’il existait une coupe du monde de la mauvaise foi et de la démagogie, la droite française serait qualifiée d’office... Votre vœu, tout comme la politique de destruction mercantile des fondements républicains de notre pays menée par vos représentants à tous les échelons de responsabilité et jusqu’au plus haut sommet de l’Etat, ne mérite qu’une chose, Mesdames et Messieurs de la droite, un carton rouge, et ce soir, au Conseil municipal, l’unanimité contre votre petit jeu politicien étriqué et cynique..." a conclu Patricia Bendiaf dans son intervention pour les élus communistes et partenaires.
Intégralité de son intervention ci-après :
«  Monsieur le Maire, chers collègues.
Je pensais inutile de perdre trop de temps avec cette petite opération politicienne de la droite en Val-de-Marne, relayée à notre Conseil municipal ce soir par le groupe des élus de Droite. Cette question en effet a déjà fait l’objet d’une réponse du Maire pleinement partagée par notre groupe le mois dernier.

Pierre Gosnat évoquait dans sa réponse le sort de l’arroseur arrosé et, effectivement, les municipalités de droite dans le Val-de-Marne subissent comme les autres les conséquences des choix calamiteux du gouvernement contre les moyens du Conseil général. Mais permettez-moi cependant de considérer comme particulièrement scandaleuse et démagogique cette démarche insistante de la part de ceux qui sont responsables de la situation catastrophique de l’accueil de la petite enfance dans notre pays.

Votre gouvernement, Mesdames et Messieurs de la droite, est en effet en train de brader tout ce qui a été construit depuis plus d’un demi-siècle en matière de mode d’accueil public et de qualité pour la petite enfance et le Conseil général du Val-de-Marne d’ailleurs a été moteur et souvent pionnier en la matière.

Votre gouvernement en effet est en train de dé-professionnaliser les métiers de l’enfance, réduire les taux  d’encadrement tout en augmentant le nombre d’enfants pouvant être pris en charge et créer les conditions de destruction pure et simple en termes d’école maternelle.

Notre Conseil municipal s’est d’ailleurs associé au mois de décembre dernier à la mobilisation du collectif « Pas de bébés à la consigne » regroupant des associations professionnelles et familiales et des syndicats qui dénoncent la marche forcée du gouvernement vers la privatisation et la gestion en surbooking programmée dans les structures de garde inadaptées et en sous-effectifs.

La petite manœuvre politicienne de votre vœu est d’autant plus déplorable qu’il s’agit bien d’une question majeure car, effectivement, comme le soulignent les professionnels de la petite enfance, « une société qui considère ses bébés peut-elle leur réserver en guise de bienvenue des modes d’accueil dans cet état pour débuter leur existence ? »

Il s’agit bien d’un choix de civilisation et la perspective de la vôtre est bien sombre. Elle est d’ailleurs déjà très sombre pour des centaines de milliers de jeunes parents et plus encore pour les femmes, tant parce qu’elles occupent l’essentiel des emplois visés par la sous-qualification que dans leur rôle de parent. Mais il est vrai qu’à  droite la femme à la maison a toujours de fervents participants…

S’il existait une coupe du monde de la mauvaise foi et de la démagogie, la droite française serait qualifiée d’office, mais vous êtes purement et simplement disqualifiés pour parler de service public quand vous ne prônez que la privatisation à outrance et la loi du marché ou encore d’aide sociale et de solidarité quand seule le charité business trouve grâce à vos yeux, de logement social quand les villes dirigées par la droite refusent la loi SRU et construisent un véritable apartheid social au détriment du vivre-ensemble et avec tous les dangers potentiels que cela implique.

J’en terminerai là en renouvelant le soutien des élus Communistes et Partenaires à tous les personnels et professionnels de l’enfance en lutte contre la casse de l’accueil de la petite enfance et de la maternelle dans notre pays, aux côtés des citoyens qui refusent l’étranglement financier et la disparition du Val-de-Marne et en invitant les Ivryennes et les Ivryens à être toujours plus nombreux à leurs côtés.

Votre vœu, tout comme la politique de destruction mercantile des fondements républicains de notre pays menée par vos représentants à tous les échelons de responsabilité et jusqu’au plus haut sommet de l’Etat, ne mérite qu’une chose, Mesdames et Messieurs de la droite, un carton rouge, et ce soir, au Conseil municipal, l’unanimité contre votre petit jeu politicien étriqué et cynique. »
 

Pas de bébés à la consigne ! Chantal Bourvic - Conseillère générale du Val-de-marne

