Au cours du conseil du lundi 25, nous avons abordé le projet de chauffage urbain par biomasse. Notre groupe a également apporté un avis positif sur ce projet.
La biomasse est une source d'énergie permettant la lutte contre le réchauffement climatique, notamment en
termes d'émissions de gaz à effet de serre, car le CO2 émanant de la combustion des végétaux est équivalent au
CO2 qu'ont absorbé ces végétaux pendant leur croissance.
C’est finalement la société DALKIA qui a été retenue pour la réalisation du réseau de chauffage urbain. Celui-ci démarrera par une nouvelle chaudière (2,5MW) qui sera installée sur le site de la chaufferie de l’hôpital Maillot. Puis le réseau transportera l’eau chaude jusqu’aux clients, à savoir Maillot, Cité scolaire, stade, piscine, tennis, EREA, maison de l’information, Lino VENTURA. Une AG des propriétaires de la cité radieuse est prévue début juillet. Elle devrait décider du raccordement ou pas du bâtiment sur le réseau. L’investissement total (chaudière, réseau, postes clients) s’élèvera à 4 041 143€ hors taxe. Il est envisagé la possibilité de subventions de l’ordre de 47%.
Ce nouveau mode de chauffage devrait permettre une économie intéressante pour les clients raccordés :
- 14% pour Maillot
- 11% pour la piscine
- 13% Cité radieuse
Ces économies se font en comparaison du coût du chauffage au gaz. Il faut rappeler le scandale des hausses des tarifs gaz de plus de 60% depuis la privatisation de Gaz de France en 2004 dont 20% d’avril 2010 à avril 2011. Dans le même temps GDF-SUEZ continue à faire valoir son « manque à gagner » lié au gel des tarifs… Nous avons approuvé ce projet. Nous avions un projet similaire dans notre programme. Il s’agissait à l’époque d’étudier une possibilité de géothermie. L’équipe en place a préféré travailler sur la combustion du bois.
Le projet DALKIA prévoit un tarif moyen de chauffe de 73,29€. Il prévoira la création d’un poste de technicien pour assurer la surveillance et le fonctionnement des installations. Surtout, il est acté que l’approvisionnement en plaquettes de bois se fera par la société Briey Bois située sur la zone industrielle (fourniture de 4500 tonnes de plaquettes par an). C’est sur ce site que sera réalisée la plate-forme de stockage. C’est ainsi plusieurs emplois qui sont assurés sur place et également et des trajets courts pour l’approvisionnement.
La DSP est signée pour 20 ans (plus les 2 ans de travaux). A l’issue, les installations reviendront à la ville.
Au contraire des énergies fossiles telles que le pétrole ou le gaz, l'énergie biomasse peut être une énergie
renouvelable à condition d’avoir des végétaux de remplacement régulièrement plantés en quantité au moins
équivalentes pour absorber le CO2 émis, ce qui est le problème majeur quant à l’efficacité de la filière.
La biomasse - hors biocarburants - a constitué de loin la première source d'énergie renouvelable produite en
France, devant l'énergie hydraulique, les biocarburants et l'éolien.
La valorisation énergétique de la biomasse doit permettre de contribuer à l'objectif que s'est fixé la France en
matière de développement des énergies renouvelables, à savoir une augmentation de la production d'énergie
renouvelable de 20 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) à l'horizon 2020 pour atteindre une part
d'au moins 20 % d'énergies renouvelables dans la consommation finale d'énergie.
Le comité opérationnel "énergies renouvelables" du Grenelle de l'environnement estime ainsi qu'il conviendrait de
viser une augmentation de la production d'électricité et de chaleur à partir de biomasse de 7,5 Mtep à l'horizon
2020, soit un tiers de l'augmentation de la production d'énergie renouvelable à cet horizon, sous réserve de
maintenir une gestion durable de la forêt, de mobiliser la ressource et d'éviter les conflits d'usage.