Le projet de démantèlement des modes d'accueil de la petite enfance, c'est la modification des normes d'accueil de ces établissements en abaissant le niveau de qualification des personnels et en augmentant le nombre d'enfants accueillis. Les résultats nous les connaissons déjà c'est :
• la dégradation de la qualité d'accueil et de la sécurité pour les enfants,
• des agents moins formés, moins payés, travaillant dans de moins bonnes conditions,
• la privatisation entraîne une augmentation du coût pour les familles,
• la suppression à terme des écoles maternelles.
Certes, le nombre de places disponibles est aujourd'hui insuffisant par rapport aux besoins, malgré un réel investissement du Conseil général qui place notre département en première position en France en terme de places de crèche proposées. Mais, la réponse à ce problème ne saurait être une mise en concurrence des établissements publics avec ceux du privé. Au-delà d'un simple mode de garde, les crèches s'inscrivent dans les politiques éducatives et d'égalité des chances par le soutien à l'emploi et l'épanouissement des femmes, la prévention des difficultés et l'accompagnement de la parentalité.
Quand nous parlons du bien-être des bébés, on nous répond optimisation du taux d'occupation.
C'est pourquoi, avec mes collègues élus communistes, solidaires des parents et des agents, nous réclamons l'arrêt de cette réforme et la création d'un service public national de la petite enfance.
Chantal Bourvic
 

Petite enfance : le 11 mars avec les professionnels et les parents, non "pas de bébés à la consigne"

Les associations et syndicats, représentant les familles, les professionnels de la petite enfance et de l’Education nationale réunis dans le collectif « Pas de bébés à la consigne », appellent à une journée nationale d’action et de grève
jeudi 11 mars 2010
pour exiger un véritable plan d’urgence pour un accueil de qualité de la petite enfance.

 
Les élu(e)s communistes et partenaires d'Ivry comme ils l'ont fait, en décembre dernier (texte ci-après) en proposant au Conseil municipal de s'associer l'appel national du Collectif seront aux côtés des professionnels et parents pour la défense et le développement des modes d'accueil de la petite enfance adaptés aux besoins et à l'épanouissement de tous les enfants et contre le projet de casse et de démantèlement engagé par le gouvernement.
Manifestation du siège de la Défenseure des enfants
(M° Glacière) à Matignon, départ 10h30

SIGNEZ LA PETITION EN LIGNE

Texte adopté ci-après :

Vœu adopté par le conseil municipal d'Ivry le 19 décembre 2009
sur proposition du Groupe communiste et partenaires au nom de la majorité municipale sur l’avenir des modes de garde pour la petite enfance.

Considérant que les mesures et projets gouvernementaux, en particulier le projet de modification du décret du 20 février 2007, concernant les établissements et services d’accueil des enfants de moins de 6 ans convergent, vers une dégradation des dispositifs existants, au détriment des attentes des familles et des besoins fondamentaux des enfants.
Considérant qu’ils visent à :
-  diminuer la proportion des professionnels les plus qualifiés dans les établissements et services d’accueil des jeunes enfants;
-  à étendre les capacités maximales d’accueil des assistantes maternelles de trois à quatre enfants et la création de regroupements d’assistantes maternelles pouvant accueillir jusqu’à 16 enfants sans aucune règle collective de fonctionnement ;
- à créer 8000 places de jardins d’éveil d'ici 2012 pour les enfants de deux à quatre ans, prévoyant un taux d’encadrement d’un adulte pour 8 à 12 enfants au lieu d’un pour 8 enfants du même âge actuellement pratiqué dans les crèches,
Considérant que la municipalité d’Ivry-sur-Seine s’est engagée à créer les conditions de l’épanouissement et de la réussite de tous les enfants ainsi qu’à renforcer les moyens pour l’accueil de la petite enfance,
Considérant la coopération entre la ville et le Conseil général du Val-de-Marne pour poursuivre une politique volontariste en lien avec les parents et les professionnels de la petite enfance dans le cadre d’une réflexion sur les modes d’accueil visant à l'épanouissement de l'enfant, son développement, et sa socialisation,
Considérant que les nouvelles mesures gouvernementales s’inscrivent dans la politique globale de libéralisation, de mise en concurrence, de privatisation et de casse des services publics,
Le Conseil municipal d’Ivry-sur-Seine,
- s’associe à l’appel du Collectif « Pas de bébés à la consigne! »,  regroupant des associations professionnelles, familiales et syndicales, 
- dénonce les projets gouvernementaux mettant en cause la qualité des conditions d’accueil des enfants, l’égalité des droits des parents ainsi que la suppression de 68 000 places depuis 2000 en école maternelle du fait des suppressions massives de postes d’enseignants et menaçant à terme l’existence même de l’école maternelle
 

NON "Pas de bébés à la consigne !"

"Pas de bébés à la consigne", non à la casse des services publics de la petite enfance et aux menaces sur l'avenir de l'école maternelle, tel est le sens du voeu présenté au nom de la majorité municipale par le groupe communiste et partenaires et adopté par le conseil municipal d'Ivry le 17 décembre 2009.

"Nadine Morano a annoncé la création de 8000 places d’accueil pour les enfants de 2 à 3 ans dans le cadre du nouveau dispositif de jardins d’éveil d’ici à 2012.
Comme pour toutes les mesures prises par le gouvernement, il n’y a pas beaucoup de vernis à gratter pour mesurer les objectifs poursuivis :
- faire illusion avec un effet d’annonce,
- créer les conditions pour casser le service public,
- faire place nette pour le marché et les profits financiers juteux en perspective.
Cette fois-ci c’est sur le dos des enfants, des familles et des femmes en particulier, et des personnels de la petite enfance bien sûr, que l’opération de casse est programmée.
Face à ces nouvelles menaces des associations de professionnels de l’enfance et la petite enfance : psychologues, puéricultrices et auxiliaires, éducateurs, chercheurs, enseignants, médecins,… d’associations familiales et d’émancipation féministe, de syndicats sont mobilisé au sein du Collectif : « Pas de bébés à la consigne ». ...

Intervention intégrale de Patricia Bendiaf et voeu adopté ci-après :
Intervention de Patricia Bendiaf
Conseil municipal du 17 décembre 2009
Présentation au nom de la majorité municipale
du vœu sur l’avenir des modes d’accueil pour la petite enfance
Monsieur le Député-maire, cher(e)s collègues,
Nadine Morano qui, quand elle ne s’agite pas sur un play-back de clip vidéo pour l’UMP avec ses collègues du gouvernement, ou bien quand elle n’insulte pas et ne stigmatise pas une partie de la jeunesse de notre pays, laissant ainsi le champs libre à toutes les divagations racistes et xénophobes qui polluent le paysage politique français, Nadine Morano est aussi à l’occasion Secrétaire d’Etat à la famille et à la solidarité, un mot effectivement difficile à associer au personnage mais c’est bien sa fonction officielle.
A ce titre, elle a annoncé la création de 8000 places d’accueil pour les enfants de 2 à 3 ans dans le cadre du nouveau dispositif de jardins d’éveil d’ici à 2012.
Comme pour toutes les mesures prises par le gouvernement, il n’y a pas beaucoup de vernis à gratter pour mesurer les objectifs poursuivis :
- faire illusion avec un effet d’annonce,
- créer les conditions pour casser le service public,
- faire place nette pour le marché et les profits financiers juteux en perspective.
Cette fois-ci c’est sur le dos des enfants, des familles et des femmes en particulier, et des personnels de la petite enfance bien sûr, que l’opération de casse est programmée.
Face à ces nouvelles menaces des associations de professionnels de l’enfance et la petite enfance : psychologues, puéricultrices et auxiliaires, éducateurs, chercheurs, enseignants, médecins,… d’associations familiales et d’émancipation féministe, de syndicats sont mobilisé au sein du Collectif : « Pas de bébés à la consigne ».
Une initiative qui a permis déjà quelques recul de la part du gouvernement mais qui ne change pas la nature profondément destructrice pour l’avenir des mesures envisagées.
Le vœu qui est soumis au vote du Conseil municipal ce soir propose que nous nous associons à cet appel « Pas de bébés à la consigne ».
 
« Pas de bébés à la consigne », car c’est bien de cela qu’il s’agit, la négation de la spécificité des besoins des enfants de moins de 3 ans.
L’appel dénonce les projets gouvernementaux de réduction des personnels qualifiés dans les établissements et les services, le passage de 3 à 4 enfants pouvant être accueillis par des assistantes maternelles à domicile mais aussi la possibilité pour elles de se regrouper en un lieu collectif pouvant accueillir jusqu’à 16 enfants et ce sans aucune règle collective de fonctionnement, on voit bien l’objectif à terme.
Il s’agit aussi de la création à titre expérimental de 8000 places de « jardins d’éveil » d’ici 2012 pour les enfants de 2 à 3 ans, tout cela en parallèle avec la suppression  de 68 000 places depuis 2000 pour cette tranche d’âge en maternelle, on voit bien où le gouvernement veut en venir, la disparition pure et simple de l’école maternelle.
D’ailleurs à ce titre je donnerais l’exemple d’une rencontre de formation à laquelle j’ai participé sur cette question où la représentante de la Caisse d’Allocation Familiale avait déjà dans son power point, une diapositive qu’elle avait oublié de retirer car « pas encore d’actualité selon elle »  et affichant clairement le mode d’accueil « jardins d’éveil » pour les enfants de 4 à 6 ans.
Il s’agit donc bien d’un saccage organisé, planifié ouvrant une perspective considérable en terme de profit au marché privé avec toutes les conséquences pour tous celles et ceux qui n’auront pas les moyens d’accéder à un mode d’accueil spécifique en fonction de l’âge de son ou ses enfants.
Face à des besoins déjà immenses en la matière au regard du retard pris dans notre pays, le gouvernement jette de la poudre aux yeux, bidouille les calculs comme dans bien d’autres domaines pour afficher un résultat mais veille surtout à créer les conditions à terme d’une libéralisation accrue passant par l’affaiblissement jusqu’à la quasi disparition des services publics ou des dispositifs à but non lucratifs.
L’appel du collectif est aussi porteur d’exigences que nous partageons et pour lesquelles nous agissons en particulier avec le Département du Val-de-Marne.
Le Département du Val-de-Marne d’ailleurs précurseur dans notre pays d’une véritable politique d’accueil et de protection de la petite enfance et aujourd’hui aussi lui-même menacé dans son existence.
Des exigences portées donc, celles de la reconnaissance de la spécificité  des besoins de l’enfant de moins de 3 ans, du maintien et du développement du nombre de personnels qualifié dans les structures, l’arrêt immédiat des suppressions de postes dans l’Education nationale, l’abaissement du coût pour les familles et le développement du service public ou des structures à but  non lucratif.
Cette questions des modes d’accueil de la petite enfance est l’une des priorité de notre mandat et le projet de budget 2010 est porteur de cette ambition et de notre engagement auprès des Ivryens.
Je vous invite donc au nom de la majorité municipale à adopter ce vœu de soutien et de participation auprès du Collectif « Pas de bébés à la consigne », vœu de résistance à la politique commise par Nicolas Sarkozy et son gouvernement envers l’avenir, envers les enfants et leurs familles.