Il ne faut pas sous estimer que cela se heurte, outre le problème de renouvellement de la ressource
précédemment évoqué, à de nombreux problèmes d’organisation et d’investissement de la filière.
Les ressources en biomasse peuvent être classées en plusieurs catégories, selon leurs origines :
- le bois, sous forme de bûches, granulés et plaquettes,
- les sous-produits du bois qui recouvrent l'ensemble des déchets produits par l'exploitation forestière
(branchage, etc.), par les scieries (sciures, etc.), par les industries de transformation du bois (menuiseries,
fabricants de meubles, parquets) et par les fabricants de panneaux ainsi que les emballages tels que les
palettes,
- les sous-produits de l'industrie tels que les boues issues de la pâte à papier (liqueur noire) et les déchets
des industries agroalimentaires (marcs de raisin, etc.),
- les produits issus de l'agriculture traditionnelle (céréales, etc.), résidus tels que la paille ou la bagasse
(résidus ligneux de la canne à sucre) et les nouvelles plantations à vocation énergétique telles que les
taillis à courte rotation (saules, miscanthus, etc.),
- les déchets organiques tels que les déchets urbains comprenant les boues d'épuration, les ordures
ménagères, et les déchets en provenance de l'agriculture tels que les effluents agricoles.
Certaines ressources de cette liste sont déjà valorisées dans la situation actuelle.
La biomasse peut être valorisée énergétiquement sous forme de chaleur, de vapeur et d'électricité.
La forêt occupe près de 30 % du territoire métropolitain, et le massif forestier français, qui est l'un des plus
importants d'Europe, a augmenté de 50 % depuis 1950.
Le potentiel forestier national est donc très important, mais il est largement sous exploité, principalement en raison
du morcellement de la propriété forestière. De plus, les objectifs actuels d’exploitation de la forêt française
n’intègrent pas la production de biomasse.
Une étude du CEMAGREF réalisée en 2007 évalue la ressource supplémentaire mobilisable à 21 millions de m3
à l'horizon 2020 tout en respectant les conditions d'une gestion durable. Ce potentiel est difficile à mobiliser car
l'offre du bois est peu élastique. De plus, agir uniquement sur la demande conduit dans ce secteur à un
renchérissement de la ressource, sans réel accroissement de l'offre. Dans ce contexte, l'une des propositions du
comité opérationnel "forêt" du Grenelle de l'environnement est de créer un fonds pour la mobilisation de la
biomasse (aides à la création de dessertes forestières, plans de formation, aides à la mécanisation de
l'exploitation forestière, etc.).
Il faut concrétiser, ce qui n’est pas fait actuellement, mais aussi compléter en visant au moins le remplacement des
quantités exploitées.
Limiter les risques de conflit d'usage
L'offre actuelle étant peu élastique, la valorisation énergétique de la biomasse peut amener à des conflits d'usage déstabilisant les filières de transformation du bois existantes. Les industries lourdes (pâte à papier/panneaux) seraient en première ligne, car elles utilisent les mêmes catégories de bois que celles destinées à l'énergie. Ce secteur représentait en 2004 l'équivalent de 11500 emplois pour un chiffre d'affaires de 2,5 milliards d'euros. Cela relativise les perspectives de créations d’emplois dans la biomasse nouvelle qui restent à concrétiser. L'avis du Préfet de Région a été requis sur le plan d'approvisionnement des candidats à l'appel d'offres. Une cellule biomasse a été mise en place à cet effet par chaque Préfet. Cette mini-structure administrative pourrait être maintenue pour effectuer un suivi de l'approvisionnement au niveau local, voire même élargie aux acteurs de la filière. Un réseau à titre expérimental avait déjà été mis en place dans les Vosges et dans le Limousin pour le suivi du premier appel d'offres. Par ailleurs, la qualité du plan d'approvisionnement en biomasse des projets de centrales électriques était l'un des critères d'évaluation de la qualité des projets. La biomasse : un enjeu économique et social L'emploi dans la filière bois énergie, qui comprend principalement les activités liées à l'approvisionnement en bois combustible d'une part (coupe, transformation, stockage, transport) et celles concernant la fabrication, la maintenance et l'exploitation des différents appareils à bois d'autre part, représente l'équivalent de près de 60 000 emplois en France. Les activités relatives à l'approvisionnement (plus de 36 000 emplois) peuvent être une véritable source d'emplois, dans les zones rurales notamment. Exemple à la CPCU : Projet biomasse métropole 160 MW Effectif pour l’exploitation de l’installation : 200 salariés dont 105 pour la gestion du parc à bois, et 75 pour l’exploitation de l’usine Juillet 2011

CFDT : Fabrique de fromages !!!