Vœu présenté par le Groupe communiste et partenaires au nom de la majorité municipale sur l’avenir des modes de garde pour la petite enfance - conseil municipal du 19 décembre

Considérant que les mesures et projets gouvernementaux, en particulier le projet de modification du décret du 20 février 2007, concernant les établissements et services d’accueil des enfants de moins de 6 ans convergent, vers une dégradation des dispositifs existants, au détriment des attentes des familles et des besoins fondamentaux des enfants.
Considérant qu’ils visent à :
-  diminuer la proportion des professionnels les plus qualifiés dans les établissements et services d’accueil des jeunes enfants;
-  à étendre les capacités maximales d’accueil des assistantes maternelles de trois à quatre enfants et la création de regroupements d’assistantes maternelles pouvant accueillir jusqu’à 16 enfants sans aucune règle collective de fonctionnement ;
- à créer 8000 places de jardins d’éveil d'ici 2012 pour les enfants de deux à quatre ans, prévoyant un taux d’encadrement d’un adulte pour 8 à 12 enfants au lieu d’un pour 8 enfants du même âge actuellement pratiqué dans les crèches,
Considérant que la municipalité d’Ivry-sur-Seine s’est engagée à créer les conditions de l’épanouissement et de la réussite de tous les enfants ainsi qu’à renforcer les moyens pour l’accueil de la petite enfance,
Considérant la coopération entre la ville et le Conseil général du Val-de-Marne pour poursuivre une politique volontariste en lien avec les parents et les professionnels de la petite enfance dans le cadre d’une réflexion sur les modes d’accueil visant à l'épanouissement de l'enfant, son développement, et sa socialisation,
Considérant que les nouvelles mesures gouvernementales s’inscrivent dans la politique globale de libéralisation, de mise en concurrence, de privatisation et de casse des services publics,
Le Conseil municipal d’Ivry-sur-Seine,
- s’associe à l’appel du Collectif « Pas de bébés à la consigne! »,  regroupant des associations professionnelles, familiales et syndicales et dont l’appel est déjà soutenu par plus de 17 000 citoyens,
 dénonce les projets gouvernementaux mettant en cause la qualité des conditions d’accueil des enfants, l’égalité des droits des parents ainsi que la suppression de 68 000 places depuis 2000 en école maternelle du fait des suppressions massives de postes d’enseignants et menaçant à terme l’existence même de l’école maternelle
 

Ecole maternelle en danger : le Maire du Blanc-Mesnil, Didier MIGNOT, intervient

Lettre de M. MIGNOT, Maire du Blanc-Mesnil, et de son adjoint délégué à l’enseignement maternel et élémentaire, M. BARRES, au Président de la FCPE 93, M. HERVIEU

Monsieur le Président,

Nous avons pris connaissance avec attention de votre lettre en date du 8 avril dernier.

Nous avons déjà eu l’occasion d’exprimer au gouvernement notre opposition à sa volonté de substituer à l’école maternelle des « centres d’éveil », types de garderie dont la charge pourrait être, comme l’indiquait le rapport Tabarot, supportée, non plus par l’Etat, mais par les communes.

Nous sommes conscients que l’objectif poursuivi ici est de remettre en cause, non seulement la scolarisation dès deux ans, mais aussi le rôle de l’école maternelle comme « école première » préparant les enfants à l’acquisition des savoirs.

Depuis l’arrivée de la droite au pouvoir en 2002, le taux de solarisation des enfants âgés de moins de trois ans est passé de 32% à 25% en 2005 pour atteindre 20,9% en 2007, avec de fortes disparités entre les départements. En Seine-Saint-Denis, ce taux s’est écroulé autour de 7%. Cette tendance départementale s’est confirmée dans notre ville, le Blanc-Mesnil, où le taux de scolarisation atteint cette année 6,5% contre 37,3% en 2000.

Une telle situation est d’autant plus grave qu’elle met également en péril, par un effet-ricochet, la scolarisation des enfants de trois ans. La mise en œuvre du Plan de réussite en Seine-saint-denis et de la charte de développement signée avec l’Education Nationale en 1998 dans notre ville nous avaient pourtant permis, grâce à l’extension d’écoles maternelles et à la construction d’une nouvelle, de mieux répondre à la demande des familles désireuses de scolariser leurs enfants à un âge précoce.

Le sursaut démographique de ces dernières années explique en partie ce recul ; en partie seulement car les gouvernements de droite successifs n’ont répondu à ces nouveaux besoins qu’en fermant des classes au lieu d’en ouvrir. L’objectif que le gouvernement s’est fixé est donc de plus en plus clair : la scolarisation à l’école maternelle dès deux ans ne fait plus partie de ses orientations et doit donc progressivement disparaître.

A travers ces « jardins d’éveil », le Gouvernement tente de maquiller le désengagement de l’Etat tout en préparant les esprits au démantèlement de l’école maternelle et de sa place comme « école première », suivant l’expression de Philippe Meirieu, c’est-à-dire comme étape préalable à l’acquisition des savoirs.

J’estime, pour ma part, que la possibilité doit être laissée aux parents qui le désirent d’inscrire leurs enfants à l’école maternelle dès deux ans. L’école maternelle, dans la mesure où les conditions d’encadrement des enfants sont réunies, où des moyens existent pour permettre un meilleur accompagnement pédagogique, joue un rôle essentiel dans la construction et l’appropriation du langage, condition indispensable à la connaissance. C’est également à l’école que l’enfant, dès son plus jeune âge, apprend à se construire au contact des autres et à assimiler les règles de vie commune.

De nombreuses études montrent du reste que la réussite scolaire en élémentaire est étroitement liée à la précocité de la scolarisation dans les classes pré-élémentaires. D’après une analyse de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance, un enfant scolarisé dès l’âge de deux ans voit augmenter ses chances d’accéder au CE2 sans redoubler.

On comprend à cet égard l’importance décisive pour les enfants issus des milieux populaires d’une scolarisation dès deux ans. Pour certains d’entre eux, issus d’une famille d’origine immigrée, elle est un véritable atout facilitant la maîtrise de la langue française. Nous sommes nombreux à partager ce point de vue, au-delà même des clivages politiques. Dans un rapport d’information du Sénat sur les politiques conduites envers les quartiers en difficulté, M. Pierre André, sénateur UMP, proposait en 2006 « d’accroître l’accueil dès 2 ans dans les écoles maternelles en créant les postes nécessaires, particulièrement dans les quartiers prioritaires. »

Nous savons combien la plupart des parents d’élèves et les enseignants sont attachés à ce droit. Votre mobilisation l’année dernière pour obtenir le maintien des classes de très petites sections, notamment à l’école Rose Blanc, est le témoignage le plus récent de la confiance que vous placez dans ce dispositif essentiel à la réussite éducative, en particulier pour les enfants issus des milieux populaires.

L’école maternelle n’est pas une garderie et si nous voulons qu’elle demeure un lieu de préparation des enfants à l’apprentissage des savoirs, des moyens doivent être rapidement dégagés.

En vous renouvelant notre reconnaissance pour le travail que vous accomplissez, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de nos sentiments les plus respectueux et cordiaux.

Didier MIGNOT, Maire du Blanc-Mesnil

M. Alain BARRES, Adjoint au maire délégué à l’enseignement maternel et élémentaire

 

Service minimum d’accueil dans les écoles : déclaration des Maires communistes et apparentés de Seine Saint-Denis

Le jeudi 29 janvier se tiendra une grande journée de manifestation et de grève à laquelle participeront massivement, parmi des milliers de salariés du secteur privé, les enseignants de l’Education nationale et les agents territoriaux.

A cette occasion, l’Etat demande à nouveau aux maires d’organiser un service minimum à l’école dès lors que 25% des enseignants se sont déclarés en grève.

Nous sommes nombreux à estimer que cette loi constitue un grave recul pour le droit de grève dont disposent, en vertu de la Constitution, les salariés du public comme du privé.

En enjoignant aux maires d’organiser un « service minimum » à l’école et de réquisitionner, pour ce faire, les agents des services municipaux, l’Etat rejette sur les communes la responsabilité d’une situation qu’il a contribué à créer.