Le film de la semaine
Séance unique mercredi 6 février à 20h30 à
Je voudrais profiter de cette séance pour donner le point de vue des élus «Cahors à Gauche» sur le projet d'implantation d'une centrale photovoltaïque sur un terrain de 10 hectares dans la cote de Nouret, sur le hameau de Lacapelle.
L'incompréhension qui nous anime est dirigée contre le seul et unique responsable, je veux parler du Préfet du Lot, puisque ce sont les services de l'État qui ont instruit ce dossier.
Il suffit de se rendre sur place pour voir combien le site retenu est inapproprié.
Le collectif qui s'est crée est très déterminé et tout à fait clair dans sa démarche et dans ses intentions.
Il ne s'agit pas pour lui de s'opposer à la diversification des sources énergétiques et de dire un non catégorique à ce type de projet.
Il s'agit de dire combien la proximité de maisons d'habitation n'est pas compatible avec l'implantation d'une centrale solaire, combien elle défigurera un paysage visible de toutes les collines environnantes et combien elle dévaluerait le patrimoine immobilier d'une quarantaine de familles.
Il y a des endroits pour monter ce type de projet qui ne pose problème à personne.
L'exemple type est celui de la centrale photovoltaïque de Cahors Sud, d'une superficie de 14 hectares à l'arrière de l'Aquitaine, qui fait sa vie sans entrainer la moindre levée de boucliers car elle ne génère aucune nuisance.
La configuration du site de la cote de Nouret est toute autre. La proximité immédiate avec plusieurs maisons, l'impact visuel pour beaucoup d'autres, auraient du inciter les services de l'État à ne pas donner suite.
C'est d'ailleurs un avis négatif qui avait été émis dans un premier temps par la Préfecture de Région tout comme par la chambre d'agriculture.
Nous nous sommes, avec Marie, rendus sur place pour bien prendre la mesure des choses.
J'avoue que j'ai été très surpris de voir que l'on pouvait donner le feu vert à un projet si près situé de lieux d'habitation.
C'est pourquoi nous avons exprimé notre solidarité avec le collectif et décidé d'intervenir publiquement ce soir.
Il est par ailleurs anormal que le panneau relatif au permis de construire ait été placé derrière un tas de ronce sur la porte d'une grangette.
Les premiers concernés l'ont découvert par hasard et trop tard pour être dans le délai règlementaire de saisine du tribunal administratif de Toulouse.
C'est pourquoi nous disons qu'il faut leur apporter notre concours afin que ce projet ne voit pas le jour, du moins pas à cet endroit là !
En disant cela, nous sommes en phase avec le projet du Front de Gauche contenu dans le petit livre rouge «L'Humain d'abord»
Nous y consacrons une large place à la planification écologique, considérons que les choix énergétiques doivent être placés sous contrôle citoyen, proposons l'organisation d'un débat national sur la politique énergétique qui devra préparer le remplacement des énergies fossiles, préconisons la sobriété énergétique et affirmons que ce sont les gaspillages ostentatoires des très riches qu'il faut combattre.
Roland LE SAUCE

Que le véritable combat contre l'UE commence ! »