Comment l’Etat, à l’heure où son désengagement se traduit par la réduction des services publics et la baisse de ses dotations aux communes, peut-il exiger des maires de mettre en œuvre un dispositif relevant de sa propre responsabilité ?

Cette loi n’est pas seulement grave pour le droit de grève et la libre administration des collectivités territoriales ; elle est également inapplicable, comme l’a d’ailleurs reconnu le commissaire du gouvernement du tribunal de Paris le 16 janvier dernier lors de l’audience au fond. Le Conseil Constitutionnel a, quant à lui, souligné dans sa décision du 7 août dernier que cette mesure crée un nouveau service public sans en remplir les conditions à savoir l’égal accès pour tous les élèves sur l’ensemble du territoire à ce droit et leur égalité de traitement.

De plus, les garanties prévues en matière d’encadrement des élèves les jours de grève sont loin d’être satisfaisantes, notamment au regard de la sécurité des enfants.

Peut-on demander à des agents, qui n’ont pas reçu une formation adéquate, d’accueillir et de prendre en charge des élèves ? En l’absence de précision, qui se charge d’apprécier « les qualités nécessaires pour accueillir et encadrer les enfants » ? Cette insécurité juridique est d’autant plus surprenante que les conditions d’exercice des professions en contact avec les enfants sont strictement encadrées par la loi.

Qu’advient-il enfin si les maires ne sont pas en mesure de constituer une liste de personnes aptes à exercer ce service en cas de grève ? La prochaine étape consistera-t-elle à limiter le droit de grève des agents territoriaux ?

Ce qui menace l’école, ce n’est pas l’exercice du droit de grève, mais le retrait des moyens garantissant la qualité de l’enseignement public. Aujourd’hui le Gouvernement demande à l’école de payer une partie de la facture de la crise sociale en supprimant des dizaines de milliers de postes à l’Education nationale d’ici 2012. Face au mécontentement, l’Etat veut contraindre les maires à assumer une responsabilité qui lui incombe, dans le cadre d’un conflit l’opposant à ses agents.

La loi est la loi dit le gouvernement. Pourquoi alors traduire en justice des maires qui n’appliquent pas le service minimum d’accueil quand ceux qui bafouent depuis des années la loi SRU sur le logement social n’ont jamais étés inquiétés sur le fond ?

L’école n’a pas besoin d’un « service minimum » par ailleurs inapplicable ; elle a besoin d’un service maximum ambitieux en mesure de répondre aux besoins de l’école et de nos enfants.

 

Pour la défense du service public de l'Education : lettre ouverte à M. DARCOS

Dans notre ville du Blanc-Mesnil, nous sommes nombreux, enseignants, parents d’élèves, acteurs de la vie éducative, élus, à éprouver un profond malaise et à nourrir de fortes inquiétudes quant à l’avenir du service public de l’Education.

Cette année, 11 800 postes ont été supprimés à l’Education nationale et 13 500 autres suppressions de postes sont attendues en 2009. D’ici 2012, ce sont des dizaines de milliers de postes qui risquent de disparaître.

Est-il raisonnable et logique, quand on prétend combattre l’échec scolaire, de réduire les moyens pour l’école au prix d’un accroissement des inégalités entre les territoires, les établissements, les élèves ?

Qui peut comprendre qu’au moment où l’Etat se porte au secours du système bancaire, des efforts budgétaires soient demandés à l’Education nationale dont vous conviendrez avec nous qu’elle constitue, à l’inverse des banques, notre véritable richesse nationale ?

Nous exprimons par ailleurs notre plus vive préoccupation face aux lourdes conséquences que la suppression, à la rentrée prochaine, de 3 000 postes de maîtres spécialisés, dont 110 en Seine-Saint-Denis, entraînera pour les élèves rencontrant des difficultés.

Cette mesure menace directement la pérennité des RASED qui ont pourtant fait la preuve, depuis leur création, de leur rôle essentiel dans l'appui apporté aux élèves en difficulté d’apprentissage et d’adaptation durable à l’école et pour lesquels un soutien scolaire ponctuel, tel que prévu par la nouvelle mesure d’« aide personnalisée », n’est certainement pas la réponse adéquate.

A la suppression programmée des RASED s’ajoutent les craintes soulevées par la diminution drastique des moyens alloués aux Associations Educatives Complémentaires de l’Enseignement Public dont l’action éducative est depuis longtemps reconnue.

Votre décision de supprimer 25 % du financement des actions conventionnées par le Ministère pour 2008, c’est-à-dire avec effet rétroactif, et de ne pas reconduire, à compter du 1er septembre, l’aide financière apportée aux centaines d’emplois d’enseignants indispensables à la conduite des activités des Associations d’Education populaire entraînera au final une diminution globale de près de 70 % des financements concernés.

Nous attirons enfin votre attention sur l’avenir de la scolarisation des moins de trois ans dont de nombreuses études ont montré les effets bénéfiques pour les élèves au cours de leur parcours scolaire, en particulier pour ceux issus des milieux populaires.

Il est important que le débat ait lieu dans un esprit d’écoute et de concertation avec l’ensemble des partenaires. Nous estimons, pour notre part, que la possibilité doit être laissée aux parents qui le désirent d’inscrire leurs enfants à l’école maternelle dès deux ans.

En Seine-Saint-Denis les établissements doivent faire face, plus qu’ailleurs, à l’échec scolaire dont nous connaissons tous les effets désastreux. Oter des moyens à ces écoles, ces collèges, ces lycées, c’est hypothéquer l’avenir et la réussite de milliers d’élèves.

Il est urgent, Monsieur le Ministre, d’investir massivement dans l’éducation, par un renforcement des moyens humains. Il en va de l’avenir de nos enfants et de leur réussite à l’école.

Didier MIGNOT, Maire du Blanc-Mesnil

Marie-George BUFFET, Députée de la circonscription

Alain BARRES, Adjoint au maire délégué à l’enseignement maternelle et élémentaire

Hervé BRAMY, Conseiller général, Adjoint au maire délégué à la Culture, à l’enseignement secondaire et supérieur

Nadine ROUMILHAC, Responsable de la section locale SNUIPP du Blanc-Mesnil

Djaouida DADI GUELLIL, Présidente de l'Union locale et de coordination des parents d’élèves FCPE

Marie-Claude VALENTIN, Présidente des Délégués Départemetaux de l'Education nationale (DDEN)

 

Réception de la communauté éducative du Blanc-Mesnil

Mardi 25 novembre, dans la soirée, s'est tenue à l'Hôtel de Ville du Blanc-Mesnil la réception de l'ensemble des acteurs de la communauté éducative. Cette année, le Maire Didier MIGNOT a souhaité ouvrir cette réception par une intervention suivie d'un échange sur la situation de l'école et les enjeux qui la traversent aujourd'hui.

Suppressions de postes, service minimum, remise en cause des RASED, réforme des programmes scolaires, casse de l'école maternelle, ... Le service public de l'Education est aujourd'hui menacé par la politique du Gouvernement de droite dont les "caisses" ne sont jamais "vides" quand il s'agit de se porter au secours d'un système financier qui nous a conduits au désastre.

"Seuls, nous ne pouvons rien" a déclaré au cours du débat une intervenante, se félicitant de l'appui apporté par les élus de la ville au combat des enseignants et des parents d'élèves pour préserver une école de qualité.

Le Maire a annoncé, à la fin de son intervention, sa volonté de mettre en place prochainement un espace régulier de rencontres "pour nous saisir ensemble des grands enjeux de l'école et vous permettre de vous rencontrer".


Intervention du Maire Didier MIGNOT (A lire dans son intégralité__) :

C’est pour moi un plaisir de vous accueillir ce soir à l’occasion de cette réception. Cette année, j’ai souhaité donner une dimension nouvelle à ce moment convivial en l'ouvrant à l’ensemble des acteurs de la communauté éducative autour d’un échange sur l’école.

Je tiens donc, avant toute chose, à vous remercier, vous tous, enseignants, parents d'élèves, directeurs d'école, acteurs de la vie éducative, sans oublier nos agents communaux, d’être présents ce soir. J’y vois une preuve supplémentaire de votre implication pour l’école et la réussite de nos enfants.

S’investir dans un projet éducatif ambitieux, dans une démarche co-éducative, c’est aussi le rôle que la ville s’est assignée en intervenant en complémentarité de l’action des familles et de l’école.

Parmi vous, quelques-uns viennent d’arriver dans notre ville. Je veux leur souhaiter la bienvenue.

Depuis mon élection, j’ai déjà eu l’occasion de rencontrer un certain nombre d’entre vous lors de réunions de travail ou, tout simplement parfois, dans les écoles où j’ai souhaité me rendre le plus souvent possible. Au cours de ces réunions, de ces rencontres fortuites, parfois même de ces luttes, comme à l’école Rose Blanc, j’ai mesuré combien, vous étiez attachés à promouvoir un service public de l’Education de qualité.

Nous nous souvenons tous à cet égard de votre mobilisation décisive, au printemps dernier, pour obtenir l’annulation de fermetures de classes aux écoles Rose BLANC et JOLIOT CURIE.

Votre détermination à préserver un niveau élevé d’exigences pour vos enfants, pour vos élèves, a également permis à la rentrée d’arracher l’ouverture de classes supplémentaires aux écoles élémentaires Guy MOQUET et Jean JAURES. Aux écoles élémentaires Edouard VAILLANT et Maurice AUDIN, où nous avions pourtant les plus grandes craintes, la fermeture des classes annoncée en juin a été annulée.

Je suis convaincu ici que la coopération et l’esprit d’écoute et de dialogue qui ont prévalu alors entre les acteurs de la communauté éducative et la ville ont été l’une des clés de ce résultat positif pour l’éducation et l’avenir de nos enfants.

Nous devons bien sûr nous en réjouir même si le plus dur est peut-être à venir. (...)

Lire le discours dans son intégralité

 

Tous dans la rue pour défendre l'école et le service public de la Poste !

Deux manifestations importantes cette semaine :

_ L'école :

A Paris, la manifestation part jeudi 20 novembre à 14h30 de Luxembourg. Le rendez-vous des communistes pour distribuer tracts et badges le long du cortège est fixé à 14h à Port Royal (M° Port-Royal) sous le ballon du PCF (qui sera installé dès 13h30).

Lisez le tract sur l'école.

_ La Poste :

A Paris, la manifestation pour La Poste partira samedi 22 novembre à 14h de la place de la Nation pour se rendre à Bercy. Le cortège commencera par les syndicats puis les comités locaux et les partis politiques (PCF, PS, Verts, NPA, LO...).

Point de rendez-vous PCF : Place Courteline (M° Picpus) sous le ballon du PCF à 13h30 (avec tracts, papillons et autocollants).

Marie-George Buffet sera dans le second carré de tête qui ouvrira le cortège des Comités locaux et des partis politiques.

 

Tribune du groupe des élus communistes et personnalités

Yann LE POLLOTEC, conseiller municipal et président du groupe des élus communistes et apparentés du Blanc-Mesnil

Notre pays doit investir dans la scolarisation des enfants de 2-3 ans De nombreuses études démontrent que la scolarisation des enfants de 2-3 ans permet de lutter efficacement contre l’exclusion et favorise l’éveil et l’éducation des plus jeunes. Ces travaux ont systématiquement établi une corrélation entre précocité de la scolarisation en maternelle et réussite scolaire en élémentaire.

Or, depuis 2002, le taux de scolarisation des moins de trois ans a été divisé par cinq en France et au Blanc-Mesnil. Notre ville, pionnière dans ce domaine, s’était engagée à répondre à la demande des familles désireuses de scolariser leurs enfants à un âge précoce, à travers la Charte de développement signée avec l’Education nationale en 1998.

Ces accords nous ont permis d’étendre des écoles maternelles et d’en construire une nouvelle. Désormais, nos efforts se heurtent à une politique en matière d’éducation fondée sur la seule recherche d’économies budgétaires.

Une école publique de qualité pour tous devrait pourtant être une priorité nationale. Le Gouvernement trouve des milliards d’euros pour sauver les intérêts financiers des banques alors que, dans le même temps, il supprime postes et moyens pour l’Education nationale.

Dans le contexte de la « réduction générale des politiques publiques » (RGPP) engagée par le gouvernement de droite que soutient M. Meignen, la diminution de la capacité d’accueil des 2-3 ans en maternelle devient malheureusement un objectif budgétaire !

Il faudrait au contraire, à partir des expériences déjà réalisées, généraliser la scolarisation précoce avec les moyens adéquats en termes de locaux et d’encadrement pédagogique et humain.

Yann LE POLLOTEC, conseiller municipal et président du groupe des élus communistes et apparentés du Blanc-Mesnil

http://elus-blanc-mesnil.elunet.fr/ elusbmpcflo@yahoo.fr

 

Ecole maternelle : Xavier Darcos oublie ses fondamentaux

La FCPE rappelle que l’école maternelle est le seul lieu qui accueille tous les enfants sans distinction. Elle est gratuite, présente sur tout le territoire français et ses missions sont évidemment bien différentes des structures d’accueil du jeune enfant.

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Dans la lutte effrénée affichée par le gouvernement contre l’échec scolaire, la scolarisation en maternelle devrait donc rester une pièce maîtresse. L’Ecole maternelle n’est pas une école au rabais, au contraire, puisqu’elle lutte contre les inégalités en socialisant les enfants, en permettant l’acquisition des règles de vie en commun, et en jetant les bases des apprentissages nécessaire à leur scolarité future. Non, les parents ne seraient pas choqués que les enseignants de maternelle soient formés à bac + 5 compte tenu de l’importance de ce qui se joue en maternelle ! Pour la FCPE, il est indispensable de conserver la qualité de notre Ecole maternelle, en maintenant des effectifs raisonnables dans les classes, en renforçant la formation des enseignants au développement psychomoteur des enfants, en scolarisant tous les enfants de trois ans et ceux de moins de trois ans dont les parents le souhaitent sur tout le territoire. Les parents n’accepteront pas que le ministre de l’Education nationale, transfère les missions de l’école maternelle vers des structures d’accueil de la petite enfance, à charge, une fois encore, des municipalités.

Section communiste du PCF Avion